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nombre de termes ; ces termes indiquent les transformations des types que le poète avait sous les yeux.
Les grands vases sont le xiOo; et l’àjj.iptpops'jç, dont nous avons des exemples dans les plus anciennes céramiques. Le mot xpaTr,p désigne tous ces grands récipients à large ouverture où on prend lacilement le liquide; le est un bassin qui tantôt va au feu, tantôt est àVupo;; placé sur trois supports, il devient le trépied. La collection de Mycènes possède des exemples de trépieds et de lébès. La cpiaV/i a une forme sphérique plus complète; Homère la décrit encore comme une urne; plus tard, elle deviendra une bouteille (i ). On y place les cendres des morts. Cet usage est encore Indiqué par Pindare; nous n’avons donc pas de peine à reconnaître cette forme, qui est celle-là même que l’on trouve encore en bronze dans les tombeaux grecs. L’épithète à;/.'pi9eTo; paraît indiquer deux anses, la facilité de prendre de deux côtés, car on ne pose pas snr deux faces une urne ouverte à la partie supérieure. Tels sont les grands récl-
Le vase à verser |)orte le nom de Trpoyoo; : c’est l’aiguière à long eo! relevé, au bec disposé de telle sorte qu’il dirige l’eau en filet étroit quand on le [)enche. Santorin nous en a offert des exemples que M. Heuzey a heureusement rapprochés de plusieurs types trouvés à Dodone. Le nom de rœnochoé est encore inconnu d’Homère.
Hc même tpi’il n’y a qu’un nom pour désigner tes vases à verser, il n’y en a qu’un aussi pour ceux qui servent à boire, ou du moins les expressions employées paraissent être synonymes. Homère cite toujours te qu’il appelle souvent oca^i/jj-sD/jv, et il ne le distingue pas
a\ec précision du /.utteIXov simple; il semble dire indifféremment tantôt fh'ra:, tantôt /. j-£y>.r,v ; à;z®ix’JTO>^yov est une fin de vers facile et qui
revient très souvent (2). Quand Priam se prépare à se rendre à la tente d’Achille, Hécube lui apporte pour la libation une coupe d’or, fÎÉ-a; ; Priam prend ensuite cette coupe, qui est alors appelée yjj-e Wrj'j (3) ; on voit fpie et /.'j7vs>Jov sont un même \ase. Homère cite
(Ij Le mut cfiâ/.r, sera même synonyme de paiera et de pocidian.
(i') Sur le U-tl; à\poi.y,'j-z'ù.oy, voir le mémoire de M. Helbig, Anna//, 1881, p. 221.
(3) X.XIV, 285. 305. OUov ■èyou'î’ èv /s'-p'- |J.ï).'/ppova ûj^ivîpŸic;'. j iv ôé-rcaï. — Ni'Lâp.svo; oà
y.'j-i'/Jjr/ èoé'aTO
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encore l’alEwov, qui est une variété du quand la nourrice d’Eumée
va rejoindre les Phéniciens, elle prend trois aAsicra. sur la table devant la porte; TaXsiGov, comme le est souvent en métal précieux; il sert aux
libat ions ; quelques étymologistes croyaient qu’il était orné de relief, x-leXrjv, non lisse. On connaît le Siizx; de Nestor qui avait (piatrc anses et sur chacune d’elles deux colombes d’or. Ces détails sont insuffisants pour rapprocher le (Utzx; des coupes et gobelets que nous connaissons, les uns cylindriques, les autres demi-sphériques. Il est imj)ossible de savoir ([uand Homère parle de vases à boire qui ressemblent à nos verres avec ou sans anse, quand il parle de la coupe à anse ou sans anse, à |)ied ou sans pied, qui est la yJXt; des anciens. Il est cependant j)iobable que le Uiza; est un terme générique et le -/.jtoT^Xov le jjIus souvent une coupe (i).
Nous n’avons aucune peine à comj^rendre, quand nous voyons um' industrie à tant d’égards incertaine, ce qu’il faut penser de la descrip-
q) ()n sait à quelles discussions a donné lieu le oéttx; à|j.'ÿi.x'j-3AAov. Ce qu'on en peut dire de plus sûr, c’est qu’il faut y voir probablement une coupe à deux anses comme le pensait Aristarque ; à[jLCfî indiquant ici qu’on la prend des deux côtés comme l’épithète àixtpiOsTo; ou àix.(pwTo; pour la comme aussi ce préfixe a le même sens dans ; toutefois l’étymolo¬
gie du mot y.'j-cAAov reste encore incertaine.
La description de la coupe de Nestor a beaucoup tourmenté les commentateurs.
nàp 8è oETta; TieptxaXÀs;, o &îxo6ev r^y' ô yêpaiô;,
Xpufieioi; 75X01171 TteitappLÉvov • ouara o’ aôxoü 'leiToap’ êoav, ôoiai oè TtsXEiàoe; àpepi; sxao'Tov Xpûos'.at vô|xé6ovto ' ôûim ô’ ûtiô 7t'j6(j.£v£;
njOar,v désigne la base, le support, les pieds. L’usage a été fréciuent en Asie comme en Egypte de fal)riquer des vases qui ne pouvaient se tenir debout, mais qu'il fallait ou planter en terre, ou appuyer sur le mur, ou maintenir par un support. Les exemples en sont bien connus par les représentations figurées, et nous en avons aussi dans les collections. C’est un double support de ce genre que paraît indi(iuer Homère, soit qu’il fùf formé de deux parties campaniformes, réunies par le coté le moins large, comme nous en voyons des représentations très anciennes à Ninive et en Etrurie, /lis/, auitti., L\, iO, soit qu’il fût d'autre sorte- Deux seuls pieds opposés sont beaucoup moins vraisemblables. Les coupes à-uvoixeoTot. étaient celles qui n’avaient pas de base et qu'on ne pouvait poser sur les tables; -jvoaç avait un sens très rapproché de TruOirév. On a lu uTtoTtjOixÉvs; en rapportant le mut à tteaeixoe; et 6-fj TC'jOgÉvErîi sous les fonds en plaçant deux colombes sous la coupe. Il semble, en attendant mieux, dans une question (j[ui a tant occupé les anciens, Athca., XI, p. -iSi), que le plus simple soit de s’en tenir au texte, puis(jue les monuments figurés en donnent une explication vraisemblable et conforme aux habitudes de l’époque. On remarquera, outre l’usage des cio is, les colombes, un des plus anciens motifs que l'industrie de l’Asie ail fait connaître aux Grecs, Mijcènes, f. 207, ■i'23.
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lion de grandes œuvres incrustées ou en relief, comme sont le bouclier d’Achille et celui d’Hercule. La part de l’imagination y est très grande; Homère a vu des boucliers ornés de figures, des objets relevés d’or, d’ivoire, d’étain, d’argent; d’après ces données, il a composé un vaste ensemble décoratif qui n’a jamais existé que dans ses poèmes (i). l\ous y remarquons la facilité des créations, l’abondance et la variété des détails, qui bientôt se retrouvera dans une œuvre réelle, le coffre de Gypsélus; la composition et la symétrie cpii sera une des lois de l’art grec; l’habitude d’emprunter des sujets à la nature, à la vie réelle, à Celle des hommes les plus simples comme aux exploits des chefs : par là le génie grec annonce combien il différera de celui de l’Orient; il en accepte l’industrie, déjà il se fait de l’art une idée que l’Asie et l’Égypte n’ont jamais connue (2).
(U Voir à ce sujet le chapitre où M. Murray a recomposé le bouclier d’Achille eu empruutaut aux coui)es i)hénicieunes, aux monuments de l’Assyrie et de l'Egypte les scènes incmies rpie décrit l'Iliade. JJistor// of fjreek sculi)ture, 1880, p. il. Après tant d'études sur l’art homérique en gém'ral et sur le bouclier d’Achille en particulier, M. Murray fait des remarques très simples qui avaient échappé à ses prédécesseurs : toutefois nous croyons (pi’il ne faut pas exagérer l’influenco qu’a pu avoir sur la poésie homérique tel ou tel monument de l’art oriental ; les rajtprochenients les plus ingénieux ne sauraient nous faire illusion ; l'inlluence ici est toute générale, la suivre dans le détail serait le plus souvent un contre-sens. On ne doit pas oublier non plus, quand on étudie les rapports du symholisnn' chez les Orientaux et chez les Grecs d’après les produits do l’industrie et les monuments de l’art, combien la poésie est antérieure à la plastique; le jour où le premier artiste un peu habile a modelé une figure ou tracé un tableau, il n’a fait que réaliser dans le marbre ou par la peinture des nmvres qui étaient depuis longtemi)s déjà arrêtées et parfaites dans l’esprit du peuple grec. Voici, pour donner un exemple, la Chimère ; quelques archéologues disent (jue les intailles qui représentent grossièrement un lion et une chèvre, ou des œuvres phéniciennes qui reproduisaient un groupe semblable et qui étaient mal comprises, ont donné aux Grecs l’idée de cet animal fantastique : il est décrit par Homère, IL, Yl, 178 ; il faudrait donc démonlier qu’avant le.x'* siècle les Grecs avaient vu ces inlaillcs ; mais le nom même de la Chimère, cette divinité de l’orage, de l’hiver et de la foudre, désigne aussi en grec une chèvre, /ÿgz'.pa. Il y a là un rapprochement de mots où les mythologues trouvent naturellement l’explication du double caractère de chèvre et de lion donné à la fille de Typhon et d’Echidna.
(2) llelbig. Supra lo scudo d'Achille, Annali, 188!2; Milchhœ.fer, ouv. cité, p. 116, et i)armi les ouvrages plus anciens, qui sont très nombreux, surtout Ilrunn, Die Kunsl bel Homer. Je n’ai pas vu les épées de Mycènes depuis que M. Ath. Koumanoudis y a découvert des sujets incrustés ; d’après les dessins, ces figures ne sont i)as purement grecques et rappellent le stylo égyptien. On se hâterait beaucoup, croyons-nous, en admettant sans un examen de détail, que ce procédé d’incrustation suffit à expliquer la facture du bouclier, AO-évaiov, IX,
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Il est naturel de chercher dans les comparaisons qu’ldomère multiplie, et qui sont autant de tableaux, si nous trouvons quelques traces des scènes que représentait l’industrie orientale. Il est possible que la peinture du lion saisissant sa proie et des combats d’animaux ait été inspirée dans une certaine mesure par les ivoires et les bronzes phéniciens; mais dans les vers d’Homère, le sentiment de la réalité et de la vie dépasse de beaucoup de pareils modèles; puis quand nous prouverions qu’il a vraiment dû quelques images aux Orientaux, combien en est-il qui ne sont f[u’à lui et à sa race. La plastique grecque n’existe pas, mais les chants des Grecs montrent déjà tous les caractères qui lui seront propres. Qu’on relise à ce point de vue les comparaisons homériques : ce sont autant de tableaux pris directement de la nature, empruntés à toutes les situations, aux plus simples et aux plus nobles, nettement marqués sans que le détail soit trop accentué, saisissants parce qu’ils sont simples et qu’on y voit seulement ce qui est essentiel. Ce qui est vrai des comparaisons l’est de toute la poésie liomérique : durant cette époque de préparation, les qualités de la race se précisent et préludent au grand développement de la sculpture et de la peinture. Non seulement l’esprit sait voir ce qui l’environne, non seulement la poésie présente des images où les proportions sont parfaites, mais le sentiment de l’art, tel que la Grèce l’a compris, est partout profond. Il y a dans Homère une modération, une mesure, une habitude de tout ramener à un idéal conçu d’après la plus haute idée cpi’on se puisse faire de la nature humaine, une passion de la gloire, une recherche du grand et tlu beau, qui seront les qualités maîtresses de l’art grec. Quand on lit l’Iliade, on y voit déjà des costumes, des armes, des usages que la Grèce va conserver pour toujours. Beaueoup d’œuvres tigurées des époques suivantes peuvent être commentées dans le détail par des vers dn poète ; mais nous devons aller bien au delà de ces ressemblances. IMalgré r enfance de toute industrie, malgré la domination dn commerce étranger, malgré la pauvreté du peuple qui vit de ses troupeaux, nous
p. 152, Mitlh. d. deut. inst. in Athen, VU, p- 2ii. S’il est démontré que ces figures sont égyptiennes, il y aura lieu de rechercher si ces épées n’appartiennent pas à une époque antérieure à la conquête de la Phénicie par l’Assyrie et au premier style oriental de la Phénicie.
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voyons que ce peuple comprend la beauté telle que scs successeurs sauront la rendre. Les étrangers lui sont supérieurs maintenant; qu’ils lui donnent les procédés techniques, il aura bientôt conquis la plus remarquable Indépendance que jamais race ait eue dans les arts. Les anciens disaient d’Homère qu’il était le père des dieux et de la poésie ; la sculpture et la peinture ne lui devaient pas moins, elles n’ont fait que représenter l’homme et la vie tels qu’il les avait dépeints, et tant que la grande tradition s’est conservée, elle ne s’est pas écartée de ce modèle.
Nous n’avons pas discuté un certain nombre de théories qui ont été exposées sur le sujet que nous étudions; ce n’est nullement que nous en méconnaissions l’intérêt ni même la valeur, mais il nous paraît qu’au point où en sont nos connaissances, toute doctrine générale est nécessairement prématurée. — Dans cette longue période qui a précédé le siècle, la part de l’originalité nationale est incontestable ; chaque jour nous le comprenons mieux par les rapprochements que permet la méthode des séries comparées, l’étude des formes, des motifs de décoration et de la technique : et cependant c’est sur quatre ou cinq points seulement que des fouilles ont été faites jusqu’ici. En même temps la même méthode nous montre à chaque instant davantage les rapports de certains de ces monuments avec les œuvres asiatiques. Nous en arrivons à nous demander s’il est un seul objet trouvé à Myeènes qui ne rentre pas dans les catégories que nous jjouvons établir d’après les objets d’origine grecque et italienne ou qui ne s’explique pas par des produits de l’industrie orientale. Nous voyons que cet art, que nous avons appelé floral et marin, a été connu dans un grand nombre de contrées, mais nous ne pouvons dire avec certitude ni les régions (jui l’ont adopté, ni le temps durant lequel il a été dominant dans chaque pays, ni la part qu’il faut y faire à l’imitation, ni les caractères jjrécis de la race à laquelle il appartient. — Les difticidtés ne sont pas moins sérieuses pour le style géométrique. Nous rencontrons à IMycèncs des exemples qui attestent plutôt la ün que le début d’un style. Il se produit plus tard une renaissance dont le type des îles nous paraît marquer la perfection ; si nous pouvons trouver les raisons de la première décadence dans le long passé qui la précède.
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savons pas sons quelle influcnee s’est produite une rénovation cpii est incontestable (i). — Quant aux dates, nous avons ajourné la cpiestion au moment où nous étudierons les débuts du style corinth ien, mais il est facile de prévoir que nous serons loin d'exposer à cet égard une théorie qui nous satisfasse entièrement (îi).
La première influence orientale, celle qui est antérieure à la conquête de la Phénicie par l’Assyrie, se découvre à nous tous les jours; elle paraît avoir fait connaître aux Grecs des motifs empruntés à l’Lgypte et à la Clialdée ; il serait encore difficile d’en dire avec certitude les caractères. La seconde influence asiatique, telle que la décoration assyrienne nous autorise à la définir, permet de constater des faits plus précis. Cependant nous distinguons mal ce que l’Assyrie a diî emprunter à l’Egypte, et réciproquement l’Egypte à l’Assyrie, bien que l’influence de l’Asie sur la décoration égyptienne, depuis la XVAIE dynastie, nous paraisse être exagérée par (pielques archéologues. Nous marquons aussi imparfaitement dans la décoration et dans la symbolique orientale ce qui est sémitique, ce qui ne l’est pas; nous ne faisons même pas avec assurance la part respective de Ninixe
(1) L’imperfection des figures d’hommes ou d’animaux à coté de dessins géométriques parfaits est remarquable. Les figures api)artienuent aux mêmes styles (jiie les intailles des Cyclades et le caractère grec en est évident: ce qui permet de supposer que le dessin géométrique du type des îles, qui diffère beaucoup de celui do Mycènes, est d’assez longtemps antérieur aux premiers essais tentés pour représenter la forme humaine. Sur ces iutailles, voy. surtout Milchhœfer, oitc. cité, ch. ii.
[i) Voy. plus haut, p. lOf. sur l’état florissant de ce style en .\ttique, au vii“ siècle; p. 98, sur les arguments que Fou peut tirer de la forme des vaisseaux qui procèdent des navires phéniciens du viiU siècle et diffèrent beaucoup de ceux du xiiF siècle; p. 133. style géornétricpie des Phéniciens au ix'' siècle et peut-être au viiF, d’après les coupes de Nimroud. Les inscriptions nous instruisent très i)eu; Cij/vns, (18, ce texte phénicien se lit sur un vase d'un style particulier qui a duré à Chypre très longtemps ■ — .VQ-r'ivaiov, 1880, mai, ce graffito est en lettres très anciennes, mais il n’appartient pas nécessairement à l’épocjue où a été fabri(|ué le vase athéiden qui le conserve. Plusieurs feuilles d’or, ornées de figures, ont été trouvées avec des vases de style géométrique, Uirschfeld, wcm. cité, p. 136, loi. Furtwamgler, Annall , 1880, p. 130. MM. Gurtius et Furtwængler rapportent ces feuilles et un certain nombre de dessins géométriques gravés sur métal, en particulier sur des oreillettes de trépied, au viF siècle. Gurtius, Ih-onzerelief ans Olyntpia ; Yuvlw., Bronzefunde ans Oh/mjjia. G'est i)Our celte date que les documents de (pielque précision sont les plus nombreux, f.es dessins géométriques que l’on voit dans les tombes italiennes, où rinfluence corintbienne ne se manifeste pas encore, nous reportent également aii viF siècle.
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et celle de Babylone ; il reste beaucoup à découvrir dans les rapports de l’Assyrie et de plusieurs peuples considérables de l’Asie antérieure au point de vue de l’art et de l’industrie. De plus, il est à supposer que les formes et les décorations orientales ont eu une action sur les mythes indoeuropéens que la Grèce, à cette époque, modifiait pour les faire siens : c’est par exception que nous indiquons quelques-unes de ces influences.
A côté de conclusions si réservées sur tant de points, il n’est pas sans intérêt de rappeler la variété des théories qui ont eu des partisans éminents depuis quelques années. Autrefois l’art et l’industrie des Grecs venaient d’Egypte. Les découvertes de Ninive, il y a trente-sept ans, ont amené à reconnaître que la part de l’Assyrie était sérieuse ; mais Ninive n’avait pas de marine, les Phéniciens seuls faisaient le commerce : le rôle des Phéniciens est devenu considérable. En l’absence de monuments dont le caractère phénicien fût incontestable, et en présence d’œuvres phéniciennes (pii imitaient tous les s tyles, il a fallu réduire le rôle de ces marchands à celui d’imitateurs qui copiaient de tous les côtés; ils ont reproduit jusqu’à l’archaïsme grec. Après les premières fouilles de Chypre, l’opinion s’est accréditée cpie le mystère des origines de l’Industrie et de l’art dans les pays grees serait révélé par les œuvres trouvées dans celte île. A la vérité, elle nous a montré une civilisation ejui avait subi a\cc une intensité particulière cpielcpiesunes des grandes Influences cpie nous constatons, à des degrés différents, dans toute cette partie de la Méditerranée. Chypre non plus (pie l’Ét rurie n’expli(pie pas la Grèce; c’est au contraire la Grèce qui rex[)li([uc en partie. Les trouvailles plus récentes faites sur le sol hellénique, surtout à Myeènes, ont donné un nouvel intérêt à la question de savoir si ces })opulations primitives avaient eu un art personnel. Le sujet a été repris et. traité avec talent ; de remarquables travaux ont cherché à déterminer (piel groupe de ces races primitives avait eu l’action la plus importante. On a réuni les preuves qui autorisaient à donner ce rôle aux t^ariens et aux Phrygiens. Aujourd’hui, on n’est pas loin de penser (pi’il revient aux Crétois ; malheureusement, de tous les pays grecs, la Crète est peut-être celui dont l’art et l’industrie sont le moins connus. Toutes ces théories ont concouru au progrès de la science; il suffit de les rappeler pour montrer combien CCS problèmes sont difficiles et complexes.