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Relations nerveuses cardiovasculaires

En somme, Vappareil nerveux de la circulation estle vagosympathique. On comprend dès lors qu'il y ait de faciles relations nerveuses cardiovasculaires, des actions réciproques du cœur sur les vaisseaux et des vaisseaux sur le cœur, par le système nerveux, en dehors de Thydraulique.

Nous en citerons deux exemples, un dans chaque sens.

a. Ducœur aux vaisseaux, Texcitation part, dans certains cas, par le nerf dépresseur ou de C4VON, qui côtoie le sympathique au cou et se rattache au vague et au laryngé supérieur ; par le nerf sensitif du cœur, l'excitation arrive au bulbe, s'y réfléchit et, par les nerfs splanchniques, va produire la vasodilatation des voies importantes de régulation de la pression sanguine.

D'après Koster (2), ce nerf sensitif du cœur ne partirait ni de la surface du cœur (Kazem-Beck), ni de Tendocarde (Smyrnow), mais de la membrane interne de l'aorte ; son centre de réflexion serait le ganglion jugulaire.

b. Delezenne a bien mis en évidence l'action nerveuse des vaisseaux périphériques sur la circulation centrale par l'expérience suivante : chez un chien A, une patte posté-

(1) DoYON, Circulation, Traité de Physiologie cité, p. 196.

(2) Georges Koster, Neurologisches Centralblalt^ 1901, p. 1032 {Bévue ncuroioyique, 1902, p. 493).

ricure n'est plus rattachée à la cuisse que par le scialique; on abouche les vaisseaux de ce tronçon de A avec la circulation d*un autre chien B. Toute modification de la pression sanguine chez le chien B se transmet chez le chien A, non seulement dans le tronçon relié à B, mais ailleurs, dans la carotide par exemple, c'est-à-dire dans des parties de la circulation qui ne sont reliées que par le nerf aux régions mécaniquement et hydrauliquement modifiées.

C'est en se basant sur ces réactions nerveuses réciproques du cœur et des vaisseaux qu'il faut chercher à expliquer la loi de Marey sur les rapports de la fréquence du pouls et de la tension artérielle. Elle s'exprime ainsi : toutes choses égales d'ailleurs, quand il n'y a aucune cause directe de bradycardie ou de tachycardie, si la tension artérielle diminue, les battements du cœur deviennent plus fréquents, et, si la tension artérielle augmente, les battements du cœur deviennent plus rares.

Cette loi a été très discutée, au point que, dans ses Leçons sur les vasomoteurs, Vulpian est tenté de proposer comme loi lecontrepied absolu de la formule de Marey. Cependant les physiologistes admettent encore celte dernière formule ; mais le schéma mécanicohydraulique de Marey a complètement sombré. « Si les nerfs cardiaques sont conservés dans leur ensemble, disent Tigerstedt et Hedon (1), la fréquence du pouls baisse pour une augmentation de pression et s'élève pour un abaissement dépression... La raison du phénomène se trouve dans la mise en jeu des centres inhibiteur et accélérateur par une influence réflexe ou directe qu'exerce la modification de pression. »

(1) TiGEHSTUDT y Lehrbuch der Physiologie des Kreislaufes, 1893 (communicalion orale d'HeDON).

B. — SEMEIOLOGIE

Les grands symptômes circulatoires d'origine nervense. — 1. Modes d'exploration et de constatation. — 2. Congestion et anémie, hyper et hypothermie locales. — 3. Asphjrzie locale et gangrène symétrique des extrémités, acrocyanose, érythromélalgie. — 4. Œdèmes : a) œdème névropathique ; b) main succulente ; c) œdèmes segmentaires et trophœdème ; d) œdèmes angioneurotiqnes et maladie de Quincke. — 5. Hémorrhagies: a) cutanées; 6) viscérales. — 6. Symptômes cardioTascnlaires : a) palpitations, arythmie, syncope; b) tension artérielle; tachycardies; bradycardies ; fréquence paradoxale dn pouls; pouls stable et instable.

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