‹ Les cent meilleurs poemes (lyriques) de la langue françaiseChapitre 15 sur 49 · IfwocaHon · texte numérisé non relu

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O DOUCE Volupté, sans qui, dès notre enfance, Le vivre et le mourir nous deviendraient égaux ; Aimant universel de tous les animaux, Que tu sais attirer avecque violence !

Par toi tout se meut ici-bas.

C'est pour toi, c'est pour tes appas.

Que nous courons après la peine :

Il n'est soldat, ni capitaine, Ni ministre d'Éut, ni prince, ni sujet.

Qui ne t'ait pour unique objet.

Nous autres nourrissons, si, pour fruit de nos veilles, Un bruit délicieux ne charmait nos oreilles. Si nous ne nous sentions chatouillés de ce son,

Ferions-nous un mot de chanson ?

Ce qu'on appelle gloire en termes magnifiques, Ce qui servait de prix dans les jeux olympiques, N'est que toi proprement, divine Volupté. Et le plaisir des sens o'est-il de rien compté ?

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