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Hémorrhagies cutanées et viscérales

Les hémorrhagies nerveuses sont connues et étudiées depuis longtemps dans Thystérie, les névroses etaussi dans les lésions organiquss du cerveau (hémiplégie, hémorrhagie cérébrale), de la moelle (tabès) ou des nerfs.

Au point de vue symplomalique, on les divise en cutanées et viscérales.

(I) Voir : Cassirer, Die Vasomolorischlrophischen Neurosen, 1901 ; \ervaeck, Académiede médecine de Belgique, 1003, p. biù {Revue neurologique, 11)04, p. 76).

(2, Voir aussi la thèse de Gérard Crépin, sur Les œdèmes neuroarlhritiqueSt Paris, 1*.)03.

(3) Voir: L'équilibre osinolique de l'oi-ganisme, Revue scientifique^ 1904, p. 385.

a. Les hémorrhagies cutanées (1 ), purpura ou ecchymoses, taches rouges ou taches noirâtres ou violettes, jaunes ou verdâtres, survenant sans cause occasionnelle apparente, notamment sans traumatisme, ont été notées dans les maladies des méninges (Troisier), la paralysie générale (Savage), rhémorrhagie cérébrale, comme symptôme prémonitoire (Chomel) ou consécutif (Charcot, Joffroy), le tabès (Straus), la sclérose en plaques (Chevalier), la syringomyélie (Carrière), la myélite transverse, la méningomyélite, la paralysie infantile (Faisans), les névrites alcooliques (Faisans, Carrière), la névralgie faciale (Bouchard), la hévralgie sciatiquc ; dans Thystérie (Magnus Huss, Gilles DE LA Tolrette), la neurasthénie (Laveran, Kellër, Levi), la paralysie agitante (Talamon Lécorché), la maladie de Basedovv (Carrière) (2)...

Il faut aussi décrire, avec Dejerine (3), un purpura généralisé dit myélopathique ou purpura nerveux. « L'influence immédiate du système nerveux paraît ressortir de la disposition plus ou moins symétrique de Téruption sur le trajet des nerfs, ainsi que de Texistence de phénomènes douloureux et de troubles gastriques qui seraient comparables aux crises tabétiques. »

Roger (4) a publié un cas intéressant de purpura à distribution métamérique (segmentaire). On peut en rapprocher les faits d'hémorrhagies scorbutiques observées chez les hémiplégiques par Trenel (5). Parhon et Goldstein (travaux cités) onl également observé chez^les hémiplé-

(1) Voir AcuARD et Lkvi, loco cit., p. 632.

(2) Henri Grenet {Archives générales de Médecine^ 1904, p. 229) a déterminé un purpura expérimental en produisant d*abord une lésion hépatique et injectant ensuite dans la moelle du sang d*héniophile ou de purpurique.

(3) Dejerine, loco c//., p. 1045.

(4) Roger, Presse médicale, 1902, p. 447 {Hevue neurologique, 1902, p. 923).

(5) Trenel, Société de Neurologie, 17 avril 1902, lievue neurologique, VJ02, p. 371.

giquesdes hémorrhagiessousculanéesou intramusculaires. Ceci appartient déjà aux hémorrhagies profondes et viscérales.

h. En dehors des hémorrhagies sous la peau, par la peau et par les muqueuses (épistaxis), les hystériques présentent des hémorrhagies viscérales: hémoptysie, hématémèse(l), hématurie... Josserand et Gelibert ont dérit une hémosialémèse.

Parfois supplémentaires des règles, ces hémorrhagies « apparaissent après une émotion vive ou une attaque de nerfs ; elles produisent peu de troubles fonctionnels, n'altèrent pas sensiblement la santé générale et ne se compliquent que très rarement d'anémie (2) ».

Dans rhémorrhagie cérébrale on a vu des hémorrhagies secondaires dans d'autres parties du système nerveux et dans d'autres organes plus ou moins éloignés.

Capitan (3) « a constaté, sur huit autopsies d'apoplectiques, de petites hémorrhagies dans le quatrième ventricule, ainsi qu'un peu de dilatation de l'aqueduc de Sylvius ». De même, dans les nerfs et non seulement dans le nerf optique et les nerfs crâniens <( dans lesquels peut fuser rhémorrhagie )),mais encore dans des nerfs éloignés comme le scialique ou le radial (Féré) (4) du côté hémiplégique.

Pierre Marie (5) à qui j'emprunte ces derniers documents ajoute : « dans un certain nombre d'observations, on voit d'autres organes (estomac, intestin, poumon, etc.) présenter une hémorrhagie dans leur parenchyme ou dans leurs parois chez des individus morts d'hémorrhagie cérébrale ». « SciiiFF et Brown-Sequard ont observé aussi des hémorrhagies stomacales à la suite des lésions des corps

(1) Voir la thèse de Sée, Pahis, 1901.

(2; DEJEni.NE, loco cit., p. 1015.

(3) Capitan, Sociélé de Biologie, 7 août 1886.

(•I) FÉRÉ, La Normandie médicale, 1897, p. 506.

(5) PiEURE Maiue, loco Cit., p. 708.

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oplostriés; (1) ». Ici se placent également les hémorrhagies souscutanées profondes et intramusculaires, déjà citées, de Trenel, Parhon et Goldstein.

Dans sa thèse (1903) Marcel Gaumé a étudié, dans leur ensemble, les hémorrhagies viscérales secondaires aux hémorrhagies encéphaliques et leur décrit trois degrés : ecchymoses périviscéralcs, infarctus parencliymaleux, hémorrhagies intra ou périviscérales. Ces dernières sont très sérieuses et peuvent entraîner la mort (2).

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