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2(Jo
à Eurvslhée, qui se cache dans un grand pilhos. — llovers : lièvre entre deux aigles volant. On remarquera l’antiquité dos ornements en Heurs de lotus et croix gammées.
2" Même forme (1 1. mêmes ornements. La terre, encore jaunâtre dans le vase précédent, est tout à fait jiàle dans cehii-ci. Même techniipie pour les couleurs: les retouches sont presque effacées. — Face : un enfant couché sur un lit; un homme harbu et deux femmes debout ])arlent avec animation en se montr;mt l’enfant. A gauche, un bouquet d’arbres; sur un tronc court un lièvre; cinq hmiifs sont réunis sons l’arbre. Le sujet représente le rapt des bœufs d’Apollon par Hermès. — Revers : un jeune homme à longue chevelure fuit devant nue femme (jni a quatre ailes (Cépbale et Los).
ir .Même forme (2 ). Grecque noire sur le rebord du col. Sur le col, mêmes ornements et, en pins, une petite cigogne, une grande tlenr de lotus. Sur l’épaule et dans la zone inférieure, double branche de feuillage avec feuilles de lierre et baies en grappe; à la base, arêtes rayonnantes et sur le pied godrons. — Face : un sanglier, qui a coupé im deux un chien, dont les entrailles et le sang s’échappent, est attaqué par deux hommes armés de massues et une femme tirant de l’arc; sous l’anse, un petit singe. — Revers : Europe, tenant une Heur, est assise sur le taureau, que précède un dauphin pour indiquer la mer. A gauche, une hauteur (l’ile de Frète?) surmontée de trois arbres, (|ue gravit un lièvre courant.
4" Même forme (3). Sur le l’ebord supérieur du col, branche de feuillages noirs lancéolés ; sur le col, rosaces noires et rouges; sur l’épaule, godrons; sur la zone inférieure, grandes Heurs de lotus et petites palmettes alternant. A la base arêtes rayonnantes et sur le pied godrons. Retouches rougeâtres sur l’argile même; pas de retouches blanches visibles. — Face : deux Lapitbes en costume d’hoplites grecs armés combattent avec deux Centaures. Ceux-ci ont le devant du corps d’un homme et quatre pieds de chevaux. — Revers : daim entre deux aigles volant.
jo" Même forme A). Ornementation analogue à celle des précédentes. Godrons blancs et rouges dans la bouche du vase. Sur le rebord, méandre mêlé de croix; sur le col, rosaces à rayons rouges et noirs alternant avec une grande Heur de lotus; sur l’épaule, branche de feuilles de lierre avec les baies en grappe; aux attaches des anses, godrons rouges et blancs rayonnants ; sous l’attacher de la grande anse, placée en arrière, palmette rouge et blanche. Au-dessous du sujet principal, bande de palmettes supportées par deux larges enroulements, alternant avec des Heurs de lotus. Près du [»ied, arêtes rayonnantes; sur le pied, godi'ons blancs et rouges. — Face : un éphèbe sur un cheval noir à queue et à crinière rouges, vêtu d’une tunique rouge et d’une chlamyde noire qui Hotte, poursuit au galoj), en brandissant une
(1) Catedoghi Campnna, l. c., n° 2S; Helbig, Nuove luentorie de//' lusUlKto di con-ispondenza nrcla'ohgiica, 1865, p. itHl, pl. xv; Forster, Annali, 1869, p. 165; [Brunn, /. r.]
(2) Calaloghi Campawi, /. c., n" 34; Monuinenli, 1863, pl. Lxxvn; Helbig, Annnh, 1863, p. 210; Forster, ihid., 1869, p. 164; [Brunn, /. c., p. 28 G*--)!
(3) (’ataloghi Campcina, I. c., n" 5; Aniuili, 1863, pl. E, F., p. 210; 186!*, p. 16i; [Brunn,
('4) '('(ilitlitghi ('ampana, /. r., n" 30. [
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Ütid
lance, (](‘ux cerfs, à la robe tachetée de points blancs, qui fuient à i;aiiche. — llevers : deux taureaux noirs avec des ailes recoquillées, divisées en trois parties, ronsies, blanches, noires, courent de chaque côté en se tournant le dos. — Larges retonches de rouge et de blanc placées par-dessus la couleur noire; quelques incisions dans le blanc.]
UP Même forme (1). l'echnique et ornementation identiques, sauf des demi-cercles avec un point rouge sur le rebord du col. — Face : au centre, femme vêtue d’une tunique rouge, tenant de chaque main par la fjride un cheval noir à queue et crinière rouges; derrière chaque cheval, en arrière-plan, un homme demi-nu, avec les chairs peintes en blanc, vêtu d’une chlamyde ronge et tenant une lance. — Jlevers : la grande anse, placée en arrière, manque dans ce vase; mais on voit à la place ordinaire la grande palmetfe rouge et blanche et, de chaque côté, deux sphinx ([ui se tournent le dos, levant une des pattes de devant.]
[7“ Même forme (2). Technique et ornementation identiques, avec un double méandre mêlé de croix rouges sur le rebord du col. — Face : deux hommes imberbes, à chevelure rouge, vêtus d'une courte tunique, portant une chlamyde, l’un dans le dos et Ilottante, l’autre enroulée sur le poing gauche, courent et attaquent, la lance hante, une énorme lionne aux seins gonib'S de lait, qui se dresse sur ses pattes de derrière, la gueule ouverte, la langue rouge et pendante; sous elle se réfugie un petit lionceau (?] rouge que jtoursuit un chien (?) noir de même taille; derrière la lionne, en arrière-plan, un arbi’isseau feuillu. — Revers ; de chaque côté de la palmette centrale, un aigle volant s’abat sur un lii'vre courant et le saisit par le cou.]
Le l'oud e.sL du Ion iialiifcl de la ferre, jaune elaii* assez, cru, sans couverte; les peintures sont noires et l3rilltintes. Ces \ases sont d’une époque relativement récente; Tancien style s’y troine associé à des caractères d’un art plus avancé. Le naturalisme tics ligures esl incojitestablc. Les tètes des Centaures (n” 4) pourraient prcstpie appartenir à répof|ue des ligures rouges; le singe (n" 3) est traité avec beaucoup de véi'ité; les traditions de l’art grec ordinaire sont imitées très librement, ün y remarque une certaine recherche de réalisme et une alTcctation évidente d’antiquité dans le style des personnages, dans les ornements qui décorent les ditTérentes parties du vase. Ucmartpiez. sur un vase (iL 3) qui représente une chasse, le chien coiq)é en deux, d’où le sang l•uissellc, et le costume tout particulier des chasseurs : une tunicpic collante et à la ceinture une draperie qui Tait tablier, comme une soiTe
(^1) \ C(it((lij(jlii Conipdiia, I. <•., 11“ T.J (li) I Pas de ju'ovenanco indiquée. |
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(le pallie (i). l.cs veux des hommes ont la l’orme ovale. IM. Melhig- croit (|uc ces vases sont des imitations dn sl\le corinthien, exc'cidées par des artistes italiens (si). Pour notre part, nous reconnaîtrions pluttM, dans ces quelques exemplaires, une continuation peu soigtR*e du style de Corinthe et une fabrique ])articuli(:re, mais grec(^pie ; nous remar- (pions sur le vase iC i les ornements du style ancien de Rhodes, les grecques juxtaposf-es, la croix terminée à clnupie branche par deux enroulements, et nous croyons qu’il y a lieu d’attendre de nouvelles découvertes pour se prononcei* sur l’origine de ces peintures (3).
III. ?Sous devons ajouter, il est vi'ai, cpie d’autres \ases, traités dans un style très analogue, ont un caractère étrusque qui ne paraît |)as être contestable (4).
1“ Ilydrie de la collection Caslellani, trouv('“e à Céré, àViiMiiie, Ilercnie et Pusiris (oi. Hercule, amené à l’autel pour y être sacrilié, disperse les assistautsau nonibia' de onze, prend ITui par les pieds, l’autre par le cou, renverse au pied de l’aulel le roi Miisiris reconnaissable à sa coilhire surmontée do fura-us; sci-ne d(' confusion qui n’a rien de fj;rec. Jlemarquez surtout les profils, les expressions de peur, les cinq esclaves à type éthiopien accourant, armés de bâtons. — Zone inférieure, : chasse au sanglier; deux chiens ont bondi sur lui; huit chasseurs vêtus accourent d(( chaque côté, accompagnés de cinq grands chiens hurlant. Ce vase est d'époque récente : on y remarque, autour du col, une grande couronni' décorative qui pourrait être facilement de la lin du iv‘' siècle.
(1) [Le style de la ligure de Céphalo sur le vase n" i offre aussi quelque ressemblance avec les figures égyptiennes.]
{‘'2) [M. Brunn les range aussi dans la catégorie desnases d'imitation libre, à une époque relativement récente ; Proôleme, p. '2(S ( llil).j
(3) Voy. p. "263, note I. Rapprochez de ces vases nu pinax de Rhodes, un homme suivi de son chien courant vers la droite, Salzmann, Cdiniros, pl. ly.
(l) [Il est difficile, à mon avis, de séparer la catégorie de vases que donne en dernier lien l’auteur, de celle qui précède. C’est la même série d'hydries avec les mêmes ornements ; les godrons rayonnants autour des anses et la palmette à la hase de l’anse placée en arrière. Je pense qn’il faut admettre une seule catégorie pour tous ces vases et y voir une fabrication plus tardive des vases corinthiens, ou, ce qui est plus probable, une fabrique locale, installée en Italie, et imitant les produits du style corinthien vieilli, fournis par la Grèce elle-même. V. plus haut, p. 263, note I.'
(o) Brunn, Jiulletlino, 1865, p. liü; Prüblerne, p. 28 [112]; Munumenti, 1865, pl. xvi; llelbig, Anttali, 1863, p. 266; Forster, ihid., 1866, p. 165; [Baumeister, Denkm. d. klass. Allert.. p. 367, lig. 36i.]
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;2'’ Même forme i^l ). Face ; Europe sur un taureau qui entre dans la mer, re[)résenlée par deux dau]diins et quelques poissons: un oiseau et une figure ailée teiiaul de chaque main une couronne; cf. le sujel du n“ 3, p. 265. — Revers : deux cavaliers.
3*' iMèine forme ;2). Face: femme assise sur un âne courant; femme dehout. vêtue d'une peau de panthère, tenant dans la main droite une petite panthère, dans ta main gauche un canlhare; une autre bacchante avec un grand seiqient dans la main; nu satyre barbu jouant de la double tlùle. — Revers : deux groupes de satyres et de bac chantes dans des attitudes immodestes.
|()ii peut saisir sur d’autres spécimens jjlus anciens (3) les elTorts laits par les hltruscpies jiour imiter eux-mèmes les peintures des vases grecs (pie le commerce leur apportait jirobalilement dès le vif siècle. M. L(‘normant en a publié deux exemplaires fort intéressants, aujourd’hui au iMusée du Louvre ( jj- Us ont été trouvés dans la partie la plus anticpie de la néci‘0{)olc de Lervetri (Léré). Le fond de la teri’e est rouge bimpie, avivé j)ar un lustre incolore; les peintures sont en blanc sur l’un et en jaune sur l’autre. T^es deux ont une forme de lébès ou de marmite : le |)remier avec un pied rond et un couxercle, le second à deux anses et placé sur quatre petits pieds. Le style en est fort ai‘cliaï([ue ; 31. Lenormant n’hésite jias à le faire remonlei' au moins au vf siècle. j
1" Sur le premier vase (5), à peinture blanche, on voit, d’un côté, entre deux palmiers, lin homme dans un char, qu'un lion attaque par derrière; imitation d'une des scènes de chasse bien connues de l'art assyrien. De l’autri' côté, combat naval entre un vaisseau, dont l'avant est décoré d’une énorme tête d'oiseau, et un autre vaisseau dont l'avant représente une grande tête de poisson d’oii sort une langue en forme de llèche (6). Sur le premier, les combattants, debout sur le pont, sont des boidites tenant la lance et le bouclier; dans le faux pont, on apercmit une lile de dix rameurs. Sur le second, plus petit, les combattants sont représentés par un archer grimpé dans la hune; les voiles déployées empêchent de voir le dessus du pont; dans le faux pont.
(t) Brimn, HulleUino, 1665, p. 1 12 ; Forster, Aniiali, 1669, p. 165; Stepliani, C. Rendu de la Conwi. iinp. de Raint-Pétersfjoin'f/, pour 1865, p. 79.
(2i Brunn, /. c., p. Ii2.
(:f] ij’ai cru utile d’ajouter toute cette fin de chapitre pour compléter les reiiseigneinenls (le M. Dumont sur la céramique qu’oii peut considérer comme exécutée en Italie sous l’inlluence des modèles grecs.]
I i) [(jüzetle archéologUiue, 1881-82, j). t9Tj.
(а) [Ihid., pl. 28 :i 31.]
(б) [Eomparez un vase de Géré, de style attique, ehap. XX, ii, 11° 1.
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maire rameurs; dans l’eau, autour du bateau, poissons et tortues de mer. Le haut de a panse est orné d’un quadrillé blanc; le bas, de dents de loup au Irait blanc.
:2‘’ Sur le second vase, à peinture jaunâtre, la face est occupée, à gauche, par la naissance d’Athéné sortant, sous la forme d’une petite figure armée, de la tête de Zeus assis et tenant le foudre. Devant lui se tient lïéphaistos, vêtu d’une tunique courte, portant dans ses bras un grand coq ; Hermès s’éloigne, le caducée à la main. A droite, chasse du sanglier de Lalydon, percé par les épieu.x de deux chasseurs; uu troisième, à l’arrière-plan, tient un lièvre; un chien a sauté sur la croupe du sanglit'r. Au-dessus de l’anse, ou lit une inscription éirusque peinte avec la même couleur : 3^NIAH^^>|. Au revers, deux lions alfrontés.
jD’autre.s vase.s analogiie.s et l’oiT ancien.s ont été trouvés à Géré eu inénie temps que le eélèlji'e sareojjhage de terre cuite à deu.x j)ersonnages; ils sont exposés au Louvre, dans la même salle. Alais la j)lupart ont subi des retouches et des restaurations malenconi lauises <pii en altèrent le caractère (i).j
[Une série (ramj)hores porte aussi un caractère d’imitation étrusque bien marquée, tant à cause du costume et du style des pei’sonnages (jue pour le système d’ornementation cpii montre une imitai ion maladroile d(’s produits purement grecs. J
1" Amphore du Musée du Louvre [i). Sur le rebord du col, quadrillé avec gros points noirs comme sur les amphores corinthiennes (par exemple celle de Tydée et tsmène, n" 1, p. 2i9). Sur le col. semis de palmettes droites et couchées, imitant les palmetles orientales reliées par des entrelacs qu'on voit sur les amphores atlicpies intluencées par la technique corinthienne (voir le chapitre .xx). Chaque attache d’anse est entourée d<'. deux longs enroulemonls. — Zone supérieure. Face : à droite, Polyxène drapée monte les degrés d’uiu' fontaine construite en maçonnerie et sur lacjuelle est perché un oiseau; elle se retourne et fait un geste d’elfroi en apercevant
(1) INous devons encore signaler comme vase de fabrique étrusque et fait à l’imitation
des céramiques jirimitives de la Grèce, T(enochoé de Tragliatella, (jui porte des graflites étrus(iues {Annali dell" hisl., tSSt, [jl. !.. et M, p. IdO et, suiv.; IJi/llellniti delT 1ns/., 18(S1. ]). On y retrouve la division en trois zones, la chasse au lièvre, le serpent et les
animaux dans le champ; mais le style en est tout particulier et paraît dénoter une l'ahrique locale, fort ancienne. Mentionnons encore un fragment d’amphore, trouvé à Foiiuello, près de Véies, avec des scènes de combats et de chasses, des cavaliers et des chars, des animaux, accompagnés d’inscriptions en alphabet grec et de graffites étrusques; cepend;mt M. G. Hohei t i IJnlle/tino, 1882, p. i)8-!)t)i est d’avis qu’on peut le rattacher à la fabrique grecque corinthienne de la tin du vF siècle.]
(2) [Gerhard, Auscnlesenr ] (isen/jildo)', III, ])1. 18a; Anna/i dc/l Insl., KSaO, [i. 87.]
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Achille barbu, revêtu de l’armure complète, qui s’approche en tirant son épée du fourreau; sur le sol s’élèvent des plantes droites et feuillues. A gauche, s’avance un autre guerrier levant la main droite et tenant son bouclier de la main gauche; derrière lui, un chien se dresse sur ses pattes; entre ses jambes, un oiseau. — Revers ; à gauche, une fontaine surmontée d’une énorme tête de lion qui crache l'eau dans une vas(jue ; sur le sol, arbrisseau feuillu. A droite, Acliille. revêtu de l’armure complète, dans l’attitude agenouillée, brandit son épée et saisit de la main gauche par les cheveux le jeune Troïlos, monté sur un cheval, à côté duquel galope un second cheval. — Deux zones inférieures : !" entre deux sphinx, -/.wg-o; burlesque de six satyres ithyphalliques et de quatre femmes drapées; !2" file de quinze canards dont quatre affrontés; cette zone est de dimension fort petite par comparaison avec les antres. 1
(Jn remarquera le style très jiarticulier de ce vase. L’imitation des produits corinthiens et attiques y produit un curieux mélange. L(' costume des femmes dansant est identique à celui qu’on voit sur les fresques des tombes étrusques. L'exécution est lourde et maladroite; le peintre n’a pas su proportionner entre elles les dilférentes zones. Tout trahit une facture locale et évidemment étrusque.]
[2" Petite amphore du Cabinet des Médailles (1). Terre bistre clair. Sur le col, double rangée de palmeltes et de boutons de lotus alternant. Entre les deux zones, large bande de palmettes et de tleurs de lotus renversées. Près du pied, large méandre semé d’étoiles; arêtes rayonnantes avec points noirs entre chaque arête. Retouches rougeAtres et blanches; le blanc est placé par-dessus le noir. Le costume des femmes est étrusque. L’as[»ect des ])ersonnages est comique, bien que ce ne soit pas, selon nous, une caricature. — Zone suitérieure : Apollon vêtu d’une courte tunique blanche, debout sur un char attelé de deux chevaux ailés au galop, se penche et tire de l’arc contre le géant Tityos à longue barbe et chevelure rouge, qui fuit devant le char, nu et déjà percé d’un trait qu’il s’etforce d’arracher de son tlanc. Devant lui, une femme drapée, coitfée du tutulus et chaussée des calcei repandi fuit aussi, retournant la tête sa mère Gê?) it). Derrière Apollon, dans le champ, griffon ailé, dressé sur ses pattes, la gueule ouverte. Sous les chevaux du char, chien courant et plante en volute sur le sol. — Revers ; un homme drapé et une femme drapée, tous deux tenant un arc et accompagnés d’un chien (Apollon et Artémis?), voient accourir vers eux deux génies imberbes, munis de six ailes, deux aux épaules, deux aux tlancs et deux aux chevilles, vêtus de tuniques courtes, leur chevelure rouge pendante : le second retourne la tête et tire par le manteau, comme pour l’amener, une femme coitfée du tutulus, enveloppée d’un himation rouge et accompagnée d’un homme imberbe. — Zone inférieure : griffon, lionne accroupie, sphinx, griifon à langue rouge, bouquetin paissant, sphinx, sanglier, lion rugissant.]
Il) [De Luynes, Choix de vases peints, p. i, pl. vi et vu; Panot'ka, Annali deW Inst., lS3o, p. 85; Monumenti, II, pl. xviii; de AVitte, Cataloijue Durand, p. GO; Arch. Zeitung, 1853, p. 105.]
(2) [Diverses interprétations ont été données des sujets de cotte amphore; voir la note précédente.]
TYPE CORINTHIEN
jH° Petite amphore du Cabinet des Médailles (Vuloi) (1). Terre bistre. Sur le rebord du col, quadrillé semé de points noirs. Sur la lèvre même du vase, on voit une marque peinte en couleur brune qui paraît antique. Sur le col, de chaque côté, trois oiseaux d’eau à longues pattes. La zone supérieure est divisée en deux parties distinctes par une large bande noire qui couvre le côté du vase à l'endroit des anses; les zones inférieures courent autour de la zone sans interruption. Entre les deux zones, large bande de palmettes couchées; sous la zone inférieure, bande d’ornements géométriques; près du pied, arêtes rayonnantes mêlées de grandes croix gammées. Même technique; même aspect grotesque. — Zone supérieure. Face : Thésée, l’épée à la main, saisit par une corne le Minotaure, nu et velu, agenouillé à gauche et les deux bras levés; entre eux deux, un autel avec deux serpents sifilant; au-dessus, un oiseau volant; derrière Thésée, un objet cylindrique (bouclier avec épisème?) d’où sortent des serpents sifilant (cf. Gerhard, ÀKserl. Vas., })1. 127). A droite, Hermès, nu-tête, imberbe, en himation blanc bordé de rouge, tient le caducée et montre de la main droite le Minotaure; derrière lui, un bomme à chevelure et barbe blanches, drapé dans un himation, tient un bâton d’une main et un lièvre de l’autre. — Revers : à gauche, une femme drapée et voilée, chaussée des calcei repnadi, tend un casque et des cnémides à un guerrier barbu, déjà revêtu de la cuirasse, tenant la lance d’une main et de l’autre une longue épée par son baudrier; entre les deux, même objet avec serpents sifilant; à droite, un guerrier barbu, ayant planté sa lance en terre devant lui, se baisse pour mettre ses cnémides; une femme drapée et voilée lui tend un casque et une cuirasse d’une main, une épée de l’autre. — Zone inférieure : bouquetin courant et sous lui trois petits oiseaux, cerf tournant la tête, oiseau, sanglier, lionne tachetée de blanc, taureau, sphinx, quadrupède paissant; Heur de lotus et palmette suspendues au cadre supérieur ; plante sur le sol. j
4“ Petite amphore du Cabinet des Médailles (Vulci) (2). Terre bistre sale. Le rebord du col est noir. Sur le col, de chaque côté, deux sphinx all'rontés. Même séparation et couleur noire entre les deux parties de la zone supérieure. Euti-e les deux zones, hranche de lierre; sous la zone inférieure, large méandre; près du pied, arêtes rayonnantes. Même techni(|ue, même style. — Zone supérieure. Face: Hercule imberbe, couvert de la peau de lion, agenouillé, tient de la main droite une grosse massue noueuse et de la main gauche un arc. En face de lui, un Centaure barbu porte dans
les deux mains des faisceaux de branches dont il se sert comme arme. — Revers : un second Centaure accourt, criant et tenant des échalas semhlables dans les deux mains; derrière lui, un arbrisseau feuillu. — Zone inférieure : grilTon à langue rouge, .sphinx, lionne avec une ])atte de devant levée, lions all'rontés, gueule ouverte, langue
(o“ Amphore de Munich (3). Le fond est trî-s pâle; le col orné d’une doubh' rangée de
(I) [De Witte, Descripl. desantir/. du Cahiml Durand. n° 839.!
(^2) [De Witte, Ddd., n” 273.]
(3) [Gerhard, Auserl. Vasenh. III, pl. CLXx; I,au, Die (jrifcli. \ asen., pl. S, ii® 1; ü. Jahn, Vnsensonanl . zu München, n® 123. Il y voit, comme Danofka { Darodien, pl. 2, 3, 7), une cari-
TYPE EOKINTHIEN.
méandres, alternant avec des étoiles; deux bandes du même uriiemeut sépiirenl la sujet principal de la zone inférieure d’animaux. — Zone supérieure : le jugement de Paris. Face : les trois déesses marchent à la fde, Itéra drapée, Athéné avec la Inncr. Aphrodite coillee du tutulus et chaussée des cnlcei. repundi ; Hermès les conduil. tenant le caducée, et se retourne vers liera; devant lui, marche un homme drapé, à ht barbe et aux cheveux blancs, tenant atissi un caducée. — Revers : Paris imberbe, les cheveux longs, le bas du corps drapé diins une étoile blanche semée d’étoiles, tenant à la main une lance, fait face aux précédents et les reçoit. Derrière lui, trois bœufs dont un blanc, un oiseau perché sur la croupe d’un des bu'ufs; à gauche, un chien au rejtos, tournant la tête et tirant une langue rouge. — Zone inférieure : sphinx, griffon, lionne et lion. Le costume des personnages, stirtout d’Aphrodite, est étrusque; le chien et le lion sont traités dans le même style (jue sur les n"® 2 et 4. J
[6“ Amphore de Vulci (1). Figures noires avec retouches blanches et rougeâtres. Sur le col, quatre danseurs demi-nus; près du pied, bande de palmettes alternant avec des Heurs de lotus et arêtes rayonnantes. — Zone principale : homme drapé, barbu, présentant de la main gauche étendue une sorte de Heur à quatre pétales ^le foudre, d’après Micali); sur le sol, de chaque côté, une petite sirène et un cygne; puis viennent à la file un génie imberbe et nu, avec quatre ailes au corps et deux aux jambes (cf. le n" 2), une femme drapée et voilée en costume étrusque, un autre cygue, un homme imberbe, vêtu d’une tunique et courant, une plante à trois branches sur le sol, un homme imberbe drapé, tenant d’une main une sorte de tbyrse feuillu et de l'autre une coui'onne, une plante sur le sol, enfin un homme imberbe, tenant de sa main droite placée derrière le dos un tbyrse analogue. — Zone inférieure : hippocampe, sphinx, lionne et antres animaux.]
[1 i’imilalioii ctrangèia' du style coriiilliien est encore sensil)le sur une série d’œnochoés à bec trilobé, tju’cn i-aison de leur style tout particulier el des détails de costume on [nud ratt;iclier à une fabrique loeale de Fltalic. La néci’opole de \ utci,en paidiculicr, en a fourni un certain nond)re(yi). .l’cn (•onnais plusieurs spécimens au (iabinet des Médailles de Laids, au British Muséum de Londres et au Musée de Munich. Idlles sont facilement reconnaissables à la forme de l’anse trifide (pii, au point d'attache sur le col, forme une sorte de gros rouleau saillant dont cha([ue extré-
cature. Mais il nous semble plutôt que l’aspect grotesque des iiersoniiages est due à l'exécution maladroite d’un ouvrier étranger, imitant un vase grec.]
(I I [Micali, Monwnenti niedili a il/usfruz. dada storia deijh aniichi papal, liai pl. \\\vi, le I . Il y reconnaît aussi ip. 2I.S et suiv.) l'œuvre d'une main étruscpie et l’interprète comme une représentation du l'antln'on étruscpie, .tiipiter, Mercure ailé, .limon, Hacchus, etc.
(2) [Et. Maivnncn/I incditi.\). 242: il y voit aussi les iiroduits d’une l'alu'iipie étrusipie.
TYPE CORINTHIEN
mile ou rotule est décorée d’une étoile peinti* à branches enroulées (i], 1^’argile est jaune clair; les ornements qui séparent les zones de figures sur la panse sont d’un style tout particulier et reproduisent de préférence des méandres et des feuillages lancéolés. Les animaux sont d’une exécution archaïsante, plutôt (ju’archaïque. Le lion rugissant v figuia' a\ee une crinière hérissée et une langue rouge sortant de la gueuh*. Les figures noiia's sont rehaussées de Ions blancs et rougeâtres. Le blanc est souvent incisé, eoinnie nous l’avons remarqué sur les vases précédents. ^ oiei la description de quelcpies-uns de ees \ ases cpii |)ro\ iennent d’Italie :
[r tEiiochoédu Musée Britannique (salle I, armoire 49). Sur le eol, série d’ornements en volutes. — Zone supérieure : un homme imberbe, vêtu d’une courte tuniqiu' blanche, court à gauche, la tête tournée- à droite et tirant à demi une épée du fourreau ; à sa droite est une lionne suivie d'un oiseau; à sa gauche, uu lion rugissant suivi d’un sphinx. En dessous, bande d'ornements noirs, rouges et blancs, en forme de feuillages lancéolés réunis par des volutes et placés horizontalement. — Zone inférieure : bélier, sphinx, chien et lionne. Pi'ès du pied, arêtes rayonnantes.]
[2" Autre œnochoé du même Musée, de même forme, avec deux zones d’animaux analogues; ornements en méandres et rosaces; retouches blanches et rosâtres sur le noir.
3“ Œnochoé du même type au Cabinet des Médailles, h Paris (11“ 4871). Sur le col, ornements en feuillages lancéolés placés verticalement. — Zone supérieure : femme drapée, coilfée d’mi bonnet conique comme le tutulus étrusque, dansant devant un éphèhe vêtu d’une courte tunique; femme drapée tenant une baguette et suivie d’un lion rugissant; éi)bèbe portant une couronne et étendant la main droite; à g-ancbc, cheval ailé et sphinx; à droite, sphinx et lion; derrière le sphinx et en second plan, une lionne. En dessous, bande d’ornements en feuillages lancéolés, ])lacés verticalement et séparés par une ligne ondulée. — Zone inférieure ; Nérée barbu à queue de poisson, grillon ailé, lionne, sphinx, lion rugissant, sphinx à tète de femme terminé en arrière par des jambes humaines. Ce vase olfre uu caractère étrusque très mar<[ué dans le costume des femmes, la nature et la pose des animaux.]
' 4" (Enochoé du même type (2). Près du col, deux lignes ondulées. — Zone supérieure ; deux hommes agenouillés de chaque coté d’une coupe; à droite, un homme nu court, étendant le bras à la vue d’un lion rugissant; à gauche, un autre homme ailé, portant
(1) jV. la forme 62 de la planche 11, dans O. .lalin, Vasens. zit Mïnichen. Le mémo rouleau saillant se retrouve sur les types purement corinthiens ; mais il est place plus haut et déborde au-dessus de rembonchure du vase; cf. .1/m.s’. /zlnisr. Valir. H, pt. u, n" I; de Longpérier. Mus. Xapol. III, pl. Lxiv ixiv).]
2) fOisney, Miisp.iuii Disneiuuum, Part. Ill, pl. ci, eu.]
TYPE CORINTHIEN
des talomiières ailées, fait le même geste près d’un lion rugissant. Au-dessous, bande de feuillages. — Zone inférieure : sphinx, lionne, griffon, lion. Au-dessous, ornement en méandre mêlé d’étoiles.]
1 5" Œnochoé du même type (1 ), avec cadre réservé sur le devant ; en haut et en bas de la panse, bande de fleurs de lotus alternant avec des palmettes. — Une femme drapée offre une grenade à un homme nu portant sa chlamyde sur l’éjiaule ; à gauche, un bomme drapé et un homme nu levant la main droite; là droite, même groupe symétriquement placé. Le costume de la femme est entièrement étrusque; elle porte le tutuius et les calcei repandi. \
6" fUnochoé du même type, au Musée de Munich (2). Sur le col, boutons et fleurs de lotus alternant, la tête en bas; entre les deux zones, enroulements en festons avecpetites feuilles; près du pied, arêtes rayonnantes. ■ — Zone principale : génie à deux grandes ailes recoquillées, agenouillé dans l’attitude de la course rapide, des talonnières ailées aux pieds, entre deux sirènes. — Zone inférieure ; bouquetin, lionnes et lion.j
I roLisles vases que nous venons de citer montrent, en qnehjne sorte, le prolongement et la décadence du type corinthien tombé aux mains des artistes de Idtalie. Ils sont certainement d’une épocpie postérieure aux vases corinthiens dont on a j)arlé au commencement de ce chapitre : on V remai'que certains genres d’ornements, entre autres les guirlandes de teuillages qui deviennent ti'ès communes sui‘ les vases d’époque basse (3). Si nous axons mentionné à cette j)lace cette catégorie de j)oteries, c’est qu’elle ne peut |>as se séparer tle l’étude des vases corinthiens dont elle rcjjrésente, pour ainsi dire, la postérité abâtardie et dégénérée.]
! II ne buidrait pas croire que les produits du style corinthien vieilli ne se i‘encontrent qu’en Italie et appartiennent eu propre aux l'abricpics étrusrpies. On en connaît au moins un spécimen, trouvé eu (irèce même ; c’est un xase du British 3Iuseum qui, au dire du vendcui-, jiroxieiit peut-être de Oorinthe (4) :
(1) [Disney, l. c., pl. cm, civ.]
(2) [Micali, Mommenü inediti, pl. xliii, n" 2; 0. Jahn, Vasensdininl.. zu Mnnchcn, n" 176.]
(3) [Il ne faut i)onrtant pas y voir nn signe d'époqne tardive, quand elles sont de couleur noire, et non pas en blanc sur noir; elles apparaissent en noir sur les vases du type ilit cyrénéen (x'oy. chap. xix) qui ont un caractère ancien; cf. aussi Inghirumi, Pitt. di va^^i , etruschi, IVg pl. 301; Journal of helt. Sludies, I88 L pl. 31 à 13, belles coupes de style ancien, trouvées à Rhodes.]
1 1] [1"-' salle, armoire 13. Je dois tous ces détails à une obligeante coinniunication de .M. Cecil Smith, (le vase sera décrit sons le n° .V72, dans son Catalogue des vases du Musée Pritannigne, en préparation.]
TYPE CORINTHIEN
[Amphore du Musée lîritaiinique (salle I, armoire 4d). Elle ii’a pas d’auscs; mais ou voit quatre trous percés de chaque côté sur l’épaule et sur le col, comme s’il y avait eu des anses mobiles et rajustées après coup; deux autres petits trous de chaque côté du rebord pai’aissent indiquer une fermeture mobile pour le couvercle qui manque. Enfin, trois trous pratiqués autour de la hase indiquent la place de trois ]»etits pieds en terre cuite qui sont conservés (1). Sur le col : 1“ j^uirlande de lierre (feuilles lancéolées et baies), qui se détache en blanc sur la couleur noire (2) ; 2° bande de palmettes alternant avec des boutons de lotus. Sur l’epaule ; 1° guirlande formée de feuilles d’olivier et de petites olives; 2" bande de palmettes couchées horizontalement et encadrées dans des enroulements. Sur la panse même : 1“ bande de pointillé noir; 2“ méandre mêlé de croix; 3" zone centrale : au milieu,, un arbrisseau feuillu entre deux oiseaux d'eau; à gauche, lion rugissant à langue rouge en face d’un sanglier; adroite, lion semblable en face d’un bouquetin; de l’autre côté, un sanglier entre deux lions; entre chaque couple d’animaux, un oiseau d’eau; dans le champ, ornements géométriques, croix avec points, branches de feuillages, etc.; 4" autre bande de palmettes couchées et d’enroulements; 5" autre guirlande de lierre avec baies; 6“ large méandre semé de croix. Près du pied, palmettes droites alternant avec des boutons de lotus. i
[La décoralioii de ce va.se est évideniinenl imitée d’im modèle arcliaïqiie et probablement corinthien. L’exécution des figures, l’abus et la nature des ornements démonti4nt une éjjocpie de décadence. I^es incisions sont très nombreuses; les corps des animaux sont allongés comme dans les types anciens; mais il y a cpielquc chose de rond dans lu facture ([ui indique l’imitation d’archaïsme. On remarquera, en outre, les ressemblances avec le groiqm de vases que nous \ enons d’attribuer aux fabritpies locales de l’Italie : les mêmes animaux à langue rouge, les arbrisseaux feuillus, les palmettes couchées, les méandres semés de croix, les guirlandes de lierre s’y retrouvent. L’amphoré de Londres est juseju’à pi‘ésent un exemplaire unique de ce style, trouvé en Grèce même. Tl faut attendre que les découvertes ultérieures fassent mieux connaître la série à laquelle on doit le rattacher. Mais déjà nous entrevoyons (pie la labrication corinthienne a eu une sorte de décadence et de prolongation tardive ([ui peut servir à expliquer le caractère de certains produits de ritalie.l
il) [M. G. Smith me signale la ressemblance de ces appendices avec ceux dos cistes étrusques.)
(2) | Voy. p. 274 et note 3.!