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CHAPITRE VIÏI

LA CHAMBRE DES REl'UESENTANTS JUSQU'A LA

SECONDE ABDICATION DE l'eMPKREUR.

Esprit de la Chambre après le départ de l'Empereur. — Nullité de la pairie. — Puériles propositions des représentants. — CommunicatioD du gouvernement. — Rapports avec les ministres. — Projet de loi sur la presse et sur les cris séditieux. — Barrère à la tribune. — Aucune énergie. — Nouvelle de la bataille de Ligny. — Bruit du désastre de Waterloo. — M. de Lafayette à la tiiliune. — Agitation dans la chambre. — Napoléon à Paris. — Son trajet de Waterloo. — Conseil des ministres à l'Élysée-Bourbon. — La chambre mande les ministres. — Comité secret. — Arharnement de M de Lafayette contre l'Empereur. — Commission mixte pour le salut de la p.itrie. — Intrigues pour obtenir l'abdication de PEmpereur. — Insistance des ministres. — ]VIena('e de demander la déchéance. — Seconde abdication de l'Empereur.— Tumulte et anarchie dans la Chambre des représentants.

J3 au 22 Juin 1813.

L'empereur Napoléon avait parfaitement jugé, à son départ, le caractère de la Chambre des représentants tristement hostile à son pouvoir; il ne s'était pas fait un seul moment illusion ; cette Chambre était tout à fait incapable de s'élever à la hauteur des dangers de la France; pleine de haine et de faiblesse, un stupide sentiment de méiiance la détachait de l'Empereur, le seul bras puissant

et fort qui pouvait sauver la patrie; de misérables passions la séj)araieut (le Louis XVIII, le symbole de la paix ; il y avait desdéclamations, mais aucune énergie nationale. On allait sacrifier les plus hauts intérêts à des opinions étroites, haineuses, à des vengeances mesquines contre Thomme fort du 18 brumaire.

On aurait pu balancer Faction des représentants par la pairie; ainsi Tespérait TEmpcreur en constituant les deux Chambres sur des éléments disparates; une pairie composée de nobles compromis, de sénateurs affaissés, de généraux vieillis, de républicains mécontents, étaitelle capable de résister à cette incessante domination de la tribune représentative? que pouvait être la pairie de Bonaparte sans aristocratie, sans éclat, improvisée dans une seule nuit ? 11 n'y a de grande pairie qu'avec des souvenirs el une dynastie héréditaire ; et, certes, les idées dans les Cent Jours n'en étaient pas là. L'esprit anarchique de la Constitution de 4 791 avait fait une irruption soudaine dans les pouvoirs, et avec cela Fouché suivait ses projets avec une persévérance inquiétante pour les impérialistes; il ne croyait pas à la durée de Napoléon, il voulait le jeter en dehors des affaires pour réaliser en suite l'idée de régence, ou toute autre négociation qui pourrait lui donner la pleir.e possession du pouvoir, même avec Louis XVilP. Fouché avait un incessant besoin de remuer en politique; il n'était à l'aise qu en menant de front trois ou quatre intrigues différentes j)Our aboutir à un résultat prolitable à lui-même; ce grand railleur politique aimait à se jouer des partis, il se moquait des consciences humaines, comme le Diable du Paradis Perdu deMilton.

1 M. Gaillard était alors arrivé à Gand comme négociateur de Fouché.

LA CHAMBRE DES REPRÉSENTANTS (jUIN >I8I5). 205

A la Chambre des représentants les propositions se succédaient; dans ce bruyant parlage de tribune, on ne s^occupa pas une seule lois des périls de la France ; on se garda bien de donner à T Empereur les forces et les moyens de repousser l'ennemi, il n'en fut pas question; à les entendre tous, on aurait dit que la paix étant assurée, les représentants n'avaient plus qu'à délibérer sur les formes constitutionnelles qu'il faudrait donner au j)ays. Les propositions les plus incohérentes se succédaient à la tribune; aujourd'hui, on passait des heures entières à savoir si les réprésentants pourraient prononcer des discours écrits ou parler d'improvisation; une autre fois, on discutait sur les formules des messages, sur les rapports des ministres avec la Chambre ; et pas un mot sur les moyens de donner une impulsion énergique à la résistance ! Chose triste à dire ! lorsque les ministres vinrent, après le départ de l'Empereur, exposer dans leur département respectif la situation du pays , la Chambre prêta à peine quelque attention à ces exposés d'une si grande gravité. « Pourquoi, s'écria-t-on, des ministres d'Etat portaient-ils la parole? pourquoi ne pas envoyer des mmistres à département responsables ? » Un esprit hostile, méfiant, s'envenimait de jour en jour contre Napoléon. Pauvres tètes politiques ' !

1 Voyez les procès -verbaux des séances le rapport du ministre avertissait que la

du 7 au 18 juin I8i5. guerre était inévitable, cette communica-

Voici le résumé des travaux de la Cham- tien, d'après l'art. 30 de la Constiiulioa de

brc ; on jugera de leur importance ? l'an Vllf, qui porte que : •< Toute déclara-

« Il s'éleva une vive discussion sur la tion de guerre sera proposée, discutée, déproposition faite par M. Jay, pour qu'à l'a- crétée et promulguée comme une loi, " soit venir les rapports des ministres fussent renvoyée à un comité spécial. Celte proadressés à la Cliambre, et pour qu'iU [us- position fut combattue par plusieurs memsent prêts à répondre aux questions qui bres et surtout par le général Sébastian!, pourraient leur être faites par les députés. La proposition que fit ce général de défé- M. Koy alla jusqu'à proposer que, comme rer la question imporlanle à suivre dans

Au moment où l'Empereur partait pour combattre la coalition de l'Europe soulevée contre la France, ces représentants songeaient à briser cette épée, qui seule pouvait les préserver eux-mêmes de grands périls ; on discu tait, on disputait sur tout; la seule proposition un peu sérieuse pourtant fut celle de M. Malleville, sur la répression des journaux et des cris séditieux; M. Malleville, esprit fort modéré, considérant avec effroi la tendance que prenait la presse, voulait une loi qui put donner au gouvernement la domination suprême sur les journaux au cas de revers et de périls. Sa proposition, vague dans tout ce qui tenait aux principes généraux, se formulait mieux dans la spécialité ; elle punissait toute provocation à la désobéissance aux lois, ou bien au renversement du chef de TÉtat. On ne pouvait désormais contester la légitimité du gouvernement, et Ton réputait séditieux les cris de Vive le Roi! vive Louis XVIII ! vive les Bourbons ! Toute provocation à l'assassinat de I Empereur serait sévèrement punie ; les écrivains devaient être arrêtés, s'il s'agissait d'un crime portant peine infamante; en matière ordinaire, l'arrestation n'aurait lieu qu'après jugement. Cette proposition, dictée par Fouché, qui voulait rester maitre de la presse, fut accueillie par la Chambre. Depuis quelque temps les journaux lui faisaient peur;

les relations entre le Corps législatif et le surgés. M. Dumolard proposa une coinpouvoir exécutif a une commission spéciale mission de neuf membres à cet efifel, mais fut adoptée à l'unanimité. Al. Pouilly an- on s'y opposa parce que c'était prendre nonça l'intention de proposer que le gou- l'initiative que la Constitution donne au vernement communiquât les actes en vertu gouvernement. M. Barière dit cependant desquels certains départements de l'Em- que les circonstances avaient démontré de pire étaient mis liors de l'action de la Con- la manière la plus péremptoire la nécesstituiion, et que ces actes fussent discutés, site de deux initiatives, l'une pour le pou- Le rapport du ministre de la police donna voir exécutif, l'autre pour le législatif. La lieu à une discussion sur la nécessité de proposition de M. Dumolard fut rejetée, et prendre des mesures pour réduire les in- la Chambre passa à l'ordre du jour. »

LA CHAMBRE DES REPRÉSENTANTS {'l 5 AU ^ 8 JUIN ^845). 207

la liberté la plus extrême, poussée jusqu'à la licence, critiquait les pouvoirs, et chaque parti disait ses espérances prochaines, de manière à dévorer l'action du gouvernement. En général, les assemblées n'aiment pas la presse; ces deux pouvoirs se ménagent un peu par politique ; s'ils le pouvaient, ils se proscriraient, ils se détruiraient l'un par l'autre, Fouché d'ailleurs comprenait l'imminence delà crise; or, dans toutes les éventualités, il lui fallait dominer les journaux pour préparer l'opinion publique à une transition d'un système à un autre. Bonaparte absent de Paris, Fouché espérait que la direction des affaires tomberait tôt ou tard en ses mains ; c'est pourquoi il voulait avoir un droit absolu sur les organes de la pensée ' .

Dans ces discussions de projets, on vit paraître pour la première fois à la tribune un homme dont la réputation avait tristement marqué pendant les temps orageux de la Convention, M. Bertrand Barrère de Vieuzac; le comité de salut public l'avait compté parmi ses membres les plus fatalement célèbres; à un talent d'écrivain et d'orateur habile, il joignait une faiblesse indicible de caractère, et c'est cette facilité qui l'avait entrahié dans les plus coupables actions de sa vie. Quand le président prononça ces mots : « M. Barrère demande la parole », un triste murmure se lit entendre, la Convention terribip semblait se lever debout; la Chambre des représentants, hostile aux Bourbons, haineuse contre Bonaparte, n avait pas le courage d aller droit et ferme aux principes rcvolutionnairesqui seuls pouvaient lui donnerdela force, elle en avait peur. M. Bertrand Barrère possédait, comme

1 On compta dans les Cent Jours dix-sept journaux politiques ; l'un même osai) porter le litre du Vieux Hepubltcain.

208 LES CENT JOl'RS.

toute r école de Robespierre, des paroles douces, mielleuses, faciles, capables de dominer une assemblée; les représentants de 1 81 5 mous et turbulents étaient incapables de comprendre la fièvre patriotique de 4795. Avec cette disposition des esprits, Ténergie jacobine avait peu de cbances, et la Cbambre des représentants rejeta presqu'à l'unanimité une proposition d'un député du Morbilian, du nom de Leguevel, sur les délits commis ((par les bandes de révoUés et les brigands qui prenaient le titre d'armée royale. » Cet liomme obscur, renouvelant les jours de la Convention, déclarait: « que tous les révoltés , leurs ascendants et descendants étaient mis hors laloi. » Voyez-vous, bors la loi même pour les familles! mot terrible des proconsuls et des missions sanglantes! En révolution, la peurfaitcommettredes actions mauvaises, plusencoreque In perversité des caractères ; il serait curieux de voir, aux jours les plus violents de la Convention, tout ce que la frayeur a fait faire; ce n'est pas sans motif qu'on a appelé cette époque la terreur ; elle était souvent pour tous, aussi grande parmi les juges, les exécuteurs, que parmi les proscrits et les victimes !

Au fond, cette assemblée des représentants était incapable de lutter contre les périls des circonstances. L'Emj)crour, en partant, lui avait recommandé l'union et l'énergie; en écbange, les représentants lui donnaient l'anarcbie la plus complète, la faiblesse et le décousu. Cette situation n'avait rien de compromettant tant que la victoire serait aux drapeaux de l'Empereur, et à bout de compte Napoléon saurait bien la secouer au premier succès ; mais supposez une défaite, qu'en résulterait-il ? Les discussions du Bas-Empire n'étaient pas dangereuses tant que l'ennemi était loin du Bospbore ; mais lorsque les barbares campaient sur niellcspont, Byzance fut

LA NOUVELLE DE WATERLOO (19-20 JLI?h ^8V6). 200

perdue ! La première nouvelle de la victoire de Ligny avait donné quelque confiance aux ministres de l'Empereur ; Joseph et Lucien cherchèrent à ressaisir un peu d'influence sur la Chambre des représentants : on s'exagérait la portée de cette victoire, la grandeur du succès ' ; le lendemain on devait demander un vote de conscrits et d'argent. Bientôt , et comme un courant électrique , d'autres rumeurs succèdent; un bruit est jeté comme un glas funèbre : « Bonaparte a été vaincu, brisé ; il n'y a plus d'armée. » On ne sait comment les tristes nouvelles arrivent ; dans les désastres, il se fait un jeu de télégraphes mystérieux qui portent à travers les airs les plus sinistres événements, les plus fatales impressions. Le ^8 juin au soir, Waterloo sonnait ses funérailles, et déjà le 49 au matin le bruit circulait, sans détails, sur une funeste bataille donnée à quatre lieues de Bruxelles. Où était l'Empereur? On ne savait encore qu'une seule phrase, sinistre comme une légende de mort : « L'armée française a été détruite et abiméeau Mont-Saint-Jean. » Paris est une ville étrange dans les fastes du monde 1 Le retour de Napoléon au 20 mars lui avait fait peur; d'abord, dans cet événement, la population vit la guerre furieuse, acharnée, contre toute l'Europe; puis, elle

1 Voici les bulletins que l'on communi- Ihousiasme des habitants de Charleroi et

quait à la Chambre : des autres pays que nous traversons ne

Charleroi , 15 juin, 9 heures du soir, saurait se décrire. »

« L'armée a forcé le passage de la Sam- Derrière Ligny, le 16 juin, à huit heures

bre près Charleroi , et chassé les avant- du soir.

postes à mi-chemin de Charleroi à \amur, .< L'Empereur vient de remporter une

et de Charleroi à Bruxelles. Nous avous victoire complète sur les armées prussienne

fait !,500 prisonniers et pris six pièces de et anglaise, réunies sous les ordres du duc

canon. L'armée de l'Empereur a peu souf- de Wellington et du maréchal Blûcher. L'ar-

fert, mais il a fait une perte sensible par la mée débouche en ce moment par le village

mort du général Letort, son aide-de-camp, de Ligny, en face de Fleurus, à la pour-

qui fut tué sur les hauteurs de Fleurus en suite de l'ennemi. » conduisant une charge de cavalerie. L'en-

s'était un peu rassurée. Rien de plus crédule que la multitude parisienne : elle s'arrête aux plus grandes niaiseries , elle s'éprend des plus puérils incidents ; quelques petits bulletins de police, des mots semés à propos, un article de journal , suffisent pour fixer l'opinion et préoccuper le peuple. Fouclié s'entendait merveilleusement à cette direction de l'esprit public. La bourgeoisie avait donc repris un peu de sécurité dans les Cent Jours; elle attendait avec béatitude le retour de l'Impératrice et du roi de Rome; c'était une promenade que d'aller voir si LL. MM. étaient arrivées de Vienne^ . Le Cbamp-de-Mai, qui avait excité la curiosité, fut bientôt tourné en moqueries , en chansons ; quelques pièces militaires avaient ramené la confiance aux Boulevards ; et si quelque chose pouvait encore émouvoir la bourgeoisie, c'était la hausse ou la baisse des fonds publics. La nouvelle de la victoire de Ligny répandue le matin avait fait croire à la bourgeoisie que la fortune revenait à Napoléon : on redevint impérialiste un moment ; on crut voir renaître les jours les plus glorieux de l'Empire.

Mais quand les bruits d'un grand désastre à Waterloo se répandirent , il se fit un revirement d'opinions ; on passa de la confiance à l'abandon , on ne crut plus en la destinée de Bonaparte , on le délaissa ; et, par une lâcheté qui se rencontre souvent au milieu de cette population singulière , la sécurité revint , parce que l'on songea au retour de Louis XVIII, à la Restauration, à la paix. Si la partie énergique du peuple , si les faubourgs vigoureux demandaient des armes pour défendre la cité ; les riches, la bourgeoisie,

1 On gardai: encore celle illusion au mois de juin.

!>AR1S Al'RÈS WATERLOO (20 JUIN 4815). 2U

voyaient au contraire , dans la perte de la bataille de Waterloo, un moyen d'en finir avec la crise; pour eux, le parti militaire était un embarras qui empêchait la paix et Tordre ; l'armée les importunait. Waterloo mettait un terme à la dictature, on verrait les alliés à Paris; c'était un malheur, mais enfin ne les avait-on pas reçus en 4844? et leur présence, loin de détruire la richesse delà ville, l'avait augmentée ^ ; les lieux publics avaient fait merveille , la classe commerçante avait réalisé des bénéfices énormes sur les officiers étrangers. Chose bizarre à rapporter l aux premiers bruits de Waterloo, les fonds montèrent dans des proportions inouïes ; Paris vit que la guerre était finie, et avec la guerre, les agitations et les violences. On n'aurait plus à se battre pour Napoléon, et c'était là comme une victoire pour la population rentière et propriétaire ; Waterloo n'inquiétait que le patriotisme du peuple.

L'Empereur pourtant avait quitté le champ de bataille, couvert de sueur, accablé de fatigue; il s'était précipité à travers plaines, dans la direction des Quatre- Bras; tout avait été perdu, les voitures, les caissons; les soldats fuyant en désordre jetaient leurs armes ; le mot de trahison partout répété ne permettait pas de fixer les points de ralliement^ . Les Français, si admirables dans une marche en avant, ne semblaient comprendre une retraite que comme une déroute ; ils n'entendaient plus la parole de leurs chefs, les exhortations de leurs officiers. APhi-

ï Sur l'esprit de la bourgeoisie de Paris de l'Empereur. — Tu en as menti! tu es

en 1814, voyez mon Histoire de la Ueniaii- un royaliUe, tu vas rejoindre les Anglais!»

raiion, tome I. Je ne sais comment cet incident aurait fini

2 Voici un exemple de ce désordre sol- si un oificier supérieur de la garde, un en-

datesijue des fuyards de Waterloo : voyé du ciel, ne m'eut heureusement re-

"Deux cuirassiers, le sabre levé, m'arrête- connu et tiré d'embarras . >• reni: « Où vas-tu? — Je vais à la rencontre {M. Heitnj de Chaboulon.)

2i2 LES CENT JOURS.

lippeville seulement l'Empereur put s'arrêter, à dix lieues du champ de bataille; il avait fait cette route au milieu des fuyards ' : là il put prendre quelque repos sur un lit dressé à la hâte. Il en profita pour faire un retour sur sa position, et examiner avec maturité les résolutions qu'il avait à prendre. Tout son plan de campagne se trouvait abîmé par la perte de la bataille de Waterloo; les alliés ne s'arrêteraient pas aux frontières, c'était évident; aucune place de la Flandre n'était capable de résister à l'invasion; Paris était donc le point central d'un système de défense ; il fallait concentrer les forces dans le bassin de la Marne et de la Seine. Dans cette vue, il expédia l'ordre aux généraux Rapp, Lecourbe, Lamarque et Travot de se rendre à marches forcées sur Paris pour le couvrir; il craignait que le maréchal Grouchy n'eût été coupé, cerné, prisonnier; cependant il lui expédia le môme ordre^; il invita les commandants militaires de chaque ville à résister le plus possible devant l'ennemi, afin de donner le temps d'opérer un mouvement de concentration.

Dans cette suite d'ordres militaires, sa seule, son unique préoccupation, c'était Paris; il y pensait comme toujours , à Moscou, à Leipsick, dans ses revers comme dans ses victoires. Rome ! Rome ! était la pensée de César I Quelle attitude allait prendre la Chambre des représentants ? Comment l'opinion publique accueillerait-elle les récits de cette funeste bataille, aussi meurtrière que les désastres de Russie et la funèbre et dernière campagne

1 « Le général Mouton, les généraux de la se ranger en bataille ; à peine réunies, elles garde Petit et felet de Morvant, et une se dispersaient aussitôt. >< fouie d'autres officiers cherchèrent à refor- 2 pour être juste, il faut dire que la renier l'armée. L'épée à la main, ils arrêtaient traite du maréchal Grouchy fut parfaitement les troupes au passage et les forçaient de accomplie ; j'ea expliquerai l'iliaéraire.

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