‹ Les cent nouvelles nouvelles publiéesChapitre 129 sur 156 · ES LE ES A nt re à · texte numérisé non relu

ES LE ES A nt re à

ose et presume ce present petit œuvre a vostre

requeste et advertissement portant et retenant fondée en assez apparente verité la date

ose ce present petit œuvre a vostre commande-

ment et advertissement retenant toujours fondée convenablement pas de date

et de fait avoit

pour a la quelle chose

et tant que pou

et aultres tels passetemps ne feissent

Et pour y baïller

ne restait mais

que tantost que

a chef de peche

bien de se tenir

Si elle

en faire semblant en paroles pas cheminé

tartres et ypocras

grand desroy

le guet y devoit

s’elle ne fut pas tres doulcement receue Je passe en bref

qu'ilz ne firent

d’entre ceulx qui n’avoient lequel le beau souper souvent et largement

que redittes

Et pour trousser le compte court tres glorieux estat

veez ci ja retourné de son voyage bon mary son [un blanc]

et bien l’entendirent

et congneurent

Elle fut tant fort enserrée Le bon bourgoys

tout asseuré

a haste

qu’on ne puisse

l'avoit retenu

de vins et grandes viandes or l’appelle

le baptise

Hal dist il

et la avoit

pour laquelle chose

et tant que peu

et aultres passetemps

ne se feissent

Pour y bailler

ne restait plus

tantost que

a chief de pechie

bien de soy tenir

Celle

ne maniere en paroles

pas encore cheminé tartres, ypocras

grand droit

y devoit le guet

qu’elle fut doulcement receue.

Je m’en passe

qu'ils firent

d’auculnes choses qu’ils n’avoient lequel beau souper largement et souvent

que reditte

Et pour faire le conte brief tres gracieux estat

veecy bon mary, etc.

son parain

et tres bien.

et recogneurent

La gouge fut tant fort effrayée Mais le bon bourgoys

tant asseuré

en haste

qu’on ne peult

l’avoit retenu si longuement de vins et de...

or l’appella

le baptisa

Ha ha! dist il

se tire

penitence en silence

dont il ne se contentoit pas mais Il ne fut pas le maistre lors au fort le contenta

que luy monstrat

du visage

de ceste sa femme

si tres bien ressembler le cul que c’est elle

Elle fut

et il se tire arriere

pourra veoir

du demeurant du souper L’eure vint

ceruse

content

tenant le hoc

pour deviser

vistement

ne fist

viendroit

qu’elle devoit tenir

hurte a l’huys

qui est ce la

seans

Et adonc

de se courroucer

qu’il doit

menace sa femme

pour abaisser

sa volunté

le cueur tres fort chargé reproucha

et recreant courage d’homme pour son excuse

touchant

de la taverne et des estuves accointance ensemble meiser

a chef de sa meditacion plorant, ses genoulz tout en bas tres chere compaigne

je vous requier et prie

ostez de vostre cœur tout courroux faisoit bonne chere

vous avoir suspessonée

et c’est icy

se tira

penitence et silence

dont le compaignon ne s’en contentoit pas trop mais il ne fut pas maistre pour lors fut fait de quoy assez se contenta que luy monstrat

le visage

de ceste femme

si bien ressembler au cul

que ce seroit elle

Mais elle fut

adonc se tira arriere

pourroit veoir

du souper

Puis l’eure vint

serreure

contraint

tenans le hoc

par devises

incontinent

puis ne fist

venoit

qu’elle avoit a tenir

hurte

qui esse la

ceans

adonc

de soy courroucer

qu’il doyve

menaça sa bonne femme

pour apaiser

sa pensée

le cueur chargié tres fort reprouchoit

et recreu courage

pour s0yÿ excuser

qui touchoit plus

de la taverne

accointance

penser

a chef de sa pensee ou meditation ployant ses genoulx

chere compaigne

je vous prie

ostez vostre cœur de tous ces courroux faisoit bien bonne chere

vous ay souspesconné

et cestuy ci

G. V si aspry si aspre n’en parlez plus n’en parlons plus picca trop dicte ja pieca que trop dicte marrye et enragée de ceste suspicion marrye et presque enragee de ceste parfecte contrition suspection cessa son dire cessa son parler et pardonna et luy pardonna seremens sermons a celuy qui tant que celuy qui tant sans ce que sans que

Le texte de Vérard ayant été reproduit très fidèlement par Le Roux de Lincy, il sera possible au lecteur de poursuivre cette confrontation des deux textes que nous avons faite jusqu’au bout, maïs dont la matière nous entraînerait trop loin.

Une remarque essentielle domine cette confrontation. Un texte commun a été sous les yeux du transcripteur du manuscrit de Glasgow et du correcteur de Vérard.

Faut-il penser que nous ayons affaire à deux rédactions ? Je ne le crois pas, en dépit des apparences. Car un texte aussi vivant, aussi accessible que Île récit de nos contes a pu être interprété par le correcteur de Vérard. Des hommes intelligents travaillaient dans son offcine. On en a un exemple dans l’emploi de Le Queux pour l'édition du Yardin de Plaisance. Vérard était un éditeur averti, plein de goût, dominé par le souci des affaires. Le correcteur de Vérard me paraît avoir rajeuni la langue des contes, interprété ou refait certaines phrases ; nous en avons eu maintes preuves. À une certaine rubrique il lut A. de Lan (pour de Loan, inconnu de lui). Il a transcrit du lau, et il lui a donné son titre correct historique, sénéchal de Guyenne, personnage qui n’a rien à voir avec l’équipe des conteurs. Je pense qu'il a pu agir ainsi pour bien des mots, et certaines phrases de nos contes. Pour ma part, je lui en sais gré. Et quand, dans la transcription que j’ai faite du manuscrit de Glasgow, le correcteur de Vérard m'a permis de corriger une lecture du scribe du manuscrit de Glasgow, je ne me suis pas fait scrupule de lui prendre des interprétations heureuses. On trouvera entre crochets ces corrections.

Mais je n’ai pas cru devoir user des deux textes, des deux versions, pour établir un texte critique où vraiment j'aurais eu trop le sentiment de devenir à mon tour un rédacteur des Cent Nouvelles nouvelles. J’ai reproduit le texte du manuscrit de Glasgow pour les raisons que j'ai données, et je ne me suis servi du texte de Vérard que pour corriger, quand cela était évident, le texte du manuscrit de Glasgow.

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