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LES TRAITÉS DE

comme ils rentendraient en face d'une nation forte et frémissante qu'on insultait dans ses traditions, dans son lionneur et dans son influence en Europe. L'étranger commençait à être odieux à tous, les Vendéens comme les soldats de l'armée de la Loire demandaient à courir contrôles Prussiens, les Autrichiens et les Anglais.

Enfin, le traité de Paris fut signé, il modifiait la convention de 1844 sur plusieurs points ; il reposait sur la triple hase d'une indemnité pécuniaire, d'une rectification territoriale et de grandes précautions pour Tavenir. Le plus fatal résultat de cet acte fut cette occupation militaire qui jetait la France en dehors de toute alliance et de toutes relations politiques; l'Europe nous gardait, elle avait garnison dans les places fortes que Louis XIV avait conquises, elle vivaità notre solde. Aussi quelle noble joie n'eut pas le duc de Richelieu, lorsqu'à Aix-la-Chapelle il secoua cette occupation de l'étranger; quand il put ap-

rcenl délerminé par les commissaires que l'Ouest par celui de la Versoix et par une

l'on chargera de la délimilation prochaine, ligne qui renferme les communes de Col-

'io A partir de ren\boucliure de la Laulcr, lex-Bossy et Meyrin, en laissant la com-

le long dos déparlements du Bas Rhin, du mune de Ferney à la France, sera cédée à

Haut-Uhin, du Doub> et du Jura, jusqu'au la Confédération helvétique pour être réu-

caoton de Vaux, les frontières resteront nie au canton de Genève. La ligne des

comme elles ont été fixées par le traité de douanes françaises sera placée à l'Ouest du

Paris. Le thalweg du P.hin formera la dé- Jura, de manière que tout le pays de Ges

marcaiioii entre la France et les états de se trouve hors de cette ligne. 4° Des fron-

l'Allemagne ; mais la propriété des îles, lières du canton de Genève jusqu'à la Mé-

ti;lle qu'elle sera fixée à la suite d'une nou- diterranée, la ligne de démarcation sera celle

velle reconnaissance du cours de ce fleuve, qui, en i790, séparait la France de la Savoie

restera immuable , quelques changements et du canton de Nice Les rapports que le

que subisse ce cours par la suite du temps, traité de Paris de I8i4 avait rétablis entre la

La moitié du pont entre Strasbourg etKehl France et la principauté de Monaco, cesse-

apparliendra à la France, et l'autre moitié ronl à perpétuité entre celle principauté et

au grand-duché de lîade. 3° Pour établir S. M. le roi de Sardaigne. 5» Tous les lerri-

une communication directe entre le canton loires et districts enclavés dans les limites

de Genève et la Suisse, la partie du pays de du territoire français, telles qu'elles onl été

Gex bornée â l'Est par le lac Léman , au déterminées par le présent article, resle-

Midi par le territoire du canton de Genève, ront réunis à la France. » au Mord par celui du canton de Vaux , à

poser sa signature à la hauteur de toutes les puissances de r Europe ; il fallut trois ans de peines et d'efforts pour réparer quelques-unes des funestes conséquences de Tépoque des Cent Jours * ; la France reprit alors sa grande place parmi les peuples comme nation de 50 millions d'hommes agglomérés, assise sur deux mers, avec un triple rang de forteresses , une armée qui se recrute à volonté, une administration qui agit comme un seul homme, des finances qui versent sanseffort un revenu de plus d'un milliard. Une telle nation doit toujours avoir sa haute place marquée dans le mouvement européen , il peut y avoir des éclipses passagères, mais la force, en définitive, reste toujours la force !

1 J'aime à le dire, le duc de Richelieu traité. J'avais juré de ne pas le faire, et je

pouvait s'enorgueillir d'avoir délivré le l'avais dit au roi. Ce malheureux prince na'a

territoire : Alexandre, à Aix-la-Chapelle, conjuré, en fondant en larmes, de ne pas

se conTia dans sa seule parole d'honneur, l'abandonner, et de ce moment je n'ai plus

En 1815, le duc de Uichelieu avait éprouvé hésité. J'ai la confiance de croire que sur

de poignantes douleun. Je ne sache rien ce point personne n'aurait fait mieux que

de plus beau que la lettre écrite par le duc moi ; et la France, expirante sous le poids

de Richelieu, le soir même de la signature qui l'accable , réclamait impérieusement

des traités de Paris ; j'ai eu l'original dans une prompte délivrance ; elle commencera

les mains. dès demain, au moins à ce qu'on m'assure.

Ce 21 novembre 1815. et s'opérera successivement et promple-

« Tout est consommé; j'ai apposé hier, ment.»

plus mort que vif, mon nom à ce fatal Richelieu.

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