‹ Les célebrités françaisesChapitre 85 sur 208 · LE CARDINAL DE RICHELIEU · texte numérisé non relu

LE CARDINAL DE RICHELIEU

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Armand du IMessis de Richelieu eut pour force, au début de sa vie, la pauvreté, qui fut toujours le moteur le plus puissant des hommes supérieurs. Il s'était préparé d'abord à porter l'épce sous le non) de marquis deChillon; mais la retraite de son frère, qui passa de I evèché de Luçon dans un cloître, changea les résolutions du jeun»' Armand. Il se mil à étudier la théologie avec la ferme volonté qu'il devait plus tard apporter à tous ses actes. À vingt ans, il obtenait son diplôme de docteur; deux ans après il rapportait de Rome, avec les dispenses nécessaires, le titre d'évoqué de Luçon; pauvre évèché, le plus pauvre peut-être qu'il y eût en France. Mais celui qui occupait ce siège étroit n'était pas d humeur à se laisser oublier. Il écrivit contre h's prolestants; c'était un moyen «le se mettre en évidence.

I*ne occasion meilleure s'offrit à lui pour se révéler avec la force de son génie. Aux états généraux «le 1614, destiiu;s à prêter appui à la rég«'nce de Marie de Médicis, l'évoque de Luçon fut chargé de roprésenler le clergé des sénéchaussées de Poitou, Fontenay et Niort. Dans cette assemblée, il n'hésita point à se poser en champion de l'autorité royale; il y allait de son intérêt; c'était aussi la pente naturelle de son esprit. 11 sut si bien faire, que l'ordre «lu clergé reconnul l'indépendance du pouvoir temporel , l'inviolabilité royale.

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