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LES PARTIS ET LES CHAMBRES APRES L'ABDICATION DE L'EMPEREUR

Situation des esprits après l'abdicatioa de Napoléon. — Parti de Napoléon II. — Pensée d'une révolution de 1688. — Royalistes absolus et conslitulionnels. — L'assemblée des représentants sera-t-elle constituante?— Esprit de la Chambre des pairs. — Inquiétudes. — Union des deux Chambres. — Agitation et terreur de la pairie. — Le maréchal Ney à la Chambre des pairs. — Labédoyère. — Lucien. — Scènes or;igeuses. — Commission de gouvernement. — Députés pour traiter avec les alliés. — Opinion qui domine. — Séances des représentants. — Les députés au quartier-général des souverains. — Conférences d'Haguenau. — Situation de Bonaparte après l'abdication. — L'Elysée. — La Malmaison.

22 Juin au 5 Juillet 1813.

Napoléon venait d'abdiquer; sa déclaration au peuple français manifestait haut son désir de renoncer au gou vernenient de la France; mais il n'abdiquait qu'au profit de son fils, enleproclaiTiantsouslenom de Napoléon II; par cette condition, il voulait lier le pouvoir et les Chambres, continuer ainsi TEmpire, établir la succession des

T. II. lî

Bonaparte ' . Le gouvernement de Napoléon II, empereur des Français, permettrait peut-être de traiter avec TAutriche, de détacher quelques puissances du grand cercle d'airain qui entourait la Fnuice. C'était mal connaître les résolutions des alliés et la situation des esprits ; il n'y avait qu'un bien petit nombre de personnes qui crussent encore aux Bonaparte ; le pays repoussait le roi de Rome, non seulement parce qu'il était à l'étranger, mais parce que T avènement de Napoléon II ne terminait rien; c'était la guerre continue, et à aucun prix les puissances alliées ne voulaient traiter avec une régence de bonapartistes et de patriotes ; le systènie impérial avait fait son temps, et en France, quand un pouvoir est à sa lin , rien ne peut k restaurer. Nul ne croyait donc à Napoléon II, si ce n'est quelques personnes dont l'Empire était le culte et Bonaparte l'idole ; cette idée était sans racines dans le pays, quoique ses partisans la soutinssent avec éclat. Souvent il arrive que 1 on juge l'opinion d'un peuple par le bruit qui domine la tribune ou la presse; malheur aux pays qui en sont là !

Rien de lort ni de durable n entourait Napoléon II, rien donc ne favorisait son élévation. Il était un autre parti bien plus puissant, parce qu'il répondait à deux

1 Aussi quand l'Empereur répond a la promplement les armées : qui veut la paix

Chambre des represeniaiils, qui le félicite doit se préparer à la guerre, ^e mettez

sur son abdication, il parle sans cesse de pas cette gr;iDde nation à la merci des

son fils : étrangers ; craignez d"élre déçus de vos

>• Je vous remercie des sentiments que espérances ! c'est là qu'est le danger ; Dans vous m'exprimez; je désire que mou ab- quelque position que je me trouve, je sedication puisse taire le bonheur de la rai toujours bien si la France est lieu- France ; mais je ne l'espère point; elle reuse. Je recommande mou lils a la laisse I État sans chef, sans existence poli- France. J'espère qu'elle n'oubliera pas que tique. Le temps perdu a renverser la mo- je n'ai abdiqué que pour lui. Je l'ai fait narcliie aurait pu être employé a mettre la aussi pour le bicu de la nation ; ce n'est France en état d'écraser l'ennemi. Je re- qu'avec ma dynastie qu'elle peut espérer Commande à la Chanibre de renforcer a'ëtre libre, heureuse et indépendante. »

l'idée de ^G88 (juin AS^b). 259

idées, la paix avec FEurope et les garanties données à la révolution française ; c'était celui des partisans de la branche cadette des Bourbons; ce parti n'avait jamais perdu ses desseins d'avenir, et il les suivait avec persévérance. M. le duc d'Orléans appartenait à la race des Bourbons; gentilhomme d'une tige aussi antique que les plus vieilles dynasties européennes, il pouvait traiter d'égal à égal avec les puissances de l'Europe. L'idée de ^088, si chère à l'Angleterre, n'était-ce pas la caresser que de proclamer M. le duc d'Orléans, en excluant la branche aînée, comme le roi Guillaume remplaça les Stuarts ? Celte opinion offrait des gages aux principes de ^789; c'était un changement radical dans la base même du pouvoir; ce ne serait plus le droit héréditaire absolu, mais un pacte entre un pays et une dynastie. Par le fait de Tavénement du duc d'Orléans, une amnistie était jetée sur la Révolution ; il n'y avait plus deux sociétés, mais une seule ; le duc d'Orléans pourrait concilier l'Europe et la France , tâche immense dont ses partisans intimes ne voyaient pas toute l'étendue. Une révolution parlementaire était une idée logique, rationnelle, qui marchait en dehors de la volonté du prince, très loyalement rapproché de ses aines ; c était un de ces résultats indiqués pour qui les événements travaillent seuls; connue ils représentent une idée, tout vient à eux par un mouvement naturel, irrésistible ; quand une pensée est dans une situation, il faut bien qu elle se réalise.

Le parti de M. le duc d Orléans, qui grandissait par la force puissante des choses, devait tôt ou tard reunir trois éléments distincts : ^'*les patriotes, qui, reconnaissant l'impossibilité d'établir une république en France, devaient adopter le symbole de i088, ia souveraineté parlementaire exercée par les deux Chambres ;

260 LES CENT JOLRS.

2° les impérialistes rationnels, qui, n'ayant plus d'espoir trentourer Napoléon, devaient se rattacher à un principe monarchique qui ne liit pas la légitimité absolue; Napoléon mort politiquement, ils venaient tout droit à M. le duc d'Orléans, comme au représentant de 1789 ; MM. Maret ' , de Caulaincourt, une fraction de la Chambre des pairs, dirigée par M. de Valence; des chefs militaires tels que les maréchaux Grouchy, Mortier, les généraux Drouet, Excelmans, Lefebvre-Desnouettes, devaient se rallier franchement à cette dynastie nouvelle avec le même zèle qu'ils apportaient à servir Napoléon; 5° Comme dernier élément de parti , la branche cadette pouvait compter sur une grande fraction de la bourgeoisie et des constitutionnels en France.

Louis XVllI représentait l'idée simple, logique, de la légitimité ; on le savait modéré de principes, avec les sentiments un peu froids, un peu égoïstes, qui lui faisaient juger les hommes sans prévention aucune. C'était le prince essentiellement négociateur; il aimait à conquérir les esprits môme les plus opposés à ses idées; il mettait pour ainsi dire de la coquetterie à vaincre les difficultés. On ne pouvait se dissimuler qu'il n existât un grand parti royaliste en France, mais il était plus dans les mains du comte d'Artois que dans celles du roi ; seulement, par respect pour le principe héréditaire, le comte d'Artois mettait son parti à la disposition de son aine. C était par l'élément royaliste que Monsieur voulait opérer la Restauration, franchement et sans mélange. Il avait des comités et des sociétés organisées , qui devaient arborer le drapeau blanc; Napoléon une fois renversé, M. le

1 M. Maret avait conservé des rapports aimait à se rappeler que S. A. R. la prinde haute intimité avec la famille de M. le cesse Adélaïde d'Orléans lui ava t alluclié duc d'Orléans ; M. Maret, électeur de 1789, le premier rubao tricolore.

LES PARTIS (juin 48^5). 261

comte d' Artois souhaitait que la France prît toutes les formes de la monarchie provinciale '.

Le parti impérial et les patriotes de diverses nuances formaient Tunanimité dans les deux Chamhres ; à la Chambre des pairs, le parti impérial avait la majorité, car presque tous les pairs'apj)artenaient à Tarmée, essentiellement impérialiste ; il y avait dans son sein des adeptes fervents de Napoléon H : « puisqu'ils ne pouvaient [)as avoir le père, ils auraient le fils; TEmpereur avait proclamé Napoléon II, vive donc le nouvel empereur! Enfant ou captif, qu'importait? » Dans la Chambre des représentants, au contraire, Bonaparte avait peu d'amis; les patriotes dominaient et se laissaient diriger par les principes de MM. de Lafayette , Sébastiani , Dupin ; Fouché leur faisait bien des concessions, mais sa sagacité lui montrait qu'une solution bourbonienne serait donnée nécessairement à la crise ; il laissait croire aux patriotes qu'il était leur représentant; MM. Benjamin de Constant, Manuel, Jay , Scipion Mourgues et d'autres partisans des idées de -1789, venaient à chaque heure s'aboucher avec lui ; Fouché leur répétait incessamment : « que l'idée de Napoléon II était une dérision. Les Bonaparte étaient finis, et bien enterrés ; il ne fallait plus de Joseph, de Lucien, véritables embarras qui empêchaient une solution à la crise publique ; la seule chosedont on devait s'occuper en ce moment, c'était d'éloigner Bonaparte; les alliés n'en voulaient pas, il était un obstacle à toute paix prochaine; l'Assemblée des représentants devait enfin sentir sa dignité et reprendre le pouvoir, elle était libre et souveraine ; il fallait se hâter

1 C'est ce que devint le pavillon Marsan en 18I6. Voyez mon Histoire de la Restauration, t. III cl IV.

de le proclamer afin de constituer un {Touvernenienl en dehors des bonapartistes ; avec ce {gouvernement on aurait la paix, Tindépendance du territoire; on pourrait faire une constitution, rétablir Taulorité politique dont Tabsence fatiguait le pays ; on pouvait choisir le duc d'Orléans, le roi de Saxe, un Brunswick, comme les Anglais après ^G88, et obtenir enfin le repos dont les esprits étaient avides'. »

D'après les inspirations deFouché, M. Dupin, un peu antipathique à tout pouvoir fort et dessiné, prit l'initiative contre les bonapartistes à la Chambre des représentants. Il vint à la tribune pour demander : « que la Chambre acceptât l'abdication pure et simple de l'Empereur. On devait se déclarer assemblée nationale; des députés partiraient pour stipuler au quartier général des alliés les droits nationaux; une commission executive de gouvernement, nommée par les deux chambres, rédigerait une constitution (toujours une constitution !), et ses bases formeraient les conditions auxquelles le trône serait donné au prince choisi par le peuple. » Par cette proposition de M. Dupin, l'échafaudage de Napoléon II était renversé; on pourrait offrir cette couronne au plus digne, au plus patriote ; c'était une levée de boucliers contre l'hérédité des Bonaparte. Peut-être déjà M. Dupin avait-il la pensée d'une révolution de ^088; en attendant, il se contentait de détruire un gouvernement , puis reconstruirait qui pourrait avec ces ruines! Le représentant Scipion Mourgues modifia et étendit la proposition de M. Dupin : « les représentants n'étaient pas seulement une assemblée nationale, mais

' Je me sui< trouvé quelque temps en naître parfaitement le caractère et les in-, rapport avec M. de Fabri, le spirituel chef tentions de l'homme politique, de cabinet de Fouché ; je lui dois de cou-

OPINION DES Ulvl'RÉSEISÏANTS (jllN 1815). 205

une chambre constituante'. » Il proposait en outre : « (le désigner le maréchal Macdonald comme généralissime des armées de terre et de mer; M. deLafayette, général en chef de la garde nationale, avec le maréchal Oudinot comme adjoint. Une commission formée de cinq membres devait prendre le gouvernement du pays.» Ainsi, après un long détour qui embrassait le Consulat etTEmpire, on en revenait aux cinq directeurs; Napoléon, jeune et fort, avait fait le ^8 brumaire contre le Directoire; maintenant, le nouveau Directoire allait se venger de Napoléon, accablé et vieilli ; on faisait un pas en arrière de dix-sept ans.

Les impérialistes et les jacobins purs virent la portée du mouvement et sa tendance vers la branche cadette des ïiourbons; on savait les ramifications qu'avait ce parti même dans Tarmée, travaillée à ce point que le maréchal Soult écrivait à Napoléon, par le général Dejean : « Le nom de M. leducd'Orléansestdanstoutesles bouches des généraux en chef ^ . » Cette assemblée qui déclarait le trône vacant n'indiquait-elle pas le dessein de nommer un roi?Or, les jacobinspurs, qui voulaient la république, se hâtèrent de prendre leurs précautions pour comprimer cette idée dans son développement. Le représentant Garreau, avec une sorte d'affectation maligne, lut à haute voix l'article G7 de TActe additionnel, qui excluait du trône tous les Bourbons, sans distinguer la branche aînée de la branche cadette.

Le parti bonapartiste, par l'organe de M. Regnauld

' Séance du 22 juin 1815. de venir lui en rendre compte directement,

- Le maréciial Soult ajoute dans sa dé- ainsi que des renseignenienls qu'il a repêche : « Cela m'a paru d'une trop grande cueillis.»

Importance pour difTérer d'en instruire Vo. (Dépêche du 22 juin )

tre Majesté; aussi j'ai prié le général Dejean

(tlo Saint-Jean-(l"Anj>ély), combaUil avec vijjucur la proposition de M. Diipiii qui appelait la conslilulioii d'un gouvernement provisoire : « Je soutiens qu'où ne peut changer la nature même des pouvoirs de la Chambre. Rej)résentants du peuple, continua M. Ilegnauld, il n'y a qu'un moment vous aviez à votre tète un homme que vous avez proclamé grand ; cet homme, la postérité le jugera. Il était revêtu par le peuple du pouvoir souverain, il vient d'en faire la remise sans réserve, sans condition personnelle... Je pense que la Chambre à son égard doit se rendre l'interprète des sentiments qui lui sont dus, et que lui conservera la nation. Peut-être même est-ce ici le moment de vous révéler ce qui s'est passé dans h sein de son cabinet. Hier, quand je l'ai abordé, je lui ai déclaré que rien n'égalait la fidélité que je lui avais jurée, mais que, répondant à sa confiance, je devais lui dire qu'il ne pouvait plus défendre 1 indépendance et les droits de la nation; je lui ai répété que, comme ministre, je mourrais autour de son trône pour le défendre, mais que, comme représentant du peuple, et plein des devoirs que ce titre m'impose, je devais à ma patrie de lui tenir le langage impérieusement commandé par le salut de l'État. 11 m'appartient donc, après avoir rempli le devoir de rhomme d'Etat, de remplir celui que mon cœur m'impose. Je demande l'ordre du jour sur les propositions qui vous sont faites; je demande que la journée ne se passe pas sans que le conseil exécutif soit nommé, et je demande que le bureau soit chargé de se rendre auprès de l'Empereur pour lui exprimer la reconnaissance du peuple français pour le sacrifice qu'il a jugé nécessaire de faire à l'indépendance nationale. »

M. Regnault fut écouté avec froideur; les idées, les sympathies n'étaient plus pour Napoléon. Cepen-

LA r,llAMDRE DES llEPRÉSExNTANTS (22 JUIN >l 8^5). 265

(lant on ne voulut pas enlever tout espoir au parti bonaj)arlislo ; on ne vota qu'un fragment de la proposition de M. Dupin. Les députés ne s'arrêtèrent qu'à un point, le seul au reste qui fût important pour Fouclié : ce fut l'institution d'une commission de gouvernement composée de cinq membres, deux pris dans la Chambre des pairs, trois parmi les représentants. A cette espèce de Directoire furent confiés tous les pouvoirs, les droits de paix et de guerre, et la faculté surtout de traiter avec les puissances alliées. C'était un ménagement de Fouclié, un de ces provisoires qu'il aimait tant : la Chand)re, en s' abstenant de proclamer sa souveraineté exclusive , n'absorbait pas tous les pouvoirs ' ; elle respectait la Chambre des pairs; si elle s'était déclarée constituante, elle eût été Chambre unique. Sans briser la pairie , on se contenta de la placer dans une position inférieure; les représentants dominaient tout, les pairs n'étaient qu'un pouvoir secondaire, en minorité même dans la commission de gouvernement. C'est ce qui arrive toujours dans les constitutions tumultueuses qui viennent des révolutions : le désordre devient la règle ; la stabilité, l'exception; la pairie n'est souvent alors qu'un rouage importun, qui blesse le principe pur de la souveraineté populaire, et qu'on voudrait briser à chaque opposition.

Cette résolution politique fut couronnée par un de ces décrets fastueux de patriotisme , qui marquent l'incandescence des idées : les représentants déclaraient « la guerre nationale ; tous les Français étaient appelés à la défense de la patrie , tous les militaires devaient rejoindre leurs drapeaux, les gardes nationaux leurs

1 Séance du 52 juin I3i5.

266 LES CEiNT JOURS.

couleurs* ». Maj^nifiques paroles snns doute, beau programme de patriotisme ; mais la Chambre était-elle cq harmonie avec Tesprit du pays ? Le découragement iVavait-il pas saisi toutes les âmes ? On voulait en finir en France avec Tanarcbic des idées et le désordre du [)ouvoir; on eût compris la dictature de Bonaparte, parce qu'elle offrait un centre d'action ; mais ce gouvernement d'une assemblée , c'était la ruine de toute idée forte, vraie, vigoureuse.

La seule opération qui présenta un résultat politique important, ce fut le choix de la commission provisoire. Carnot réunit les suffrages des jacobins et des inq)érialistes ' ; Fouché, ceux des patriotes , des orléanistes, du petit nombre de bourboniens et des députés qui votaient avec le gouvernement; le général Grenier eut à | ou près les mêmes suffrages ; le maréchal Macdonald et le général Lafayette obtinrent le choix des anti-impérialistes et des patriotes. Les membres définitifs de la commission furent donc Carnot, Fouché et Grenier; le scrutin eut lieu à minuit, sans désemparer, connne si ce drame avait besoin des ténèbres et de F agitation d'une nuit sans sommeil ; vive et grande préoccupation pour

' M Art. t<-'. La piierre est déclarée na- fortes ou des divisions de réserve. »

tionale. En conséquence , tous les Français * Le nombre des votants fut de 511;

en état de porter les armes sont appelés à majorité absolue, 256.

la défense de la patrie. Au pi'emier lour de scrutin , Carnot

2. «< La Chambre dos représeniants dé- réunit iii voix ; Fouché, 293 ; le général clare que tout militaire de terre ou de mer, Grenier, 204 ; le maréchal Macdonald, i37 ; quelque soit son urade, qui n'aurait pas le général Lafayette, )42; Flaugergues, rejoint, ou qui aurait abandonné son dra- 46; Lambrecbts, 3ï.

peau ou son pavillon, sera tenu de les re- Le second scrutin donna au général

joindre sans délai, sous peine d'infamie, et Grenier 350 suffrages.

d'être puni suivant la rigueur des lois Carnot , Fouché et Grenier furent pro-

3. ■< la disposition de l'art. 7 est appli- clamés membres de la commission degoucable aux officiers et soldats de la garde vernement.

nationale formant les garnisons des places

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