GAULOIS ET GERMAINS COMPARÉS B
romaine, y introduire des usages, y établir des institutions qui ont été, avec le droit romain et le droit canonique, une des grandes sources du droit français. Les Germains nous sont bien mieux connus que les Gaulois. Quelques pages de César et des traits épars dans les li\Tes d'écrivains grecs et latins, voilà le bilan des renseignements directs que nous possédons sur la Gaule. Sur les Germains, au contraire, les documents abondent. On trouve dans César un premier dessin de leurs mœurs*. Tacite, par une sorte de pressentiment de leurs destinées futures, voulut les connaître exactement; il nbus a laissé une peinture immortelle de la Germanie. Plus tard, après la chute de TEmpire et la fondation des Etats barbares, elle se peignit elle-même dans des lois qui étaient la rédaction écrite de ses coutumes. Plus tard encore se sont ouverts les pays Scandinaves, habités par une branche distincte de la famille germaine; branche qui, dans son isolement, avait été moins modifiée. Les pays Scandinaves ont livré à la science leurs Sagas ^ récits du temps passé; leurs Eddas^ révélation de la vieille mythologie; et des monuments d'un autre genre, Gragas, Giita-Lagh^ etc., codes des coutumes anciennes*.
< V. Cœs. II, i-3; VI, 21-23.
2 Gragas, vieux coutumier de l'Islande publié avec traduction latine, parl.-F.-Gr. Schlégel. 1829.— Guta-Lagh, ancien coutumier de Tîle de Gothland, publié avec traductions latine et allemande par Schildner. 1818. Le vieux droit du Nord se montre d'une manière bien plus vive, plus originale
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Ce qui est si bien connu nous servira pour com« prendre ce qui Test beaucoup moins : on vwra par quels côtés Gaulois et Germons se ressemblaient) et aussi par quelles différences caractéristiques ils se distinguaient les uns des autres.
daûft le Gula^Lagh que dans le Gragaê^ tout pé&étré d'influence ecclésiastique. Le Guta-Lagk est, pour les coutumes scandi* naves, ce qu'est la loi saliqtle pour celles dés Germains.