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Névroses

C'est d'abord la chorée de Sydenham, névrose spéciale, bien connue et classique (1).

Puis c'est la chorée rythmée étudiée par Charcot et rattachée par lui à Vhysiérie ; au lieu des gesticulations illogiques et contradictoires, ce sont des mouvements plus ou moins complexes, toujours cadencés et rythmés. L'hystérie peut du reste se manifester aussi par la chorée non rythmée (astasie choréique).

La chorée chronique^ héréditaire ou de l'adulte (Hunting- TON 1872) est une maladie à part, se terminant le plus souvent dans la démence et paraît, au moins à la fin, liée à de Tencéphalite corticale et à de l'atrophie cérébrale (Paviot etLAUNOis). Peut-être faut-il rattacher à celte maladie certaines formes débutant à la naissance (Gilbert Ballet). C'est un syndrome destiné à sortir des névroses.

Uathéiose (Hammond 1871) est une chorée des extrémités à mouvements lents et forcés. Plus brusques au contraire (vraies secousses) sont les mouvements dans les chorées électriques (Bergeron, Dubini, 1846) dont on peut rapprocher la chorée fibrillaire de Morvan (sorte de réduction de la chorée de Bergeron).

Dans le paramyoclonus multiple (2) (Friedreich, 1881) la lésion ne paraît pas encore bien établie : secousses cloniques, singulières, souvent symétriques, ordinairement non rythmées, isolées ou agglomérées en crises. A côté des myoclonieSy Biancone (3) décrit, « sous le nom de m^yokimie, après Kny, Schultze, Bastianelli, Hoffman, Ber- NHARDT, un trouble caractérisé par des contractions clo-

(1) Il faut en rapprocher la chorée des femmes enceintes.

(2) Voir ce point : Raymond, Clinique des Maladies du Système nerveux^ 1896, t. I (faits de Farges, myélite et de Morvan, afTection cérébrospinale) ; Leopold Levi, Bulletin de la Société analomique, 1S95, p. 323 (biopsie du muscle) ; Leopold Levi et Follet, Société de Neurologie, Revue neurologique, 1900, p. 1115.

(3) Biancone^ Riuista sperimenlale di frenialria e di medic. légale, L XXIV.

niques, fasciculaires, généralisées à tout le corps ei à la face (1) ».

Les tics et la maladie des tics (Gilles de la Tourettè, 1885) conduisent aux spasmes fonctionnels (2) et à la chorée variable des dégénérés de Brlssaud...

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