APPAREIL SEN8ITIV0M0TEUR GÉNÉRAL
sectionne les racines inférieures du plexus et le myosis apparaît.
Oppenheim a pu exciter les premières paires dorsales chez un homme dont on avait trépané le râchis ; seule, Texcitation de la 1™ paire dorsale a déterminé une mydriase considérable qui se maintenait pendant quelques secondes.
Cliniquement, si la mydriase indique Texcilation de ce centre ciliospinal (partie inférieure de la moelle brachiale), la lésion destructive de cette même région de moelle entraînera le myosis, le rétrécissement de la fente palpébrale h et la rétraction du globe oculaire.
Ces troubles oculopupillaires ne servent pas seulement à préciser la hauteur de la lésion ; ils permettent aussi de dire, danscertains cas, si la lésion est dans le plexus brachial ou dans ses racines. Car les troubles n'apparaissent pas quand les mêmes nerfs (8* cervicale et 1'® dorsale) sont atteints au-dessous de Témergence du rameau communi-
quant vers le grand sympathique.
Le syndrome de la moelle brachiale peut être total ou partiel. Dans ce dernier cas, il y a un grand nombre de variétés. Mais on peut distinguer deux types principaux : le type supérieur et le type inférieur.
Dans le type supéHeur (Erb, Duchenne) sont atteints le deltoïde, le biceps, le brachial antérieur et le long supinateur (Erb), souvent aussi les sus et sousépineux, le faisceau claviculairedu grand pectoral, lecourtsupinateur(DLcjiENNE). C'est la paralysie, partielle ou totale, des 5° et 6° paires cervicales.
Dans le ti/peinféHeur{Kn:MPKE) sont atteints les muscles du médian et du cubital : paralysie de la V^ paire dosale.
9. Le syndrome segmentaire de la moelle brachiale. Ce syndrome qu'il suffit de mentionner, sans le décrire (quoiqu'il soit très important) est formé de symptômes
scnsitifs, trophiques et moteurs qui ont pour caractère commun, d'une part d'être dans les membres supérieurs, de l'autre d'occuper un segment de membre limité parune ligne circulaire perpendiculaire à l'axe du membre (ligne d'amputation ou de désarticulation).