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;iii pinax cité par l’auteur, entre autres une amphore du Musée de Berlin, étudiée par M. Cecil Smith {Journal of liell. Sturlies, Yl, p. 181 et suiv.). Elle représente deux Silènes nus de lype archaïque, tenant chacun par une anse une grande amphore décorée elle-même d’ornements de style rhodien; l’autre côté, qui devait porter le sujet jirincipal (peut-être une Gorgone?) est presque entièrement brisé. M. Smith la rapproche du vase de l’hocée, publié par M. llamsay {l/n'd.. Il, p. 305), d’un vase de Chypre de la collection Barre {Catalogue, n" 70). du vase que nous avons trouvé, M. Reinach et moi, dans la nécropole de Myrina (/?«//. de Co/Tesp. /lellénltpue, YIII, pl.vii), des sarcophages peints de Glazomène publiés par M. Dennis [Journal of hell. SI., IV, pp. 1-22) et d’nn autre sarcophage peint de lihodes, actuellement au iMusée Britannique ; il y reconnaît les spécimens d’une fabrique très ancienne d’Asie Mineure. M. FurUvaengler [Jnhrhurh des dent. arrh. Inst., 1880, p. 15(E attribue aussi l’amphore du Musée de Berlin à une fabrique ionienne dont l’emplacement n’est pas connu. M. Dumont a signalé, dans le chapitre X relatif à Rhodes (p. 170) une amphore de ton clair, d’une fabrique probablement locale, qui porte un homme nu courant, les bras écartés (Musée Britannique). Le Musée du Louvre possède aussi une amphore de même style trouvée ô Camiros et qui représente un homme courant, :ï tête de lièvre; Longpérier, Mus. \apol. III, pi. ux(ix). — Dans la série chronologique, tous les vases de Béotie et de Rhodes étudiés ci-dessus devraient être placés après les vasesdeMilo ivoy. pp. 219, 220), plutôt qu’à la suite de la série chalcidienne qui est évidemment d’une époque plus récente. Mais je n’ai pas voulu modifier sur ce point le plan de l’auteur. L’épo([ue du style perfectionné qu'il conviendrait, à mon avis, de placer ici est représentée surtout par les remarquables coupes du Musée Britannique, trouvées à Siana, dans l'île de Rhodes, par M. Biliotti, et que M. G. Smith rapproche de la classe des vases chalcidiens [Journal of hell. Sludies, 1881, pl. xL-xLiiy.; on peut leur trouver aussi des ressemblances, d’une part avec les vases dits cyrénéens (voy. cbap. XIX i. et d’autre i)art avec les pioduits attiques ; il est diflicile d’en déterminer sûrement l’origine, dans l'état actuel de nos connaissances. Loutes ces questions délicates de distinction entre les fabri(|ues no pourront être sûrement éclaircies (pie par l’épigraphie des vases, et c’est pourquoi M. Dumont, dans son exposé, s’est restreint à l’étiuh' dos vases à inscriptions. J’ai pourtant cru utile de signalei- ici ces spécimens importants de la céramique anépigraphe, trouvés à Rhodes. Le style corinthien est également représenté dans l'ilc par de nombreux spécimens, sui tout par des ai-yballes i Fiirtwaengler, I. r., pp. lü-litî; Vasens. Antiqunr.. iL KitiO). Enfin, les amphores archaïques, de style attique, avec un cadre réservé en clair Mir le devant de la panse et le reste du vase peint en noir, s’y sont aussi rencontrées V. plus loin, chap. .XX.) — E. D.j