‹ Les centres nerveuxChapitre 10 sur 208 · KéQexes iaTérieurs · texte numérisé non relu

KéQexes iaTérieurs

% Rénexes supérieurs

Automatisme inférieur

Automatisme supérieur

Psychisme inférieur

Psychisme supérieur

Axe bulbomédullaire.

Centres basilaires et mésocéphaliques.

Polygone \ ^ Centre 0 r^"^^^^*^^-

.corce

On ne doit pas considérer, chez Tétre vivant, le réflexe comme un acte indépendant et autonome, dans la production duquel interviendraient uniquement le nerf afférent, le corps cellulaire et le nerf efférent.

Le neurone, centre du réflexe, n'est pas indépendant du reste des centres nerveux ; il est relié à d'autres neurones supérieurs à lui (toujours dans la hiérarchie physiologique).

L'activité du centre réfléchissant est modifiée par l'action de ces neurones supérieurs. Il en reçoit des actions

GÉNÉRALITÉS ÀNATOMOPHYSIOLOGIQUES 51

inhibitrices et des actions dynamogènes (Brown-Seqlard). L'appareil nerveux actif, le plus simple, n'est donc plus réduit à l'ancien arc réflexe : tout appareil nerveux est formé en dehors de ses voies centripètes et de ses voies centrifuges, par une série d'étages de neurones^ qui s'influencent mutuellement entre eux, au même étage et d'un étage à l'autre.

Tous les actes nerveux pouvant être ramenés à l'acte réflexe plus ou moins compliqué, tous ces actes réflexes forment une série continue depuis le phénomène de la rotule par exenaple jusqu'à l'acte psychique supérieur.

Cela ne veut pas dire qu'il faille identifier tous ces phénomènes les uns aux autres et les englober dans une description commune.

C'est une idée que les biologistes oublient parfois: divers phénomènes qui se relient les uns aux autres par une série suffisante d'intermédiaires pour former une échelle continue doivent par là même être considérés comme analogues et foncièrement de même nature, mais non comme identiques.

De ce que l'on trouve une série de termes de transition entre l'amibe et l'homme ou entre le rêve et le délire, cela ne veut pas dire que l'amibe et l'homme soient identiques ou que le rêve et le délire soient identiques.

Les réflexes, tout en formant une série continue, depuis le plus simple jusqu'au plus compliqué, constituent des types successifs et distincts, qu'il faut étudier séparément. Les réflexes d'un étage de neurones diffèrent des réflexes d'un autre étage et les réflexes d'une fonction diffèrent des réflexes d'une autre fonction, parce que Y individualité du neuroneiniervient dans chaque réflexe qI(\\xq les neurones ne sont pas tous identiques les uns aux autres.

5â CHAPITRE PRÉLIMINAIRE

1. Notion physiologique de ranité fonctionnelle et centrale snbs- Utaée à la notion anatomique de l'unité géographique et périphérique. Appareils nerveux simples ou complexes. — 2. Rapports de la clinique etdo laphysiopathologie. — 3. Classification physiopathologique des appareils nenreux. Plan du livre.

1. De tous les travaux contemporains il résulte que la notion du nerf (qui est Tappareil nerveux simple) et en général deVappareil nerveux doi\ être modifiée. A lancienne notion de l'organe (cerveau, moelle...) et du nerf anaiomtqueSf définis par leur situation topographique et leur rapprochement géographique il faut substituer la notion physiologiquede Tappareil nerveux /bnciiannel (nerf ou appareil plus complexe) défini par son centre cortical.

Ainsi pour le clinicien il n'existe ni nerf optique droit ou gauche, ni nerf oculomoteur commun, ni nerf sciatique ou radial, parce que nulle part, dans Técorce cérébrale, il n'y a de centre correspondant à un quelconque de ces nerfs.

Ce sont là des groupements de fibres qui se font naturellement à la périphérie : les diverses fibres devant pénétrer dans le môme orbite ou arriver au môme pied se rapprochent naturellement les unes des autres, quelque disparates de nature et de fonction qu'elles soient.

Et ainsi le clinicien comme le physiologiste admettra des nerfs hémioptiques (droit et gauche), des nerfs hémioculomoteurs lévogjTe et dextrogyre, des nerfs articulomoteurs... Ce qui est tout différent et aboutit à une séméiologie vraie, tandis que la notion anatomique du nerf conduit à une seméiologie fausse des lésions des centres nerveux.

De môme pour les appareils nerveux plus complexes : à l'étude physiopathologique (impossible) du cerveau ou de la moelle il faut substituer l'étude physiopathologique (pos-

fiKNKRALITKS ANATOMOPllYSIOLOniOUFS 53

sible et féconde) de chacun des grands appareils, du langage, de l'équilibration, etc.

Ces idées qui dirigent mes études et mon enseignement depuis 1879 (1) et que j'ai formulées, dans leur ensemble en 1898 (2) paraissent de plus en plus acceptées par les physiologistes (3), sans que cependant tout cela soit encore classique et n'ait plus besoin d'être exposé.

Car les physiologistes et les cliniciens continuent encore à étudier, dansdes chapitres séparés et successifs, les fonctions et les maladies du cerveau, les fonctions et les maladies de la protubérance, du cervelet, de la moelle... alors que. pour le physiologiste et pour le clinicien, ces divisions n'existent plus et ne sont pas vraies.

Comme je l'ai dit sous une forme qui a paru étrange en i898, « la moelle n'existe pas pour le clinicien », pas plus que pour le physiologiste. Les fonctions normales et pathologiques de la moelle doivent être étudiées dans l'appareil sensitivomoteur, dans l'appareil de l'orientation et de l'équilibre... et par suite rapprochées, dans ces chapitres, de Técorce cérébrale, du cervelet... avec beaucoup plus de raison que des autres parties de la moelle.

Donc, la question est assez scientifique pour être exposée et n'est pas encore assez classique pour ne plus t^lro exposée.

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