INTRODUCTION XIII
manuscrit n'aurait plus pour nous aucune valeur, aujourd'hui que le manuscrit de Chantilly est abordable, s'il n'avait conservé la copie d'un feuillet ayant très probablement disparu à l'époque où l'original a été relié d'après les ordres de la princesse Palatine. La lacune de quatre feuillets signalée dans B après le fol. 8 se trouve donc ainsi diminuée d'un feuillet, et B' nous offre le texte de B pour la fin de la ballade xx, pour la ballade xxi et pour les trois premiers vers de la ballade xxii.
Ms. C. — Bibl. nat., fr. 236o (anc. 8047'), vélin, fin du xiv* siècle, 67 feuillets, 225"*" sur i3i. Ce • manuscrit, le plus ancien et le plus intéressant de tous, a servi de base à notre édition. Il a appartenu à l'un des auteurs des ballades, à Jean le Seneschal^ don-t les armes sont placées en marge, à droite de la miniature de tête : d'or à la bande de sable côtoyée de deux cottices du même *. Au-dessus de l'écu, dans un listel, se trouve une légende qu'A, de Cîrcourt a lue m : jc, et qu'il a interprétée memor Christi, y voyant une allusion à la croisade^; je lirais plutôt iii : x^ sans connaître le sens de cette légende ^.
Le texte des Cent Ballades est complet et n'offre pas de lacunes; par contre, on y remarque un très grand nombre de corrections destinées à améliorer les leçons. Les réponses sont au nombre de onze,
1 . Cf. Demay, Inventaire des sceaux de la collecHon CiairambaulU t. II (1886), p. 2o5, n* 855 1.