‹ Les centres nerveux cérébro-spinauxChapitre 26 sur 90 · L : Lamina affixa · texte numérisé non relu

L : Lamina affixa

La toile choroïdienne du quatrième ventricule est un prolongement de la pie-mère; ce prolongement, recouvert par l'épithélium épendymaire, s'enfonce dans ce ventricule entre le cervelet et la moelle allongée. Il a une forme triangulaire à base antérieure, et présente, sur sa face inférieure, les plexus choroïdes médians et les plexus choroïdes latéraux. Nous avons vu que cette toile choroïdienne est percée par le trou de Magendie, qui fait communiquer les cavités ventriculaires avec les cavités sous-arachnoïdiennes.

Arachnoïde.

L'arachnoïde est une mince membrane conjonctive située entre la durcmèrc et la pie-mère.

Arachnoïde spinale. Le long de la moelle épinière, l'arachnoïde est reliée par quelques brides conjonctives à la face profonde de la dure-mère, tandis que sur presque toute son étendue elle est largement distante de la pie-mère. La cavité qui sépare l'arachnoïde de la pie-mère constitue le co;//?««/^ s/)îMrt/

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ou partie inférieure du confluent cérébello-médullaire, qui se termine inférieuremcnt en cul de sac au niveau du bord supérieur du corps de la deuxième vertèbre sacrée.

Arachnoïde crânienne. Autour de l'encéphale, l'arachnoïde n'est reliée à la face profonde de la dure-mère que par les veines cérébrales qui vont se jeter dans les sinus veineux. Elle adhère plus intimement à la pie-mère par un tissu conjonctif lâche, appelé tissu sous-arachnoïdien. Dans ce tissu existent des espaces linéaires occupés par le liquide encéphalo-rachidien. A certains endroits cependant l'arachnoïde quitte la pie-mère sur une étendue plus considérable; il se forme ainsi, entre ces deux méninges, des cavités plus volumineuses appelées confluents sous-arachnoïdiens. Un de ces confluents existe, de chaque côté de la ligne médiane, sur la face inférieure de l'encéphale, au niveau de la fissure de Sylvius ; tandis que la pie-mère pénètre jusqu'au fond de cette fissure, l'arachnoïde passe directement du lobe frontal sur le lobe temporal limitant ainsi le confluent sous-arachnoïdien antérieur et latéral. Un autre confluent existe sur la ligne médiane au-devant de la protubérance annulaire : du chiasma des nerfs optiques l'arachnoïde passe directement sur la protubérance annulaire, laissant entre elle et la pie-mère un espace libre qui constitue le confluent sous-arachnoïdien antérietir et médian, quelquefois subdivisé en un confluent du chiasma et un confluent interpédonculaire.

Le plus important de ces confluents existe entre le cervelet et la moelle allongée : c'est le confluent sous-arachnoïdien postérieur. Au lieu de recouvrir toute la face inférieure du cervelet, l'arachnoïde se détache de la pie-mère et se jette du bord postérieur du cervelet directement sur la face postérieure de la moelle allongée, pour se continuer avec l'arachnoïde spinale formant ainsi, a/ec le confluent spinal, le confluent cérébello-médullaire. Ce confluent sous-arachnoïdien postérieur est important : d'une part, il se continue avec le confluent spinal et avec toutes les cavités sous-arachnoïdiennes de l'encéphale ; d'autre part, par le trou de Magendie, il communique avec les cavités ventriculaires.

La face externe de l'arachnoïde est lisse, elle est tapissée par un revêtement endothélial comme la face profonde de la dure-mère.

Les auteurs français considèrent l'arachnoïde comme une véritable séreuse. Ils décrivent un feuillet viscéral recouvrant la pie-mère et nn feuillet pariétal tapissant la face profonde de la dure-mère. Les deux feuillets se continueraient l'un dans l'autre pour circonscrire une cavité close de toutes parts, analogue à la cavité pleurale et à la cavité péritonéale. Pour les auteurs allemands, au contraire, l'arachnoïde est une membrane distincte de la pie-mère et de la dure-mère. Sa face interne est reliée à la pie-mère par le tissu sous-arachnoïdien ; sa face externe est recouverte par un endothélium comme la face profonde de la dure-mère. Les cavités sous-arachnoïdicnnes ne constituent pas des cavités séreuses closes, mais des cavités lymphatiques communiquant avec la circulation lymphatique générale.

LEEDS & WEST RIDlllG ^'iEDICO-CHIRURG!CAL SOGIETV

Les granulations de Pacchioni sont considérées comme des productions de la membrane arachnoïdienne. Elles se présentent sous la forme de petites vésicules pédiculées qui viennent de l'arachnoïde, traversent les cavités sousarachnoïdiennes pour adhérer à la face profonde de la dure-mère au niveau d'un lac saguin, aussi les désigne-t-on sous le nom de villosiUs arachnoïdiennes. Continuant à se développer, ces villosités, recouvertes par un feuillet aminci de la dure-mère, font hernie dans le sac sanguin. Chez les vieillards, elles peuvent même traverser toute la cavité de ce lac, refouler le second feuillet de la dure-mère en l'amincissant, s'appliquer intimement contre la face interne des os du crâne et y produire des dépressions plus ou moins profondes qui peuvent s'étendre soit jusqu'au centre du diploë^ soit jusque dans la tabje externe. Elles peuvent même traverser cette table externe et faire hernie à l'extérieur.

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