Variétés cliniques de V hémianopsie
Lliémianopsie homonyme bilatérale est le symptôme de
d'ophtalmologie, 1897, p. 462). Mais, en fait, les observations récentes obligent à abandonner Tun et l'autre.
(1) Lannegrace, Archives de Médecine expérimentale , 1889, p. 87. Travaux de Physiologie, Montpellier^ 1895, p. 509.
(2) Bechterew, Neurologisches Cenlralblait , 1894, t. Xlll, p. 252 et 297. — Voir aussi Jules Soury, loco cil, y p. 1433.
(3) Touche (Société de Neurologie, 15 mai 1902, Revue neurologie que, 1902, p. 483) a publié deux cas, Tun de rétrécissement concentrique du champ visuel, Taulrc de cécité avec conservation de la vision centrale qu'il attribue à la compression des sympathiques.
la lésion unilatérale des voies optiques depuis le chiasma jusqu'au centre cortical de la scissure calcarine.
On désigne sous ce nom la disparition de la vue dans les deux hémirétines homonymes (droites ou gauches) On appelle hémianopsie droite la disparition de la vue dans la moitié droite du champ visuel et par conséquent dans les deux hémirétines gauches ; et réciproquement pour Thémianopsie gauche.
D'après cela, on constate (fig. 41) que l'hémisphère gauche tient sous sa dépendance la moitié droite du champ visuel et Thémisphère droit, la moitié gauche du champ visuel.
Le plus souvent, le sujet conserve en plus la vision centrale de près, parla persistance des impressions maculaires. Nous retrouverons cette question dans l'étude de la cécité corticale et verrons les conclusions que la clinique impose sur les centres du faisceau maculaire.
L'hémianopsiepeut ne porter que sur les couleurs (hémiachromatopsie). Ainsi un malade de Gaudenzi (1) avait conservé dans la moitié achromatopsique une sensibilité particulière renseignant vaguement sur la quantité de lumière émise par les objets éclairés et sur leur forme.
Pour expliquer ces faits, Wilbrand (( avait émis l'hypothèse qu'il existe des centres séparés pour les couleurs, la lumière et les formes » et Edridge Green (2) admet, dans les lobes occipitaux, deux groupes de cellulesbien distincts, l'un affecté à la perception colorée, l'autre à la simple sensation lumineuse. « Bull, Dahms, Henschen et Vialet se sont élevés contre cette hypothèse » et les faits comme
— Voir aussi sur les rapports du sympathique et de Tamblyopie : Harry Pearce, Philadeiphia médical Journal, 1901, p. 1143 (Revue
(1) Gaudenzi, Beale Academia di medicina di TorZ/io, juin 1899 (/îevue neurologique^ 1899, p. 737).
(2) Edridge Green, The Journal of mental science, octobre 1901. Citai. Marcii.\nd.
Grasset, Les Centres nerveux. 23
celui de Marchand (1) s'accordent mieux avec Topinion de ViALET (2) « que les troubles dans la perception des cou • leurs résultent de lésions d'intensité difTércnle plutôt que d'une localisation du processus pathologique sur telle ou telle fibre ou tel ou tel centre ».
Henscuen admet aussi que le centre cortical de la vision doit être divisé (dans chaque hémisphère) en deux moitiés correspondant Tune à la moitié supérieure, Tautre à la moitié inférieure des hémirélines correspondantes. De là, la possibilité des Jiémianopsies partielles {en quadrant) dont nous allons démontrer Fexistence dans le paragraphe suivant.