‹ Les centres nerveuxChapitre 124 sur 208 · Lé$io)i3 périphériques · texte numérisé non relu

Lé$io)i3 périphériques

a. Langue.

Il y a des faits (1) négatifs classiquesde lésion de la langue sans altération du goût : de Jussieu (atrophie congénitale de la langue), Brillât Savarin (toute la partie antérieure de la langue enlevée jusqu'au filet), Rodier (extirpation de la langue pour cancer et dentier double couvrant la voûte palatine et le plancher de la bouche).

Ces faits prouvent simplement qu'en dehors de lalangue, d'autres parties de la bouche peuvent donner la sensation du goût (nous Tavons dit plus haut, p. 491) et que Todorat peut aussi, dans une certaine limite, suppléer le goût.

Maisles preuves cliniques sont beaucoupplus nombreuses de rinfluence des lésions de la langue sur la fonction gustative. « Toutes les lésions qui détruisent la muqueuse linguale déterminent des troubles objectifs du goût. . Les brûlures, les tumeurs de la langue, Tépaississement de la muqueuse amènent Tabolition ou la diminution des sensations guslalives. »

h. Trijumeau.

Le schéma de la figure 57 (p. 486) fait prévoir que Taltération du goût ne fait partie de la séméiologie de la V® paire que pour certains segments de son trajet et que par conséquent nous trouverons à ce point de vue des faits d'apparenca contradictoire dans la pathologie du trijumeau.

(1) Voir Marchand, loeo cil., p. 133 el 309.

a. Pour la partie périphérique^ les altérations du lingual entraînent des troubles du goût.

Li ssANA (1) qui a tant fait pour Tanatomophysiologie de celte fonction a montré chez une fenime, deux ans après la section du lingual, Tabolilion persistante du goût : « en frictionnant la partie opérée avec des substances amères telles que la gentiane, Tabsinthe, etc. elle n'en éprouve aucune impression... Le frottement avec du sel de cuisine et du sucre ne fut pas plus perçu qu'avec des substances amères ».

A ce groupe de troubles gustatifs par lésion périphérique il faut rattacher le malade que Tomasim (2) guérit de ses hallucinations gustatives en lui anesthésiant sa muqueuse linguale avec une solution d'acide gymnémique à 1 0/0.

j3. Pour la paWîe centrale du trijumeau, les faits paraissent contradictoires.

Il y a d'abord unesérie défaits positifs, c'est-à-dire dans lesquels il y avait trouble gustatif dans la lésion du trijumeau.

Ainsi Erb (3) publie, en 1882, un premier fait (dont il rapproche une observation d'ARCHER (4) de 1878), puis deux autres (5) (dont un avec autopsie) (6). Puis viennent les faits de Ziehl (7), Senator (8), Scheier (9), Muller (10),

(1) Lussana, Archives de Physiologie^ 1871, 1872, p. 150, cilal. Marchand, p 224.

(2) ToMASiNi, Arch, di farmacologia e ferapeulica^ 1896, citai. Marchand, p. 313.

(3) Erb, Nearologisches Ceniralblaii, 1882, p. 73.

(4) Archer, British médical Journal^ 1878, citât. Erb.

(5) Erb, Nearologisches CentralblaU, 1882, p. 104.

(6) Erb, Ibidem, 1882, p. 149.

(7) Ziehl, Archiv fur palhologische Anatomie und Physiologie, 1889.

(8) Senator, Archiv fur Psychiatrie und Nervenkrankheiteh, 1882, citât. Marchand, p. 242.

(9) Scheier, Société berlinoise de Psychiatrie et de Maladies nerveuses, 1893, citai. Marchand, p. 242.

(10) Muller, Archiv fur Psychiatrie und Nervenkrankheiten^ citât. Marchand, p. 243.

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Krause (1) (qui cite d'autres faits de Nonne etHiTzio), Go-

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