partie de la maison militaire du roi qui a et l'offre de ses services
suivi Monsieur au-delà de la frontière ou « M. le baron Capelle, préfet du dépar-
qui, depuis, a pu rejoindre Sa Majesté. On tement de l'Ain, et M. de Vaublanc, grand-
y a réuni les volontaires dont le courage et officier de la Légion d'honneur et préfet
l'exemplaire fidélité sont un objet de déri- delà Moselle, sont aussi dans celle vile
sion pour les journalistes de Bonaparte et depuis quelques jours, et ont eu l'honneur
de respect pour quiconque n'a point abjuré d'obtenir une audience particulière de Sa
tout sentiment de patriotisme et d'hon- Majesié.
neur. » « parmi les étrangers distingués qui sont
25 avril. dernièrement arrivés, se trouve le comU;
u M, le général comlft ^(f Beurnonville, d'Aglié, envoyé extraordinaire et ministre
44 LES CExNT JOURS.
étroites répugnances que les petits esprits apportent dans les opinions les plus sérieuses. Ainsi, les partis existaient à la cour de Gand dans les mêmes conditions qu'aux Tuileries en 18^4; il y avait des nuances, des oppositions d'hommes, et des intrigues même d'une grande persévérance, comme si le pouvoir réel était en eux et si le roi régnait aux Tuileries. C/est là une des faiblesses et des puérilités du parti royaliste, et généralement de toute restauration.
Dans cette agitation des esprits, rinqwrtant ])()ur Louis XVlll était de connaître rattitude que prendraient les cours de l'Europe vis-a-vis de lui, pauvre exilé ; il sa- Aait que personnellement il n'était pas aimé des souverains; il les avait blessés })arsa fierté même dans le malheur; il se rappelait combien dans l'exil les cours avaient pris de précautions et de ménagements en accréditant auprès de lui quelques agents secrets, afin de ne pas se brouiller avec les gouvernements de fait qui s'étaient succédé en France. A Gand, Louis XVllI craignit d'éprouver le même abandon , de rencontrer les mêmes susceptibilités. Le considérerait-on toujours comme roi de France? Placerait-on, par conséquent, auprès de sa perde Sa Majesté sarde prés la cour de Lon- Son Altesse Royale à son départ de celle drcs. On annonce comme très prochaine ville, est arrivé à Gand le '^4 ; après avoir l'arrivée de M. le baron de Vincent et de eu une audience de Sa Majesté Très Cliré- M. le comte de Goiiz, le premier ministre tienne, il a reçu des ordres du ministre de d'Autriche et le second ministre de Prusse la guerre pour se rendre immédiatement a près Sa Majesté Très Chrétienne » Bruxelles. »
9 mai. 31 mai i8i5.
•< Le roi de France a eu, dimanche der- « Madame, duchesse d'Augoulême, est nier, un entrelien avec le duc de Welling- arrivée dimanche malin dans cette viMe. ton, qui était venu passer quelques heu- L'entrevue de l'auguste fille de Louis \M rcs dans cette ville » avec le roi son oncle a vivement touclio
"M. le maréchal-de-camp Donnadieu, ceux qui en ont été témoins, comme elle a qui a eu l'honneur d'être employé auprès été, pour toute cette illustre famille, l'ocde S. A. II. raadiime la duchesse d'Angou- casion des émotions à la fois les plus doulême dans les derniers moments de son ces et les plus pénibles. » séjour à Bordeaux, et qui a accompagné