INTRODUCTION V
mais piqué par les observations de P. Paris, se hâte de rectifier ses premières assertions dans le volume qu'il consacre aux deux ducs d'Orléans. Ayant à parler deux fois ' des Cent Ballades, il en accorde la paternité surtout à Boucicaut, et en cite un nouveau manuscrit (Bibl. nat., fr. 236o, anc. 8047').
Le manuscrit de Bruxelles, déjà connu de Tabbé De La Rue et de Dinaux, est de nouveau mentionné en 1857 par le baron Kervyn de Lettenhove, qui se refuse à considérer le bâtard d'Auxy comme l'auteur des Cent Ballades, malgré l'indication que donne le manuscrit; il pense que le Seneschal n'est autre que Jean des Bordes, fils de Guillaume des Bordes, qui succédant à son père, serait devenu sénéchal d'Eu en i383 ^. Contraire à cette opinion, Vallet de Viriville propose un nouveau nom comme auteur de notre poème, celui d'Othon de Granson ^. Enfin, dans une note relative à Renaud de Trie et placée à la suite du Victorialy le comte de Circourt se-demande si le bon chevalier Hutin nommé dans plusieurs des réponses qui accom-
rédacteur du catalogue imprimé des manuscrits de Tancien fonds français de la Bibliothèque nationale, pour les trois mss. fr. 826, 2201 et 236o.
1 . Louis et Charles, ducs d^ Orléans ( 1 844), p. 1 3 1 - 1 3 5 et 2 1 0-2 1 1 . Champollion a eu communication des épreuves de la notice de P. Paris. C'est ce qui explique que son volume dont il a hâté Pàpparition, porte la date de 1844, alors que celui de P. Paris a celle
de 1845.
2. Froissart, étude littéraire sur le xiv* siècle (1SS7), *• ^h
3. D'abord dans le Bulletin du Bibliophile, troisième série (janvier i858), p. 673, puis dans la Revue française, t. XV (i858), p. 3oi, note i.