‹ Les celtes, la Gaule celtiqueChapitre 27 sur 67 · XV · texte numérisé non relu

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• Bardus gâllide cantor appellatur qui virorum fortium laudés canit. (Fest V» Bard.) — Bardi virorum fortium res egregie gôstas heroicis versibus incluserunt et suavi cantu ad lyram cecinerunti (Amm. Marc», loc. cit*)

quité nous montre les bardes de la Gaule célébrant les souvenirs nationaux et les hauts faits des temps passés *. Les rois ont auprès d'eux des bardes de cour qui chantent les louanges du prince 2. Tout grand personnage a aussi le sien qui lève pareillement un tribut sur sa vanité. De plus humbles bardes colportaient de tous côtés leurs chants et leur musique, en quête de petites gratifications '. . Au-dessus des bardes, il y eut un autre ordre dont le rôle est mieux connu que son nom : c'étaient des ministres des sacrifices. Comme ils y mêlaient la divination, Diodore les nomme ikxvthç ; Strabon les appelle ouare!;; un troisième nom leur est donné par Ammien Marcellin qui en fait des Eubages.

Au degré supérieur étaient ceux à qui fut réservé le nom de druide, avec ce qu'il y avait de plus élevé dans les attributs du corps et le secret de ses plus hautes doctrines. Il nous sont représentés vêtus de blanc *, portant une couronne de chêne *, retirés

< V. supr,, p. 147, n. 5.

Vos fortes animas, belloque peremptas Laudibus in longum, Vates, dimittitis seyum.

(Luc. Phars, I.)

'^ Ex. le barde de Bituit, roi des Arvernes. V. Posidonius cité par Athénée, VI.

* Cajidida veJie, dit Pline (XVI, 95; XXIV, 62) en décrivant les rites avec lesquels se cueillait le gui, ou le selage.

* V. un bas-relief découvert à Autun et décrit par Monfaucon. (Anliq. II, pi. 193, 2® éd.) — Roborum eligunt lucos,

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au fond de bois sacrés % où ils formaient des commu-" nautés analogues aux communautés pythagoriciennes^.Mais, à l'occasion, le druide sortait de sa retraite pour se mêler au mqnde profane : son caractère religieux né l'excluait point des fonctions publiques; le druide Divitiac fut Vergobret chez les Eduens '.

Le corps druidique avait à sa tête un chef électif ^. Ses assemblées générales se tenaient dans le pays chartrain, regardé comme le point ombilical de la Gaule *.

Ce corps eut sa partie féminine. Les historiens de l'Empire font mention de druidesses qui exerçaient encore la divination ®. Une druidesse figure dans une inscription comme prêtresse de nymphes dans lesquelles on reconnaît des fées ''. Comment ne pas voir

nec uUa sacra sine ea fronde conficiunt; ut indè appellati quoqne, interpretatione graeca, possint druidae videri. (Plin, H. N. XVI, 44.)

t Nemora alta remotis

n colitis lucis.

(Luc. Phars, I.)

* Ut auctoritas Pythagorae decrevit, sodalitiis adstricti consortiis. (Am. Marcell. XV, 9).

' Caes. I, 16. — Cicer. de Divin, I, 41).

* Election vivement disputée : c Nonnunquam etiam de principatu armis contendunt. » (ûaes. VI, 13.)

» Oses. VI, 13.

^'V. Hist. Aug. script, in Alex. Sev. 59. Aurel, 43. Numer.

'Nymphis loci Arête druis antistita. (Steiner, Inscr. Ràen n. 994.)

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