I, ET
;4) I, 13. Ver.s 70 4, .'!00 ans avant la lin de la guerre du Péloponèse.
TYPE EOlilNTIllEN.
l’a VU, iiii livs grand progrès (i). Si l’on excepte deux vases de Capoue in"® 6, I I I (2) et un de ^ ulcl (n“ ip,), c’est à Géré seulement et préeiséinenl dans la ville (pii avait re(;u Déinarate, qu’on trouve aujourd’hui ce style (3).
11. Une ([uestion importante est celle de savoir si tous les vases Cjuc' nous avons cités sont anciens ou si (piehpies-uns ne sont pas d’imitation (4). Pour nous, nous y voyons le développement régulier d’un style ([ui peut avoir duré cent cinquante ans, qui a certainement persisté, alors f[ue la peinture à figures noires sur tond rouge était déjà connue. Nous attribuons à un progrès régulier les qualités qui se remarquent sur les plus beaux exemplaires; cpiant à quelques particularités qui ne se trouvent pas sur les vases des é|)oques suivantes, nous nous bornerons à réjiondre que nous n’avons pas nn seul exemplaire de ce style trouvé à Corinthe même, et qu’il v a quelque témérité à dire d’avance quels
l'I) |M. Loeschcke, Anna/i dell' Ins/., ISTX, p. 30X-;]07, attribue aux dix dernières années du Yi" siècle le vase de Persée délivrant Andromède, n" li, et (p. 30i>) à la même époque les vases corinthiens inlluencés par la technique attique, avec un cadre réservé sur le fond naturel de l’argile.]
{'i) L’un d'eux ('n'’ 1 1 1 est peut-être de Nola.
(3i [Du temps do Pline, on voyait encore à Géré des peintures que l'on considérait comme les plus anciennes de Tltalie; Pline, f/ist. nat., XXXY, 17; cf. üverbeck, Sclirlf/quellen, n° 37G.]
ii) llelbig, hnitazionl di vasi rnyintil, dans les Aannii, 18(13, p. '210 et suiv. Voy. dans les Annnü, 1869, p. 16 i, une liste des vases de Géré de style purement corinthien et des vases d’imitation, par M. Ehrster. [M. Brunn, Problème in der Gesdnchte der Vasennuilerei, Munich, 1871 (Extrait des Abhandlunçjen der hais, bajjer. Akad. der Wissenschaften , Glass. xn, t. Il), voit aussi dans les vases de style corinthien trouvés en Italie un type d’époque relativement récente, où l’on s’est efforcé de vieillir, par le style et par les inscriptions, l’aspect des peintures. G’est lui qui a proposé la solution la i)lus radicale pour cette classe de vases. Il la divise en deux groupes (i». 28 [112!) • l’iin représentant des copies d’oiiginaux grecs et anciens (Tydée et Ismène (n" 1); Hercule chez Eurytios (n” 10); Funérailles d’Achille 1' n° 2t; Départ d'Hector (^11“ 8); l'autre, composé d'imitations tout à l'ait libres (Busiris, Hercule et Gerbère, Ghasse du sanglier, Gombat de Gentaures et de Lapithes, le Bapt des bœufs par Hermès (v. plus loin pour ces vases, p. 26i et suiv.i. H conclut ip. 70 !13i]), pour la classe des vases de l’époque classique, à figures noires et à figures rouges, que l’ensemble des poteries grecques trouvées en Ftrurie n’est pas une production originale du V® siècle, mais bien pluteit une série d’imitations qu’on fabriquait pour l’exportation au 111® et au n® siècle av. J. -G. Jusqu’à présent, peu d’archéologues ont accepté dans leur ensemble les hypothèses de i\I. Brunn. Ses opinions ont été combattues par M. Klein dans Puphronius, 2® édition, p. 3, 6, 35, fO, ol, et par M. Kaibcl, Annali, 1873, p. 1 13.]
TYPi: COUINTllIEN.
(Irlails |)résentcra cet e\ciii|)laii’e fjuantl nous le découvrirons (i). (ir lyj)e de Géré est jusqu’ici tout à fait isolé; ou n’a pas la Idjcitc de le eoin|)arcr avec les vases des épofpies suixantes.
Voyous cependant (pielcpics-unes des obji'ctlons principales. Periklyiiienos, dit-on, est peint en l)lanc sur le vase d(’ rvdée, tandis que cette couleur est réservée aux reniines dans l’art purement grec(-î). Les \eu\ des hommes, dans cet art, ont la loimie ronde et non la l'orme o\ale (3); cependant, Periklvmenos a l’onl o\ale. .le me bornerai à remarquer (pie je considère ce vase comme nn des plus anciens de cette série, sinon comme le plus ancien ; (pie les eorjis des hommes sont sinon en blanc, du moins en clair sur les \ases de Milo; (pic sur ces xases, les yeux des hommes ont la (orme oxah' et (pi’on trouve la même l’orme sur beaucoup de vases d’époipie ancienne, |)ar exem|)le sur ceux de Uhodes (4). Il \ a une autre objeellon (pii aurait beancoiq) plus de valeur : e’esi (pie sur le vase d’ilercule chez lùirylios (ii" lo), les li<>ures auraieni le Ix jie étrus(pie, et non grec. iMais nous n’avons aucun monument de la même inqiortanee et du même geni'c, d’origine grecapie, (pie nous puissions consulter pour trancher cette (pieslion; à mon avis, le le costume est bien grec, le lv|)e des ligures n’est que celui des vases de IMilo perrectionné. \ oxe/, surtout l’Apollon dans les xases de Milo et
(1) [.le signale plus loin, pp. "27.i-!275, un vase du British .Museuui, provenant de Grèce et peut-être de Corinthe môme, qui offre tous les caractères du stylo corinthien décadent et qui présente plus d’une ressemblance (le lion rugissant à langue rouge, les arbrisseaux, la guirlande de fenillages;, avec les vases de Céré (jue nous étudions : c’est une i)remière confirmation de l’opinion soutenue par l’auteur. Le‘s l'ouilles en Grèce leront certainement connaître d’autres exemplaires de ce style qui est nue prolongation de la céramique eorinthienue.]
(2i lielbig, l. (•., p. 218. [Le Royal arclueological Institut de Londres possède depuis peu une intéressante collection de vases peints et de fragments trouvés en Lgypte. a Detenneh, près du lac Menzaleh : ces poteries ont été trouvées dans les chambres d une sorte de palais ou de citadelle, avec des jarres portant les empreintes des sceaux de Psammétique 1 et II, de Nécho, d’Amasis. On peut donc supposer iiue ces objets remontent, (ui grande partie, au vu" siècle ou au vC. On y voit des fragments de style corinthien et, en particulier, des représentations de l’éphèbe cavalier, nn et peint en hhinc, souvent escorté d’un chien également peint en blanc, avec l’oiseau volant derrière lui. Ces antiquités, encore inédites, doivent prendre placedans les .l/e»<oirAo/‘ /b//y/.i( Exploration J'und.\
(8) lielbig, /. c., p. 218-211).
(il Salzmann, Camiros, pi. 58, 5i, 55.
TYPE CORINTHIEN
PC 111 arque/, la liarlie ; celle d’IIercule dans le ^ase du Trouvée esl la iiièiiie, mais mieux ll•ailée (i). Ouant aux ressemblances a\ec les peiii- 1 lires étrusques, ces |)eiulures ont-elles imité les vases, ou les \ ases lies peintures? l^our nous, la réponse u’est pas douteuse. Les fresques étrusques sont des copies des œu\res grecques. Nous iie ^o^ous rien, eu somme, dans ces ^ases qui nous eiiijièclie d’v recoiiiiaîti’e un développeuieuL régulier de la céramique de la Grèce (2).
Il est certain cpic plusieurs vases sans inscriptions de la collection Campaiia, au Loinre, surtout des liydries (3j, tout eu se rattacliaut au type que nous \euous d’éliidier, jiréseiiteiit des caractères très jiarticuliers.
t“ Ilydi ’ie (4). La t'ornio est très analogue à celle du vase des Funérailles d’Acliille (n" 2). Sur le col , croix gammées, à branches enroulées, croix t('rminées par des volutes; sur l’épaule, godrons rouges et blancs. Zone inférieur!' de grandes fleurs de lotus et de petites palmettes. Arêtes rayonnantes à la base; sur le pied, godrons. Dans les figures, les touches rougeâtres et blanches sont ai>pliquées par-dessus le vernis noir, ce qui est une technique idus récente, dilférente de celle des vases précédents, oii ces couleurs sont appliquées directement sur l’argile. — Face : Hercule, revêtu de la q»eaii de lion, armé de la massue, amène Cerbère, à triple tête noire, rouge et blanclu-.
(t) [iM. llelbig, au contraire {Aiumll, ISlitt.p. 218, note t 1, reiiousse toute assimilation entre ces vases et ceu.x de Milo qui, d'après lui, sont beaucoup plus anciens et d'une technique très différente. En les comparant aux monuments étrusques de Géré et aux fresques sépulcrales, il trouve beaucoup de ressemblance dans les costumes des i)ersünnages, dans le iiort de la barbe et de la chevelure (p. 221, 222 1.]
(2) [Ajoutons que, depuis la rédaction du manuscrit de l'auteur, M. llelbig a renoncé spontanément à voir dans ces vases de Géré un style d’imitation. Voici ce (pi’il écrit dans son dernier ouvrage, iJas /tonierisclie /épos, p. 208, 207 ; « L’opinion que j’ai soutenue autrefois, sur la fabrication de ces vases à Géré même, n’est plus acceptable depuis qu’on a constaté la présence d’un exemplaire du même genre dans un tombeau appartenant au plus tant à la lin du vG siècle av. J. -G. {BuHellino deU' lus/., 1881, p. 101, n" 11)... Gette catégorie de vases appartient plutôt à une fabrique grecque du vG siècle. » G’est exactement l’opinion que défend ici M. Dumont.]
(3) [Toute cette série d'hydries est caractérisée par une rosace de godrons rayonnants, placée autour de chaque attache d’anse, et par une grande i)almettc à la base de la troisième anse, en arrière. Ge sont évidemment les produits d’une même fabrique.]
(i) Cataloçihi del Mus. Couip., Il, n® 0; Mnuurneu/i, 1850, pl, xxxvi; cf. Gonze, .\uuali, 1850, p. 308 et suiv.; llelbig, ihid., 1803, p. 210; Fôrster, ihld., 1800, p. fOi. [iM. Klein, lÿiiplironius, p. 42, considère ce vase comme une imitation étrusque d’un original grec corinthien. M. Rrunn y voit une imitation tout â fait libre; v. p. 202, note L]