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ments et de diarrhée, avec une grande faiblesse et une soif ardente.
De ce fait unique, Lenz a cru pouvoir, à bon droit, conclure à la nature toxique de B. Satanas. Durant très longtemps, aucune vérification nouvelle ne fut faite, la première paraissant si démonstrative, et partout l'expérience de Lenz était citéé comme une preuve de la toxicité considérable de ce champignon. Quelques auteurs rapportèrent cependant quelques faits corroborant celui de Lenz ; c’est ainsi que Cordier (1) raconte qu’ « une personne qui s'était contentée d'en mâcher, eut des vomissements vingt fois répétés, et de plus, de la fatigue et de la faiblesse qui durèrent jusqu’à la fin du deuxième jour. D’autres personnes qui en avaient mangé très peu, ontété fortement incommodées ; elles ont éprouvé des vomissements nombreux qui leur ont fait rejeter les boissons et les médicaments qu'on leur avait prescrits. Elles ont eu du dévoiement, des selles sanglantes et glaireuses; leur pouls était faible, leur ventre affaibli, tout leur corps était froid. Ces mêmes personnes avaient cependant trouvé bon goût à ce
champignon malfaisant. » L'accusation est formelle,
mais voulez-vous entendre la contre-partie et le panégyrique de B. satanas? Cooke (2) assure en sonlivre, que Sir W. C. Travelyan, un correspondant américain, en a mangé sans accident ; il avoue d'ailleurs n'être point tenté de l’imiter. Mc. [lvaine dit que B,. satanas est une des meilleures parmi les bolets considérés comme
(4) CoRbIER. Les champignons de France, 1870. (2) GookE. On poisonous and esculent funguses of England, 1872