VASES A FORME HUMAINE
Un des types les plus connus, trouvé à Cainiros, est la tête de giiei’riee dont la figure disparaît presque tout entière sous un grand casque (i).
Ce type fut aussi imité par les Grecs dans le système de terre cuite peinte qui, plus tard, fut d’un usage général pour les rhytons. 11 est assez difficile pour certains exemplaires de déterminer si l’origine en est grecque ou phénicienne, bien que rinllucnce asiatique ait été prédominante à l’origine. On connaît les petites bouteilles qui représentent un buste de femme à longues tresses retombant sur les épaules. La figure et l’ajustement rappellent tout à fait les terres cuites phéniciennes, et l’expression du visage a un caractère oriental qui se reconnaît tout d’abord. Les mêmes types se retrouvent à Chypre (2), à Rhodes (3) et en Élruric (4); il est vraisemblable que beaucoup de ces objets ont été transportés par le commerce, et que les pays grecs qui les ont fabriqués sont surtout les îles orientales de la Méditerranée.
forme de tète d'IIercule, Gaz. archéolog., 18S0, pp. U)l-163, pl. X.XYIII, üg. 1, et Figurines antiques du Mus. du Louvre, pl. VII, fig. 3. Il le rapproche d’un autre aiyballe émaillé ou tète d'Hercule, trouvé à Camiros, et d’un troisième vase analogue, trouvé en Attique, Gaz. archéo logique, 1S7S, p. I4S. 11 faut ajouter un aryballe de Chypre, eu tête d'Hercule, de la collection Piot, Perrot, t. Ill, p. 697, fig. oûo; trois vases eu forme d’animaux, à couverte émaillée, en Sicile, Bullettino, 1881, p. '^39; deux vases provenant d'Egine, à couverte vitreuse, l’un en forme de sphinx, l’autre en forme de tète d’homme, Millheilungen des dent. Inst, in Athen, 1879, p. 366, pl. XIX ; plusieurs spécimens au .Musée de Berlin, Furtvüngler, Vasensaminl. irn Antiquariuin, 11“* P287 et suiv., 3955. — E. P.]
(1) [Cette catégorie de vases a fait l’objet d'une étude très approfondie de iM. Heuzey dans la Gazette archéologique , 1880, pp. 115 et suiv., pl. XX. Voir aussi Figur. ant. du Mus. du [.ouvre, pl. VH, lig. 2; Perrot, Ilist. de l'Art, t. Hl, pp. 675-679; Catalogue de la collection de M. de Bainmeville, p. 54, 11°'' 242, 242 his; Furlwangler, l. c., n°“ 1304 à 1307, 1309 à 1342. Le Musée de la Soc. arch. d'Athènes en possède un qui vient d’Asie .Alineure, peut-être de Mylasa (n° 1925). Le môme type de tète d'homme cas(jué se voit sur un petit aryballe de bronze, au Musée de Cambridge; il provient d'Olympie et porte le nom du fabricant en lettres archaïques, gravées de droite à gauche, .Journal of liell. Studies, H, pp. 69-70; Rœhl, Inscript, grxc. antiq., n° 557. Comparez ce type avec les peintures du sarcophage de Clazomène, Monuinenti, XI, pl. LUI; Annali, 1883, pp. 172-173; Journalof hell. Stud. 1883, pl. XXXI. — E. P.]
(2) [Voir le chapitre suivant, p. 201. Cf. Perrot, l. c., pl. IV’ et lig. 504; Doell, Sanunl. Cesnola, pl. XVI, 26.]
(3) |Cf. Heuzey, Calai, figar., pp. 217-218; Longpérior, Mus. A'apol., pl. XLLX, fig. 7.]
(4) [xl///s. Gregor., H,pl. XCIH; Hcydemann, Vasensanirnl. des Mus. Xaz. zu A'eapel , 11"“ 29 40, 2941, 2945, 2946; Korte, Arc/i. Zeit., 1877, pl. H, 2; Helbig, Bullellina, 1876, p. 33, sur deux alabastres de Cervetri, à forme humaine et de style très ancien, où l'on sent l’inlluence de l’Egypte; Id., 1879, p. 88, sur un vase en tète de femme, trouvé à Corneto, d'un travail archaï([ue ti'ès fin, et portant la signature de l'artiste Charinos. — E. P.j