Aristote, De gen. anim., II
4. Il est vrai que daus l'ouvrage pseudo-aristotélicien intitulé De mirabilibus auscultationibus (éd. Beckinann, chap. ci.xxxn), on lit que le Rhin arrose le pays des Germains et se couvre de glace pendant l'hiver. Mais ce passage, comme beaucoup d'autres du même livre, est très postérieur à Aristote et dérive peut-être de Posidonius.
5. Il parait avoir pri» ce fleuve, ou peut-être la Vistule, pour le Tanaïs (Polyb. ap. Strab., II, iv, 2).
de sa relation que ce qu'en ont cité les géographes anciens, presque toujours pour la mettre en suspicion. Polybe, et Strabon après lui, ont jugé Pythéas avec beaucoup de rigueur, l'accusant d'avoir débité des fables, et Polybe pousse si loin le mépris pour les informations recueillies par lui qu'il affirme ne rien savoir de certain sur les contrées de l'Europe occidentale1. Cette sévérité était certainement excessive et n'avait pas été partagée par les écrivains grecs antérieurs à Polybe, comme Eratosthène8 et Timée ». Nous avons lieu de croire que Pythéas appelait Celtique l'occident et le nord de la Gaule. Strabon* dit, en effet, que, suivant Pythéas, le Cantium, c'est-à-dire le pays de Kent, est éloigné de quelques jours de navigation delà Celtique3. Timée, qui écrivait vers 270 avant J.-C, connaît sans doute par Pythéas les grands fleuves delà Gaule qui se jettent dans l'océan Atlantique. Plutarque rapporte 6 qu'il expliquait le phénomène du flux et du reflux par l'action des fleuves qui, descendant de la partie montagneuse de la Celtique, se jettent dans l'Océan \ Ainsi, dans l'état actuel de nos connaissances, Pythéas est le premier auteur qui, vers l'an 300, paraisse avoir compris sous le nom de Celtique le pays qui devait être la Gaule de César 8.
i. Polybe, III, 38.