C. - LE SAGE NICAISE OU L’AMANT VERTUEUX
' La centiesme et derreniere de ces présentes nouvelles, .d'ung riche marchant de la cité de Gennes, qui se maria à une belle et gente fille, laquelle, par la longue absence .de son mary, et par son mesme advertissement, manda quérir ung saige clerc, jeune et royde, pour la secourir de ce dont elle avoit mestier ; et de la jeusne qu’il luy fist faire, comme vous orrez cy après plus à plain *.
* Tiré lies Facetiæ de Poggio (Sacerdotii virlus). Imité par Bona*. Dea Periers, Contes et joyeux devis; par H. Estienne, Apologie pour Hérodote, ch. xxm ; par Maleapini, nov. xxvn, part. II ; et par Béroalde de Verville, Moyen de parvenir, ch. xxvi. Quoique ce conte soit bien ancien, on le retrouve â l'état de légende dans la vie de plusieurs saints, et, en l’an de grâce 1840, on a béatifié â Rome saint Jean de la Croix, qui, entre autres miracles, changea des perdrix en brochets, pour ne pas Caire gras un vendredi.
* Imité par Malespini, nov. xii.