MA LH ERRE
lante marquise, et se consola bien vile do son échec en écrivant ceci à Racan ' :
...J'eus honte de brûler pour une âme glaire. Kl. sans iim' travailler ù lui faire pitié, Hffitmgiûs iimn amour au* larmct d'amitié.
La vieillesse de Malherl>e fut profondémenl affligée par la perte de ses enfants. Celui qui éerivit les vers sublimes :
La mort .1 des rigueurs à nulle autre pareilles;
On a beau la prier, La cruelle qu'elle r*l se l>ouche les oreilles
celui-là vil expirer dans ses bras une «le ses filles, atleinle de la peste ; son fils, qui s'annonçait déjà comme poète, fut tué en duel par un gentilhomme provençal nommé de Piles. Le malheureux Malherbe, outré de douleur, courut jusqu'à la Rochelle trouver le roi, qui faisait le siège «le celle place, et lut demander justice. N'ayant pas réussi dans celte démarche, il voulut se battre avec le meurtrier. Comme on lui objectait que la partie n'étail pas égale entre un jeune homme de vingt-cinq ans et un vieillard de soixante-treize : « C'est pour cela que je veux me battre, répondit-il ; je ne hasarde qu'un denier contre une pislole. »
L'affliction ne lui permit pas de poursuivre son dessein héroïque. Il avait vraiment fait son oraison funèbre en écrivant :
Je suis vaincu du Temps, je cède à ses outrage*.
Mieux encore quand il avait si bien paraphrasé le psaume exiv :
N'espérons («lus. mon âme. aux promesses du monde; Sa lumière est un verre, et sa faveur une onde Que toujours quelque vent empêche de calmer. Ouiltons ces vanités, lassons-nous de les suivre ;
C'est Dieu qui nous Tait vivre.
C'est Dieu qu'il faut aimer.
« Karan, page de la chambre, avail appris de Malherbe l'art des vers, l'w étroite amitié unit le maître et l'élève.
mathi kin iu:i;n[Kh