VASES A FORME HUMAINE
Niiiirolul et porte le nom du roi Sargon (fin du vni" siècle) (i). Le vase n“ 6 conserve le prénom de Psammétik II, le Psammis des Grecs (2). I.es égyptologues attribuent aux Saïtes les vases du même genre que l’on trouve eu Egypte. Cette fabrication serait donc du viib et surtout du mC siècle (3).
Deux vases analogues, provenant d’Athènes, sont l’uu au musée de Leydc, l’autre au musée d’Amiens (collection Lagrenée) (d). Je crois qu’il faut aussi ra])porter à la même classe de petites œnochoés qu’on découvre en Attique, qui sont décorées de dessins très fins, mais qui ont perdu leur couverte. J’en ai noté un exemple à Athènes dans la collection de jM. Philémon (j). Ces sortes de vases se sont aussi trouvés en Italie, en particulier à Vulci et à Santa Marinclla, l’ancien Punicum ((3).
III. Je l'attache encore à cette classe des vases le plus souNcnt non émaillés, de travail ancien, mais d’un style déjà très habile, qui représentent des tètes d’homme, de femme (comme le n'' 7) ou d’animaux, et (|ui ont un goulot à la partie siqiérieure. Ilhodes et l’Italie en ont fourni de nombreux exemples; la Grèce, en particulier Corinthe, quelques-uns (7).
« Ce procédé a été mis en usage, avec une grande habileté, par les Assyriens, par les Phéniciens et par les Grecs eux-mèinos. » Cl'. Dressel, Annali, ISS'i, p. 41, sur certaines poteries et terres cuites émaillées de Pompéi et de l’Esquilin, qu’il attribue encore à l'art phénicien. — E. P.]
(1) Layard, Discovo-ies tn (he rubis of Nineveh, 1853, p. 197. [Cf. Perrot, Hist. de l’Art, t. 111,
(2) Hérodote, H, 180.
(3) [M. Heuzey fait aussi observer, Cnlalo(j. des fuj. ant., p. 213, qu'il ne faudrait pas juger de l’antiquité de ces objets par les devises royales dont quelques-unes remontent à la xvii'-' et à la xviiP dynastie égyptienne. Ces cartouches ont été contrefaits à une époque beaucouj) plus basse pour servir de motifs d’ornement ou de formules de conjuration. Dans une tombe de Tarqninies, on a trouvé un scarabée avec le nom d’nn roi égyptien do la xiiP dynastie; cf. Helbig, l)as honierische Epos, p. 18; üuUellùio, 1882, p. 211. — E. P.]
(4) Uongpérier, /. c.; Lecmanns, Mon. éijijpt. du Mus. d'nnl. des Paijs-Das, pl. Cl.\, n® 285.
(5) [M. do Longpérier a signalé aussi des vases de ce genre ti'ouvés en .\ttiqnc. notice de la pl. ALIX, Mus. A’apol. ///. Cf. Perrot, Hist. de l’Art, t. 111, p. 881. — E. P.]
(8) [Cf. Dulletlino, I8il , p. 1 1 1 ; Noël des Vergers, Étrurieet Etrusques, t. 1, p. 25.5; de Longpériei', /. c.: Perrot, I/ist. de l’Art, t. Ill, p. 881 ; Annali, 1882, pp. 5-58, tav. A-F; Monwnenti, XI, pl. 37. — E. P.]
(7) [M. Heuzey cite un aryballe à glaçure verte, trouvé dans Pile de Cos, qui est modelé en