‹ Les cent nouvelles nouvelles publiéesChapitre 132 sur 156 · GUERIR · texte numérisé non relu

GUERIR

AVERTIN, P. 216, vertige.

ANIRONNER, p. 218, environné, entouré.

AVOLENTER (s’), p. 215, vouloir.

AVOYÉ, p. 129, en train.

AYs PERCÉ du retraict, p. 204, le siège de bois du cabinet d’aisance percé d’un trou.

BAÉE (gueulle), p. 240, place publique, au figuré.

BACULER, p. 200, bâtonner.

BAGUER, p. 195, pourvoir d’un trousseau ; p. 217, faire des cadeaux.

BAGUES, p. 19, bagages, biens ; « trousser les bagues », faire ses paquets.

BAILLE, p. 94, lieu fermé de palissades, première défense d’une ville. Dit plaisamment d’une femme et de son sexe.

BAILLER, p. 38, donner ; baïller belle ; baïller jour, donner un rendez-vous, p. 38.

BALME, p. 248, baume, au figuré des merveilles.

BALOCHOIT, p. 225, se balançait.

BALOCHOUERE, p. 225, balançoire.

BALOIrZ, p. 262, balais, « Elle fist balaiz coure partout. » Elle fit nettoyer avec soin.

Banc (petit), le siège des accusés.

BANCQ, p. 243, « sans aller sur le bancq », aller au cabaret. Dans le nord de la France

le mot désigne à la fois la taverne et l'Hôtel de Ville.

BANCQUIERS, p. 107, coussins, housses pour mettre sur les bancs. Le mot se rencontre dans les inventaires mobiliers rédigés dans le nord de la France.

BANDON (a), à abandon, p. 194, à discrétion.

BANG, banq, p. 34, la table de bois, p. 229 ; l’établi de l’orfèvre.

BANQUET (mettre le beau) sur la table, p. 94. C'était le service et aussi le repas. «Bancqueter », manger.

BAPTISEMENT, p. 200, baptême.

BAPTISER, p. 16, donner à quelqu'un des noms injurieux.

BARBAIER, p. 245, faire la barbe.

BARBE du devant, p. 45, les poils.

BARGUIGNER, p. 213, marchander: « Et quiconque la barguignoit il l’avoit aussi bien a créance que a argent sec. »

BARRES, « comment il avoit prins le galant a ses barres », à son piège.

BAS, p. 215, parties naturelles de la femme.

BAS INSTRUMENTS, p. 245, parties naturelles.

BASSES FOURCHES, p. 77, entre-jambes.

BASSET (en), p. 85, à voix basse.

BASTON (savoir le tour de son), p. 46, se dit d’un esprit ingénieux.

BASTON, p. 53, membre viril ; « le baston de quoy on plante les hommes », p. 210.

BATAILLE (présenter la), p. 70, attaquer une femme. — (venue à la —), se dit d’une

femme ; « attendre la bataille », p. 92.

BATERIE, p. 126, action de battre.

BATURE, p. 97, action d’être battu.

BAUDEMENT, p. 232, hardiment.

Bec, p. 59, bouche ; « jouer bien du bec », faire des discours captieux. Il y a une allusion au « bon bec » de Paris, déjà célébré par Villon. Voir « enlangagé à l’advenant et suivant le terrouer ».

BEC EN L'EAU (tenir le), p. 17, tenir en suspens, v. Godefroy, t. VIIL, p. 310 : « On ne s'estoit point moqué de luy ne luy ayant

point tenu le bec en l’eau » (G. Bouchet, Serées, I, fol. 420). Cotgrave donne la

bonne explication : « Prov. To hold in sus-.

pence ; to put off with duliences, or delays. » Le bec de la porte, c’est l’ouverture.

BEDON, p. 213, instrument de musique. — Ce mot est employé pour désigner Îes parties naturelles de la femme.

BÉE, p. 81, attente ; « payer la bée », p. 222, attendre.

BEGNIN, p. 253, doux.

BELLES, p. 112, «trouver en belles », trouver de bonne humeur.

BENEISSON, p. 237, bénédiction.

BENOISTIER, p. 142, bénitier.

BESOIGNE, p. 97, « mieulx taillé de faire la besoigne que son mari ». Voir dans le même sens l’équivoque sur EUVRE, p. 97, et OUVRIER.

BESOIGNER, p. 96, travailler ; « besoignes de nuit », faire l’amour. Voir l’équivoque « mettre la main à la besogne ».

BESTE, p. 64, « le mestier de la beste à deux dos », l’amour. — La « beste crestiane », une femme.

BEURRE, p. 24. Prov. : « Ravoir beurre pour œufs », être payé de retour.

BIENVIENGNER, p. 202, souhaiter la bienvenue.

BicoT (maudit), p. 51, l’ermite. BIGOTERIE, p. 128, piété.

BrnËs (de mauvais), p. 75, biais.

BLANC, p. 84, monnaie sans valeur ; priser un blanc, ne pas estimer.

BLANCS MOYNES, p. 51, dominicains.

BLASONNER, p. 16, critiquer, décrier. « Vous blasonnez très bien mes armes », p. 107, vous me couvrez de honte.

BLEU, p. 207, « Craindroit très fort estre du rang des bleuz vestuz, qu’on appelle communément nos amis. » La couleur jaune les désigne plus généralement.

BoEsTE aux caillouz, p. 248, prison.

Bon, avec le sens de benet, simple ; « bon mary », P. 16.

BONHOMME, dans un sens défavorable. Littré a cité une lettre de rémission du xv® siècle où bonhomme doit s'entendre de cocu.

Bones (de), locution toute faite, joyeusement.

BonT (bailler le), p. 130. Equivoque sur un terme emprunté au vocabulaire des joueurs de paume. Cf. François Villon, p. 84 n.

BOSQUET, p. 210, petit bois.

Bosses, p. 166 [V. BoCES], les bubons de la peste.

BoucHE (faire la petite), p. 118; tenir bonne —, p. 131, ne pas parler.

BoucHon (à), la bouche contre terre. « Fut à bouchons couché et son derrière descouvert », p. 20.

Bouz, p. 125, bouleau.

BouURDELOIS (le roi de), souverain des mauvais lieux à Metz. Un autre était le roi des Ribauds, à Cambrai.

BOURDES, p. 62, mensonges.

BouRDON, p. 52, membre viril ; « bourdon joustouer », p. 232.

BourGois (les), p. 253, désignant des rustres.

BoURSER, p. 51, s’arrondir comme une bourse pleine.

BourT, de bout en bout, du commencement jusqu’à la fin.

BouT (mise sur le bon), p. 202, en bonne disposition.

BOUTER (se), p. 16, se mettre ; bout (sur), p. 84, sur pied.

Boys, p. 237, buis de la pâque.

Bras (en avoir tout au long du), p. 212 :

nous disons en avoir plein les bras.

BRASSÉE (faire une —), p. 174, prendre dans ses bras, embrasser.

BRAYES, p. 158, culotte.

BREFMENT, p. 155, brièvement.

BREFTÉ, p. 177, brièveté.

BREVET, p. 123, résumé, petit livre.

BRICHOUART, p. 192, membre viril.

BRIGADE, p. 34, compagnie Joyeuse.

BROCHES, p. 19, hémorroïdes.

BROUET, p. 173, soupe à la viande.

BROUILLER vostre parchemin, p. 73, plaisanterie d’un clerc à sa maitresse. Faire une tache sur votre peau.

BROUILLER, p. 218, avoir le ventre embarrassé.

BROUILLERIES, p. 188, affaires troubles.

BRUYT, p. 19, renommée, triomphe. « Mettre en bruyt », p. 48, publié; « bruyant », p. 201, renommé.

BUCQUER, p. 235, frapper. Forme du Nord de la France.

BUÉE (faire la), p. 143, la lessive.

BUFFE, p. 179, soufflet. Voir TORCHER.

BUFFET, p. 216, sorte de dressoir sur lequel on disposait la vaisselle et les tasses de

prix.

BULETEAU, p. 57, blutoir.

BURAY, p. 33, je boirai.

BUREAU de gris, p. 151, drap ordinaire.

BUSSON, p. 44, buisson.

BUTIN (tout à), p. 102, tout en partage, sui-

vant le cri des soldats.

BUVRAGES, p. 218, breuvages.

BYHËs, p. 116. Voir BIHËS.

CAIGNE (orde), p. 93, vilaine chienne.

CALONGER, p. 212, demander en justice,

réclamer.

CAMUS, p. 190, désappointé. Nous disons

faire un nez.

CANONIQUE VÉRITÉ, p. 159. Est bien expli-

qué avec le sens d’authentique par Cotgrave.

CAPITULÉ, p. 114, chapitré.

CAQUETER, p. 94, parler.

CaR, dans le sens de parce que.

Cas, se dit de toute affaire; « son cas », p. 139, son histoire.

CASIER, p. 207, garde-manger.

CASSE, p. 49, cassé.

CASTILLE, p. 73, querelle ; le mot se rencontre dans une lettre de rémission, de 1478, citée par Godefroy.

CAUTELLES, p. 49, ruses.

CE, graphie de se.

CEANS, p. 25, CEENS, SEANS, ici, dedans.

CELEEMENT, p. 27, en cachette.

CELER, p. 16, cacher, dissimuler.

CERUSE, p. 17, graphie phonétique de serrure.

CEs, graphie de Ses.

CESTES, p. 21, « Mais le juger fut différé Jusques à la fasson de cestes ». Formule de style qui se rencontre fréquemment dans les actes. Mais il faut sous-entendre « lectres ».

CHAILLE, p. 54, de chaloir, soucie.

CHAILLOIT, p. 213, souciait.

CHAISE A DOZ, p. 95 [V. CHAIRE|, siège à dossier réservé au maître.

CHALLUT, p. 137, souciât.

CHAMBERIERE, p. 191. L’orthographe habituelle est CHAMBRIÈRE, servante.

CHAMBRE (aller à). Nous disons aujourd’hui à la garde-robe.

CHAMBRE A PARER, p. 118, chambre de parement, chambre de réception.

CHANDELLE, p. 206, « allumer sa — », prétexte pour s’introduire chez quelqu'un.

Nous n'avons pas besoin de signaler l’équivoque qui se trouve dans ce passage :

« Veezcy maistre curé qui vient pour allumer sa chandelle, ou pour mieux dire pour l’estaindre ». Je pense que la chanson de Mon ami Pierrot est dans cette tradition.

CHANGE (aller au), p. 119, changer de femme.

CHANTER LA LECZON, p. 144, faire la leçon.

CHAPELET DE FLEURETTES, p. 225, chapeau de fleurs.

CHAPERON FOURRÉ, p. 194, juge au Parlement de Paris portant le chaperon fourré.

CHAPONERIE, p. 173, poulailler.

CHAR, p. 74, viande. Chair féminine, la femme (coucher charnellement), p. 103.

Voir POISSON, MAQUEREAU.

CHARETON, CHARRETON, P. 34, charretier, voiturier. On trouve toujours cette forme dans les actes de l’Audience du duc de Bourgogne.

CHARGE, p. 127, commission.

CHARGER (se), sous-entendu de boisson, s’enivrer.

CHARMER, p. 267, transformer par des paroles magiques.

CHARRUYER, p. 251, laboureur.

CHARTRE, p. 197, prison.

CHASSE (gente), poursuite amoureuse. Voir CONNIN, LÉVRIER, DUYÈRE.

CHASTOY (hors de son), p. 77, gouvernement, châtiment.

CHAT baigné (plus simple qu'ung), expr.

proverbiale. Voir CHATE mouillée, p. 180.

CHAUDEAU (gaigner le), p. 37, se dit d’un nouveau marié le soir de ses noces ; le chaudeau était la boisson réconfortante apportée aux nouveaux époux.

CHAUFFER la cire, p. 240, attendre longuement. Cette locution s’explique par l’usage de sceller en cire les actes de l’autorité.

CHAULDE MALADIE. Plaisanterie sur la fièvre.

CHAULT, p. 37, soucie. « Il ne vous chault gueres de moy ». CHAULDROIT, p. 56.

CHAULT SUR POTAIGE, p. 64, enclin à l’amour, plaisanterie sur le potage chaud.

CHÉANCE (dure), p. 88, comme malchance.

CHEF, tête. À chef de peche, p. 15, au bout de quelque temps ; — de pièce, de temps.

CHEF (en venir à), p. 26, à bout.

CHER TENU, p. 222, le chéri.

CHERE, p. 17, visage.

CHERE (sure et matte), p. 110, un visage affigé et sombre ; « bonne chere », p. 105, bon visage.

CHETF, p. 161, pauvre.

CHEVAL (faire du mauvais), p. 111, se montrer rétif.

CHEVALET, p. 30, petit cheval.

CHEVANCE, p. 19, biens, fortune.

CHEVAUCHER, p. 141, faire l’amour. Voir RONCINER. CHEVAUCHER SUR SON DOZ, P. 243-

CHEVILLER LE DEVANT, D. 24, Voir DEVANT, et RAHERCE. Charles d'Orléans a écrit des amants : À tous pertuis trouvez chevilles.

CHEVIR, p. 48, venir à bout ; cheviray, p. 57.

CHICHETÉ, p. 59, avarice.

CHIEGE, p. 22. [V. chée] 3° pers.subi. de choir.

CHIERE (grande), p. 16, festin, fête. Voir aussi CHERE.

CHOISIR, regarder, voir, apercevoir. « Et

avoient torches et flambeaulx pour mieulx choisir partout ».

CHOSE, p. 52, membre viril.

CHRESTIENNER, p. 71, baptiser.

Cul, p. 211, celui-là. Forme du nord de la France.

CICANEUR, p. 248, homme de chicane.

CiMBALES (jouer des), p. 202, faire l’amour.

CIRE (CHAUFFER LA), p. 240. Voir CHAUFFER.

CLAMER, p. 187, proclamer.

CLERGIE, p. 260, science.

CLIGNE-MUSSE, p. 234, sorte de jeu où l’un ferme les yeux pendant que l’autre se cache. Cligne musette, Colin-Maïillard.

CLOISTRES SECREZ (visiter les), p. 234, plaisanterie équivoque.

CLOYOIT, p. 253, fermait.

COCQUARD, voir COQUARD.

COGNOISSANCE, p. 139, avec le sens de reconnaissance.

CoILLons, p. 47, les couilles.

COLLACION, p. 106, discours ; p. 176, comme aujourd’hui.

COLLEGE DE FEMMES, p. 220, l'assemblée des femmes.

CoLoNs, p. 236, pigeons.

CoMBATRE (à Madame), p. 54, avec un sens équivoque ; COMBATRE, p. 172, faire l'amour. Voir ARMES.

COMBATTANTS, gens qui font l’amour.

COMBLEMENT, à mesure comble ; « à comble », p. III.

COMMENDER, p. 156, recommander.

COMPAIGNON (avoir), p. 109, même sens que LIEUTENANT. Être trompé. « Faire compaignie », coucher avec.

COMPAROIR, p. 130, comparaître « — personnellement en la chambre », se rendre à un rendez-vous. Plaisanterie sur le style parlementaire.

COMPTE, p. 92, conte.

CoMPTE (faictes vostres) ; concluez : « N’est-il pas de mon — », p. 151, ne m'appartient-il pas ?

COMPTER, p. 206, battre, par allusion « à faire receveur », sous-entendu de coups.

COMPTER, p. 51, raconter.

COMPTOUER, p. 73, salle où l’on fait des écritures. Charles d'Orléans a représenté son cœur écrivant ainsi dans « un comptouer qu’il avoit ».

CONCLU, p. 159, convaincu, terme de Îa langue juridique : « mais en son tort evident fut le mary conclu ».

CONFICTURE du retraict, p. 204, excréments.

CONFORMER, p. 63, confirmer.

CONFORTER, p. 64, réconforter.

CONGNOISTRE, p. 122, reconnaître.

CONGYER, p. 122, congédier.

CONNIN, p. 76, le sexe féminin.

CONQUESTER, p. 21, conquérir, gagner.

CONSEQUEMMENT, p. 208, consécutivement.

CONSISTOIRE, assemblée conventuelle.

CONTENDRE, p. 209, tendre, chercher.

CONTREMONT, p. 65, en l'air.

CONTREPENSER, discuter.

Se ee D EE ——— =

ConNTREPOIX (en), p. 225.

CONTRAIRE (voir son), p. 120. Ce qui lui est

contraire.

CoNvENT, graphie habituelle de couvent,

CONVERSER, p. 210, vivre.

CoNVINE, assemblée. Cf. Godefroy ad ©. co-

VIne. :

CONVIVE, festin, assemblée (CONVIER, don-

ner un banquet).

COQUARD, COQUART, p. 35, imbécile. « Ceulx qui le cuident sont parfaiz coquars ».

Ce mot a aussi le sens de cocu : « Adonc

le povre cocquard ».

Cop (a cest), p. 16, pour le —, alors;

a la —, p. 190.

CORDOANNIER, p. 194, cordonnier.

CORNE d’un chaperon, p. 190, cornette.

CoRNER, p. 86, jouer de la trompette pen-

dant une danse.

CoRPS SAINT, p. 34, cadavre d’un chrétien.

CorNes (le cerf eut huit), p. 169, cocu.

CoRNET A ENCRE, p. 72, les encriers portatifs des clercs étaient taillés dans une

corne ; cornet de vachier, p. 231.

CoRNETTE de velours, p. 100, chaperon qui

cachait une partie du visage.

CosTE, p. 72, le coude.

COTTE SIMPLE, p. 17, sorte de longue chemise, robe de dessous, parfois de satin.

On mettait dessus un surcot, qui était la

robe de sortie. [V. CHEMISE].

COULPE, p. 28, faute ; BATTRE SA —, p. 157, se frapper .la poitrine en confessant ses fautes.

COUIX, p. 42, cocu.

COUPAULT, p. 146, cocu.

CoUPLER, p. 200, prendre au corps, en venir aux mains.

COURAGE, p. 18, cœur.

CouRANT" (tout), couramment.

COURRE, p. 44, courir ; «aller courre », p. 99, courir les femmes.

CouRsE (après ceste première), sens plaisant. Voir LANCE.

COURT (TENU), surveillé de près par ses parents.

COURTOISIE, (demander la —-), p. 197, solliciter une femme.

COUSIN, p. 63, « DEMOURER LE COUSIN ».

Voir AMIS, même sens.

CousiNE, p. 166. « Être de noz cousines », être au rang des courtisanes.

CouUsSIN, p. 163, un sac?

CousT (chier), cher.

COUSTER BONNE CHOSE, p. 189, coûter cher.

CoOUSTILLE, p. 32, couteau, épée.

COUSTRE, p. 135, gardien, sacristain et plutôt le bailli ou le clerc (p. 134, 242) de l’église, en latin cusios, Le mot se rencontre fréquemment dans les actes rédigés dans le nord de la France et dans les registres du scelleur de Tournai.

COUSTRERIE, p. 134, charge de COUSTRE.

COUVRECHEF DE NUIT, p. 222, bonnet de nuit.

CouvriR un lit, p. 96, faire la couverture.

Coux, p. 28, cocu.

Coy, p. 95, tranquille.

Coy (attendre de pié), p. 93, de pied ferme, dit plaisamment d’une femme.

COYEMENT, p. 39, tranquillement.

CRAPAUDES, p. 171, injure adressée à une femme.

CRASSE, p. 261, grasse. BOULOIGNE LA CRASSE, Bologne la plantureuse.

CRASTINE, p. 228, matinée.

CRAVANTER, p. 126, détruire.

CREANCE (à), à crédit. Voir CREDENCE.

CRÉDENCE, p. 205, confiance.

CREMOIT, p. 173, il craignait.

CRESSON, voir ASSIETE. Garniture d’un plat.

CRETIAN, p. 34. CRESTIAN, chrétien. « Luy, qui oncques sur beste crestiane n’avoit monté », une femme.

CREVASSES, p. 260, ouverture des fenêtres.

CROCHETTE, p. 50, petite crosse [V. POTENCE].

CROQUER, p. 24, saisir. Le mot est encore en usage dans le nord de la France.

CRUCES, p. 23, cruches.

CRUEUSE (tres), p. 79, très cruelle.

CuEUR, cœur, Prov., p. 230 : « N’avoit pas son cœur en sa chausse ».

CUIDER, p. 18, croire ; croyance.

CUIGNER, p. 239, connoître charnellement, cogner. Voir FRAPPER.

CUIRASSE, p. 92, la peau ; p. 238, « besogner sur. la cuirasse » (équivoque sur cuir.) CuyreE (lieu de), p. 115. On avait son jour chez le boulanger pour la cuisson, ce qui

explique la plaisanterie.

CULETTER la selle, p. 224, courir à cheval.

CY, p. 152, ici.

DAGUE, p. 92, membre viril.

DamP (cordelier), p. 21. « Maistre cordelier », titre donné aux religieux. On se souvient de « Damps abbé » du Petit Saintré.

Voir DOMINE.

DANGIER, manque, p. 98 ; domination, p. 234.

DANGIER, personnage allégorique du Roman

de la rose, p. 45.

DANGIER, p. 123, garde. Nom donné à

une duègne.

DANGIER, dans la littérature de ce temps, désigne souvent le mari.

DEaABLE, DYaABLé, n. 70. Le diable.

DEBOUTÉ, p. 103, chassé,

DEBRISER, p. 20, briser.

DECELÉ, p. 38, dénoncé.

DECEPTION, p. 103, tromperie.

DECEUTÉ, p. 60, trompé.

DECEVABLE, trompeur.

DEDANS (tout), p. 45.

DEDUIT, p. 157, chasse ; un homme de —., p. 157, celui qui aime la chasse.

DEFAULTE, p. 103, faute.

DEFFAIRE CE POUSSIN, D. 243, mettre en pièces, manger.

DEFFAIT, p. 78, perdu.

DEFFERMER, P. 90, ouvrir.

DEFFIGURANCE, p. 239, difformité.

DEFFULER, p. 177, decoïffer. On dit dans le

nord de la France « deffurler ».

DEFROISSIÉ, p. 116, frippé.

Decois, p. 44. [V. bien en ses gogues|, en gaîté.

DEGREz (descompter les), p. 133, compter les escaliers en tombant à la renverse.

DELATÉ, p. 115, qui a perdu ses lattes, DEMEXÉ, p. 45, le détail d’une affaire. Le mot est encore en usage dans le nord de la France.

DEMEUT, p. 265, détourna.

DENREES, p. 144, les génitoires, DENREES (sentir ses), p. 64.

DENTS (dessous les —), se coucher sur le

ventre ; les dents contre terre; joindre les dents ensemble, p. 254, se baiser.

DEPARTEMENT, p. 37, départ.

DEPENDANT, « Et estoit sur son corps dépendant ».

DEPORTER (se), p. 130, renoncer.

DERRAIN, p. 36, dernier.

DERRIERE (qui tiroit fort au train de —), p.72, équivoque ; DERRIERE (tenir le — coy), p. 240. Voir Coy.

DESARMER, p. 32, défaire, se débarrasser, p. 127 ; «se desarmer de sa robe », p. 197.

DESATOURNER, p. 113, décoiffer, enlever son atour.

DESCEU (au), p. 205, à l'insu.

DESCOMBRÉ, p. 168, débarrassé.

DESCONFORTÉ, p. 215, affigé.

DESCOUCHER, p. 97. [V. LEVER|, sortir du lit.

DESERVIR, p. 68, mériter.

DESFOURNI, privé.

DESFRAYÉE, p. 147, peureuse.

DESHAITÉ, p. 65, tiré de la joie, de la santé.

DESHOUSER, p. 55, enlever ses bottes, les houseaux.

DESIRIER, p. 137, le désir.

DESLONGER, détacher de sa longe.

DESMARCHER, p. 115, reculer.

DESMARIER, p. 231, casser un mariage.

DesoBLicé, p. 85, libéré.

DESPARTIE, p. 139, le départ.

DESPECHER, p. 33, débarasser ; faire mourir, p. 211.

DESPILLIÉ, p. 116, foulé.

DESPLAISANT, fâché.

DESPLANCHÉ, p. 115, deboisé.

DESPLUMÉ D’AMENDES, p. 245, dépouillé par les frais de justice. Aïlleurs PLUMER.

DESPOILLER, p. 34, quitter ses habits.

DESROY, p. 16, désordre.

DESSERRER, p. 16, ouvrir.

DESSERTE, p. 116, ce qu’on a mérité.

DESSIRÉ, p. 200, déchiré.

DESTOURBIER, p. 47, embarras.

DESTOURNER, p. 127, empêcher ; s’écarter,

DESTRESSEUX, p. 20, qui met en détresse.

DESTROIT, p. 147, endroit resserré, passage

étroit, p. 167.

DESTROUSSER, p. 113, tirer d’une enveloppe.

DEsvoyé, p. 173, éloigné.

|? ru

DEVANT, « Dieu devant », Dieu aidant.

DEVANT d’une femme, p. 23, son sexe.

DEvISER (se), p. 39, causer.

DEVISES, p. 16, discours.

Dœu, p. 209, l’hostie.

DISETEUX, p. 137, pauvre.

DISMEUR, p. 106, celui qui lève la dîme.

Dorr, p. 256, doter.

Dozez, (ne vous — ja), p. 162, ne vous affligez plus.

DoLosorr, p. 66. [V. DouLoUsoIR], se plaindre, gémir.

DOoMINE (maistre), p. 212, titre donné à un curé.

DOMMAGE (en), p. 35, expression juridique.

DOoNKE, p. 143, emprunté à l'italien donna.

DoNNÉ L’UN A L'AUTRE, p. 170, amis semblables en tout.

DoNT, p. 186, d’où.

DoNZELLE, p. 212, fille facile.

DORER, p. 246, mettre un onguent.

DORMEVEILLE (faire la), p. 126, faire semblant de dormir.

DorTOUER, p. 131, chambre à coucher.

Dos (mettre arrière), p. 165, rejeter.

DOUBTE, p. 178, crainte.

DouBTER, p. 60, redouter.

DouBTIF, p. 50, incertain.

DouLoIR (soy), p. 44, se plaindre.

DOUYERE, p. ‘76, DUYÈRE. [V. TERRIER], l'entrée. Voir DUYERE.

Doy, p. 43, doigt. |

DRAPS LINGES, p. 246, du linge. Voir LINGE,

DUICTE, p. 119, propre à.

DUREAU, p. 73. « Marcha la dureau », marcha hardiment. Godefroy cite la forme duret

en usage encore dans le nord de la France (cf. Haigneré). Il me semble reconnaître que c’est le refrain d’une chanson.

DUYERE, p. 77. Cotgrave a donné l4 bonne explication, « Duyère a conny hole ».

Duyère est employé par Froissart, par Molinet. Cf. Godefroy, av. v. duiere.

Le mot désignait aussi tout conduit.

DUYRE, p. 132, amener.

DuYT, p. 47, il convient.

DYABLE (de part vostre), juron qui dans la bouche de Talbot répond exactement au juron anglais by devil. — Avoir UNG DYABLE OU VENTRE », dicton proverbial.

EAGE, p. 140, âge. « Estre sur eage », être déjà vieux.

EAU AU MOULIN (faire venir l” —), p. 248, savoir trouver de l’argent; faire venir l’eau à la bouche, p. 267.

EcLrpse (de poisson), p. 266, disparition.

EFFORCER, p. 253, prendre de force.

EFFRAYEMENT, p. 156, avec effroi.

EFFRÉÉ, p. 105, effrayé.

EFFROY, p. 27, bruit, alarme.

EMBASTONNÉ, p. 28, armé d’un bâton.

EMBROCHER, p. 224, par équivoque.

EMBRUNCHÉ, p. 161, caché, enveloppé.

EMBUSCHÉ, p. 20, caché.

EMBUSCHE, p. 46, piège tendu.

EMBUSCHER (s’), p. 150, se cacher.

EMENDE, p. 244, amende.

EMPAXÉ, p. 264, doublé.

EMPAPINÉ, p. 208, barbouillé. « Doré et empapiné d'œufz, de fromage, de laict, etc. ». Le mot « papin » désigne encore la soupe au lait dans le nord de Ia France.

EMPOISSONNÉ, p. 266, fourni de poisson.

EMPRENDRE, p. 147, entreprendre, et parfois prendre.

| EMPRES (de), p. 145, auprès de.

EMPRINSE, p. 138, entreprise. Se dit surtout d’une entreprise amoureuse. Voir ARMES (emprinse d” —). nu

EMPRINT, p. 46, il entreprit. :

EMY [V. Hemy], p. 89, exclamation.

ENCENSÉ, p. 204, parfumé.

ENCEPÉ, p. 213, pris dans le piège, assimilé : aux ceps qui retiennent les prisonniers.

ENCHASSIER, p. IOI, repousser.

ENCLOIR (s’), p. 240, s’enfermer.

ENCLOUEURE (l’) de son infortune, p. 117, marque. Brantôme a dit « Si avoient ils pourtant encloeure de cocu qui les effaçoit du doit, car cette encolure et encloeure ne se peuvent cacher et feindre ». Cotgrave, ad. v. ENCLOUEURE « À prick in a horses foot. » Il se doubta bien de l’enclouëure. He mistrusted that all was

not well ».

mL

ENCLUME feminine (marteler), p. 229, plai-

santerie sur l’orfèvre.

ENCOMMENCÉ, p. 210, commencé.

ENCONTRE, p. 79, contre.

ENCONTRER, p. 30, rencontrer.

ENCOULPER, p. 217, confesser une faute.”

ENCOURTINÉ, p. 16, fermé par des rideaux.

ENCUEILLIR, p. 188, accueillir.

ENCUSER, p. 102, accuser.

ENDICTÉ, p. 30, instruit.

ENFARDELÉ, p. 186, empaqueté.

ENFERMIERE, p. 68, infirmière d’un monas-

tère.

ENFERRER, p. 28, — une femme, la prendre.

ÉNFLAMBÉ VISAGE, p. 18, visage enflammé de

colère.

ENGIN, p. 20, ruse, « Engins communs »

[V. cautelles communes] ; les « engins d’une maison », p. 48, les détours. — « Voisins de ceux du mal engin », c’est le jugement des Bourguignons sur les

Champenois.

ENGRANGER, p. 72, engrosser.

ENGREGER, p. 204, pour ENGREVER, cf. Gode-

froy, ad. v., aggraver.

ENGRENGER, ENGREGIER, entretenir une femme,

la recueillir chez soi.

ENHURTÉ, p. 41, obstiné, butté. Même sens

que AHURTÉ.

ENLANGAGÉE, p. 194, prompte à la riposte.

À propos d’une parisienne.

ENLASSÉ, p. 250, épris, pris aux lacs, au figuré. ENMY, p. 49, parmi.

ENNUYT, aujourd’hui ; et parfois cette nuit.

ENOEILLER, p. 138, faire de l'œil.

ENORTEMENT, p. 176, exhortation.

ENORTER, p. 44, exciter, exhorter.

ENQUERRE, p. 45, enquérir.

ENS, p. 94, dedans.

ENSEIGNE (oultre !l”}, d’une manière plus qu'évidente.

ENSEIGNEUR, p. 219, maître.

ENSEIGNES (vives), p. 109, témoignages certains.

ENSERRÉE, p. 16, saisie. ENSEUR, p. 28, loin de. [V. yssu hors de l’uys]. ENsus, p. 149, loin de.

ENSUY, p. 132, suivi.

ENTAILLÉE (comme une droicte statue ou ung idole —), p. 95, comme une statue.

ENTENTIVEMENT, p. 21, attentivement.

ÉNTERINÉES, p. 27, accordées, confirmées.

Se disait des lettres.

ENTIERE, p. 265, femme restée fidèle à son mari.

ENTIERETÉ, p. 263, chasteté, fidélité conjugale.

ENTONNÉ (bien bas), p. 95. Nous disons aujourd’hui déchanter.

ENTONNÉ (estoit incessamment), P. 218, qu’il ne savoit auquel entendre [V. EMBE- SOGNÉ], appelé.

ENTREACOLER, p. 55, se baiser. Voir ACCOLER.

ENTREGENS, p. 188, entregent.

ENTREOYR, p. 204, entendre.

ENTREROMPRE, p. 98, briser.

ENTRETANT, p. 17, pendant ce temps.

ENTRETENANCES, p. 85; entretiens.

ENTRETIENNEMENT, P. 110; relations entre homme et femme. |

ENvIS, p. 223; ENVYS, de mauvaise grace, à contre-cœur. Voir p. 253, BIEN ENVYS:

ERACHA, p. 204, arracha.

ERRES, détours.

ESCARLATE, p. 151; étoffe fine.

ESCHARGÉ, p. 184, chargé.

ESCHARSEMENT, pP. 22; chichement.

ESsCHASSÉ, p. 103, chassé.

ESCHAUDÉ, p. 255, ardent.

ESCHEVER, éviter.

EscLABOTURES, p. 84, éclaboussures.

ESCLANDRE, p. 144, scandale.

EscLanDRI, p. 60 [V. scandalisé], déshonoré par un scandale.

ESCOLLER, p. 123, instruire.

ESCONDIR, p. 81, refuser.

EscorcHé, p. 248, dépouillé.

Escor (pour conclure de l’ =, pi 170, POUF

savoir qui paierait.

nai, . 90, SeCOUET ; cf. Godefroy,

ad. ©, escoudre.

EscrIER, p. 78, publier.

Ron p. 73 [V. Cornet] ; = d’une

femme (pescher en 1”), équivoque érotique:

D’autres sur pescher le diamant.

Escu, p. 232, équivoque.

ESLONGER, p. 81, éloigner.

ESMAIER, p. 237, troubler.

EsPACE (ung), p. 128, un moment.

ESPANDIR, p. 53, répandre.

ESPANTER, p. 59, épouvanter. Une forme plus fréquente est ESPOENTER.

ESPARTENT (s’), se répandent.

ESPERON (faite à — et à la lance), p. 212, se dit d’une femme habile à se conduire.

Voir REBOURSE.

ESPIES, p. 74, espions.

ESPIRITUELS (biens), p. 103, biens de l’esprit.

ESPOrR, p. 54, peut-être.

ESPRINS, p. 57, épris.

ESRACHER, p. 35, arracher.

ESRAILLÉ, p. 229, tiré. « Et les deux jambes esraillées en dehors du bancq ». On trouve dans les documents de l’Audience du duc de Bourgogne l'expression « yeulx esraillés ».

ESSERRÉ, p. 16, saisi d’effroi.

ÉSTABLE, p. 259, stable.

ESTAINS, p. 61, étain. Ce métal venait d'Angleterre dès l’antiquité.

ESTERNU. p. 95. Le mot est rattaché, suivant

* cet exemple, par Godefroy à un sens figuré de « esternu », éternuement. On lit dans les Actes des apostres : « Vous estes de hault esternu ».

ESTIRE, p. 72. « Mais de plus belle rend estire. » Lutte, combat, dispute, et par extension un combat amoureux. « Rendre estire », c’est faire opposition, lutter. Froissart a écrit :

Car espoirs li rent estire Et a lui il se ralloie.

(Cité par Godefroy, ad v. Estiere).

ESTorrE (de plus haute), p. 109, mieux fourni ; ESTOFFÉ, p. 220, viril.

ESTOUPPES, p. 39. « Avoir des estouppes en sa quenouille ». Image empruntée au travail de Ia fileuse. Éprouver des difficultés.

ESTRAIN, p. 168, paille.

ESTRAINDE, p. 43, graphie d’ESTAINDRE.

ESTRAINS, p. 177, serrés.

ESTRANGE, p. 38, étranger ; p. 251, éloigné.

ESTRIEF, p. 100, étrier.

ESTUVES, p. 18, les bains, souvent mal famés. Cf. nouvelle 66.

EsveicLéf(plus) qu'ung rat, p. 128.

EUR, p. 87 bonheur.

EUVANGILE, p. 201, Evangile. Prov. : « Une

assez bonne histoire qui n’est mains vraye que l’Euvangile. »

EUVRE (à la première), dès le matin ; METTRE EN EUVRE, p. 166, se servir de quelqu'un, avec Île sens équivoque de BESOGNER.

EXAMINÉ, p. 106, tourmenté.

EXCUSANCES, p. 128, excuses.

EXOINE, p. 115, excuse.

EXPLOICTER, p. 54, faire des promesses, des efforts.

EXTIMACION, graphie d’estimation.

FABRICE, p. 244, la fabrique de la paroisse.

FAÇONNER GENS, p. 119, les dresser. Cf. p. 132.

FAILLE, p. 161, sorte de capuchon flamand.

FAILLIR, p. 16, défaillir, finir, faillir ; p. 160, se tromper.

FAIN, p. 32, faim, désir.

FAIN, p. 186, foin. |

FAINDIT, p. 110, feignit ; FAINDOIT, Pp. 193.

FAIRE, p. 161, faire l’acte amoureux ; FAIRE CELA, p. 183, faire l’amour.

FAITES PAS, p. 88, n'est-ce pas.

FAME, p. 258, réputation.

FARSER, p. 60, moquer.

FAULTE D'ARGENT, P. I40, expression proverbiale.

FAVRICE, p. 244, fabrique d’une église,

FEL, p. 218, méchant.

FER, p. 71. « Tenir quelqu'un à fer et à clou », l’entretenir étroitement. Image empruntée au maréchal ferrant.

FERIR, p. 30, frapper.

FERMÉ, p. 139, résolu.

FERMER (se), p. 252, se fortifier ; fermer, p. 259, fortifier.

FERRER, p. 20, dompter. « La pouvre fille se laissa ferrer », se laissa faire.

FEU (avoir mieux le —), p. 113, être plus ardent.

FEU SAINT ANTHOINE (le) L’ARDE. p. 110, formule courante de malédiction. Cette maladie était l’érésypèle.

FrABLEMENT, p. 139, en confiance.

FrANCE, p. 40, confiance.

FIEN, p. 186, fumier.

FIERT, p. 17, il frappe.

FIEvREs (n'avoir jamais eu les), p. 75;

n'avoir jamais existe.

Fin, p. 212, Prov. : « plus fine que mous-

tarde ».

FINABLEMENT, p. 20, finalement.

FINANCE, p. 89, rançon.

FINER, p. 33, finir, mourir.

FINER, p. 124, obtenir, acheter ; arriver au

but, p. 149.

FLAMBE, p. 200, flamme.

FoLLASTRE, p. 121, fou qui au moyen âge est toujours représenté comme tondu et

portant une massue ; € gentil folastre », p. 210.

FoLve (la), p. 171, l’acte amoureux.

FoNTAINE (belle), de l’eau ; fontaine de Jouvence, p. 161.

ForCENÉE, p. 36, affolée.

FORCLORE, p. 259, empêcher.

FoRFAIRE une amende, p. 138, encourir.

ForGer bien la matière, tromper quelqu'un par des mensonges; forger le médecin, p. 65.

FoRsER, p. 85, fortifier.

FORT (au), p. 24, à la fin.

FORTERESSE (d’une femme), p. 94, donner l’assault à sa —.

Fosse (estre sur le bord de sa), p. 66, sur le point de mourir.

FourcHEs (basses), p. 77. « Pendre aux basses fourches d’une femme », la connaître.

Fourny de tous les membres, p. 64. Voir MEMBRE. Voir FOURNIR, p. 112.

FoUuRRAGER le manoir d’une femme, p. 94.

FOURRER, p. 211, charger, contraction de FOURRAGER ?

FRAILE, p. 259, fragile, délicat.

FRaIN, p. 86, frein, « ronger son frein ».

FREZ, p. 45, comme FRISQUE.

FRIANT, p. 267, gourmand.

FRICT (je suis), p. 113, perdu.

FRINGUER, p. 147, se dit des chevaux que le cavalier fait remuer.

FRISQUE, p. 215, frais, gai, se rencontre fréquemment dans les documents du nord de la France.

FROISSIE, p. 86 [V. FROYE|, traces. « Suivant le froissie des chevaulx ».

FROTTER, p. 125, battre.

FRUICTIER, p. 146, le jardinier qui s'occupe des fruits.

FUMER, p. 133, se mettre en colère ; d’où FUMEUSE, colérique.

FuroN, p. 76, furet, membre viril.

Fusr, p. 231, la lance de bois des joueurs.

GAIGEURE, p. 90, gageure.

GAITTE, p. 211, soldat qui prend la garde.

GALANT, p. 210, avec le sens de soldat.

GALÉE, p. 198, galère, navire. Compagnie plaisante avec l’équivoque sur le mot gal.

Cf. Vogue la galère.

GALIOFFE, p. 144, vaurien. Le mot vient de l'italien gagloffo, qui a été ici francisé.

GARDE ROBE, p. 38, pièce où l’on déposait les coffres contenant les robes.

GARENKE, p. 19, sexe de la femme. Plaisanterie amenée par CONNIN. Voir QUONIAM: — GARENNE DE CONS, p. 193, équivoque SUT connin. — GARENNE, p. 35, [a chasse réservée du mari.

GARIN, p. 227, homme qui a réponse à tout.

« Vrayment, ma mye, dist le moyne, qui estoit ung garin tout fait... »

GARIN (prendre), p. 197, décamper: Expliqué par « garnison » par Godefroy, ad. v. garin.

GARIR, p. 24, gUÉrIT.

GARISON, p. 42, guérison.

GARNIER, p. 115, grenier.

GARNISON, p. 151; provision.

Gay, p. 136. Prov. : € Plus gay que Une mitaine »?

GEHEYNE, p. 76, torture.

GENTETÉ, p. 19, gentillesse.

GESINES, p. 71, couches.

GiIBET (le) y ait part! p- 37 exclamation.

GLATISSOIT, p. 203; aboyait, chassait.

GocETTEs, p. 54 [V. BONNES CHIERES|, GO-

GHETTES, GOGUETTES, réjouissances, fêtes.

GocETTEs, p. 243. V. GOGETTES.

Goaues (être de), p. 95, Être En gaieté.

GocuerTes. Voir GOGETTES.

GoHETTE. Voir GOGETTES.

GONNE, p. 145, le manteau d’un moine.

GorGE (rendre — du bon temps), p- 203:

ui GoRGIAS, GORGYAS, p. 147, |eS élégants q

0] e . . d U suivaient la cour ou la mode. « Faisoit

gorgias », p. 244.

es

GOUGE, p. 18, fille, femme portée à l'amour.

N'a pas toujours un sens péjoratif.

GOURMANDER, p. 226, s’abandonner à la gourmandise.

GOUSTABLE (mal), âpre.

GRAIN, p. 236, pas.

GRAMMENT, p. 20, grandement.

GRANGE (la) et les bateurs, p. 51. Prov. :

Voir l’équivoque sur FRAPPER.

GRAUX. Voir GRIFs.

GREF, p. 23, grave ; GREVE, Pp. 233 ; GREFTÉ de mal, p. 230.

GREVÉ, p. 18, accablé.

GRIFZ, p. 73, griffes, mains. Comme GRIFFES, p. 200.

GRIGNEUR, p. 47 [V. plus grand], plus grand.

GROS, p. 225, monnaie du nord de la France équivalant à un sou. — « aussi gros d’or », p. 58, son pesant d’or.

GROUILLER, p. 101, gronder, grogner à la manière des chiens. Le mot est encore en usage dans le nord de la France [V. GRON- GNER, GLAPIR|.

GUERDON, p. 127, récompense.

GUERDONNER, p. 86, récompenser.

GUET (aller volontiers au). Doit être entendu par-antiphrase. — « demy guet », p. 182, prendre la moitié d’une garde.

GUEULLE BAÉE, p. 240, gueule béante, la place publique.

GUEUX (nostre), notre paysan avare.

HABILLER, p. 267, préparer.

HALLE, p. 241. Prov. : « Sans tenir cy halle de néant », marché nul.

HaLOZ, p. 225 [V. HAYES], branches ou troncs d’arbres. Nous conservons hallier. Le mot est encore en usage dans le Pas-de-Calais.

HAMELET, p. 209, petit hameau.

HANTISE, p. 144, fréquentation.

HARIER, p. 35, assaillir.

HarNois (besogner sur le) d’une femme, P. 238 ; FOURBIR LE HARNOIS, p. 238, même sens.

HART AU COL (bouter la), p. 211, la corde.

HAULSER, p. 249, lever le couvercle de la

marmite. Le mot signifiait aussi enchérir, d’où le calembour de la nouvelle 97.

HAULT DE LUY (du), p. 148, de son long.

HAULTE HEURE (de), p. 99, de bonne heure.

HAUSSER, p. 44, relever la chemise d’une femme ; HAUSSER LA COUVERTURE d’un lit, p. 16.

HAUSSER, p. 179, lever la main sur quelqu'un.

HEBREOS, p. 249. « Usque ad hebreos », équivoque sur ebriosus, jusqu’à être ivre.

HET, p. 140, plaisir.

HEURE (entendre l”) qu’il est, c’est-à-dire comprendre de quoi il s’agit.

HOCHER, p. 239, secouer, connaître charnellement.

HoDÉ, p. 41, lassé, fatigué. S’écrivait aussi « odé ». Cf. Godefroy, ad. %. HODER ; le mot est wallon.

HorGNaRD, p. 43 [V. HONGNART], grondeur.

Le mot « hongnard » a encore été recueilli par le chanoine Haigneré, Le patois boulonnais, 1903, p. 330. Il se rencontre très fréquemment dans Jean Molinet (cf. Godefroy, ad. v. HOGNART).

HORIONS, p. 231, coup. On trouve ce mot dans la bouche de Jeanne d’Arc.

HOSTELLAIN, p. 190, celui qui tient un hôtel. Voir OSTE, OSTELLAIN, p. 191.

HOULETTE (estre de la), p. 170. Plaisanterie sur HOULIER, et la houlette du berger.

Confrérie de la houlette, p. 240.

HOULIER, p. 16, HOULLIER, p. 116, débauché. |

HOoURDÉ, p. 22, fortifié.

HOUSEAULX, p. 75, les bottes.

HOUSÉ, p. 54, ayant mis ses bottes.

HoUSSÉ, p. 44, se dit d’un arbre étoffé.

HousSER, p. 151, habiller comme une mule d’une grosse couverture.

HOUSSERIE, p. 151, habillement.

HUCHER, p. 33, appeler.

HUÉE, p. 218, réputation, le cri.

HUMER, p. 173, faire un bouillon.

HUMET, p. 173, mets liquide.

HUPPILLER, p. 73, houspiller, mais avec un sens spécial. Les « houspilleurs », gardes dont se plaignait Jeanne d’Are, étaient donc bien des soldats anglais qui avaient voulu la forcer.

HURTER, p. 16, heurter, frapper.

HUTIN, p. 27, la bataïlle, ailleurs le combat amoureux, p. 239.

HUTINER, p. 72, taquiner, lutiner.

Huy, p. 42, aujourd’huy.

Huys, p. 17, porte.

JoUSTOUER, destiné à la joute.

JOUTER, p. 93, équivoque sur l’image de la lutte et de l’amour.

JOUVENCE, p. 161, jeunesse. — FONTAINE DE JOUVENCE (aller à la), p. 161, rajeunir.

Jus, p. 163, à bas.

JusTice, p. 211, lieu où se faisaient les exécutions, là où se dressait la potence.

IDOLE, p. 95, statue.

ILLEC, p. 183, là.

IMPAREIL, p. 46, incomparable.

IMPETRER, p. 134, obtenir.

IMPROVEU [V. IMPOURVEU], p. 119, dépourvu.

InpucE, p. 98, délai. Cf. Cotgrave, ad. v.

INDUCE, qui a donné une bonne explication du mot.

INFORTUNE, malheureuse, infortunée.

INSTRUMENS, p. 190, parties génitales ; INS- TRUMENT NATUREL, p. 220 ; INSTRUMENS ACCORDÉS, p. 202, par équivoque.

INTRODUIRE, p. 230, instruire. C’est peutêtre une faute de transcription.

INVENTOIRE, p. 44, inventaire.

IRE, p. 18, colère.

LABOUR, p. 36, travail.

LABOURER, p. 15, travailler.

LaAïRRA, p. 89, laissera.

LANCE, p. 52, membre viril, « fournir une pouvre lance », p. 93, « mettre la lance en arrêt », p. 93, « rompre une lance seulement ».

LANGAGIER (beau), p. 225, parlant bien.

LANGUE A COMMANDEMENT (avoir la), p. 68, pouvoir parler.

LARRIER, p. 76, lande, terre en friche.

Cf. Godefroy, ad. s. larris et Cotgrave. Le mot larri est encore usité dans le patois de Lille.

Las, p. 213, lacet, piège à lacet.

LATIN (entendre son), p. 45, qui comprenait son langage.

LAUDES (?), p. 72, compliments.

LÉ (du), p. 78, du large.

Lans, là-dedans ; par léans, p. 17.

LEDANGER, p. 179, injurier.

LEGENDE DORÉE, p. 18, kyrielle d'injures.

Plaisanterie sur l’ouvrage célèbre de Jacques de Voragine, contenant les Vies des Saints. Voir Legende, p. 28 ; sa legende, p. 244, son histoire.

LEGIER (de), p. 168, facilement.

LENDIT, p. 34, foire qui se tenait à Saint- Denis.

Ler, p. 71, laid.

Lez, côtés.

LIEU SECRET, p. 247, d’une femme.

LIEUTENANT, p. 61, celui qui remplace le mari auprès de sa femme. Plaisanterie sur tenir lieu qui revient fréquemment (entre autres, p. 128). — La lieutenante, p. 126, la remplaçante.

LiINCEUX, p. 34, linceuls, draps.

JA, p. 55, déjà.

JAMES (c’est ung), p. 104. Voir Cotgrave, ad, 9. jamais — a very long time, a mighty while, an everslasting age.

JASERANT, p. 132, cotte de mailles, à la façon orientale. Le mot, suivant Diez, est formé sur la forme arabe du nom d’Alger.

[V. HAUBREGON|.

JASOIT, p. 45, bien que, quoique. |

JEU D’AMOURS, p. 126. Voir AMOURS, « amoureux jeu », P. 132.

Jeu (elle a) [V. GEu], elle a accouché. Voir GESINE.

JEUNER de, p. 95, éviter, se priver.

JOUER DES CIMBALES, p. 202, faire l'acte amoureux. « Jouer des cimbales autant que paillarder » a dit Rabelais (Cotgrave, ad. v. Cymbale).

JOUSTER, p. 52, avec un sens équivoque.

JOUSTEUR, p. 93, qui aime les joutes, les luttes amoureuses. Jouteur est dit plaisamment d’un amoureux devenu impuissant.

re 1

LINGE, p. 143, fin : « Draps linges », p. 246, comme « petits draps », caleçon.

LissE, p. 240, lice, chienne (laisser courre comme une —). Se dit d’une femme dévergondée.

Lrr (être le demi), p. 97, partager le lit. Voir p. 143, « baïller la moitié de son —).

LIVRE qui n’a point de nom (être enregistré ou —), p. 91, être inscrit sur la liste des cocus qui ne sauront jamais qu’ils ont été trompés.

Loirst(ne), p. 69, il n’est pas loisible.

LOPIN, p. 266, morceau.

Los, louange, renommée. Voir LAUDES.

LOUDIER, p. 16, débauché, coureur de filles.

Injure courante.

LOURDE EN LA TAILLE, p. 132, femme bête.

Lourpoys (en), p. 66, à la façon d’un lour-

daud.

LUYCTE, p. 50, lutte. Prov. : « A la tierce foiz va Îa luycte ». L’issue apparaît à la troisième reprise.

LYE, p. 23, joyeux ; « treslye », très content.

LYEUETTE (de chemin), p. 99, une petite lieue.

Lysans, p. 809, les lecteurs.

LysiT, p. 30, il lut.

MACQUEREAU, p. 74, homme qui procure des femmes.

MADAME, la femme de Monseigneur, le seigneur du village.

MADEMOISELLE, titre donné à une femme noble et mariée.

MAIGNYE, p. 61, les gens de la maison. « Maignye d’enfants [V. maisonnée], parens, amis, héritages ».

MaiLce (donner), p. 05, donner rien. La maille était une monnaie de petite valeur.

MAIN MISE, p. 166. « Il en eust prins vengence criminelle et de main mise » ; l’expression est toujours en usage dans le nord de la France.

MaiN SEQUESTRE, p. 85. On lit dans A. Oudin, Curiosités Françoises, Paris, 1640, page 315 : « La main du cœur ; la main gauche, la main senestre.» Mais « mettre en

mains sequestres » est une expression Courante dont Godefroy, ad. v. sequestre, cite un exemple dans l’Histoire de Jean IV (ap.

Lobineau, Hist. de Bretagne, Il, p. 706).

C’est mettre en mains tierces ; Henri IV a encore usé du terme (Lettres missives, t. I, P. 334).

MAINS, p. 18, moins.

MAISTRE, titre donné au médecin, au chirurgien, p. 234.

MAISTRE (grand), homme puissant, p. 15. — « Maistre moyne » en parlant d’un dominicain ; « maistre CUré », p. 138 ; « maistre jacobin », p. 144; « maistre prestre », P. 213.

MALEBOUCHE, p. 45 ; figure Mis du Roman de la rose.

MALMEU, p. 18, poussé au mal.

MALSADES, p. 252, maussades.

MALTALANT, p. 125, colère ; p. 18, volonté mauvaise. |

MANDIANS (frères), p. 103, les frères mineurs.

MANORR, le lieu où l’on habite. Dit plaisamment d’une femme, p. 94. Voir FORTE- RESSE.

MARCHANDER, p. 207, exercer le métier de marchand.

MARCHANT, p. 57, un endroit où l’on fait du commerce.

MARCHE (esloigner de la), p. 114, s'éloigner.

MARCHÉ (boire du). L'affaire est conclue, il faut boire.

MARCHISSANT, p. 44, attenant.

MARESCAUCIÉ, p. 229, fixé comme l’animal que ferre le maréchal.

MaREsCHAL (tenir le lieu de), qui commande.

MATTE, p. 110, triste, mortelle. « Une sure et matte chère ». Aujourd’hui le mot mat signifie fatigué dans le nord de la France.

MATTER, p. 165, terme en usage chez les joueurs d’échecs. Épuiser, tuer.

MEDICINE LAXATIVE, p. 173, l'amour.

MEFFAIT PRESENT, p. 137, flagrant délit.

MEISER ? p. 18, contraction ou faute de lecture pour méditer [V. penser]. Il faut peutêtre lire MUSER. Voir ce mot.

MEMBRE à perche, p. 47, membre viril (Voir PERCHANT).

MEMBRES (n'épargner les) qui en terres pourriront, p. 47.

MENAGER, p. 17, vaquer aux soins du ménage.

MERCIER, p. 80, remercier.

MERCQUE, p. 224, marque, c’est la prononciation du Hainaut.

MERCY, p. 57, grâce.

MERVEILLEUX, p. 35, méchant étonnamment ; MERVEILLEUSE, méchante.

MESCHEF, p. 20, mal. « À quelque meschef

que ce fust »; parfois la faute : « Si en feray tout seul le meschief. »

MESCHEUT (il), p.150,arriva malheureusement.

MESCHINE, p. 56, servante.

MESCHINETTE, p. 261, Jeune servante.

MESCROIRE, p. 25, soupçonner.

MESHUY, p. 18, aujourd’hui, alors.

MESNAGE, p. 95, la maison.

MESNAGER, MESNAGIER, P. 117, qui s’occupe du ménage, le mari.

MESTIER, p. 33, besoin.

MESTRIER, p. 83, maîtriser, gouverner.

METES, p. 43, frontières, limites,

Maures, p. 58, mûres. « Être rechassé des meures », « ramené des — », p. 195. L’expression « être ramené des meures » se rencontre aussi dans les Poésies françoises du XVe siècle, t. Il, p. 11 (Les maux du mariage). Le sens est : 1l sera corrigé

comme les enfants qui vont à l’école buissonnière cueillir les mûres aux buissons et qu’on ramène en les battant à la maison.

MIGNON, p. 40, favori.

MIGNor, p. 196, voir MINor.

MINOT, mesure. On cachait alors l’argent dans des marmites, etc... « Et si vous avez quelque minot d'argent à part... »

Mis, p. 159, dépensé. On disait alors Mises et RECETTES.

MISTERE, MYSTERE, p. 33, l'aventure.

MITAINE, p. 136. Prov. : « Plus gay que une mitaine ». Cf. Godefroy, ad. v. mitaine, l'expression recueillie chez Brantôme :

« Faire sauter haut comme une mitaine. »

MOIEN, p. 135, intermédiaire.

MoëE (preste pour livrer le —), p. 240, le moule à faire des enfants.

MOMMERIES, p. 162, mascarades.

MOMMEUR, p. 245, homme masqué qui fait des mommeries. Le mot rev'ent fréquemment dans les registres de l’Audience du duc de Bourgogne où il est question de

gens qui allaient admirer les mommeurs.

MoN (ce a —), c'est mon avis.

MoNCELET, p. 236, un tas.

MONSEIGNEUR, p. 133, le seigneur du lieu.

MoNSTRE, revue. « Etre à monstre », être passé en revue comme les gens d'armes; voir ARMES pour l’équivoque. — « Faire monstre », mettre sous les yeux.

MoNSTRE, à peu de —. de peu d’apparence.

MONT (a), p. 131, en haut.

MOoNTER. « Monter sur son chevalet », se mettre en colère. On dit « monter sur ses grands chevaux. »

MOoNTER, p. 86, monter à cheval.

MonTER sur beste chrestiane, voir CHEVAU- CHER, RONCINER. «Il faut que vous montez sur elle et que vous la roncinez », p. 66; « monter dessus », p. 153 ; « monter dessus le tas », p. 213.

MOoNTEURE (bailler une), faire monter sur lui.

MOoNTOUER, p. 147, montoir, borne qui servoit pour monter à cheval.

MORE, p. 224, mûre noire.

MORTAIGNE, p. 214, « Aller à Mortaigne », mourir, par équivoque.

MORT BIEU (par la), p. 33, juron.

MOUE, p. 73, faire la moue, faire la grimace en signe de dédain.

MouLT, p. 19, beaucoup.

Mourre sur bout, p. 84, sécher sur pied.

MousCHE, p. 58, mouche. Prov. : « Luy qui cognoissoit mousche en laict. » Qui n'était pas un niais. Cf. Villon.

MoussEAU, p. 174. J'ai corrigé MORCEAU.

MOUSTARDE, p. 212. Prov. : « Plus fine que moustarde. »

MouSTIER, p. 31, couvent.

Moyen, p. 228, intermédiaire. « La maison du curé tenoit à la sienne sans moyen. »

MOoYENNANT, p. 131, au moyen de.

MoYENNEMENT (pas), p. 169, très.

MUABLE, p. 198, inconstant. Fe

MUABLETÉ, p. 256, inconstance, disposition

au changement.

MUCER, MUSSER, p. 207, cacher.

MUER SES MEURS, p. 244, changer ses façons

de faire.

MULETTE, p. 99, une petite mule.

MUSER, p. 84, perdre son temps, et aussl

penser, réfléchir.

Le]

MusETTES (raccorder leurs), p. 202, équivoque.

MUTEMACQUE, p. 263, rebellion. Le mot de miquemaque désigna une révolte contre l'impôt à Reims en octobre 146.

NAIGER, p. 148, nager.

NATAULX, p. 107, fêtes solennelles. « Quatre foiz l’an, c’est assavoir à quatre nataulx, vous devez confesser. »

NATTÉES (chambres), p. 168, tendues de nattes.

NAYE, p. 63, navire.

NAVIER, p. 256, naviguer.

NAVRER, p. 226, blesser.

NAVYEUR, p. 256, navigateur.

NE, non plus.

NEANT PLUS, p. 149, pas plus ; « c’est pour neant », p. 153, en Vain.

NEANTÉ, p. 163, manque.

NENNY, p. 33, non.

NESQU’UN, p. 226, non plus qu’un, comme.

NESUN, NESUNG, p. 31, 113, aUCun.

NEz (avoir le plus grand), p.193. Il ya un dicton populaire qui met une relation entre la dimension du sexe et du nez.

Nicxiz, p. 64, rien. « Nichil au doz », les apparences sont brillantes, le fond manque.

Voir Cotgrave, ad. v. Dos et NICHIL AU Dos.

Nichilodo « a doublet whose back is of courser stufle than the sorepart; and hence, any thing that makes on outward, shew of goodnes, or worth, which inwardly it wanteth, or cometh short of. » Cf. Godefroy, ad. v. Nichil. L'expression se trouve dans le Mystère de la Passion. H. Estienne a donné une explication d’après la forme du pourpoint de son temps (Apologie pour Hérodote, 1566). On prononçait Nichilodos, d’un trait. « Et a esté appliqué ce mot généralement à toutes choses qui avoient une monstre en extérieur à laquelle l’intérieur ne répondoit pas. » L'expression se retrouve chez Racan, Vie de Malherbe.

NoBLes, p. 184, monnaie de Flandres.

NOEVE, p. 155, novice. Cf. nouvelle 20 « neuf en façon de mariage ».

NOISE, p. 17, tapage ; « abaisser la noise », p. 17, apaiser la querelle.

NoïsEUXx, p. 74, querelleur, entreprenant.

NONCHALLOIR, p. 224, oubli.

NoNNE (basse), p. 221, trois heures aprèsmidi.

Nopces (cheminer aux), p. 59, aller vers l'amour.

NOTAIRE, p. 73. Être notaire d’une a y assister, en être témoin. « Être notaire à tout le monde », être connu et vu de tous.

Monseigneur plaisante sur la formule « Notarius publicus ».

NOTE (la), p. 146, la renommée ; la note de

musique, p. 202, avec une équivoque cou-

rante. NOTER, p. 205, remarquer.

Nou, p. 169, nage.

Noz, p. 213, notre.

NUNCIER, p. 67, annoncer.

O, avec.

OBLACION, p. 53, offrande.

OBSERVANCE (frères mineurs dits de —), p. 103, Franciscains réformés.

ODER, p. 256, fatiguer. « Se oda et tanna ».

Voir Hop£.

ŒIL (avoir |”) au vent, p. 155.

ŒUFS, p. 24. Prov. :« ravoir beurre pour œufs. »

OEZ, p. 163, entendez.

OFFERENDE, p. 80, offrande. « Il alloit devant eulx à l’offerende », il était le préféré.

OIGNEMENS, onguents.

OISEUX, p. 97, oisifs.

ONCE (il y a à dire une), p. 192. Ilyaun peu à dire.

ORDE, p. 86, grossière. « Une orde excusance ».

ORDOYER, p. 196, salir, souiller. Cf. Godefroy, ad. v. Ordir, ordoyer.

ORES, p. 55, maintenant.

ORINAL, p. 65, bouteille dans laquelle on urinait.

ORPHENIN, p. 63, orphelin.

ORT (garçon), p. 71, sale enfant.

OST, p. 210, troupe.

OSTE, p. 187, propriétaire d’un hôtel, l’hôtelier.

OSTEL, p. 47, maison.

Ou, comme O, avec.

OULTRAGE (n'avoir rien d’), p. 192, il n’y a rien à dire.

OULTRECUIDEZ (folz), p. 27, inimaginables.

OusTILZ, p. 52, membre.

OUSTILLÉ, p. 52, garni d’instrument naturel.

OUVRER, p. 23, travailler avec le sens érotique qu'il a chez Villon, « grand ouvrier », p. 43. Cf. OUVRAGE, p. 38. Voir BESOIGNER, p. 38.

OuvrOUER, p. 231, boutique. Est dit des parties naturelles d’une femme.

Oy, p. 185, oui.

OYE (bailler de l”), p. 109, tromper.

PARESTOIT, était complètement.

PARFAIT, p. 92, conclusion. « Mais du parfait, nichil! »

PARFIN (en la), p. 36, à la fin.

PARFOND, p. 43, profond.

PARFORCER, p. 33, forcer.

PARFOURNIR, p. 118, compléter.

PARLEMENT, p. 122, Conversation.

PARMARCHER, p. 75, marcher.

PARMENTIER, p. 244, passementier, tailleur.

PAROULTRER, p. 75, accomplir.

PARQUET, p. 76, le petit banc de justice, salle des accusés.

PARTEMENT, p. 54, départ.

PART, p. 208, le partage.

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