‹ Les Celtes et les langues celtiques; lecon d'ouverture du cours de langue et littérature celtique fait au Collège de FranceChapitre 3 sur 7 · Q^opieO’, to MtXyyre, <piXr] raap xwv ocôepucruov · texte numérisé non relu

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« Nous avons quitté la vie, ô Milet, chère patrie, pour échapper aux criminelles passions des Galates iniques. Nous étions trois, vierges et citoyennes, que la guerre et la violence celtique ont réduites à ce triste sort. » Anthologie grecque , édition Didot, liv. IV, 492; t. I, p. 368, 479.

4. TocXocxia, /topa * <hvop,àff9yi, w; 97)01 Ttp.aioç, à tuo FaXàxov KuxXa)7toç xat raXaxiaç (lege raXaxE’a;) vuoü. Etymologicum Magnum; Timée, fragment 37, Didot-Mueller, Fragmenta historicorum graecorum, t. I, p. 200. Callirraque, In Delum, vers 184, éd. Schneider, p. 41, se sert du mot raXàxY]ç. Sur les TaXàxat chez Eratosthène, voir Strabon, II, iv, 4. Callimaque et Eratosthène écrivaient au iue siècle av. J.-C.

appelle TaXocxai les Germains de la rive droite du Rhin attaqués par César en Tan 55 avant J.-C. 1. Aujourd’hui ce nom est employé pour désigner le rameau de la race celtique qui s’établit en Asie Mineure au 111e siècle avant notre ère.

Des quatre mots KeXtoç, Volca (prononcé Valah par les Germains), Gallus, ro^aTYiç, que nous trouvons employés chez les anciens comme noms génériques représentant à l’esprit, sinon la totalité, au moins la plus grande partie de la race, KeXtoç, Celte, est celui qu’avec son dérivé xeXnxoç, celtique, les savants modernes ont préféré. On s’en sert pour désigner l’ensemble des peuples de la race sans restreindre, comme les anciens, l’application de ces vocables aux rameaux continentaux, et en l’étendant aux rameaux établis dans les Iles Britanniques.

Les trois mots Volca ou Valah , Gallus et TaXa^ sont réduits sous leurs formes modernes à un sens plus restreint. Volca ou Valah ne subsiste avec son sens primitif que dans le dérivé « Gallois » nom français d’une population néo-celtique de la Grande-Bretagne ; de Gallus vient « Gaulois », terme consacré pour désigner l’ensemble des Celtes continentaux d’Europe, l’Espagne exceptée, au temps de la République et de l’Empire romain d’Occident. On appelle Galates les Celtes d’Asie Mineure.

Mais depuis longtemps il ne se parle plus de langue celtique en Asie Mineure. Aujourd’hui, le domaine géographique des langues celtiques se trouve à l’extrême nord-ouest de la partie du monde que nous habitons. L’ensemble des territoires où la population parle les langues celtiques, ou plus exactement les langues néo-celtiques, constitue une sorte de groupe situé en Europe près des côtes septentrionales de l’Océan Atlantique. Sur la carte d’Europe, ce grour forme, pour ainsi dire, pendant au domaine géographique df a langue grecque, que nous rencontrons à l’extrême sud-est, et qu est séparé des régions celtiques par un intervalle considérable. Cet intervalle est occupé principalement parles trois principaux domaines linguistiques de l’Europe moderne : le domaine néo-latin ou roman, le domaine germanique et le domaine slave.

Il n’en a pas été toujours ainsi, et l’histoire nous conserve Je souvenir d’une époque où les Celtes étaient voisins immédiats des Grecs.

1. Diodore, liv. V, ch. xxv, § 4, édition Didot-Müller, p. 269.

Alors la langue ou les langues celtiques se parlaient dans une étendue de pays beaucoup plus grande qu’aujourd’hui.

Aujourd’hui, le domaine géographique des langues celtiques est fort exigu. En France, c’est le département du Finistère, moins les villes; environ la moitié des départements des Côtes-du-Nord et du Morbihan; et un coin sans importance de la Loire Inférieure. Dans les Iles Britanniques, ce sont deux tronçons de la Grande-Bretagne: l’un, sur la côte occidentale en face de l’Irlande, l’autre, à l’extrémité N.-O.; ce sont quelques îles secondaires, et une partie de l’Irlande, à l’ouest et au sud. L’ensemble des populations qui parlent en Europe les langues néo-celtiques peut être évalué à trois millions d’âmes.

Cela paraît bien peu de chose quand on met en regard les trois familles linguistiques qui dominent en Europe aujourd’hui : la famille néo-latine, la famille germanique et la famille slave. Il n’entre pas dans mon sujet de donner de ces familles linguistiques une statistique précise, je me bornerai à dire que chacune d’elles comprend en Europe 90 à 100 millions d’individus, et j’appellerai votre attention sur la situation géographique de ces populations si considérables. Le domaine géographique des langues néo-latines ou romanes comprend la plus grande partie de la péninsule ibérique, de la France, de l’Italie, de la Belgique; une portion de la Suisse; divers territoires dans l’empire autrichien et au-delà de cet empire, au nord et au sud du bas Danube. Dans le domaine géographique des langues germaniques, nous trouvons : la plus grande partie des Iles Britanniques, de l’empire allemand, de la Suède, de la Norvège, le Danemark, la Hollande; une portion considérable de l’empire d’Autriche, de la Suisse, de la Belgique. Le domaine slave, qui tient une place si importante dans l’empire russe, déborde sur l’empire allemand, sur l’empire d’Autriche, et s’étend fort loin au sud du bas Danube. Tel est en Europe l’état actuel des domaines néo-latin, slave et germanique.

Bemontons à près de vingt-deux siècles en arrière, aux environs de l’an 280 avant Jésus-Christ. A cette date l’état de l’Europe est bien différent. Alors il y a quarante-trois ans qu’Alexandre le Grand est mort, et qu’a cessé l’unité politique du vaste empire grec fondé par cet illustre conquérant. Mais une langue unique y reste maîtresse; et le domaine géographique des langues celtiques, rejeté plus tard à l’extrême N.-O. de l’Europe, est en contact immédiat avec ce célèbre empire. La langue latine, si puissante plus tard, n’a encore acquis la suprématie que dans l’Italie du centre : Rome, longtemps

en lutte avec les Gaulois, vient de remporter sur eux son premier succès décisif à la bataille de Vadimon, et colonise le territoire des Senons; mais cela n’empêche pas les Celtes de. dominer dans l’Italie du nord. La race germanique et la race slave, qu’un si brillant avenir attend, existent certainement à cette époque; mais où précisément? Sont-elles indépendantes ou sujettes? Leur situation à cette date reculée est plutôt du ressort de la conjecture que de celui de l’histoire L La langue dominante dans l’Europe du centre et de l’ouest est alors la langue celtique. La race celtique est maîtresse de la plus grande partie de la péninsule ibérique , des Iles Britanniques, et d’un vaste territoire qui forme aujourd’hui la France du nord et du centre 1 2, la Belgique, la Hollande, les provinces occidentales et les Éiats méridionaux de l’empire allemand, l’empire d’Autriche presque tout entier. En 281, Lysimaque, roi de Thrace, périt à la bataille de Corus; son royaume, mal défendu, tombe entre les mains des Celtes, qui, jusque-là, avaient respecté l’empire d’Alexandre, et qui bientôt poussent leurs incursions jusqu’à Delphes et vont s’établir même en Asie Mineure. Dès lors, en Europe, l’empire celtique s’étend de l’océan Atlantique à la mer Noire, comme de la mer du Nord à la mer Adriatique , et des Iles Britanniques aux environs du détroit de Gibraltar, Dans celte immense étendue de pays, on parlait certainement bien des langues : l’étrusque et l’ombrien dans l’Italie du nord; l’illyrien sur le Danube; l’ibère en Espagne ; et d’autres langues encore, parmi lesquelles probablement f plusieurs dont nous ne savons pas même les noms; mais c’étaient des langues de races inférieures et asservies. Sur les bords du Danube, dans tout son parcours, sauf la partie orientale de la rive gauche, sur les bords du Rhin, du haut Elbe, de la Tamise, de la Seine, duTage et de l’Ebre, la langue des maîtres, la langue du commandement, était une langue celtique, c’était le gaulois.

Depuis cr te époque, combien l’aspect de l’Europe a changé! Suivant la légende romaine, un Gaulois, enivré par l’orgueil du triomphe, laissa un jour échapper une exclamation cruelle: Malheur aux

1. On n’est p ..s d’accord sur la lecture ni sur le sens du passage où Pline, XXXVII, §35, rapporte que Pythéas, probablement au point extrême de son voyage, dans la seconde moitié du ive siècle avant J.-C., trouva un peuple qui paraît avoir été germain. Voir Müllenhof, Deutsche Alterthwnskunde, p. 476, 479. Cf. Zeuss, Die Deutschen und die Nachbarstaemme , p. 135, 269.

2. Il n’est pas certain qu’à cette dato la race celtique fût établie déjà sur les côtes de h Méditerranée.

vaincus! Si cette dure parole a été dite alors, elle a été plus tard bien rigoureusement expiée. Après avoir eu longtemps la victoire pour compagne inséparable, le Celte, vaincu à son tour, Ta vue devenir l’opiniâtre associée de ses ennemis; le malheur s’est sans relâche acharné sur lui, et les désastres succédant aux désastres ont été presque sa seule histoire.

Aujourd’hui la langue gauloise a disparu de tous les pays où nous venons de la montrer dominante; les langues néo-latines, germaniques et slaves l’ont supplantée partout,sauf dans les petites parties de la France et des Iles Britanniques où les langues néo-celtiques vivent encore. Elles vivenl, mais dans une situation subordonnée : en France, sous la domination d’une langue néo-latine, et dans les lies Britanniques, sous la domination d’une langue germanique. Dans nos départements bretons, le français, langue des châteaux comme des villes, a relégué le breton dans les granges, les cuisines, les fermes et les chaumières. En Irlande la langue nationale fait peu à peu partout place à l’anglais; l’anglais, son rival heureux, l’a supplantée même dans les harangues les plus fougueuses des plus ardents ennemis de l’Angleterre.

Cette déchéance des langues celtiques a eu pour cause principale le développement considérable de la puissance romaine. Les Romains, qui avaient commencé la conquête de la Gaule cisalpine en l’an 283 avant notre ère, la terminèrent moins d’un siècle plus tard, vers l’année 191. La soumission de l’Espagne demanda moins de temps : l’hégémonie gauloise y avait été détruite par les Carthaginois de 236 à 219 ; les Romains y substituèrent leur suprématie à celle de Carthage pendant la seconde guerre punique, de 218 à 206. La conquête de la Gaule transalpine commença dans le siècle suivant; les Romains y firent leur première guerre en 125, et c'est en 51 que se termina la lutte mémorable de César contre les efforts réunis des populations indépendantes de celle contrée. L’asservissement des Celtes de la Gaule transalpine fut suivi de près par la conquête des pays celtiques situés sur la rive droite du Danube dans tout son cours. Ce fut Auguste qui co mpléla ainsi l’œuvre de son père adoptif. Les Celtes de Yindélicie, de Rhétie, de Norique, de Pannonie et de Mésie devinrent sujets de l’empire romain. Dans le siècle suivant, la domination romaine s’étendit sur la plus grande partie de la Grande-Bretagne. La conquête de cette île, sauf sa région la plus septentrionale, commença fan 43 de notre ère et se termina en l’année 85. Depuis la bataille de Vadimon et la conquête du pays

des Senons d’Italie, il s’était écoulé trois cent soixante-huit ans. La résistance avait été souvent glorieuse, quelquefois héroïque, mais toujours impuissante.

Attaqués avec tant de succès par les Romains au sud, les Celtes avaient au nord d’autres ennemis heureux : c’étaient les Germains, qui leur enlevèrent peu à peu toutes leurs possessions au nord du Danube, sur la rive gauche de ce fleuve, dans la vallée du haut Elbe, et dans la partie orientale du bassin du Rhin. C’est en 113 avant Jésus-Christ, avec l’expédition célèbre des Cimbres et des Teutons, que, pour la première fois, les Germains apparaissent clairement dans l’histoire. Dès l’année 58 avant notre ère, où César commence la guerre des Gaules, les Germains dominent dans toute la région comprise entre la mer du Nord, le Rhin et le Danube; et cette région, dans la géographie romaine, porte le nom de Germanie. Le mot « Germanie » a été employé en ce sens par la plupart des géographes postérieurs. Cependant César connaissait encore danscepays une population gauloise indépendante \ dont Tacite, à la fin du premier siècle de notre ère, ne signale qu’un débris, les Gothini, voisins à la fois des Germains et des Sarmales, et tributaires des deux peuples1 2. A cette époque, il n’y avait plus de Celtes indépendants que dans le nord de la Grande-Bretagne et en Irlande. La conquête de ces pays par la race germanique était réservée au moyen âge et à la période anglo-normande de l’histoire des Iles Britanniques.

Avant la chute de l’empire romain d’occident, les Romains substituèrent la langue latine à la langue de la race celtique dans tous les pays conquis sur elle, sauf en Grande-Bretagne3. Le gallois, le comique éteint au siècle dernier, le breton apporté en France par une émigration de Grande-Bretagne à une époque contemporaine de la chule de l’empire romain, sont des langues celtiques, malgré la mutilation de leur grammaire et la présence dans leur vocabulaire d’une foule d’éléments latins, monuments de la conquête romaine.

La langue celtique parlée au nord de la Grande-Bretagne par la population indépendante, au temps de l’empire romain, a disparu

1. De bello gallico, lib. VI, xxiv. Il s’agit des Volcae Tedosages.

2. Gothinos gallica... lingua coarguit non esse Germanos , et quod tributa patiuntur. Partent tributorum Sarmatae, partent Quadi , ut alienigenis, irnponunt. Tacite, Germanie , ch. xliii.

3. Un bon livre sur cette matière est celui de M. Alexandre Budinszky, Die Aus breitung der lateinischen Sprache ueber Italien und die Provinzen des Roemischen Reiches, Berlin, 1881.

par l’effet successif d’une conquête irlandaise et de l’invasion anglosaxonne. L’irlandais est le seul rameau celtique qui ait échappé à la puissante et destructive influence de la domination romaine. Il nous offre, par conséquent, un sujet d’étude des plus féconds. Nous allons en donner un exemple. De précieuses indications, sur la langue des populations celtiques dans la partie de l’Europe où les Celtes ont dominé avant la conquête romaine et la conquête germanique, ont été conservées par la géographie du temps de l’empire romain.

Ainsi, sur un des points les plus orientaux qu’ait atteints la domination celtique en Europe, nous trouvons Noviodunum , aujourd’hui Isaktscha, dans la Dobrudscha, près de la mer Noire sur la rive droite du Danube à peu de distance de son embouchure. Ce nom, sauf peut-être la désinence, qui est latine, appartient au dialecte celtique que parlaient les Gaulois; il est identique au nom que portait, au temps de César, une ville de la Gaule transalpine dans le pays des Éduens; que portaient, sous l’empire romain, Nyon en Suisse, Jublains dans la Mayenne, un pagus de la cité de Plaisance dans la Gaule cisalpine, et une station de Pannonie ; il a le même sens que le nom de lieu français Neufchâteau ou Neufchâtel. Il est composé de deux termes gaulois, l’un novio-, qui veut dire nouveau, l’autre dunum , qui signifie château.

Le premier de ces termes gaulois se retrouve dans plusieurs autres noms de lieu, par exemple Noviomagus , nom d’une ville de Grande-Bretagne et de plusieurs villes de Gaule, comme Noyon, Lisieux, Spire, Nimègue. Le second terme, dunum , est des plus communs dans la géographie des contrées celtiques au temps de l’empire romain : nous citerons, en Gaule, Acitodunum , Ahun; Eburodunum , Embrun ; trois Lugudunum dont le premier est Lyon, le second Leyde, et le troisième Saint-Bertrand de Comminges; Mellodunum , Melun; Minno dunum , Moudon; Segodunum , Bodez ; Vivo dunum, Verdun; en Espagne, Arialdunum , Caladunum1 ; en Grande-Bretagne, Cambodunum , Camulodunum , Margidunum , Moridunum , Rigodunum , Sorviodunum ; dans les régions méridionales et longtemps celtiques de la Germanie, Carrodunum , Eburodunum , Lugidunum , Meliodunum , Segodunum , Tarodunum ; en Norique, Cambodunum , Gesodunum ; en Vindélicie, Carrodunum ; en Panno-

1. Probablement aussi Estledunum , nom conservé par une inscription, Corpus inscriptionum latinarum , t. II, n° 1601 . Comparez Bisuldunv.m, Besalu en Catalogne, chez Guérard, Cartulaire de Saint-Victor de Marseille, t. II, p. 173.

nie, un autre Carrodunum , et Cdpedunum ; en Mésie, Singidu num , aujourd’hui Belgrade; en Sarmalie, Carrodunum sur le Tyras, aujourd’hui le Dniester. Carrodunum sur le Tvras paraît être le point extrême de la domination celtique dans l’Europe orientale. Nous avons cité trois autres villes celtiques de môme nom situées en Vindélicie, en Pannonie et dans la Germanie méridionale. L’existence d’un établissement celtique sur le Dniester n’a rien qui doive nous surprendre, et le témoignage du géographe Ptolémée, qui seul parle de cette ville de Carrodunum , n’est pas aussi isolé que de prime abord il peut sembler. Plutarque nous apprend que, suivant plusieurs auteurs, la Celtique s’étend de la Mer Extérieure (c’est-à-dire de l’Océan Atlantique) et des régions septentrionales au Palus Méotis et à la Scylhie pontique, où la race scythique et la race celtique se mêlent h Enfin une inscription grecque, qui paraît dater du second siècle avant notre ère, parle des dangers qu’une incursion des Galates fit courir à la ville d’Olbia, située à l’embouchure du Bug, à quelque distance à l’est d’Odessa 1 2. On sait que les Grecs ont donné le nom de Galates aux Celtes à partir de l’expédition où le temple de Delphes fut pillé au siècle précédent.

Ainsi les Celtes ont porté le nom de dunum, château, dans toutes les parties de l’Europe qu’ils ont possédées au temps de leur grande puissance, au commencement du me siècle avant notre ère; et, au temps de l’empire romain, ces noms dont le second terme est dunum se maintiennent dans les écrits des géographes, c’est-à-dire chez Slrabon, chez Ptolémée, dans l’ilinéraire d’Antonin, la Table de Peutinger.

Mais ce terme de dunum n’existait pas seulement dans les contrées celtiques soumises à la domination romaine, et dans celles qu’à la même époque les Germains tenaient sous le joug au nord du Danube et à l’est du Rhin. Le géographe Ptolémée nous parle d’une ville d’Irlande qui s’appelle Dunum3; et la langue irlandaise a con-

1. Eî ai 8s oï xaî KeXxixrjv Sià (3à0o; ^topa; xaî piyeOcç àuo xyj; stjwOsv OaXàaaYiç xai ÛTcapx'uwv xXipuxTiov upo; r()*iov àvia^cwa xai xy;v Maiwxtv iiuaxpéçouaav arcxeaOai

T/jç IïimLXYjç ZxuOi'aç Xsyouat xàxeîOev, ou xà pipuxxat. Plutarque, Marins , XI, 6, édition I)idot, p. 490.

2. Corpus inscriptionum graecarum, t. II, nc 2058. Vers la même époque, les Celtes faisaient en Macédoine une incursion dont un monument épigraphique a été publié par l’abbé Duchesne, Revue archéologique, t. XXIX (1875, Ie* semestre), p. G et suiv.

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