Aristote, Mirab. auscult., L, p. 834, A
i. Ou peut en rapprocher le texte d'Aviénus, qui nous montre les Celtes chassant les Ligures de ce qui est aujourd'hui la Belgique, à uue époque sans doute antérieure au v« siècle. Cf. La Gant*, avant les Gaulois, 2" édit.. p. 240.
Nous savons maintenant quelles sont les contrées où la présence des Celtes de l'histoire, selon l'heureuse expression du Dr Broca1, est le plus anciennement constatée parles textes. Des Celtes eux-mêmes, si nous nous bornons aux témoignages des historiens de ces temps reculés, nous savons fort peu de chose. Divisés en deux groupes, que nous appelons Celtes et Galates (ces derniers identiques aux Galli des Romains), ils se montrent tous à nous, dès le début, avec les mêmes caractères physiques : une haute stature, lapeaublanche,les yeux bleus,des cheveux blonds tirant sur le roux2. Tels étaient certainement, du moins en majorité, les Gaulois qui ont pris Rome, saccagé Delphes, conquis une partie de l'Asie Mineure. Ce type, Roget de Belloguetaeu raison de le représenter comme le type classique traditionnel des Celtes et des Gaulois. Les anciens sont unanimes à cet égard; le même thème est répété par tous sans variations sensibles. On le retrouve, à partir de Polybe3, chez Strabon, Diodore, Àrrien, Plutarque, Pausanias, Appien parmi les Grecs', chez César, Virgile, Tite-Live, Florus, Silius, Ammien Marcellin parmi les Latins", c'est-à-dire depuis le commencement du 11e siècle avant notre ère, date du premier texte original que nous possédions, jusqu'au milieu duiv6 siècle après J.-C, par conséquent pendant une période non interrompue de six siècles environ. Ce portrait indéfiniment recopié était déjà celui que
1. Voir Broca, Mém. de la Suc. d'anthropologie, t. I, p. 379, et lievue d'anthropologie, t. II, p. 577.
2. Moins roux cependant que les Germains, suivant Manilius, Astronomiques, IV, 713; Suétone, Caligula, XLVII.