Voies sensitives indirectes
Même trajet que pour les voies principales : en haut, entre le pont et Técorce ; en bas, entre le nerf périphérique et la substance grise de la moelle. Mais, entre le premier
(1) Voir la thèse de Long déjà citée et Dejerine, Semaine médicale, 1899, p. 243.
(2) Cependant Dôllkers [Nearoloqisches Centralblati^ 1899, p. 50), appliquant la méthode de Flechsiu sur la myélinisalion systématique des fibres, a pu suivre un faisceau reliant le ruban de Heil à récorce de la sphère sensitive générale. Les voies corlicothalaniiques ue se développeraient que plus tard (neuvième jour après la naissance).
{3} Cette " sphère tactile »> comprendrait, d'après Flechsic, outre les frontale et pariétale ascendantes et le lobule paracentral, la partie voisine de la circonvolution du corps calleux etla'partie postérieure des trois frontales. — Il semble, dit Morat {loco rit , p. 540) que « le territoire sensitif, en apparence, déborde de beaucoup le territoire moteur ». C'est pour cela que « pour des lésions égales, la paralysie sensitive est moins évidente que la paralysie motrice correspondante ».
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et le deuxième neurone de relais des voies principales, s'interpose, pour les voies indirectes, un autre neurone de relais, le neurone cérébelleux.
D'après van Gehuchten, les prolongements des cellules de la colonne de Clarke (1) forment le faisceau cérébelleux direct de Flechsig (fig 7), vont de là dans le pédoncule cérébelleux inférieur ; une partie des prolongements des noyaux de Goll et de Burdach arrive au même endroit. Le tout se termine en se mettant en connexion avec les prolongements des cellules du cervelet.
Le croisement se fait ensuite, chaque hémisphère cérébelleux correspondant avec Thémisphère cérébral (2) du côté opposé, par les pédoncules cérébelleux supérieurs, les noyaux rouges et les couches optiques (3).
Voies et neurones d'association.
Les diverses voies motrices et centripètes, que nous venons d'étudier, communiquent entre elles, aux étages successifs des centres nerveux, par les fibres collatérales (Golgi) des divers faisceaux.
Mais, de plus, il y a aussi une série. 4^ neurones, en quelque sorte latéraux aux voies motrices et sensitives,qui vont simplement d'un étage à Taulrc des centres, neurones commissuraux ou d'association.
Dans la substance grise de la moelle, sont les cellules à cvlindraxe court ou cellules intérieures de Cajal, dont les prolongements ne sortent pas de la substance grise et ne se myélinisent pas, et les cellules cordonales dont les prolon-
(t) La colonne de Clarkf. est h la partie interne de la base des comes po^érieurcs, un peu en arrière de la commissure.
(2) Voir : van Gehuchten, Le Névraxe, t. IV, 1903, p. 1.
(3) Les olives appartiennent à ce trajet cérébcllothalamique. Gra^sset. Les Gonlress uorveux. 0
gements se myélinisent,vont dans les cordons, mais reviennent dans la moelle, faisant communiquer entre eux les divers étages de la moelle, soit du même côté, soit du côlé opposé (1) (homolatérales, hétérolatérales et bilatérales de Testut).
Les prolongements de ces cellules cordonales forment les fibres endogènes de la moelle (2). On les trouve (fig. 8) : 1° cordon antérolatéral, dans le faisceau fondamental du cordon antérieur, le faisceau fondamental du cordon latéral et le faisceau latéral profond (plus la commissure blanche) ; 2" cordon postérieur, éparpillées dans le faisceau de BuRDACH et, plus spécialement, les fibres ascendantes dans le faisceau ventral ou zone comucommissurale de Marie tout le long de la moelle, les fibres descendantes dans le triangle médian de GombaultcI Philippe (3) (moelle sacrée), la zone médiane ou centre ovale de Flechsig (4) (moelle lombaire), la bandelette périphérique de Souques et Ma- RiNEsco (moelle lombaire supérieure et dorsale inférieure) et le faisceau en virgule de Schultze (5) (moelle dorsale supérieure et moelle cervicale).
Dans le bulbe et la protubérance, il y a aussi une série de voies d'association, notamment la bandelette longitudinale postérieure (6) qui relie les uns aux autres les différents noyaux d'origine des nerfs bulboprotubérantiels et peut ôtreconsidérée^omme la continuation du faisceau fondamental du cordon antérolatéral. Les fibres arcifo7^mes for-
(1) Voir: Pierre Marie, Leçons sur les Maladies de la moelle, 1892, p. 35.
(2) Voir : Philippe, Thèse citée, Paris 1897 et Gerest, Les affeclions nerveuses syslémaliques et la théorie des neurones, Uièse de Lvon 1898.
(3) A la partie postéro-interne du cordon postérieur. (4; A la partie médiane du cordon postérieur
(5) En plein faisceau de Blrdach. Pour certains auteurs, le faisceau en virgule de Schultze serait plutôt de nature exogène (Loxr., Thèse citée, p. 22). ,
(6) A gauche et à droite de la ligne médiane, un peu au-dessous du plancher ventriculaire (Testit).
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ment aussi un faisceau d'association entre l'un des hémisphères cérébelleux et les noyaux postérieurs du bulbe du côté opposé (Testut)..*
Dans le cerveau, le corps calleux est le type des voies d'association entre les zones, corticales des deux côtés. II faut aussi signaler les connexions entre la couche optique et le corps strié, entre le noyau lenticulaire et le noyau caudé et, dans le centre ovale, les diverses fibres d'association qui relient entre elles les différentes régions de l'écorce(l).
Centrai spéciaux. Siège et distribniion. 1. Centres supérieurs corticavzra) moteurs (membres et facial); h) sensitifs ; c) distribution segmuntsire de ces centres : nerfs segmentosensitifs et nerfs articnlomolaars. — 2. Centres bulbomédullaires moyens ou supranncléaires à distribution corticale ou segmentaire: a) sensibilité; 6) motilité. — 3 Centres bulbomédullaires et ganglionnaires, inférieors ou nucléaires à distribution radiculaire : a) sensibilité ; b) motilité. — 4. Résumé de Tanatomie clinique de Tappareil nervenz central sensitivomoteor.