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CHAPITRE X

DE L’ASSOCIATION DU STYLE O ÉüMÉTIUOUE ET DU STYI.E ORIENTAI..

TYPE DE RHODES ( I)

Il est lacile de coniprendre ce qu’a du être, dans la céranii(jue, la période d’inlluence orientale. Le style asiaticpie s’est d’abord assoi^ié à ceux qui prédominaient anparavant, et nous avons ainsi nnc époque on l’ancienne et la nouvelle décoration sont réunies. Les principes asiatiques dominent ensuite; enfin la (ignre linmaine, qui est l’élément grec, s’y introduit et y devient pré|)ondérantc. Nous arrivons, de, la sorte, jusqu’aux temps où C(‘s représentations sont t(jut à fait ordinaires et où les motifs orientaux disparaissent de plus en plus. Nous avons, par les monuments, la preuve f[ue les faits se sont passés de la sorte; mais il esl souvent délicat de fixer la date [iréeise des vases memes qui nous sont parvenus. Bien que la chronologie des styles soit certaine, nous ne devons pas oublier que ces vases proviennent de divers pays, où les jirogrès ont [lu ne pas être les mêmes; que tel tvjje est à peine représenté en Grèce, où cependant il a été connu; ipu' nous le retrouNons, au contraire, fréquemment sur les points où la civilisation a sifo 1 une marche beaucoup plus lente. Nous adopterons l’ordre qui est indicpié jiar l’histoire de l’industrie et des motifs de décoration en Grèce, sous le béné- (îcc des remarques qui précèdent et en ajoutant encore que pour une exposition claire il faut des divisions nettement marquées, mais que la réalité admet au même moment des influences ti-ès nombreuses, et que les transitions sont souvent insensibles. Au jioint où nous sommes parvenus, il n’v a plus désormais de solution de coidinuité dans le dévelop-

(1) .Auguste Salzmaun, Nécropole de Coniirox ; Ad Longpérier, Musée l\upoléon 1/ 1 .

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pciiu'iU de la céramique; mais ou jjeul dire de la plupart des styles que nous allons étudier maintenant, qu’ils ont été employés à des époques sensiblement dilTérentcs dans des [uays différents, cl que, dans le même pays, un mode de décoration était loin d’ètre abandonné quand un autre était déjà prédominant.

Les trois divisions siuvanles sont indiquées par la nature même du sujet :

i“ Association du style géométrique et du style oriental (le présent chapitre) ;

y/’ Ih'édominance du style oriental (chapitre XI);

3” Association de la ligure humaine et du style oriental (troisième partie, chapitre XY).

Nous donnons à la jiremlêi’C de ces divisions le nom de type de Ifhodes : juscju’lci, en effet, les vases de ce style proviennent surtout de Rhodes, en particulier de Camlros. Ce mode de décoration a duré longtemps dans cette île et y présente de nombreuses variétés; mais on le trouve dans d’autres pays, et il est certain qu’on le constatera dans la plupart des parties de la Grèce où il n’a pas encore été remarqué. Outre l’association des ornements linéaires et des ornements orientaux, ce (pii caractérise encore ce ty|)e à Rhodes, c’est le fond clair de la couverte ; les vides sont remplis par des ornements géométricpies peu serrés ; l’aspect est très différent de celui des vases que nous appelons de style oriental ])ur (i). Un très grand nombre de vases permettent de

( Ij Les vases d’ancien style de Rhodes, à l’cxclnsion do ceux (jni sont décorés de figures noires sur fond rouge, peuvent se classer ainsi (lu’il suit :

1° Style géométrique pur; rJ.yy.y.z;, plats, amphores, etc. Ces vases rentrent dans la classe que nous avons déjà étudiée chap. YII.

5“ Vases à reliefs, voy. chap. XI 1.

3° Vases noirs à reliefs, même chapitre.

■i“ Style géométrique associé au style oriental, le présent chapitre.

5“ (JEnochoés à embouchure trilobée, même chapiti'e.

6° OEnochoés aplaties en forme de gourde.

7“ .Viyhallos.

.S“ Alahastres.

9’ tirandes amj)hores.

10" Coupes profondes à pied élevé.

11“ Petits vases annulaires. Pour ces dernières divisions, voyez le chapitre suivant.

11 n’est tenu aucun compte dans ce classement ni des vases à couverte émaillée vitreuse, ni

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reconnaître une terre particulière à grains très fins, jaune pâle, quel- (piefois rosée, qui est à beaucoup d’égards celle môme des amphores commerciales de Rhodes (i). Ici comme à Santorin, mais par des preuves moins rigoureuses, l’origine des poteries est démontrée par la nature même de l’argile (2). Les l'ormcs principales sont des coupes plates à pied, des jjlats sans pied, des œnochoés à forte panse et à bec trilobé, et quelques lormes {)lus rares cpie nous signalerons. Les plats conservent des trous qui indiquent qu’on pouvait les suspendre. La terre est fine; elle a reçu un engobe général qui le plus souxent est gris ou rouge clair. Les deux plus belles séries céramiques de ce tvpc sont au British iMuscum et au Louvre.

Les principales combinaisons géométriques du stvlc de Rhodes |kmivent se ramener à un [)etit nombre de princij)es.

Rayures principalement sur les bords. — Ornements iml)ri(piés; sortes d’écaillos; grecques en général simples. Orocluds opposés deux à deux imitant b's méandres. Croix cantonnée de quatre points, de (piatrc (dievrons, de quatre triangles.

Cercles plus ou moins nombreux, concentri(jues, entourés d’un cercle de points. — Mêmes cercles entourés de croix. — Quart do Cf'rcles et demi-cercles s’appuyant sur une bande. — Cercle central cantonné de (juatre cei’cles : <à droite, à gauche, en haut et eu bas en forme de croix. — Quatre cercles seulement sans décoration centrale.

Ornement en forme d’S vertical ou borizontal, ornement formé de deux S croisés.

Rayures diagonales remjdissant un angle de la décoration.

Triangle simple; deux triangles réunis paj’ le sommet. Etoile formée do (piatre triangles. Triangles recoupés dont les extrémités sont réunit's par des courbes concaves et qui portent un point dans chacun des quatre compartiments formés de la sorte.

Carrés; rectangles; rectangle portant aux (piatre coins intérieurs un rectangle avec

des petits vases en pâte égyptienne, ni des types qui sont encore à l'état d’exception. Eoinine on le voit, les vases que nous classons ici sous le nom de type de Rhodes ne représentent relativement qu’un très petit nombre de poteries d’un type ancien découvertes dans cette île.

[L'auteur, dans une note laissée par lui, fait remarquer que Rhodes, aussi bien pour les vases que iiour les terres-cuites, est à peine explorée. Les vases à figures noires et rouges, réunis au Musée Britannique et au Louvre, sont en très jietit nombre. Il n’y a guère eu de fouilles. Salzmann n’a lias publié de journal sur ses découvertes, sauf quehjues remarques générales dans la Rev. avril., N. S., t. IV, p. 107 et t. Yltl, p. 1 et suiv.; cf. aussi t. YI, p. "261. Dans Longpérier, Mas. iMap. ///, quelques notices sur les fouilles. M. Loeschke a résumé ce (pi'il avait recueilli d’observations sur les fouilles de Rhodes dans les Mittlieiluagen îles d. nrrh. Insl. in Alhen, t. YI i 1881 1. p. 1-0; cf. aussi t. V (1880), p. 380-383. — E. IL]

(li Inscviptions céramiques de la Grèce, p. 8.

(2) Cf. chap. II, p. 10.

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point central; au centre de la composition, croix. — Losange divisé eu quatre losanges égaux avec point central.

Deux volutes réunies avec divers accessoires, chaque volute se terminant par un double ruban ouvert et vertical.

Croix gammée ; extrémité arrondie ou recourbée à angle droit une ou deux fois. Le même ornement composé de quatre grecques réunies par les quatre branches d’une croix. — Rangée simple ou double de métopes contenant chacune une grecque. Suite de losanges qui forment nne grecque.

Croix terminée, à chaque extrémité, par deux volutes, une de chaque coté; la volute forme plus ou moins d’enroulements. Double volute en forme d’S portant au milieu deux ornements svmétriques en forme île palmette.

^ ointe suspendue à un ornement principal auquel elle est réunie par un triangle. IvC même oiaicment dans l’autre sens, variété connue sous b‘ nom de ilôt.

Loïiiiuc on le voit, ce sont là des condnnaisons de lignes droites et lignes conrLes, eoinLinaisons cjnc nous avons déjà Mies j)resqne tontes précédeininent. Goniine dans le style g'éoinélri(|ne, nous trouvons ici l’emploi des grands cercles, simples lilets on rubans cpii font le tour des vases et surtout eelni des métojjes tpii portent un sujet central et, aux ([iiatrc coins intérieurs, des ornements. Il siiflira d’inditjner sommairement les motifs orientaux cjui sont associés à la décoration linéaire. La tresse est frécpiente, b' plus souvent sur le col, cpielcpiefois sur la ])ansc; d’tintrcs fois, sur les plateaux, elle est placée de manière à diviser le cercle qui |)orte le sujet en deux compartiments, dont run esl environ deux fois pins grand (pie l’autre (i). 11 faut remarcpier cette manière de partager le fond d’nn tableau de forme circulaire par une tresse, un rnlian ou une ligne. Nous l’axons vue sur les coujies de bronze de travail phénicien, lèlle sera sonxent adoptée plus lard pour la décoration des monnaies. Outre la tresse, nous trouxons les motifs su ix an I s :

Rosace, palmette, segment de rosace, à pétales bien séparés, souvent alternant trois par trois avec un pétale de couleur pTilc. Le nombre des pétales des rosaces est variable; j’en ai compté dix-sept, treize, etc. — Guirlande formée par des jiabnetles droites alternant av(>c des jialmettes renversées, plus petites et renfermées dans un ruban régulier qui, au lieu de former uu cercle, laisse à la jiarlie supérieure un léger intervalle et se termine par deux enroulements plus ou moins développés. — Deux

il) De Longpérior, Mus. XupoL, pl. EllI.

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eurouleinenls symétriques portant, au milieu, une palmette à six pétales (Salz., pl. XLVl). — Fleurs et boutons de lotus combinés de diverses sortes ou entre eux et avec des enroulements. La f^uirlande la pins simple est formée de Heurs et de boutons alternant. Elle occupe d’ordinaire le registre inférieur des vases. Sur le col elle est an contraire renversée, les pointes des boutons et des Heurs étant tournées vers le bas (Salz., pl. XLIV).

Six ornements placés symétriquement deux à deux; deux Heurs de lotus et un bouton alternant avec trois palmettes; le tout réuni })ar des rubans (Salz., pl. XXXIV).

Fleur de lotus, les pétales en éventail imitant un segment de rosace; la tige forme des enroulements symétriques (Salz., pl. XLYIL.

Le même ornement renversé, les pétales tournés vers le bas.

Un ornement original est formé de stries cunéiformes qui tantôt remplissent une partie de zone, tantôt sur une demi-rosace remplacent les pétales. Le motif pourrait rappeler les tiges de papyrus disposées en éventail sur les couj)es égyptiennes (Salz., ])1. L; de Longpérier, Nopo/., pl. LIV); mais on est plutôt porté à y voir une imitation des caractères de l’écriture assyrienne. Ouebjues-iins de ces clous ont à la partie supérieure une légère dépression qui, si cela était mieux marqué, rendrait le rapproebement plus décisif.

Si l’on cxce|)tc cjuelque.s détails, celte [midie de la déeoratioii se compose siictout de deux éléments, la lleui' de lotus et la rosace. Les figures d’êtres vivants sont des animaux, presejue toujours très séjtarés les uns des autres et nettement dessinés. Parmi ces animaux nous trouvons les motil's suivants ;

Lion rugissant. Longpérier, j\fi(s. Nopol., pl. LH; Salz., Caintros, pl. XXXVII 1.

Sphinx; ordinairement à coiqis de lion et ;i tète de femme, le.s ailes reco(piillées. Longpérier, Mi/s. N(tp-, pl. LU; Salz., Cmnirns, pl. XXXV, XXX M. LIV.

(’diimère; corps de lion; sur le dos tète de chèvre qui ouvre la bouche et lance des Hammes; la queue est terminée en tète de serpent. Mus. Nap., pl. LUI; i'aiitiros, pl. XLIX, XXVIII, 11° 3.

Grilfon à ailes recoquillées. Camiros, [>1. XLIII.

Taureau marchant, quelquefois retournant la tète; le bouquet de poils de la ipieiie forme deux toulfes ; èv tt, Tpc/x; dit Hérodote parlant du bœut

A]ds, HI, 28, 3. Mus. Nup., pl. LUI; Camiros, pl. L.

Délier marchant; Camiros, pl. LL

Oie, cygne et tètes de ces oiseaux; ces tètes sont souwmt dans des métopes. Mus. iSap., pl. LIV. L'imjiortance du cygne doit être notée. Sur ])lusi('urs zones, (pii portent une longue suite de quadrujièdes, on remarque un seul cygne ipii paraît conduire la marche. Mus. Mapol., jd. L\H.

Ibex ou houquetin, à longues cornes; daine, à robe tachetée, à long bois dentelé;

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ces atiimaii.K ont le corps très allongé. Mus. NapoL, pl. LYII, LVIII; Ccnniros, pl. XXXir, XXXYIf, XLIII, XLIY.

Bouc à cornes recourbées, sanglier, lièvre, chien, poisson, sorte d’espadon, Garniras, pl. XLYIII, XLIX.

Comme ce.s ornements et ces sujets sont surtout représentés snr des coupes plates et des œnoehoés, les manières de les disposer sont peu variées. Les coupes admettent deux modes ])rincipaux ; C une rosace centrale avec cercles et grandes zones circulaires ordinairement divisées en méto|)es; 2'’ un sujet central; ce sujet occupe les deux tiers du médaillon qui est divisé en deux parties inégales par un i-uban, tresse, grecque ou méandre; sur ce ruban est représenté un animal; la |)artic inférieure du médaillon est occupée par une demi-rosace. Quelquefois l’intérieur des coupes plates est rempli j)ar une combinaison de j)almettes, de rosaces et d’enroulements dont nous avons donné des exemples; enfin, quand la coiqje est plus profonde, il arrive f[ue l’cxlérieur est décoré d’un motif circulaire, mélange du style géométrique et du style oriental 1 1 |.

Les œnoehoés et les vases qui se rapprochent de cette forme portent des zones siq)erposées d’animaux, la zone inférieure et la zone supérieure étant d’ordinaii'e réservées à une décoration ti'ès simple, guirlande de fleurs et boutons, etc. i^cs anses sont souvent trèssées ; le col a reçu un vernis noir brillant; deux veux sont peints fies d<‘ux cotés du bec (2); on y voit aussi des rosaces simples com-

ilj [L’aulciir, dans une note lais.sée par lui, constate l’étroite union qui existe entre la décoration do cos plats rhodiens et rornementation des coupes de métal de style assyrien, phénicien on chypriote (v. chap. IX, p. 112-1"26). M. Pnclistein y voit une preuve que les anciens peintres rhodiens avaient subi l’inlluence directe des produits de l’art cyprio-phénicien {Arcli. Zeit., t8(Sl, p. 229). — E. P.]

(2) L'œil que l’on voit ici s’explicpie naturellement. Cf. monnaies de Cithrum de Thessalie, Longp., Œuvres, H, p. 58. Sur l’association de l’œil et du Goi'goneion, snr le sens mystique de l’œil pupille de l’œil, rappi'oché do h^pr,. Proserpine) cf. Longp., pass. rite et

p. 126; Plut., de fnrir in orbe lunæ, . Si ingénieuse que soit cotte explication, il y a lieu de remarquer combien souvent les anciennes céramiques ont représenté des yeux sur les ases. L’œil ici serait le reste d’anciennes habitudes qui tendent à donner au vase la forme humaine (v. plus liant p. 7, 9, 11, 57). La même idée a fait donner des yeux aux premiers vaisseaux : « Pour semer l’effroi, pour apparaître comme une bête monstrueuse, il est vert de mer ou il ouvre deux yeux menaçants. » Philostr., Portr. I, 18. [Sur les Schi/fsciurjen,

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posées d’iia cercle central entouré de cercles pins petits on de points (i).

(^ette série de poteries offre une variété d’exemplaires qui permet de suivre le dévelojipement dn type. Certains plats eonservent le stvle géométrique presque j)nr; qnelqnes-nns meme le reproduisent entièrement. Tel est nn pinax de Camiros pnblié par Salzmann, pl. XXIX, sur nn lond ronge jjale; nn eercle d’nn ronge pins vif est divisé par une eroix en quatre segments; chaque segment est rempli j)ar des losanges pâles et foneés qui alternent; an-dessons est une suite de eereles eoncentriqnes pins petits. Un antre exemplaire, pl. XXIX, est déeoré simplement d’une zone de losanges renqdis chaenn par nne grecque et j)ortant des appendiees droits qui se terminent également jjar nne grecque. Une grande amphore porte snr le col des méandres et sur la j)anse ddtérentes zones tontes Aides, nne seule exce|)tée cpii est ornée de cercles. Ces vases seraient dn style géométrique pur, si on n’y remarquait quelques indiees d’une autre influence, nne jiarenlé d’exécution et de forme qui permettent de les rapfirocher tout à fait du type auquel est réservé ce chapitre. Dans une seeoiuh' catégorie nous jilacerions les vases cpii réunissent le style linéaire et l’ornementation végétale, et ceux où l’ornementation végétale, tout en dominant, est encore peu compliquée; vases en général ti'ès sinqiles, par ('xenqile nne hydrie qui porte sur le col une grecque, sur la jianse des fleurs et des volutes; à ce type appartiennent encore des poteries où la guirlande de palmettes, de fleurs et de boutons est assoeiée à des rangées de dents, à des zones de traits droits, l^es ])lats sur lesquels cette ornementation domine, mais qui admettent déjà des métopes avex; tètes d’animanx, formeraient nne troisième subdivision. Ues deux dernières seraient réser\'ées pour les

cf. Lolling, M’ütheilungen d. d. Inst. inAthen, V, 18X0, p. ,881-387. Pour les peintures do vases où l’avant du bateau représente un dauphin, une tète de poisson, cl'. Stackell)eri', (Irâh. d. HelL, Pl. XLYII; Lenormant et de Witte, Idlile Céramograph., H, Pl. CXIV ; Renndorl', Griech. n. Sicil. Vasen/)., Pl. XXVII, 1; Carlault, l’rière athen., p. 66, Pl. I et II; llelbig', /lonto'isc/ie Epos, p. o6, lig. 3 et 4. — E. P.]

( l i [ 11 est intéressant de reinarquoiujue dos ornementations semblables à celles do la poterie décorent les bijoux et en particulier certaines rondelles d’or trouvées à Camiros; rosace, tresse, triangles recoupés, bande d’oiseanx passant; cf. Arc/i. Zeit., 1884, Pl. IX, n°“ 6-8. >1. Puebstein pense que l’industrie métallique a exercé une grande iniluence sur rornoinentation et la composition des vases de ces anciennes fabriques {Arc/i. Zeit., 1881, p. 330). — E. P. J

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représentations d’animaux isolés dans les médaillons des plats, et jjour les œnochoés, les hydries et les amphores à zones d’animaux.

Il y a aussi lieu de tenir j^rand compte, pour la date relative de ces vases, de la fermeté et de la liberté des dessins, ainsi que des traits à la pointe dont le potier se sert pour indiquer les muscles, et, dans la simple décoration, pour préciser les nervures ou les contours. Ces traits sont d’un usage d’autant moins frécjuent que nous sommes plus près de ré|)0(pie où le style géométrique domine seul ; ils deviennent plus nombreux à mesure que l’orucmeutation orientale fait du progrès. D’une façon générale, ils indicpient nne épocpie plus récente que le dessin fait seulement au pinceau, mais cette règle admet de nondjreuses exceptions. Sur des [)oteries (pii ont été trouvées à Flkellura, près de Camiros, avec des vases à figures i-ouges et à ngures noires, et qui, jiar consécpieiit, ne sont pas très anciennes, le dessin n’est pas [irécisé jiar des ti-aits à la pointe. Une autre règle qui est vraie d’une façon générale, mais (pii comporte aussi des exce|dlons, est (pie l’Iiabitudc de remplir le champ des tableaux avec des rosaces est jiostérieure à l’usage d’orner le même champ de motifs géométrirpies. D’ordinaire, la ligne centrale entourée de rosettes est d’un art plus avancé (pie cette même figure entourée de motifs géométriques.

Ce style, (pic nous appelons du nom de l’île de Rhodes, se retrouve sur bleu d’autres points. Le British Muséum possède un fragment découvert à J^]phèse en iS-ÿ9. et un plat d’iliuin (collection Calvert) (pii rappellent à tous égards les caractères cpie nous étudions (i). Deux fragments du meme iMuséc pro\iennent de Mételln et représentent un triangle recoupé et uu double triaugh', reposant sur une bande, le [iremicr entre deux enroulements SMiiétimpies placés des deux (‘(Més de la [lolnte, le second entouré de ligues circulaires et de cercles formés de points. Une coupe de Chypre à pied élevé, d’un travail très fin, également à Londres, conserve sur le rebord extérieur une zone d’animaux passant rpii sont traités dans le style de Rhodes. Un vase de Céré (2), qui représente Hercule et Cerbère, porte la croix à bi'as re-

(1) llirschfeld, Annali, 187^, p. 175.

(2) Mduumenli, YI, Ul. .YX.WI. [Une coupe de Yulci, .signée par Eucheir, porte une Chimère traitée dans le style de Ithodes. .Micali, Monameuti liicditi, j)!. .XLII. — E. P.]

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