COFFRE DE CYPSÉLUS
est Eùpugwraç; Pausanias ne le eoniiaît pas, niais eoninie il lui voit nn disque à la main, il remarque que ec devait être en son temps un homme habile à cet exerciee (i). Tous les archéologues habitues à l’étude des vases seront sensibles à l’observation suivante du périé'j'ète : « Il y a sur ce coffre des inscri|)tions éeiâtes en lettres ipii prescpic toutes sont anciennes : les unes sont disposées dans le même sens, les autres selon le mode (pic les Grecs appellent e’est-à-dire qu’à la
lin de la ligne la suivante recommeiice en sens contraire ; l’écriture va et revient de même cpie ceux ([ui courent le diaule ou le double stade. Il y a aussi sur ce coffre des inscriptions écrites en lignes eontoiiruées et [)ar cela même difliciles à déchiffrer (yeypa-Tat èirl t?. ly.zvy.y.i y.yl a'AXco; Ta £7:q'pag[;.aTa eAtyaoT; TuaêaéAsaGxi yy'Xi-rjî;) » (2). Nous ne saurions mieux dire si nous voulions parler des inscriptions des plus anciens vases. La céramique a suivi de tous points les ti-aditions que nous voyons établies au temps du coffre de Cypsélus; elle a soin de marqiuule nom des personnages et parfois même des objets (pi’elle représente. Près d’une fontaine elle écrit xpviv/; ; près d’une portr, Oépa; près d'une lyre, Xépa (3). Dans les groupes, elle donne des noms aux personnages, et sans eux Pausanias lui-même, si versé dans les généalogies, aurait quelquefois de la peine à s’y reconnaître; elle nomme aussi les chevaux et les chiens (4). Il semble (pi’ell(“ représente les récits des poètes; comme ils aiment les énumérations, elle veut de son ccité montrer un grand nombre de ligures juxtaposées. Kiiliii beaucoup de ces inscriptions sont en lettres anciennes, et nous n’avous pas plus de facilité [lour les lire que n’eu a mr Pausanias jjour celles du cofire de Cypsélus.
Telle était l’imagerie du mu'^ et du mF siècle; au début du MLsièele elle servait encore à décorer le lr(')ue d’Apollon Amycléen (5) où nous
(1) 17, lÜ. "(J-îTi.; Àr, O'jtô; èttiv ôw/.w yriariV è'ywv.]
(2) [Id. 17, 6. Il l'aut noter (iiie le texte do ce passage difticile à traduire n’est pas détinitivement établi et ejue les différents éditeurs ont adopté des lectures et des corrections assez variées; le texte cité est celui de Schubart, Teubner, 18S1. — E. P.|
(3) [Sur ces particularités, cl', la préface d’O. Jabn, Vascnsannnl. zu München, p. cxiv-cxv. — E. P.]
(4) [Id., p. cxvi, notes 813, 814.]
(5) Sans connaître la date exacte de Batbyklès de Magnésie, il y a lieu de croire qu’il Ira-
(:(^FFRE DE CYPSELUS.
rclrouvons les suje(s du même genre el souvent les mêmes (i) (|ne sur le eodre de Cy|)sêlus. On y remarquera de plus des sphinx et la ehlmêrc', des In'ti'S féroees, lion, lionne, panthère, sanglier, et tout en haut du trê)ti(‘, sur la hoixlure, comme sur certains vases, nn /&po; d’hommes. Pausanias remaiapie, à propos d(‘ ce troue, que sur ces sortes d’ouvrages les sujets étaient assez nombreux pour (pie la dcscrij)tion en dcM'nt fastidieuse (2). (h' sont des scènes qui, dit-il, pour la plupart sont bien connues [urir^è ayvwGxa tx tto/Yx zv) (3j. Aux mêmes épcjcpic's, ces procédés étalent appli([ués aux vases ( 4). Mais la peinture eéramhpie était un procédé beaucoup plus faeilc, bcaucoiq) plus réj)andu, et nous en voyons toute l’importama', |>uls(pie nousj>ou\ons démonti i'r qu’elle a été, durant de si longues années et à une é])oque où l’on peut à peine dire (pi’il y en eut une autre, um' lorme populaire de l’art, parlant à tous, re|)rodulsaid pour tous les scènes de la religion et de la légende, illustrant j)ar les lignes et la couleur les éjnsodes cpie chantait la poésie cyeli(jue; il est vrai (pie la poésie eycliipie est restée inimitable, tandis (pie les jiotlcrs primitifs ont eu des successeurs de génie qui les ont fait oublier.
vaillail au temps de Crésiis. jOvcrljeck, Gesrhlchte der P/aslII,-, H*" édit., I, p. 7 i , place vers o-4S-ai0 l’époque de son séjour à Arayklæ. Et'. Drunn, /uhisflergesc/i. l, p. 32 ; pour les études de restitution de ce trône, lleyne, Anfû/uar. Anfs., 1, 1-113; (Juatremère de Onincy, Ju[)lter Olympien, pl. YI-VII, Itdi cl suiv. ; Wcleker, /eitschi'iff f. Gescli. n. Ausl. d. a. A nnal, p. 280 et suiv. ; Lloyd, Muaenm nf rlnaad-al Anliqui! les, II, p. 132; Brunn, ;V. Rhein. Mns. Y, p. 323 et suiv. ; Die Kmiat bei Honier, p. t-l-i'i -, Pyl, Ardacol. ZeiL, 1832, pl.XLIll; Dnlticher, /V/., 1833, pl. LIX; Uulil, id., 183 i, pt.L.XX; Overljeck, Grscbiehte de)' Dlnslik, 3” édit. I, p. 7i-77; .Murray, J/ialo/'ij of yr. Scidpl., 1880, I, j). 01, 03. — E. P.j
(1) lEoinnu' sujets semblables sur le cotIre et sur le trône, notons Persée et Méduse, Hercule et l'hydre, Phinens délivré des Harpyes, les jeux en riionneur de Pélias, Hercule el Géryon, Hercule combattant contre les C(‘ntaures, .\chille et Memnon, le jugement de Paris. — E. P.]
(2) I Pans. 111, 18, 10. Tà os y.xO’ s/.xotov s-' à/.v.Çs; o'.s/.Osîv, ô'y’/.ov -roï; s7:i.7.eçoo.svo'.;
7sapÉ;siv Eas7.7.sv.]
(3) [On trouvera encore d’intéressantes comparaisons à faire entre les vases peints et les sujets fin Runclie)' d'IIei'cule; cf. A)'clt. ZeÀl., 1881, p. il et suiv.; id., 1882, p. 108 et suiv. — E. P.j
(i) [Eettc imagerie servait, non seulement pour les vases, mais pour tous les [>rüduits de l’art industriel, comme les pbupies de métal ciselé, les ornements ilc costume, les bijoux. Cf. Aitsy)'ab. Olyntpia, ni, pl. X.XIll; iv, p. 18; Fnrtwangler, Ri'onzefnnde, p. 01; Ai'ch. Zeil., ISS g pl. S, 0, 10. — E. P.