PARTIE, p. 219, partagée
PARTIR, p. 135, le départ.
PARTISSONS, p. 207, partagions.
PARTUER, p. 66, détruire tout à fait.
PARTYR, p. 151, partager.
Pas (tout le beau) ; « venir le grand pas », p. 145 ; le pas de la mort, p. 156, le passage.
PASSER REQUESTES, p. 155, agréer.
PASSIONNER, p. 246, tourmenter.
PAsQUuE (blanche), p. 237, le jour des Rameaux.
PASQUES COMMUNIAUX, p. 237, le jour de Pâques où l’on communie.
PASQUES FLORIES, p. 237, les Rameaux.
PASSE ROUTE, p. 247 : « Tout ce que bon et sage chien doit et scet faire il estoit le passe route. » Celui qui dépasse tout le monde.
PASSION (oyr la), p. 249, entendre de longues remontrances. Cf. LEGENDE DORÉE, SOUF- FRANCE.
PASTE, p. 146, prov. : « Porter la paste au four ». Payer pour autrui ; voir aussi CUIRE.
PASTOURE, conductrice d’un troupeau. Se dit d’une abbesse, p. 60.
PATARS, p. 225, monnaie de cuivre, gros SOU.
Le mot se rencontre plus particulièrement dans les actes du nord de la France.
PATES (faire choir à), p. 163, tomber sur ses
jambes.
PATIENTE, une amoureuse ; nous disons une passionnée.
PaToys, p. 66, langage d’un paysan.
PAULMÉ, p. 199, pâmé.
PAILLACE, p. 54 [V. PAILLASSE|, la paille ; « la belle — est en saison », p. 98 [V. PAIL- LADE]. C'est la saison de coucher sur la paille. Jeanne d’Arc a dit « coucher à la paillade ».
PAIN, p. 212. « Tenoït à pain et à pot une donzelle belle et gente », l’entretenait.
PAISTRE (chasser), p. 196, envoyer paître.
PALETTE, p. 233, la casserolle qui sert à recueillir le sang de la saignée.
PANCER, soigner.
PANIER PERCÉ (avoir son), p. 93, se dit d’une femme aimée vigoureusement. L'image est empruntée au jeu de la quintaine.
PAPELARS, les moines.
PARAFFOLER, p. 65, affoler complètement.
PARAIN (nommer son), dire son petit nom.
PARBONDY, p. 213, bondi, sauté.
PARCEVOIR, p. 78, apercevoir.
PARCHEMIN (brouiller le), p. 73, équivoque.
PARCHON, p. 242, partage. Le mot se rencontre fréquemment dans les actes anciens à Lille.
PARCREUT, p. 85, augmenta.
PARDEDANS, PARDEDENS (en son), p. 125, intérieurement.
PARDONS (gagner les), p. 125, plaisanterie analogue à payer la dîme de la nouvelle 32.
PAREMENT (chambre de), « chambre à parer », p. 118.
PARENTAGE, p. 250, parenté.
Prez (sortir les — devant), p. 105, être emporté comme un mort.
PIGNE, p. 71, peigne. « Trousser pignes et miroirs », faire ses paquets comme le petit mercier vendeur de peignes et de miroirs.
Charles d'Orléans a écrit : « Et troussez vos peignes et vos quilles. »
PILLER, p. 190, prendre.
PLASTRIER, p. 252, homme grossier, malpropre. « Les villains plastriers. » Villon a fait allusion au grossier travail des maçons.
PLEGER, p. 95, tenir tête à quelqu'un qui boit à notre santé. Le « pleige » est littéralement le gage, le répondant : « Je vous pleige », formule que l’on répondait après un marché, en buvant.
PLORERIE, p. 68, action de pleurer.
PLoY (en bon), p. 18, en bon pli, en bonne disposition.
PLOYER, p. 94, plier ; « ployer l’œuvre », s'arrêter.
Piuc, p. 216, ce qu’on a recueilli. Le mot est dans Villon (Et n’eussiez vous denier ne pluc) parmi les ballades en jargon ; il se rencontre assez fréquemment dans le bas langage du xv* siècle.
POIGNANT, p. 119, piquant, dur.
PoINT (et si avoir un bon —) ; « et quand il
PAUMOISON, p. 64, pâmoison. |
PECHE, p. 15, pièce. Voir l’expression qui revient si souvent qu'elle nous paraît caractéristique de la langue du rédacteur :
« À chef de peche. »
PÉCHÉ, p. 83, « être mis avec les péchés oubliés », être complètement oublié.
PELERIN (bon), p. 31, se disait sans aucun sens spécial, individu.
PELETERIE, p. 86, mauvaise situation. Peutêtre faut-il corriger PELOTERIE. Voir PELOTE dans Arnoul Greban, le Mystére de la Passion, p. 465.
PENNES, p. 196, pièces de drap. Le mot est encore en usage dans le nord de la France.
PENNES (jusques aux), p. 225, jusqu’au fond.
L'image est empruntée à la flêche.
PENSEMENS, pensées, SOUCIS.
PENSER, PANCER, soigner.
PERCEVANT, p. 217, pénétrant.
PERCEVOIR, p. 33, apercevoir.
PERCHANT, p. 247, membre viril.
PERÇOIR, p. 52, apercevoir.
PERRON, p. 261, le balcon.
PERSONNAGE (faire son), p. 151, jouer la comédie.
PERTUIS, PERTUS, p. 20, trou; PERTUISER, P- 115, trouer.
PESTILENCE, p. 135, la peste.
PerTiT (ung), p. 98; un peu.
PICOTIN, p. 241, équivoque.
PICQUE (tenir), p. 191, comme PICQUER.
PICQUÉ (être) de l’amour, p. 45, être épris.
Comme FÉRU.
PICQUER, p. 28, sous-entendu de l’éperon. Se sauver à pied en courant, p. 153.
Pre, p. 245, boisson. « En plusieurs religions, y a de bons compaignons à la pie et au jeu des bas instrumens. » On disait aussi pier, boire; piot, vin; croquer la pie, boire.
PIEGA, p. 18, déjà ; il y a « pièce de temps», longtemps.
PIERRETTES, p. 72, petites pierres.
PrEz, p. 105, pieds. « Vous ne saulterez jamais d’icy sinon les piez devant », p. 105. C’està-dire : vous ne sortirez que mort. « Remis sur piez », rassuré.
Prez (le gracieux jeu des), p. 105, faire du pied. La scène rappelle celle du Saintré.
en point, P. II5, se préparer.
POorsE (il me), p. 30, il me pèse.
PoissON, p. 74. « S’en revint devers son maistre à tout ce qu’il avoit de poisson, car à char avoit il failli », se dit d’un entremetteur. Il est nommé d’ailleurs « maquereau ).
PORCIONNER, p. 208, partager.
PORÉE (la belle), p. 226 ; le pot à la —-, p. 249, pot au feu.
POSSIDE, p. 255, possède.
POSTERNE, p. 15, petite porte.
Por (à pain et à), p. 212. Voir PAIN.
PoTAGES (pour tous), p. 204.
POTAGE (luxurieuse et chaulde sur). Voir CHAULDE.
Pou, p. 49, peu.
POULAIN, p. 35, membre viril.
POURCHAZ, p. 41, recherche.
POURCHASSER, p. 103, rechercher.
POURTENDU, p. 159, tendu.
vit son — », p. 24, sa situation ; mettre
POURVEANCE, p. 70, provision.
PoURvEUEES, p. 266, trouvées.
Poux, p. 65, le pouls.
PREAU, p. 145, jardin d’un monastère.
PREMIERE (avala ceste), p. 151 ; peut-être fautil corriger prune?
PREMISSE, p. 74, exorde.
PRENSIST, p. 29, prit.
PRÉPARATOIRES, p. 189, préparatifs.
PRESCHEMENT, p. 58, sermon.
PRESCHER, p. 161, exhorter.
PRESCHER (se faire), se faire prier longuement.
PREU, p. 102, profit, bien.
PREUDE FEMME, p. 216, prudente, honnête ironiquement. Le mot répond à prudhomme, qui est l’honnête homme du xv® siècle.
PRIMES (à), p. 248, d’abord.
PRINS, p. 215. Prov. : « Cy prins cy mis. »
On a dit plus tard : « Sitôt pris, sitôt pendu. »
PRINSAULT (de), p. 16, de prime abord. Le mot est caractéristique de la langue du rédacteur des Cent Nouvelles.
PRIVÉ, p. 51, particulier.
ProCHES (de), p. 84, de près.
PROCURER, p. 90, plaider, servir de procureur
QUERELLE, p. 121, recherche, prétentions.
QUERIR, p. 30, chercher ; a parfois le sens de vouloir. « Je ne vous le quier jà celer. »
QUESTE, p. 26, recherche.
QuEuEs [V. TRAYNÉES]|, p. 88, robes à traînes.
QurBus, p. 215, argent.
Quis, p. 89, cherché.
QUONIAM, p. 215, parties naturelles de la femme. k uivoque sur le mot connin.
Quoy (de), p. 96, de l'argent. Voir QuIBUS.
RACANER, p. 210, braire.
RACHASSÉ, p. 245, poursuivi.
RACOINTER, p. 114, faire de nouvelles connaissances,
RACOLER, p. 66, prendre de nouveau dans les bras. Voir ACCOLER.
RADDE, p. 97, vite. « Radde du pyé », p. 153, agile. Le mot est très en usage dans le nord de la France. « Suivre trop radde », [V. ROIDE|, trop vite.
RADOUBTER, p. 97, radoter.
RAFFROIGNÉ, p. 192, refrogner.
RAFRESCHIR, p. 147, renouveler.
RAHERCE, p. 98. Le mot semble formé sur HERCER, frapper, qui a un sens grivois.
(Langlois, Glossaire du Roman de la rose, p. 222). Godefroy, ad. v. herce, cite un passage du Martyre. de Saint Bacus (Jubinal, Nouveau recueil de farces, 1, 263), montrant l'image équivoque. Le mot se disait d’un tonneau qui est mis en perce :
En v liex fu bien Dieu percié,
Mais en plus de V est hercié
Le tonnel qui le vin entonne.
Cf. Cotgrave, ad. v. REHERSER, to harrow over again.
RAINS (ne pouvoir les — traisner), p. 171, être épuisé.
RAIZ, p. 44, rayons. .
RAMENTEVOIR, p. 24, rappeler (RAMANTUE, P. 126, part. passé).
RAMON, p. 17, balai. Le mot est toujours en usage dans le nord de la France.
RAMONNÉE. Prov. « se trouver en place ramonnée », p. 45, en lieu propre.
RAMPONNER, p. 95 [V. REPROUVER], gronder.