Système ne)^'eux des ar lèves
Les nerfs des artères (vasomoteurs se terminant dans la tunique moyenne des petits vaisseaux) ont une double ac-
(1) Van Gehuchten, Académie royale de médecine de Belgique^ novembre 1902 [Revue neurologiquey 1903, p. 303).
(2) Anneau formé de deux filets, l'un en avant, Tautre en arrière de la sous-clavière.
Grasset. Los Centres nerveux 35
tion antagoniste, vasoconstriclive et vasodilalatrice et appartiennent tous au grand sympathique.
Pour les vasoconsiricteurs, la preuve définitive est faite depuis la fameuse expérience de Claude Bernard (1) ; ils passent par le sympathique cervical pour la tête, par les nerfs splanclmiques pour les organes abdominaux, par les gros troncs nerveux rachidicns (avec les autres fibres) pour les membres.
Pour les vasodilataleuvs, on les a démontrés : dans la corde du tympan pour la glande sousmaxillaire (Claude Bernard), dans la corde du tympan par le lingual (Viliman) pour la langue, dans le nerf maxillaire supérieur (JoLYET et Lafont) pour la muqueuse des fosses nasales, de la voûte palatine, de la lèvre supérieure et de la gencive, dans le nerf buccal (nerf maxillaire inférieur) pour la lèvre inférieure, dans le laryngé supérieur (pneumogastrique) pour la muqueuse du larynx (Hedon), dans les nerfs érecteurs (plexus sacré) pour la vasodilatation éreclile (Eckardt).
Tous les vasodilataleurs, quoique contenus dans les branches des nerfs du système céphalorachidien, paraissent cependant venir aussi du sympathique. Ainsi, pour le trijumeau, Dastre et Morat ont montré que les fibres vasodilatatrices lui arrivent de la moelle cervicodorsale par les anastomoses qui unissent le sympathique cervical au trijumeau et qu'ainsi un même tronc nerveux (comme le
(1) JoNNESco et Floresco {Journal de Pathologie et de Physiologie générale, 19Q2, p. 847)) ont étudié les phénomènes observés après la résection du nerf sympathique cervical chez Vhomme, Il y a des elTcts persistants et des elTets passagers. Sont persistants (même trois ans et demi après la résection du nerf] : le myosis et le ptosis (dans le casdépilcpsiej, la congestion vasculaire de la conjonctive palpébrale et bulbaire, des gencives et surtout du cerveau. Sont transitoires et disparaissent (après des temps différents) : l'hypotonie (diminution de la tension oculaire), la suppression de la sueur (après l'injection de la pilocarpine), la gêne dans la mastication et la déglutition , l'influence sur la nutrition et sur Thypercsthésiegénérale. Aucun trouble trophique dans sa sphère d'action.
cordon cervical du sympathique) peut contenir à la fois et côte à côte des filets vasoconstricteurs et des vasodilatateurs.
D'après Laignel Lavastine (1), dans le sympathique cervical sont les vasodilatateurs de l'oreille, de la face, de la bouche (Dastre et Morat) et du cerveau (Cavazzani); dans le cordon sympathique thoracoabdominal, les vasodilatateurs des membres (Ostroumoff, Guetzner, Heideniiain) et de l'intestin (Hallion, François Franck) ; dans le plexus hypogastrique, les vasodilatateurs des viscères pelviens (Langley).
Les neurones de ces vasomoteurs sont groupés en étages :
1* Les ganglions sympathiques, c Chez la grenouille, après la destruction du myélencéphale, Tablation du ganglion cervical supérieur détermine encore la rubéfaction de la moitié correspondante de la langue (2). »
29 Les centres hulhomédullaires,
ScHiFF (1865) avait placé dans le bulbe un centre unique pour les vasomoteurs de tout le corps ; s'appuyant pour cela sur les expériences de Nasse, Brovvn-Sequard, Wal- LER, Bezold, Ludwig ct Thiry et les siennes propres. Môme opinion de Kessel et Stricker, Soboroff, Owsja-
NIKOW.
Vui.piAN combat ces résultats en montrant que la paralysie vasomotrice produite par la section au-dessous du bulbe est encore accrue par des sections successives de la moelle pratiquées plus bas, jusque dans la région lombaire (GoLTz). CoLTY (1875) revient aux centres exclusivement mésocéphaliques...
Aujourd'hui on admet des centres échelonnés sur toute la hauteur de Taxe bulbomédullaire, les centres bulbaires étant les plus importants.
Il faut remarquer en outre « que, pour une région donnée,
(1) Laignel Lavastine, loco cil., p. 83.
(2) Hedon, loco cil ,p.240.
les nerfs moteurs et les nerfs vasomoteurs naissent en général dans des points relativement fort éloignés de Taxe gris encéphalomédullaire. Ainsi, les nerfs moteurs de la lôte proviennent du bulbe et les nerfs vasomoteurs de celte partie du corps naissent en majorité de la région cervicothoracique. Les nerfs moteurs de la jambe proviennent de la région sacrée ; les vasomoteurs de cette région ont leur origine principale dans la région dorsolombaire de la moelle (1) ».
30 Les centres hasilaires et corticaux^ décrits plus haut pour le vagosympalhique supérieur.