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Neurone centrifuge périphérique

que la superposition d'un neurone centripète avec un neurone centrifuge, FiG. 159, i«o. Le neurone centripète relie une partie de la surface sensible du corps à la substance grise d'un segment médullaire, le neurone centrifuge relie cette même substance grise à un muscle périphérique. Dans la substance grise se fait la connexion, l'articulation, ce que Sherrington appelle le synapsis, entre le neurone centripète et le neurone centrifuge. Toutes ces parties superposées : surface sensible, neurone centripète, substance grise médullaire, neurone centrifuge et muscle périphérique, forment par leur ensemble un circuit complet, un arc nerveux qu'on appelle arc réflexe.

Dès que cet arc est intact, anatomiquement et physiologiquement, le mou-

FlG. 100.

Schéma montrant la constitution d'un axe nerveux réflexe monsynaptique

dans la moelle épinière.

vement réflexe est capable de se manifester. Dès que cet arc est interrompu en un point donné, le réflexe sera aboli. Cette interruption peut se faire soit le long de la fibre centripète (section, compression, névrite du nerf, atrophie lente des racines postérieures), soit le long de son neurone centrifuge (poliomyélite, hématomyélie, section, compression, névrite du nerf, lésion du muscle), soit au niveau de l'articulation dans la substance grise (syringomyélie).

Ces réflexes simples, dont l'arc nerveux est uniquement formé de deux neurones superposés, existent en nombre incalculable sur toute la hauteur de la moelle épinière.

Mais tout mouvement réflexe, même d'origine médullaire, ne doit pas nécessairement avoir comme substratum anatomique un arc nerveux formé seulement d'un neurone centripète et d'un neurone centrifuge. Les fibres spino-spinales peuvent intervenir, dans la constitution de ces arcs réflexes, comme éléments interposés entre le neurone sensible et les neurones moteurs. Dans ces conditions, l'excitation amenée par une seule fibre centripète peut se transmettre à un nombre considérable de cellules motrices et produire des mouvements réactionnels plus étendus. Ces arcs réflexes formés de trois neu-

mais la résultante de la contraction, à des degrés variables, d'un nombre plus ou moins considérable de muscles appartenant à des groupes physiologiques différents et produisant un mouvement coordonné. Cette coordination peut être si parfaite, que le mouvement réactionnel peut avoir toutes les apparences d'un mouvement ayant un but approprié. Les mouvements les plus typiques sous ce rapport sont ceux que peut présenter la grenouille décapitée, et qui se trouvent décrits dans tous les livres de physiologie; ou encore les mouvements du trot ou les mouvements du galop que l'on peut observer chez le chien, • après section complète de la moelle cervicale supérieure; ou encore, mais à un degré de perfection moindre, le mouvement de retrait des deux membres inférieurs, que l'on observe si souvent chez l'homme atteint de paraplégie flasque à la suite de compression de la moelle cervico-dorsale.

Les fibres spino-spinales, qui interviennent dans la constitution des arcs réflexes bisynaptiques, doivent donc être considérés comme des éléments nerveux coordinateurs des mouvements réflexes d'origine médullaii"e.

rones ou groupes de neurones superposés

présenteront donc deux solutions de continuité, deux articulations ou deuxsynapsis.

Ils sont bisynaptiques.

Arc nerveux réflexe bisynaptique.

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