‹ Les célebrités françaisesChapitre 58 sur 208 · LES EST1ENNE · texte numérisé non relu

LES EST1ENNE

Pierre Leseot, abbé commendatairc de Clagny, avait environ trente ans lorsqu'il fut chargé de ce travail. Il a été associé, pour la partie archive lu ni le, à une bonne partie des œuvres de Jean Goujon.

Architecte et sculpteur tout ensemble, Jean Bullant avait, connue Philibert Delorme, vu l'Italie, où il apprît son art à la source pure de l'antique. Son chef-d'œuvre fut le château d'Écouen, où il a sculpté des bas-reliefs et les statues des quatre évangélistes et des vertus théologales. Sa manière était un peu rude et sauvage.

Moins favorisé, Jean Cousin n'avait point vu l'Italie. Il était né près de St-ns, et vécut, toujours estimé, sous les rois Henri II, François II, Charles IX et Henri III. Son mausolée de l'amiral Chabot, qu'il exécuta pour les Céleslins de Paris, le nul au premier rang comme sculpteur; tandis que son tableau du Jugement dernier, qui fut longtemps placé chez les Minimes de Vincennes, lui valut une grande réputation d'originalité.

Il nous reste à eiter Germain Pilon, qui naquit à Loué, près le Mans. Fils d'un sculpteur habile, il trouva tout de suite bon précepte et bon exemple. On appelait les Saints de Solcsmes des statues que, bien jeune encore, il avait exécutées pour le couvent de ce nom. Son père, devinant son avenir, l'envoya à Paris, où Germain Pilon devint l'émule de Jean Goujon. Le monument funèbre de François 1", celui de Henri II, le mausolée du chancelier de Birague, sont «les chefs-d'œuvre trop célèbres pour qu'il soit nécessaire de les décrire et de les vanter; et, quant aux Trois Grâces, qu'on peut admirer au musée du Louvre, c'est un morceau digne du ciseau grec.

Page 1