ES LE ES A nt re à
ose et presume ce present petit œuvre a vostre
requeste et advertissement portant et retenant fondée en assez apparente verité la date
ose ce present petit œuvre a vostre commande-
ment et advertissement retenant toujours fondée convenablement pas de date
et de fait avoit
pour a la quelle chose
et tant que pou
et aultres tels passetemps ne feissent
Et pour y baïller
ne restait mais
que tantost que
a chef de peche
bien de se tenir
Si elle
en faire semblant en paroles pas cheminé
tartres et ypocras
grand desroy
le guet y devoit
s’elle ne fut pas tres doulcement receue Je passe en bref
qu'ilz ne firent
d’entre ceulx qui n’avoient lequel le beau souper souvent et largement
que redittes
Et pour trousser le compte court tres glorieux estat
veez ci ja retourné de son voyage bon mary son [un blanc]
et bien l’entendirent
et congneurent
Elle fut tant fort enserrée Le bon bourgoys
tout asseuré
a haste
qu’on ne puisse
l'avoit retenu
de vins et grandes viandes or l’appelle
le baptise
Hal dist il
et la avoit
pour laquelle chose
et tant que peu
et aultres passetemps
ne se feissent
Pour y bailler
ne restait plus
tantost que
a chief de pechie
bien de soy tenir
Celle
ne maniere en paroles
pas encore cheminé tartres, ypocras
grand droit
y devoit le guet
qu’elle fut doulcement receue.
Je m’en passe
qu'ils firent
d’auculnes choses qu’ils n’avoient lequel beau souper largement et souvent
que reditte
Et pour faire le conte brief tres gracieux estat
veecy bon mary, etc.
son parain
et tres bien.
et recogneurent
La gouge fut tant fort effrayée Mais le bon bourgoys
tant asseuré
en haste
qu’on ne peult
l’avoit retenu si longuement de vins et de...
or l’appella
le baptisa
Ha ha! dist il
se tire
penitence en silence
dont il ne se contentoit pas mais Il ne fut pas le maistre lors au fort le contenta
que luy monstrat
du visage
de ceste sa femme
si tres bien ressembler le cul que c’est elle
Elle fut
et il se tire arriere
pourra veoir
du demeurant du souper L’eure vint
ceruse
content
tenant le hoc
pour deviser
vistement
ne fist
viendroit
qu’elle devoit tenir
hurte a l’huys
qui est ce la
seans
Et adonc
de se courroucer
qu’il doit
menace sa femme
pour abaisser
sa volunté
le cueur tres fort chargé reproucha
et recreant courage d’homme pour son excuse
touchant
de la taverne et des estuves accointance ensemble meiser
a chef de sa meditacion plorant, ses genoulz tout en bas tres chere compaigne
je vous requier et prie
ostez de vostre cœur tout courroux faisoit bonne chere
vous avoir suspessonée
et c’est icy
se tira
penitence et silence
dont le compaignon ne s’en contentoit pas trop mais il ne fut pas maistre pour lors fut fait de quoy assez se contenta que luy monstrat
le visage
de ceste femme
si bien ressembler au cul
que ce seroit elle
Mais elle fut
adonc se tira arriere
pourroit veoir
du souper
Puis l’eure vint
serreure
contraint
tenans le hoc
par devises
incontinent
puis ne fist
venoit
qu’elle avoit a tenir
hurte
qui esse la
ceans
adonc
de soy courroucer
qu’il doyve
menaça sa bonne femme
pour apaiser
sa pensée
le cueur chargié tres fort reprouchoit
et recreu courage
pour s0yÿ excuser
qui touchoit plus
de la taverne
accointance
penser
a chef de sa pensee ou meditation ployant ses genoulx
chere compaigne
je vous prie
ostez vostre cœur de tous ces courroux faisoit bien bonne chere
vous ay souspesconné
et cestuy ci
G. V si aspry si aspre n’en parlez plus n’en parlons plus picca trop dicte ja pieca que trop dicte marrye et enragée de ceste suspicion marrye et presque enragee de ceste parfecte contrition suspection cessa son dire cessa son parler et pardonna et luy pardonna seremens sermons a celuy qui tant que celuy qui tant sans ce que sans que
Le texte de Vérard ayant été reproduit très fidèlement par Le Roux de Lincy, il sera possible au lecteur de poursuivre cette confrontation des deux textes que nous avons faite jusqu’au bout, maïs dont la matière nous entraînerait trop loin.
Une remarque essentielle domine cette confrontation. Un texte commun a été sous les yeux du transcripteur du manuscrit de Glasgow et du correcteur de Vérard.
Faut-il penser que nous ayons affaire à deux rédactions ? Je ne le crois pas, en dépit des apparences. Car un texte aussi vivant, aussi accessible que Île récit de nos contes a pu être interprété par le correcteur de Vérard. Des hommes intelligents travaillaient dans son offcine. On en a un exemple dans l’emploi de Le Queux pour l'édition du Yardin de Plaisance. Vérard était un éditeur averti, plein de goût, dominé par le souci des affaires. Le correcteur de Vérard me paraît avoir rajeuni la langue des contes, interprété ou refait certaines phrases ; nous en avons eu maintes preuves. À une certaine rubrique il lut A. de Lan (pour de Loan, inconnu de lui). Il a transcrit du lau, et il lui a donné son titre correct historique, sénéchal de Guyenne, personnage qui n’a rien à voir avec l’équipe des conteurs. Je pense qu'il a pu agir ainsi pour bien des mots, et certaines phrases de nos contes. Pour ma part, je lui en sais gré. Et quand, dans la transcription que j’ai faite du manuscrit de Glasgow, le correcteur de Vérard m'a permis de corriger une lecture du scribe du manuscrit de Glasgow, je ne me suis pas fait scrupule de lui prendre des interprétations heureuses. On trouvera entre crochets ces corrections.
Mais je n’ai pas cru devoir user des deux textes, des deux versions, pour établir un texte critique où vraiment j'aurais eu trop le sentiment de devenir à mon tour un rédacteur des Cent Nouvelles nouvelles. J’ai reproduit le texte du manuscrit de Glasgow pour les raisons que j'ai données, et je ne me suis servi du texte de Vérard que pour corriger, quand cela était évident, le texte du manuscrit de Glasgow.