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Symptômes sudorctux

On peut aussi distinguer Thyper, l'hypo et la parasudation.

a, Uypersudalion (hypercrinie sudorale i hyperidrose quand elle est généralisée, éphidrose si elle est localisée à une région, hémidrose si elle occupe une moitié du corps).

On constate l'hyperidrose spontanée ou développée sous rinfluence de la chaleur ou d'un travail musculaire. On peut aussi étudier Thypersudation déterminée par la pilocarpine (Straus) (3). On injecte 0,01 à 0,02 centigr. pour provoquer une sudation générale ou 0,001 à 0,004 milHgram. pour explorer directement Faptilude sudoripare

(1) Dedove et AciiARD, loco cil.f 1. 1, p. 519.

(2) Strai's, Article Sueurs, Notiueau Dictionnaire de médecine el de chirurgie praliquen^ t. XXXÏV, 1883 ; Dejkrixe, /oro cit , p. 1117 ; Iïal- LOPEAT cl Apert, loco cit., p. 697 à 706; Si'ard, ioco cit., p. 624; nii Cazal, Article Sueur Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, 1884. p. 184.

(3) Strais, Académie des sciences, 7 juillet 1879; Gazette médicale de Paris, 1880 ; Revue des sciences médicales, 1880.

d'un point donné de k peau. Straus, étudiant ainsi lu paralysie faciale, a constaté que la réaction était normale dans les cas d'origine cérébrale, tandis que dans les paralysies périphériques graves (avec réaction de dégénérescence) il y a le plus souvent (4 fois sur 5) un retard manifeste, variant d'une demi-minute à 2 minutes, de la sudation du côté malade sur le côté sain. Ceci ne se produit pas dans la paralysie périphérique légère du facial (Blocii). Dans le service de Letievant on a vu la sudation locale par la pilocarpine diminuée ou abolie dans des régions cutanées anes- Ihésiécs par des sections nerveuses (1). Le même fait a été observé dans les paralysies radiculaires du plexus brachial (M™** Dejkhine Klumpke).

L'hyperidrose est observée dans les névroses.

Pour Vlif/slérie, Svdenham a d*abord signalé des sueurs nocturnes, également observées par Bourneville et Re- GNARU, Kriege, Paul Raymond, A. Martin, Fabre, Comby, Raymond (2). Fréquente dans le goitre exophtalmique , Thypersudation s'observe aussi dans la neurasthénie, Vhypocondrie.,.

Nombreuses sont les hyperidroses réflexes.

Telles sont celles qu'on observe dans les névralgies (Notta 1857 : névralgie susorbitaire ; Desbrousses Latour : névralgie faciale ; Gaillet : sciatique) ; « elles sont alors l'effet d'un réflexe analogue à celui qui produit les convulsions, la rougeur de la pommette et l'hypercrinie conjonctivale dans le tic douloureux... Kastremsky a publié l'observation d'un homme qui suait abondamment de la joue droite quand il mangeait un mets de haut goût ». Au même groupe appartiennent les sueurs d'origine viscérale (François

(1) V'^oir : Bolveret, Des sueurs morbides, thèse d'agrégation, Paris, 1880 et Bloch, Contribulion à l'élude de la physiologie normale et patholo(jique des sueurs, thèse de Paris, 1880.

(2) Gilles de la Tourette, loco cil., t. II, p. 387. Straus cite (p. 136] des faits de Frank (1827) qui paraissent bien appartenir à ce groupe des hyperidroses névrosiques.

Franck) : origine cardiaque (angine de poitrine: Peter, Renaut), origine bronchopulraonaire(RoBiLLARD), origine pleurale (LÉPiNE : injection de teinturcd'iodedansla plèvre), origine gastrique, origine utérine (dysménorriiée), rénale, uretérale (François Franck) (1)«..

L'hypersudalion peut résulter d'une lésion périphérique,

IIallopeau et Apert citent des observations (Hamilton, Weir Mitchell, Debrousses Latour) d'éphidrose à la suite de névrites traumatiques ; dans un cas de Bouveret le traumatisme avait porté sur la région parotidienne. Ebstein (1875), RiEHL (1884), Raymond (1888) ont également montré les relations qui unissent l'hypersudation à Faiteration du sympathique.

C'est auxlésions du sympathique qu'il faut aussi rattacher les éphidroses de certains tabétiques (Remak 1881 ; Pierret, PuTNAM ; Raymond et Artaud (2) 1884 ; Ollivier 1883).

Pour la moelle^ je rappelle encore que mon malade de 1889 avait des sueurs exagérées du même côté que rhyper«thermie, la thermanesthésie et Tanalgésie. Il en était de même dans les 29 faits (cités plus haut, p. 578) que j'en ai rapprochés. Bouveret (1880) avait signalé l'hyperidrose dans diverses maladies de la moelle, mais sans parler du siège de la lésion. Ma conclusion est assez généralement acceptée aujourd'hui que les troubles sudoraux, quand ils sont d'origine médullaire, sont le symptôme de la substance grise centropostérieure.

Enfin on a observé l'hyperidrose dans les lésionscdre&raics.

BicHAT, Meschede (1868), Morselm (1870) ont publié des eus d éphidrose unilatérale dans l'hémiplégie. Dans les mémoires réunis de Paul Raymond (3) et de Salo Kaiser (4) il y a 10 cas d'hyperidrose unilatérale par lésion cérébrale*.

(1| llALLorEAU et Apeht, loro cit., p. 699 et 701. (*2; Uaymond et Artaud, Bévue de Médecine, 1884, p. 41 1. (3; Paul Raymond, Archives de Neurologie, 1888, p. 51. (4j Salo Kaiseh, //{/per/rfro«/« unilaieralis faciei, Inaugural Disf^cr* talion. Miinchen, 1891.

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Teuscher (1) en ajoute deuxd'ÂDAMKiEWicz et un de Hitzig (1896). Seeligmûller (2) cite ceux de Geiger (1890), de Pandi (1896), les siens propres (1899). HALLOPEAuetApERT citent un cas (Senator) de monoplégie brachiale avec spasmes et sueure localisées et lésion des centres psychomoteurs du côté opposé. Parhon et Goldstein (3) ont constaté souvent la sueur plus accentuée du côté paralysé que de Tautre côté ; le phénomène devient beaucoup plus évident si on injecte 0,01 centigr. de pilocarpine sur la ligne médiane du corps : la différence a été constatée dans 22 cas sur 30 hémiplégiques examinés.

Marandon de Montvel (4) a étudié Téphidrose dans la paralysie générale, en suivant les malades depuis le début de leur affection jusqu'à la terminaison par la mort. Il cite les indications sommaires déjà données par Christian el RiTTi, SoLLiER, Régis, Gilbert Ballet et Paul Blocq, Magnan et Sérieux, Mickle et Mendel et conclut de ses -propres recherches : Téphidrose est observée chez un paralytique général (homme) sur neuf ; on trouve le maximum d'hypersécrétion à la deuxième période et le minimum à la troisième ; la forme dépressive la présente quatre fois plus souvent que la démentielle ; les périodes de calme ou d'agitation, letiologie n'ont pas d'influence; le symptôme n'a jamais été observé au-dessus de cinquante ans ; l'éphidrose s'est toujours montrée d'emblée excessive et a toujours brusquement pris fln.

h, Hyposudation, hypocrinie sxxdovale, oligldrose (Tôrôk) ou anidrose. Peut être générale ou locale, congénitale (héréditaire J. Franck) ou acquise ; s'accompagne de peau rugueuse, parfois pityriasique).

(1) IIeinr. TEr?if:nER, Neurologisches CenfraWlall, 1897, p. 1028. (?) SEELir.MîiLLEn, Deulschcs Archiv fi'ir Nervenheilkundey t. XV. 1891), p. im.

(3) pAïuioN et Goldstein, loco cil. y 1902, p. 977.

(4) Makandon de Mo.ntyel, Presse médicale, 1903, p. 136.

On Tobserve dans des névroses, dans l*hémiatrophie faciale progressive (Frémy) et dans les névrites (1). « Après la section complète d'un nerf, la sécrétion de la sueur devient généralement bien moins active dans la région affectée et la peau y est plus sèche que dans les parties voisines (2). »

c. On peut comprendre dans Isl pavasudation (paridrose) les sueurs colorées et les sueurs odorantes.

La chromidi^ose (3) dans laquelle nous ne comprenons ni la sueur bleue (par le microbe du pus bleu) ni Thématidrose (par hémorrhagie capillaire) est caractérisée par la coloration de la sueur même.

James Yonge (1709)et Lecat (1765) publient les premières observations de cette étrange maladie, dans laquelle il se forme sur la peau des taches noires ou bleu foncé, qui s'enlèvent avec un linge, le tachent et reparaissent ensuite spontanément. Le Roy de Méricourt donne (1857) le premier travail d'ensemble sur la question et fait, à grand' peine, accepter la réalité de la maladie à la Société médicale des hôpitaux qui croyait à la simulation.

D'après Sabrazès et Cabannes (1896) celte coloration serait due à Texcrétion d'indican par les glandes sudorales. Cet indican proviendrait des voies digestives. « La chromidrose survient le plus souvent chez des hystériques et à l'occasion d'émotions. PARROxla considérait comme liée à un trouble de l'innervation cutanée (4). » u La face, surtout la paupière inférieure, la poitrine, l'abdomen, le scrotum, les bras et les pieds, sont les lieux d'élection de cette sécrétion, qui se produit d'une manière intermittente... Les sueurs rouges, les sueurs phosphorescentes ne sont que

(1) ËRLENMEVER, Ccntralblatt fuF Nervenheilkunde^ 1889, p. 225.

(2) Babinski, loco cil,, t. VI, p. 681.

(3) Voir Hardy, article Chromidrose Nouveau Dictionnaire de Médecine el Chirurgie praliques^ l. Vil, 1867, p. 580.

.1) Hallopeau et Apert, loco cil., p. 706.

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(les variétés de celle chromîdrose (1). » Gaucher a observé un cas de chromidrose « rouge, inlermitlenle,deréminence Ihénar el de la partie antérieure et externe du poignet... On constate fréquemment aux aisselles de certains sujets des sueurs colorées en rouge ou en jaune (lepolhrix) (2) ». Les sueurs odorantes (3) (bromidrose) comprennent les sueurs rendues odorantes par le développement du baclerium fœtidum (Thin 1880) et les sueurs {osmidrose) sécrétées odorantes (Tôrôk) sans altération secondaire. <» En particulier les hystériques présentent parfois de la bromidrose généralisée et exhalent une odeurd'urine» (uridrose),

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