‹ Les centres nerveuxChapitre 25 sur 208 · Symptômes extrinsèques à Vhémiplégie · texte numérisé non relu

Symptômes extrinsèques à Vhémiplégie

a. Il faut d'abord tenir compte d'une série d'éléments, toulà fait en dehors de l'hémiplégie, purementconcomitanis. Tels : les causes, Tâge, les lésions cardiovasculaires, l'hérédité, le tempérament antérieur, les stigmates de Thys-

(1) La conclusion générale de Veiiger est d'ailleurs plulôl que ce diagnostic dinférentiel est extrêmement dinicile, parrois même impossible.

(2) Voir pour tout ce paragraphe : Babinski, Gazette des hôpitaux^ 5 et 8 mai 1900 ; les Rapports de Fehrier et de Roth au Congrès de Paris de 1900 (section de Neurologie) et la discussion qui en a suivi la lecture. Revue neurologique, 1900, 31 juillet et 15 août.

APPAREIL SENSITIVOMOTEUR GENERAL 147

térie (1), l'état général, la fièvre, l'escarre fessière rapide, Taphasie, la déviation conjuguée... mais il faut se rappeler l'apoplexie hystérique et surtout les associations névrosoorganiques. Comme Ta dit Babinski, d'une part un arlérioscléreux, un mitral ou un syphilitique, sans stigmates d'hystérie, peut faire une hémiplégie névrosique ; et, d'autre part, un sujet, ni syphilitique, ni cardiaque, et avec des stigmates hystériques, peut faire une hémiplégie organique à la suite d'une violente émotion.

h. Etat du psychisme.

Le psychisme peut être troublé dans les deux cas, mais de manière bien différente. Chez l'organique, l'amnésie, l'affaiblissement intellectuel, la sensiblerie, les rires et les pleurs faciles et spasmodiques, le psychisme de l'artériosclérose cérébrale et du ramollissement. Chez le névrosé, c'est la mobilité, Tétalagisme, la puérilité, le psychisme de rhystérie.

c. Evolution de la paralysie.

L'évolution des phénomènes est bien plus capricieuse et parfois oscillante (comme siège et intensité) dans l'hystérie ; des circonstances quelconques, une émotion, la suggestion peuvent en faire varier la distribution ou l'importance, opérer des transferts, des dissociations. Le début est bien exceptionnellement apoplectique dans le vrai et complet sens du mot ; s'il y a des contractures, elles s'établissent d'emblée, brusquement, dès le début, au lieu que, dans l'hémiplégie organique, onles voit s'annoncer par les autres signes d'hypertonicité, s'établir progressivement et définitivement.

(1) Dans le groupe des sligmales^ de l'hystérie je place les deux signes indiqués par Mendelssohn au Congrès de Paris de 1900 : 1» les caraclèrcs particuliers de la courbe de la variation négative du courant musculaire ; 2» la perceptibilité différentielle (dilTérence de lumière entre un objet etle Tond) plus troublée que faculté visuelle.

Comme Ta dit Babinski, on peut parfois faire maintenir son bras en Tair à un hystérique en détournant son attention, en soulevant son bras, puis en le lâchant doucement... Si le médecin soutient lui-même le bras paralysé en Tair, il trouvera un poids constant chez l'organique, un poids variable chez l'hystérique.

Page 1