JEAN G EN SON
baisa dévotement et jura qu'il ne l'avait jamais tirée que pour l'honneur et le bien du roi; puis, ayant reçu d'une manière édifiante les derniers sacrements, il se recommanda d'une voix presque inintelligible « à Dieu, à la Vierge Marie et à leur sainte compagnie, » et il expira.
Le gouverneur de la ville qui avait capitulé se crut aussi bien engagé envers du Gueselin mort que s'il eût vécu encore : il vint donc, accompagné de l'élite des chevaliers anglais, déposer les clefs de la place sur le mcueil du connétable.
Les obsèques de Bertrand furent splendides; son corps fut déposé dans le caveau des nus, à Saint-Denis. Charles V ne pouvait faiir moins pour le défenseur de son royaume, pour l'invincible guerrier qui voulait entrer partout où le soleil entrait.