Lésions périphériques
Les troubles vasomoteurs ne sont pas rares dans les névrites. On a noté de rœdèuie, de la cyanose, une élévation et surtout un abaissement de la température locale et même de Tanasarque (1). On a noté aussi un état variqueux des veines souscutanées (2), des hémorrhagies (plaques purpuriques ou ecchymoses) (3).
On a observé même de la gangrène des extrémités (Lan- CEREAUx, 1881). Rakhmaninoff (4) en a réuni 6 observations avec autopsie (Pitres et Vaillard, 1888 : 2 cas ; WigleswoRTH, 1887; CoupLAND, 1887; Affleck, 1888; Rakhmaninoff, 1892).
Max Egger (5) a publié un cas de paralysie radiculaire du plexus brachial droit (toutes les paires de racines étaient arrachées, depuis la 5® cervicale jusqu'à la 1" dorsale exclusivement) dans lequel il y avait des troubles vasomoteurs remarquables limités exactement à la main, au poignet et au quart inférieur de Tavant-bras. Dans la paralysie radiculaire traumatique du plexus brachial, Georges Guil-
(1) Grocco, Rivisla générale ilal. di clinica medica, 1892, n« 458.
(2) Babinski, Des névrites, Traité de médecine de Charcot^ Boachard el Brissaud, t. VI, 181)4, p. 681.
(3) Dejekine, loco c/Y., p. 1045.
(4) Ivan Rakhmaninoff, iîei'uc de Médecine^ 1891, p. 321.
(5) Max Egger, Société de Biologie, 8 juin 1901 {Revue neurologique^ 1902, p. 144).
LAiN cICrouzon (1) ont noté des troubles de la pression artérielle dans le membre paralysé.
Il y a une théorie névritique de rérjthromélalgie (2). Elle « suppose une action réflexe sur les vaisseaux dont le point de départ serait dans les ganglions situés sur le trajet des fibres vasomotrîces, tout près des parois vasculaires. L'action réflexe peut partir des nerfs des extrémités atteints de névralgies (Ross, Lewin et Benda, Marcacci, Kocii, Morgan), de névrites (Morgan, Allenn Sti:rge, Lewin), ou bien encore de Tutérus (Stillé), de Turètre (Morgan) ».
Stilling (3) a observé un cas de névrite des nerfs splanchniques et attribue à cette névrite Thépatomégalie et Tascite observées chez le sujet.
La tachycardie peut dépendre d'une lésion des nerfs périphériques: c soit dune compression du pneumogastrique siégeant dans le médiaslin (adénopathic, tumeur, anévrisme, etc.), au cou (abcès, cicatrice, tumeur), soit d*une névrite (tabès, intoxication, névrite alcoolique Dejerine) (4) ».
ScHLEsiNGER (5) a publié, après Apert, un cas de tachycardie paroxystique, dans lequel on trouva, à Tautopsie, la portion intrathoracique du pneumogastrique droit comprimée par des ganglions lymphatiques et altérée.
C est aune névrite alcoolique du pneumogastrique qu'on peut aussi attribuer la tachycardie observée par Vaquez et Laudry (6). C'est au môme groupe périphérique qu'il faut
(1) Gëokgës Gcillain el Grouzon, Société de Neurologie, 3 juillet 1902. Revue neurologique, 1902, p. 639.
(2) Aciiard eiLEvi, lococit., p. fô3.
(3) Stillin(;, Deutsches Archiu fur Minische Medicin^ 1902, p. 409 {Revue neurologique, 1902, p. 1038).
(4) Dkjeiune, loco ciLf p. 1039.
(5) SciiLEsiNGER, Société de Médecine interne de Vienne, Bulletin médical, 1904, p. 137.
(6; Vaquez cILaudry, Société de Neurologie, 3 juillet 1902; Discussion : Dejerine^ Joffroy, Baoinski, Gilbert Ballet, Pierre Marie, Revue neurologique ^ 1902, p. 035 et 038.
rattacher les tachycardies des artcriosclércux et des cardiopathes, bien étudiées par Merklen (1).