‹ Les céramiques de la Grèce propreChapitre 71 sur 94 · TYPE · texte numérisé non relu

TYPE

EHALCIDIEN. - TYI'ES DE BÉOTIE ET DE lUIODES.

Si les vases eoriiitliieiis à fond jaunàlee, ornés (riiisceiptioiis, ont en niu' très i>fi*an(le inî|)oi-tanee an m“ siècle, d’antres rabrirjnes ont aussi l'épandn dans le monde grec des [produits qui ressemblent beaneoiq) à ecnx des Corinthiens; l’étude (jne nous en l'erons est le complément nécessaii'c de celle rpii précède.

l. — Des vases de très ancien style (jni ressemblent beaneon|) à ceux dn type de (èléré, mais qui en dilTèrenb^ par quelques détails, portent également des lnscrl|jtions qui jjermettent de les eonsirléiH'r comme les produits d’une fabrique commune. M. KirehliolTa démontré (jue leur alphabet est celui des colonies chalcidiennes de l’Italie ( i). Des détails particuliers de style cai'actérisenl , en outre, ec'tte classe de vases (d |)ermettenl d’en faire une catégorie spéciah'. (J’esl un caractère ionien bien marqué, une grande richesse d’ornementation, un certain réalisme naïf dans la composition, la prédilection pour les ai-i’angemen(s SMiié- Iriques, j)Our les animaux affrontés et en quehpie sorte héraldicpies, une disposition toute particulière dans la Irise de jjersonnages développée sur le col même ou sur l’épaide du vase, au-dessus du sujet |)rincipal, cidin une technicpie qui, jjar la multiplicité des incisions, par la structui-e des poteries, raj)pelle très directement l’industrie du métal et est

I) [Oesc/ilclite des (p-iec/i. Alphabets, 3' édit., iS77, p. IUS-1)3. Il est iiiiporlant d'ajouter ([UC -M. Kirchholf, dans rette 3'' édition de son onvrage, p. D)3 et suiv., a tait connaîlre par de nonvoanx documents épigraphiques l’alphabet deldialcis même, (}ui paraîl êDe identique celui des colonies chalcidiennes d'Italie. Il est donc possible qu'un certain nombre de ces vases aient été importés directement d’Enbée. CE Klein, Eaphronim, 2'' édil., p. 70.]

TYPE CIIALCIDIEN.

('(MTaiiieiiieiil iiilhieiicée |)ap elle (i). On remarquera qu’elle a tle préféi‘(Mice produit des amphores. Tl est possible que la fabrique alticpie, (pii en a fait vers la im^me époque uu |)rodult essentiellement national, doive beaueoup sur ee point aux Chaleidiens; on constate aussi que la terre de ees vases est, en général, beaueoup plus rouge que celle des Oorinthiens et se rapproche par ee point encore de la fabrication attique. Voici la liste des exemples les plus inléi'cssauts de celte classe ;

1“ Amphore de Vulci, au Muscm' dt" L('vde (!2); forme élégante, fond jaune, ligures noires avec des retouches rougeâtres et blanches; sur le col, palmettes et entrelacs; autour de la hase, guirlande de Heurs et de boutons de lotus, bande de petits zigzags (ddiques et jtarallèles (3) et arêtes rayonnantes. — Kn haut du col, registre étroit représentant seize danseurs, vêtus d’une tunique collante et d’une sorte de caleçon 'cf. p. 239, fig. oOl. — Sur la panse, registre principal ; six bacchantes et six satyres; les satyres ont des formes bestiales, la (jueue, les pieds et les oreilles de cheval, la ligure grotesque; ils sont nus. Les femmes portent une robe rougeâtre; la ligure, h,‘S pieds et les mains sont peints en blanc. Le style se distingue à première vue de cclui de Géré: il est très négligé, mais il appartient à une éjtoque déjà assez avancée. Les inscriptions donnent les noms suivants : -îy-o:, Al'jyw, ’lw, ’Avrée,:, AIo/--/;, 'l'y.vo;, lO.'JTw, 'lTT(r)ato;, SavOw, Xojpx, ’OFaTc/;;, Aoox.t;.

Zy.vOw est écrit à rebours OOMA-f-: X(opx est écrit de même A510Ÿ. Nous avons d’après ces inscriptions : + = ç et 'f = /,• Les deux formes avec cette valeur

(1) [iM. Kii-chhotf, /. c., p. Khi, note que l’on trouve le môme style, le inèinc réalisme sur les monnaies anciennes de Chalcis et de ses colonies. M. Cecil Smith a étudié la classe chalcidienne dans un article du .hnirnal of heU. Sludies, ISK-i, p. 220 et sniv.,üù l'on trouvera d’intéressantes remarques sur les comparaisons à faire avec les fabiiques corinthienne. alti(iue et cyrénéenno. Cf. encore, sur les vases chaleidiens, Loeschcke, Doi'iinl . Pnxjrdinia, tSSO; Milchhœfer, Anfünye (1er A'i(nst, p. 209; Brunn, Prohletae in der Geschichle der Vusenninlerei, p. 29-32 [113-110] qui, suivant sa théorie, voit dans la plupart de ces spécimens des vases d’imitation. Voy. le chapitre précédent, p. 202, note i. On annonce que M. I.oescheke prépare pour l’Institut allemand une j)ublication d’ensemble sur les vases chaleidiens; cf. Stndniczka, Jahrbuch d. dent. /nsL, l.SSO, p. .S9, note 12.]

(2i Roulez, Choix de rases peints du Musée d’anli(juilés de f.eydc, Gand, l.SOi, pl. v; Lucien Bonaparte, Musée étrusque, i»!. xx, n” 22; Janssen, Muse! Linjdunrt-Batnvi inscnpt. (jræræ et latinæ, pl. vm; Corpus inscript, (jrivc. 7439; [Kirchholf, Sludicn, 3'' édit., p. 111; Klein, h'uphronios , 2' édit., p. 03, n'’ 7.]

(3) [Cet ornement de la base paraît caractéi'istique dans la classe chalcidienne et se retrouve dans presijne tous les exemplaires décrits. Comme spécimen d’ensemble pour les motifs de décoration, cf. Schreiber, Hilderatlas, pl. 77, n“ 7; Gerhard, \userl. Vasenb., pl. 100.]

TYPE CH A [.Cl DI EN.

ii’ont été en usage ni dans les Cycladcs, ni en Asie, ni en Allique, ni à Corinthe. Jolies ne se trouvent que sur le deuxième tableau de M. Kircbliod, op. laud. : colonies chalcidiennes, Eubée. Krétrie, Chalcis, lîéotie, Locriens Ozoles, Laconie, Arcadie, TTermione, Méthana, Lpidaure, colonies acbéennes. Kemarquons en outre <ju(‘ Ixa’jtw est écrit OTVdd et MrATrr, BldOM. D'après le deuxième tableau de M. Kircbboll’, Chalcis, les colonies chalcidiennes et la Héotie écrivent seules U =: a; tous les autres pays écrivent A ou les variétés de cette forme. Nous aurions donc à choisir entre trois origines. Aucune des inscriptions du vase de Vulci ne portant le C = y, un élément nous manque qui déciderait la question ])ar l’examen paléographique, car les colonies chalcidiennes emploient seules C = tandis que Chalcis et la Béotie se servent de h ou F; mais, à défaut de cette dernière preuve, Moatta, est une forme ionienne Le vase doit donc avoir été fabriqué dans les colonies chalcidiennes d'Italie ou à Chalcis même.

2" Un autre vase du même .Musée, une sorte de cratère, provient également de Vulci (1); il est traité dans le même style et représente le même sujet; ]>lusieurs noms sont les mêmes : Aopx.(:, ZavOto, ’Iw; les autres sont *bot€r, , Nocî';, Acopw, et deux autres moins lisibles. L’alphabet est identique; est une forme ionienne. Cet

ensemble de caractères indique sûrement la même origine.

.3" Amphore de Vulci, au Cabinet des Médailles de Paris (2). Fond jaune et même forme que le n“ 1. Sur le col ornements alternativement droits et renversés, com- })Osés d’une ileur de lotus et à l’autre extrémité d’une palmette; entrelacs. A bipartie inférieure, guirlande de Heurs et de boutons de lotus; au-dessous, bande de zigzags parallèles en diagonale; en bas, arêtes rayonnantes. Les deux zones sont placées comme sur le n" 1. Betouches d’un beau rouge; pas de blanc; incisions sobres. — Le registre secondaire, en haut du col, porte six éphèbes à cheval, dont trois sont suivis de l’oiseau volant; rosaces dans le champ. — Registre principal : préparatifs de départ pour la guerre; archer causant avec une femme; homme s’armant; cavaliers, vieillard, en tout dix personnages désignés par des inscriptions : Ar,;AÔ(^o-/,o:, Ttttta- A'jTY,, Top[ÔTr,;?], Ka’jtw, ILoîipy.;, IlôVjéo;, D.aOV.o;, ZavOo;, ’.VpOTTioç? ■ — Nous

avons -h =i ' dans i'0(8iV\A-t- ; nous n’avons pas 'f = /^, mais nous trouvons C = y et U = A dans ^OCpVA'l!) ; l’alphabet est donc chalcidien. 'iTTTiroVjTr, et Ar,g.odozo; soni des formes ioniennes.

4° Amphore de Vulci (3). La forme est celle du n“ 1. Sur l’épaule, deux cavaliei's suivis de l’oiseau volant, de chaijue côté d’une palmette orientale, et au revers deux

(1) De Witte, Catnlorjue Durand, n" 1 to ; boulez, ouv. citù, p. 18; Curpus lusrr. yr., TitiO; [Kirchholf, /. c.; Klein, p. 6o, n” 8 ; Fui twaengler, Der Sntijr von Peryanton, p. 23.]

(H) De Witte, Catal. Durand, n° 3tti ; Gerhard, Aiiserles. Vasenbilder, t. III. pl. cxc, cxci ; Corpus iuscr. yr., 7381 ; Kirchholf, op. laud., p. 11(1; [Klein, hJr(pltrnnios , p. 6o, n" i.j

f3) Monument}. delV Inst., 1833, pl. i.i; llirt, Annali, p. “2“2i; Inghiraïui, Piltio'e di vasi fittlli, 1833, t. IV, pl. cccxLv; Corpus inscr.yr., 7t)8(i; Kirchholf, p. 11(1: [Liickenbach, Jukrbuc/i fürklass. Phihdoy. Suppl. XI, p. (122; Rirch, History of'utirient iSillery. I, p. 27(1; Klein. /. r., n" 1 .]

TYPE CHALGIUIEN.

•iT'.t

<’0(|s aliroiilés de chaque côté d’une palmetLe semhlablc. 11 paraît proljable que la décuralion de ce vase doit être analogue à celle du n" 1. — Ajax combat contre les Troyeiis sur le corps d’Acbille, en présence d’Atbéué; à gauche, Stbéiiélos pause Diomède blessé à la main. Les inscriptions nomment YOévsXo;, A'.og.r.dr,;, A’îaç, ’ KyOXv'jt^

llocot;, khir,z (pour Alvéx:), A£(o(Vjx.o;, "L/iTTiro:. La paléographie des mots AŸIUUEV2I. EÿIPPOS! et nous donnent Ÿ = U = X, C =y: l’aljdiabct est donc

ebalcidien. Les formes Aiv£r,;et A£M()o/.'j; sont ioniennes.

o" Amphore deVulci (Ij, au Cabinet des Médailles. Forme du lYS. Sur le col, décoration semblalde à celle du même numéro avec de très légères dilférences. Deux registres disposés selon le mode ordinaire. Au-dessous du registre principal, la triple ornementation du n" — Zone supérieure, six épbèbes cavaliers, dont deux suivis de l'ois(‘an volant; dans le champ, rosaces. — Zone principahn '1 lpy.x.Xr,;, vêtu de la peau de lion, un carquois dans le dos, tii’e de l'arc contre ry.p'jôvY,;, qui a ras])ect d’un hoplite grec, ailé, à trois cor[)s: son chien ( Irthros est étendu mort devant lui; Eôp'jTuov est couché à terre, derrière. A gauche, drapée, entoiiréf' des seiqients siftlant de

l’égide, poide une lance; quatre bœufs noirs et un blanc sont groupés en mass(' derrière elle. — Devers : un (piadrige vu de face, monté par un aurige. coilfé d’un casque sans cimier; de chaque côté un oiseau volant. — Les inscriptions 53'AOdVSAX et BEPAKUE^ appartiennent à l’alphabet ebalcidien; A©EHA1E est une forme ionienne. Les lettres -f et vf- manquent; mais les lettres C = y et U = X, l'identité de la décoration avec celle du n“ 1, nous prouvent que l’origine est bien la môme.

6° Skvphos de Nota, au Musée de (’-openhagiu' (2i. T’jd£'j; et jieut-être Polynice (on lit derrière lui... OMAVOê) sont assis par terre en suppliants, près d une colonne dorique qui indi([ue l’intérieur d’un édifice; tous deux sont imberbes. Ln second plan, deux femmes drapées causent et se montrent les l'éfugiés, vers les(juels s’avance un homme imberbe et drapé. A droite, le roi ’'AdpY,'7To;. barbu, est couché sur un lit de banquet avec une petite tabb' et un tabouret placés à côté de lui; derrière, une chouette. — Devers : une Dorgone drapée, vue de face, tirant la langue, avec quatre ailes recoquillées, court entre deux sphinx retournant la tête; rosaces dans le champ. — Le V = / appartient au deuxième tableau de M. Kirchhotl. Toute autre lettre caractéristi(jue manque; mais la forme 'Ai^pr.'TTo*: lève tous les doutes.

M. Kirchhotf cite encore deux vases dont l'origine est moins sûre :

7° Dvdri(^ du Musée de Munich, trouvée à Vulci |d), vase un peu dillérent pour la

I ; De XVitte, ,Voace//c,s Atina/es, 1X;GS-1S;P). pl. xvii-xvin; ('alnlaijue Iturand, n” Cala- Uxjup, Mafjnoncour, n° 8(S ; Dt* Luvnes, l V<ix>s jieinla, pl. vm ; Gerhard, AuserL \asenh., t. 11^ pl. c.v, cvi; Corpus Inscr. gr., TocSi; Kirchhotf, p. 112; Mvlein , /. c., n" 2.]

2) De XVitte, Calai. Mugnouenur, n" .‘iO; Abeken, Annah, IKli!), p. 2oo, pl. P; Heydeinann, Arch. Zeit., 1866, pp. Llü-LIT, 1oÜ-1ü2, pl. ccvi, 1, 2; Corpus iuscr. gr., 7768; Kirchholf, J). 118; j Klein, l. c., n“ 6; B. Smith, De uialede Vaser i K jobenhaon, n" 61.]

(3j <t. Jahn, Vasensauüulung zu Mnncben, n® 125; Gerhard, Auserl, ]asenb., I. 111, pl. ccxxxvii ; Corpus Inscr. gr., 7882; Kirchhotf, p. 118; Klein, /. c., n" 9; cl. StudniczKa, ./ahrbucli d. d. hisL, 1886, p. 8i', note 12.]

TYPE CHAJ.CIDIEN.

forme et pour la décoration de ceux que nous avons vus jusqu’ici. — U’un côlé. Zens (IEV5) foudroie Typlion; de l'autre, devant les dépouilles du sanglier de Méléagre, ’ATaAâvTr, et llr,A£’i; luttent ensemble, en présence de Kluvio;, Mô-i/o;, de (jnatre autres hommes et d'une femme. — Zone inférieure : bande d’animaux. Le lambda U et la forme ’ATa>,àvrrj indiquent Athènes ou les colonies cbalcidiennes. M. Kirchbolf rapproche de 13545 4d sur le lécythe de Tataia (au

-Musée Britannique) trouvé à Cumes ; enfin, la présence du koppa dans ^OITX/dÇ le décide pour les villes cbalcidiennes. Peut-être y a-t-il lieu d’attendre d’autres exemples.

8° Amphore du même Musée (1). La forme est celle de notre n° 1. Nous n’avons pas de détails sur l’ornementation. — ['llpa,x.]VAç barbu menace de son épée K’jx.v[o];, tonxbé sur un genou ; de l’autre côté un épbèbe cavalier tenant une lance. — Le lambd;i U indique l’Attique ou les colonies cbalcidiennes. M. Kircliboff remarque la forme éVHQVÇ, on le koppa se trouve devant V comme dans le mot sur le vase de

Tataia, 50<S)V93'I (2).

[M. Klein qui, après M. Kirchbolf, a été un des premiers à mettre en lumière l’importance de la série cbalcidienne (3), range dans cette catégorie quelques autres vases que j’ajoute aux précédents :

19" Amphore du Musée Britannique (4). Sur le col, grandes palmettes asiatiques; })rès du pied arêtes noires rayonnantes. Les sujets sont placés dans un cadre réservé sur le fond d’argile. — Face : Athéné drapée, sans armes, tenant une coupe (A0ENAI Ej, suit Ilercnle {BEPAK1,'E5) barbu, cuirassé, portant un carquois dans le clos, qui saisit d’une main par le cascjue et perce de l’autre avec son épée Géryon (?3 Hovq3D) représenté par trois guerriers casqués et armés, réunis sur trois jambes et munis de deux grandes ailes recoquillées (cf. le n“ 5). — Bevers : Persée imberbe et vêtu

d’une courte chlamyde, l’épée au côté, suivi d’Athéné drapée sans armes (3lAH3 0Aj. rec^oit des mains de trois Naïades drapées (NEIAEL) qui marchent à la file, les attributs pour aller combattre Méduse, les ailes, le pétase et la gibecière. |

[10° Cratère de l’ancienne collection Campana (5). Nous n’avons pas de détail sur l’ornementation. — D’un côté, "E/.Tcop et llapiç, l’nn en costume d’boplite, l’autre en archer, prennent congé d”Av(^pop.7.yr, voilée et d’'L>.£V/-, drapée qui détourne la tête; à

I L Ü. Jahn, IO(se»s. München, n“ I 108 et p. CLXix; Corp. insc)\ >jr., 701 1; Kirchbotf, p. 1 12; [M. Klein /. c., 08, ne range pas ce vase dans la série cbalcidienne. H fait remarquer

inote 1) que la présence du Ç devant une voyelle V se rencontre aussi dans l’ancien alphabet attique (vase de Klitias, Bu/lettino, 1803, p. 189 ; vase d’Exékias, Gerhard, Apul. u. Camp. I as., pl. XIII ; cf. aussi Monumenti, ix , pl. 55; on peut ajouter les monnaies anciennes de Eûmes; V. p. 285, note 1) et que, par conséquent, le vase de Munich peut n’ètre pas chalcidien.]

!2) Minervini, Bull. arch. napul., t. II, p. 20, pl. I; Corp. insrr. rjr., 8337.

(3) [Euphroniox, 2' édit., p. Oi-73.]

(i) [Catalog. Vus. Brit. Mus. n"584; Gerhard, Auserlescne Vasenbilde)', pl. cccxxin; Klein, l. c., n" 3.]

(5) [Gerhard, Auserles. ]asenlj., pl. cccxxn ; Klein, /. c., n” 5. Tous deux l'ont décrit par erreur comme une amphore; cf. Studniczka, Jnhrb. d. d. Inst., 1880, p. 89, note 12.]

TYPE EHALEIDIPN.

flroile, lo jeune Keêpiovr,; eoiichiit deux chevaux, suivi de l’oiseau vohinLel d’un liomnie nu et l)ar])u, courant dans l’altitude agenouillée; à gauche, un homme harhu et draju' marche en tournant la tète. — De l’autre côté, deux éphèhes cavaliers, suivis de l’oiseau volant; sous chaque cheval un oiseau posé. — Le U et le Ÿsont chalcidiens.j j ll" Grand vase en fragments, trouvé près de Ghiusi, aujourd’hui à Florence (1;. — Comhal entre Achille et Mcmnon (JV3'J'lltA et Mieg.viONi; tous deux hrandissent la lance. La tête et tes pieds d’Achille, les pieds de Alemiion manquent. Filtre eux on aperçoit le houclier et les jamhes d’un guerrier mort, Antilochos AOtOdlTH ,). Près de Memnon on voit les mains et la tête de sa mère, E05; près d’Achille, la tête et une jiartie du corps de sa mère, ?IT3©, et, derrière elle, un hras de l’aurige Antomédon ( HoA3MoT 'Sj. — Kemaripiez la lettre (dialcidienne L — /.] ,2)

(1) [Ileydemann , liuUeltinn dell’ Inst., 1870, p. 187, n" 82; Klein, /. c., n“ 10; Kôrle. Ainmli, 1881, p. 170; Studniczka, Jahr/j. <1. d. Jnsf., 1880, p. 80, note 12.;

(2) [M. Klein terniiuo sa liste. /. c., n" 11, par une amphore (rierhard. Amevl. Vtisruh.. j)l. xcv et xcvi) qui, il est vrai, ne porte pas d’inscriptions, mais qui, par le style, l’ornementation, la place du sujet sur l’épaule du vase, lui paraît oH'rir des indices d’une origine chalcidicnne. Sur le col, grandes palmeltes asiatiques et seconde zone de petites palmettes du même genre. Sur l’épaule du vase, sujet principal. Face : à gauche, un aurige armé, sur un char à quatre chevaux, et ,\thém'' casquée assistent au combat d’Hercule contre l’hydre de Lerne, à droite. Revers : combat d’ilercule et de deux guerriers armés contre des guerriers asiatiques et des .Amazones. — Sur la panse, trois zones ; 1“ /.oAgo; burles(|ue de Silènes; les uns sont :’i cheval, d’autres remplissent une outre ou jouent à saute-mouton ; beaucoup d’entre eux ont des attitudes immodestes. Au milieu d’eux un homme barbu assis (Dionysos), auquel un Silène apporte à boire dans un skyphos ; 2" et 3® frises d’animaux : lionnes, bouquetins, sanglier, sphinx. Cette disposition de frises d’animaux superposées dans le bas du vase esl très fréquente dans les amphores attiques d’ancien style (V. plus loin chap. w. Cf. Furtwiingler, Vasensamml. im Anliquariiaa , n“* 1701-1711; O. Jahn, Vasensamnd. zn München, n"“ t2t5, 127, 150, 151, 150, 175, etc. l’eul-être pourrait-on voir dans cette amphore, en l’absence d’inscriptions qui en fixent l’oiigine, un produit de la fabrique attique inlluencé par l’art chalcidien? C’est aussi l’opinion de M. Studniczka, Jahrb. d. d. Inst., 1880, ji. 80.

— Du vase précédent il faut rapprocher une curieusehimphore de Florence (Ingbirami, Idttnre di rasi eirnschi, IV, pl. 301, 303-307) où l’on retrouve une combinaison analogue d’éléments chalcidiens et attiques : zones de personnages sur le col môme, sur l’épaule et sur la panse du vase (combats d'hoplites grecs, départ d’un guerrier sur son char entouré de femmes (jui se lamentent, combat d’Hercule et des Crées contre les .Amazones qui se réfugient dans les murailles d’une ville; ; deux zones inférieures d’animaux corinthiens ; ([uelques inscriptions inintelligibles. Voyez encore une amphore du British .Muséum avec le sujet jirincipal sur l’épaule du vase (combat d’IIéraklès et d’Athéné; (ierhard, Anser/. Vnsenh., pl. cxxvn), deux panthères à une seule tête sur le col et deux zones inférieures d'animaux.

— Enlin M. Cecil Torr a récemment publié une hydrie du Musée Britannique dont j’avais aussi pris la description comme se rattachant à la classe cbalcidienne; elle a été trouvée à Camiros, dans l’île de Rhodes. Dans la bouche du vase, palmettes orientales avec entrelacs; sur le col, bande de fleurs de lotus. Le sujet principal esl sur l’épaule, comme dans les précédents. Bande de fleurs de lotus entre les deux zones. Argile claire jaunâtre ; retouches

TYPE CHALCIDIEX.

.M. I.(■)scl^(•lve a signalé aussi au .Musée Britauuique uu vase qui, d’après la [taléogra[iliie des iusoriplioiis, doit être clialeidieu :

12" llydrie du Musée Hrilanuiqiie (1). Des lacis eu zigzags sont placés sur le col et peints eu rouge; eu haut de la pause godrous et bande de fleurs de lotus renversées; pri‘s du pied arêtes r;iyouu;iutes. Les deux anses horizontales sont reliées à la pause par uu bourrelet long et cylindrique, imilant la forme d’uii rivet et rappelant sans doute la lecliuiqiie du méUd. I/ause verticale est décorée d’une palmette eu relief. — A guiiche, scène de coud)al entre quatre guerriers grecs, dont l’uu est tombé sur uu genou ; ils s(.mt nommés ANTlO'l'OS , PoUVAOPos, 501 A ITPlA. A droite, combat entre deux guerriers dont l’uu esl ag('uouill('-, MEAON et >VVA3. Sous une des auses, lion; sous l’autre, sphinx. — llemartpiez les lettres Ÿ, U et C (2).|

rouges; incisions Unes. • — Face : au centre (d de face un char à quatre chevaux monté par li‘ jeune Kébrionès iinberbe (bEBPlOHEi; une ilenr de lotus à long pédoncule s’élève du sol de chaque côté des chevaux. A gauche, un homme barbu, vêtu d’une tunique el d’un himation, lient nne lance à la main; près de lui, inscription HEKTOP qui se rapporte plutôt au persniinage suivant, nn guerrier nu, coiffé du casque, chanssi'- de cnémides, portant la lance et le bouclier; derrière lui oiseau volant el éphèbe cavalier; une Heur de lotus sort du cadre, soutenue par son pédoncule. A droite, un homme drapé tenant une lance; près de lui inscription (Glaukosj, qui doit se rapporter aussi au personnage suivant, un guer¬

rier armé comme l’autre, et suivi d’un troisième guerrier ((ui lienl un cheval jiar la bride. Zone inférieure : lionnes el bouquetin. Le pied est noir, sans arêtes rayonnantes (E. 'forr, Hhodes in nnrii^nt finies, IttSo, pl. vi, A et \a). — Nous man([uons des lettres essentielles pour déterminer la provenance exacte; mais la forme du U, les détails de l’ornementation, la disposition de la zone supérieure, le sujet môme (cf. le n“ lü) rapprochent ce vase de la (basse cbalcidienne. M. Loescheke y voit nn vase attique, fait d’après uu modèle chalcidien; Bnrens und Oreithijin, üorpal. Ih'ogramm, 1886, p. 12; Arch. Zi'ilnnij, 1881, p. 30 el note 31 .]

(t) [.\rmoire 22, salle II; Arch. Zeitnnij, 1881, p. 36, note 23.]

(2 i [Nous nous conlentei'ons de ranger sous le nom de type chalcidien cette série de douze vases. Depuis que raltention des archéologues a. été attirée sur cette classe, on a peut-être, à notre avis, abusé do son nom el l’on range parfois certaines poteries dans le groupe chalcidien sur la foi de quel(]ues détails de style ou de technique, comme les animaux affrontés, la bande de petits zigzags parallèles, le dessin accusé des rotules chez les personnages, la présence du coq, le réalisme de l’exécution, etc. (cf. llelbig. Die llaliker in der Poehene, p. 8i ; Annali, 1877, p. 406; Furtvaengler, Arch. Zeitninj, 1882, p. 202, 205; 1884, p. 106, note 0; V'asensninmluny iin Antiqnnrinm, n"* 1670-1672; Cid/eclion Sahonrnff, notice de la pl. xi.vm; Stndniczka, Jahrb. d. d. Inst., 1886, p. 80, note 13; Monnmenli de//' Inst., 1, pl. xxvi, n" 11; pl. xxvii, n“ 27). En réalité, ce ne sont pas là des indices absolument probants; s’il est vrai (pi'ils se trouvent spécialement sur les exemplaires chalcidiens, il ne faut pas croire qu'ils manquent absolument sur les produits anciens des fabriques corinthiennes el attiquos. .\ cet égard, nous partageons tout à fait l’opinion de M. Cecil Smith [Journai of he/i. Studios, 1884, p. 233). qui fait observer qu’en somme l’évidence d'origine ne résulte sûrement que des inscriptions où se lit l’alphabet chalcidien. 11 ne faut pas oublier (jiie toutes les fabriques grecques du vF siècle, dans leur lente élaboration des types classiques, se sont pénétrées el

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