‹ Les Celtes dans les vallées du Pô et du DanubeChapitre 17 sur 144 · Cf. La Gaule avant les Gaulois, 2e éd., p · texte numérisé non relu

Cf. La Gaule avant les Gaulois, 2e éd., p

2. Éphore, élève d'Isocrate, écrivait vers Tau 330 avant J.-C.

Généralisation erronée contre laquelle Strabon ne s'est pas fait faute de protester (IV, iv, 6) ' :

c< Dans Éphore, l'étendue de la Celtique est singulièrement exagérée, car il résulte de ce que dit cet auteur que les Celtes auraient peuplé la plus grande partie de la contrée appelée aujourd'hui Ibérie et que leurs possessions s'y seraient étendues jusqu'à Gadira. »

Strabon aurait pu faire le même reproche à Aristote qui, dans Y Histoire des animaux , se sert du terme vague de Celtique sans le définir et l'applique à des régions que, très vraisemblablement, les Celtes n'ont jamais habitées 2 :

« En Ulyric, en Thracc. en Épire, les ânes sont petits. En Scythie et en Celtique, il n'y en a point, à cause de la rigueur du climat. »

Et ailleurs* :

« L'âne est un animal frileux ; aussi ne peut-il se reproduire dans les pays froids, comme chez les Scythes et leurs voisins, ni chez les Celtes qui habitent au-dessus des Ibères. »

Quelle est la région qu'Aristote qualifie de Celtique et où le froid serait trop rigoureux pour que l'âne y puisse vivre? Tout ce qu'on peut conclure de là, c'est que pour Aristote, comme pour Éphore, le nord de l'Europe appartient d'une part aux Scythes, de l'autre aux Celtes. De la Germanie et des Germains, il n'est pas question*.

C'est à la fin du ive siècle ou au début du mc que se place le célèbre voyage du Marseillais Pythéas, qui côtoya l'Europe occidentale jusqu'aux bouches de l'Elbe 5 et visita les îles Britanniques. Malheureusement, nous ne connaissons guère

i. Traduction Tardieu, t. I, p. 330.

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