TYPE DES COLONIES GRECOULS D’AFRIQUE
ynii'lande de feuilles lancéolées et de grenades couchées; S” zone de boulons de lolus et d'ornements floraux alternant; palmettes allongées et couchées à l’attaclie des anses; 3" zont^ d’animaux, cygne entre deux coqs et deux oiseaux à liiippe; ois('au volant entre deux s})hinx et deux oiseaux à huppe; |talmetle orientale sous charjue anse; 1" zone de boutons de lotus; 5" arêtes noires rayonnantes près du pied. Le pied, gros et fort, ne paraît pas appartenir au vase. — L’intérieur n’est pas divisé en segments, comme les vases précédents. Au centre, large ornement floral conn)Osé de (piaire grandes palmettes et de quatre petites, réunies par des entrelacs. Au-dessus, zone de personnages : ciinj hommes barbus sont couchés sur un lit de banquet, avec un petit plat devant eux contenantdes fruits ronds; quatre tiennent en main une phiale et le cinquième n’a rien ; le bas de leur corps est couvert d’une draperie semée de gros points rouges ou blancs (etfacés); entre chaque convive on voit : I" un grand dinos sur son support et un petit esclave nu s’avançant avec une cruche dans une main, une couronne dans l'autre; dans le champ une cou}ie à deux anses est suspendue; une Sirène tenant d’une main um‘ couronne, de l’autre un ornement floral analogue à celui des autres coupes (cf. iT’® 7, 8, 10, 16); 3“ un Eros volant, tenant dans sa main une couronne et un ornement floral analogue; dans le champ une corne à boire r/.spzçi su.spendue; 4" une Sirène dans la même altitude (pie l’autre; dans le champ une coupe à deux anses suspendue; M" un Eros volant, dans la même attitude que l’autre; dans le champ une corne. Tout autour du rebord intérieur, guirlande de boutons de lotus. — L'ornementation de cette coupe est tout à fait particulière et se distingue des autres types. La panse se sépare du rebord extérieur par un bourrelet saillant (cf. n®” 16, 27). La guirlande de feuillage du pourtour (‘xtérieur (cf. les n"* 24 et 2tl ) rappelle uni' décoration usitée sur les vases de Nicosthènes.
lo. Loupe du Musée du Louvre (T), jiroveiiant d’Italie, orneimnitation semblable
au n” 8, sauf le cercle de petits points noirs. Terre claire et très légère: pas de couverte blanche visible. — l‘as de division en segments dans l’intérieur : un homme barbu, aux cheveux très longs et jiendauts, serrés par un lien roulé en spirale, est assis à gauche sur un siège sans dossier, les ]»ieds posés sur un tabouret ; sa tunique collant au coiqis (T cachant les bras est ornée de dessins géométriques rmement incisés. Devant lui vole un grand oiseau (aigle); dans le champ deux rosaces. Représentation de Zens avec l'aigh', plutcjt que de Prométhée (2).
16. Lou[(C du Muséedu Louvre (3), jirovenant d’Italie. Couverte blanche sur le pourtour extérieur et dans l’intérieur. Terre épaisse. Pas d’ornements extérieurs autres (jue des cercles noirs et rougeâtres. — Segment supérieur : sphinx aux ailes déployées, à tête de femme surmontée d’un larg(' ornement floral d’où partent deux enroulements
(1) Ibichstcin, n" 11, pl. 12, n" H; Calnlof/hi del Musro Cainpana, Sér. II, n“ oo ; Saglio, hid. (lex anliquilés, p. (167, lig. 7(S2.|
(2) [Le sujet de Prométhée est traite avec beaucoui» de vérité et de réalisme sur le n” 2; l'interprétation de Zens a été adoptée par .M. Duemmler, MiU/iei/ioujeu d. deut. Inst, in Atlien, ISiSd, p. 90-91 ; la même est déjà donnée dans le Cnlalofim Catv pana, /. c.]
(3) jPuchstein, n» 12, pl. 12, n" i et pl. 13, n” ti ; (’atahxjhi del Mas. f'ninpana, Sér. 11, n" iS.'j
'ryPE DES COLONIES GRECOUES D’AFIJKJUE.
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lenninés [lai' une fleur de lotus et une grenade (cf. les n“* 7, 8, 10, 'l!2, 14). Les deux s(‘guieuls sont séparés par une ligue ondulée, d’où se détachent deux fleurons composés d'une grenade entre deux enroulements. — Segment inférieur : poisson nageant à gauche (cf. les iC* 3 et 19). L’exécution du vase a quelque analogie avec celle du n" 14; le liant de la panse forme un bourrelet saillant, la forme est lourde, le [lied se divise en deux tores à la jiartie sujiérieure.
17. Fragment de coujie (Géré) dans la collection Ruspoli (1). Au centre était représenté un cheval ailé (cf. le iFiJO). Nous n’avons pas de détails sur l'ornementation.
18. Goupedu Musée de Munich (Vulci) (2i. Gouverte blanche surle rcliord extérieur. Ornements extérieurs : sur le rebord bande de fleurs et de boutons de lotus alternant; bande de palmettes et de boutons de lotus alternant; palmeltes coucbéi's à l’attache des anses; près du pied, zone de [letites grenades; sur le pied arêtes noires. — Dans l’intérieur, homme barbu courant, en ebiton court, avec quatre ailes, deux aux épaules et deux aux jambes.
19. Goupe du Musée du Louvre (3), jirovenant d’Italie. Pas de couverte blanche visihie. Ornements extérieurs ; palmettes horizontales à l’attache des anses, cercle rouge brun, zone d'arêtes noires, cerch' ronge brun, cercle de points noirs, cercle rouge brun. — Segment supérieur : deux hommes, vêtus d’une tuniipie courte, ornée de lins dessins géométriques, courent vers la droite, brandissant une lance dont ils percent la croupi' d'uu animal dont on ne voit ipie l’arrii-re-train ; les jambes ressemblent à celles d’un boeuf, mais laqueuc tortillée rajqielle celle du sanglier de forte taille iju’on voit dans les nombreuses rejirésentations de la chasse de Galydon; le sang coule en traînées rouges des blessures faites jiar les chasseurs. Le jiremier est barbu, avec les cheveux divisés en tresses pendantes; le second est imberbe, coillé de même, et porte par-dessus sa tunique une jieau de liéte, placée comme une nébride sur la poitrine, l'bitre leurs jambes, trois pètits oiseaux volant. Une lance déjà brisée, avec Vainruliiin, est ligui’éedans la partie supérieure du champ. — Segment inférieur : un poisson placé verticalement entre deux autres qui nagent horizontalement (cf. n"* 3 et 16).
20. Goupe du Musée Rritanni([ue (Gapoue) (4). Le sujet occupe tout l'intérieur; jias de division en segments. — Un jeune éplièbe (o), vêtu d’une tunique <'ourte, aux cbe-
(1) [Duchsteiu, ii" It-i. i
(2) [/ê/c/.j n® 1 4 ; O. Jahii, Vasensoininl . München, \\‘^ tt(!4; Lan, //riccê. 1 Viac/o pl. \vi . n» 3. j
(3) [fluchsteiu, ii'"* to et tti.V; .Micali, Mon. inediti, tS4i, pl. 42, a» t; CntaUxjhi dcl Mus. ('nni/nnia, Série tl, n" o2, où le corps du sanglier a été pris pour l'arrière-train de deux hieufs, ce qui a conduit M. Pucbslein à les mettre sous deux numéros différents; mais, comme il le soupçonnait, c’est bien la même coupe. Le sujet de chasse, et non jias de scène jiastorale, est indiijaé sûrement par les flots de sang, les lances des chassi'nrs, leur attitude. j
(4) [Puchstein, n" Id ; Hawkins. Cnlalofjuc of ms. in the Hril. Mii.s., iP HSd*; Bnllctlino yapoli/ann. Nouvelle série, I, pl. 11. iP S.]
(a) [Interprété comme une femme (r.\urore), par Hawkins, /. ç., comme Pélops par Minervini, /Jn/l. .\ni>., /. c.]
TYPE DES COLd.MES (iKECOLES D'AFlUnUE.
veux lüiij^s cl pciulaiits, marclic à ^auclic, reloiiriiaut la tcte et tenant par la brille deux ctievanx ailés ijui se raltrent, dressant leurs pieds an-dessns de lui (1).
;21. Coiqtedn .Musée de Mnnich (Vnlci'' (2). — Sej^inent supérieur : un homme barbu, drapé, aux clieveux longs et pendants, est assis sur un siège à dossier et à pieds en grilles de lion, sons lequel est un chien (3) près d’une plante hmillue; derrière le dossier, large ]ialmetle dans le champ. Devant lui, à gauche, une femme ou jeune fille dra[)ée, aux cheveux [tendants, est assise sur un siège à dossier surmonté d’une palmette. Les deux [tersonnages ont les deux mains étendues, comme s’ils se parlaient. An-dessns. dans le champ, large point noir avec deux cercles concentriques incisés. — Segment inférieur : deux lions face à face, la gueule ouverte; dans le champ deux [toints noirs et ornement floral.
22. (loiqte du Cahinet des Méilailles, à l*aris (4). Pas d’antres ornements i‘xtérienrs que les [talmettes horizontales à l’attache des anses; le reste, depuis les anses jusqu’au pied, est vernis en noir; zone de couleur naturelle au-dessus. Dans l’intérieur tout le vase est verni en noir, sauf le centre revêtu di' la couverte blanche. Pas d’incisions. — l.iarge tète de Crorgone (retouchée) enlourée de seiqients sifflant dont les tètes sont toutes tournées à gauche; tout autour zone d’oves noirs et blancs.
23. Lou]ie du .Musée de l'Industrii'. à Vienne (Géré) (5). Dmeimnits très fins à l’extérieur : ijuadrillé avec [loints noirs sur le rebord; bande de boulons de lotus et palmettes horizontales à rattache des anses; bande de godrons; bande de petites grenades; arêtes noires [très du pied. — Dans l’intérieur, une simjde rosace; près du rebord, bande de boutons de lotus.
24. Fragment de coiijie, au Musée du J^ouvre (6). Goiiverte blanche presque dis[iariu‘. Drnements extérieurs : sur le rebord guirlande de feuillages lancéolés (cf. les n"“ 14 et 29j ; [lalmrttes horizontales à l’attache des anses; pri‘S du [lied arêtes rayonnantes. Le [lied et tout le haut du sujet manquent. — Du distingue dans le segimuit supérieur un lit de banijuet avec ses oreillers et sur un tabouret placé au centre les quatre [deds de deux personnages (cf. les n”® 13, 14, 26, 27). — Segment inférieur : une Sirène au.x ailes déployées entre deux oiseaux.
2o. Fragment de coiqie, au Musée du Louvre (7). Gouverle blanche, très légère, à l’intérieur. Drnements extérieurs : palmeltes horizontales à l’attache des anses; arêtes noires près du piinl. Le pied, le liant et la [larlie droite du sujet manquent. — Segment
(t) [Le sujet deflioinine entre deux chevaux date de la céramique la plus ancienne où il a un caractère réaliste style du Dipylon, Scidiemann, Tyrinthe, édit, française, pl. .xvm; Furtvàngler, Arch. Zeilung, 18(So, [d. S, n° Icq; il persiste sous une forme mythologique (l’élups ou llhésns’) dans les peintures à ligures noires du v*' siècle; Cahiloy. Bril. d/as., n"" o24, o3;L
(2j [Puchstein, n" 17 ; pl. 13, n" .3; ü. .lahn, IV/sens. Mi'nich., n" 737.]
(3) [Un lièvre, d’après O. Jahn.i
il) [Puchstein, n“ 17 .4.1
(o) [IbkL, n" 17 K; pl. 10, n» 3.
(6) [Ce fragment et le suivant sont inédite et ne se trouvent pas dans la liste de .MM. Loescheke et Puchstein. Ils doivent provenir, comme les autres, d'Italie.]
(7) [Y. la note précédente.
'l'YPE DES EOlJINlES (iHECOUES D'AFIîKJUE.
supiTiiMir : deux gutu’riers niiircheiit à droite dans l’aUitude agenouillée, leiiaiil la lance de la main droite Itaissée; tous deux oui une tunique ornée de dessins géométriques qui rouvre les jambes et des enémides. On distingue le liras gauche du second guerrier à gauche, portant un grand houcliiu-; une rosace dans le champ derrière lui. J’ixécution et détails incisés analogues au 11“ 19. — Segment inférieur : deux lions face à face, la gueule ouverte; on ne voit que la tète de celui de droite.
:2(i. Coupe en fragments (1). Ornements extérieurs : sur le rebord boutons de lotus; palmettes horizontales à l'attache des anses. Heurs de lotus; cercle rougeàire; arêtes noires; cercle rougeâtre; grenades près du pieil. — Segment supérieur. Un personnage ^dont le haut manque), couché sur un lit de banquet, pose une couronne sur la tète d’une joueuse de double tlùte assise devant lui sur le lit et tournant le dos. A gauche, au [lied du lit, un homme barbu assis ou accroupi (le bas manque) joue aussi de la flûte. A droite, un homme barbu et nu danse; tabouret ou table devant le lit. — SegmenI inférieur : deux coqs all'rontés (cf. 11“ 13) de chaijue côté d'un large jioint noir avec cercle incisé au centre (cf. n" 3). — Tout autoui', [très du rebord, zone de grenades renversées.
;27. Coupe du .Musée de .Miaester de llavestein, à l>ruxelh‘s (il). Couverte blanche visible à rintérieur et à Tiwlérieui’. Orncnumls extérieurs : sur le rcdiord tii[de rang de grenad(‘s ou de gros jioints noirs reliés [tar un (juadrillé jaunâtre ; boutons d(‘ lotus couchés à l’attache des anses et zone de boutons de lotus droits; cereb' rougeâtre; zone d’arétes noii'es rayonnantes; cercle rougeâtre; zom* de jietits godiams noirs; cercle rougeâtre; zone de grenades [irès du pied. Cas d’ornemeuts intérieurs, rebord noir. Iletouches rouges, incisions sobres. — Segment supérieui'. Un homme barbu, aux cheveux jieudauls. drajié dans un himation rouge, ('st couché de droite ii gauche sur un lit de banquet, appuyé sur un coussin lamge à bandes noires et levant la main droite. Devant lui une femme nue, peinte en blanc épais, est couchée sur h' même lit et a[)puyée du bras gauche sur un coussin noir à orueimmts incisés; (‘Ile tient de la main droite élevée un objet qui ressemble à une couronne ornée de bandelettes, cl retourne la lète en arrière vers rhomme. D(“vant le lit orné et à pieds sculptés est [tosée une petite table rectangulaire sur hujuelle on voit trois phiales à côtes incisées. Sous la labh‘ est placé un tabouri't qui supporte deux grandes chaussurv's rouges a bout recourbé (elles sont pareilh's à celles (pie [lorte h‘ roi Arcésilas sur le 11" 1). A gauche du lit, un grand cratère orné (h‘ zigzags rong(‘s el surmonté d une pelit(‘ lenochoé est [)(vsé [lar terre (cf. h‘s u"* 11, 12, 23). A dr()it(“ du Id, uii entant ou petit servih'ur drape, au.x cheveux [lendants, s’avance tenant (h“ cba([ue main une bandi’h'th' jaunâtre. Segment inférieur. Calmette ori(*ntah* renversée d oii partent deux autres [)almette> terminées en boutons (h' lotus. — L(‘ pi(“(l (‘sl assez gros (‘1 court; la panse tornu* un
(Il [E. von Lfliclis, //to/i'uyc zio' Kunslgescliujlite, p. 2tl-;t0, pl. 10. La [(covenance et la collection ne sont pas indiquées (peut-être au Musée de M urzburg?). (.e vase u est [las dans la liste de MM. Loeschcke et Puchstein, qui est antérieure à la piddication de M. lirlichs.]
(2) [Cntalognr fin Musér fie linoeslein, 1881, 11“ 101. Celte coupe n’a pas encore été signalée dans la série; je compte la jtublier dans la linzi'He arrliénlngKini’ de 1887.]
TYPE DES COLONIES GHECOUES D'AFKIOUE.
r('])Oi'(l sailhiiil à la liautL'ur dos anses; forme analogue aux ii“" \ ï <d 16. Pour le sujcl. eoniparez les iC® 13, 14, 24, 26.
28. Diuos du Musée du Louvre (1). piovenanl d'Italie. Sur le rehord, arêtes noires séparées par des points; au-dessous godrons. Près de la base, bande de grenades séparées par des points noirs; au-dessous, godrons. Le fond du vase est orné d une étoib' à quatre branches linement incisées. Hetoucbes brunes (rouge elfacé?) dans les ])ersonnages. — Zone supérieuiv'. Face : lléraklès nu, agenouillé, le carquois et I arc dans le dos, tenant une massue noueuse, saisit par la main un Centaure barbu à jambes humaines par-devant, portant comme arme une grande branche d’arbre ; a droite, un Centaure imberbe, armé de même, s’enfuit. A gauche, derrière lléraklès, un Centaure barbu est tombé, la tête par terre; un autre imberbe s’alfaisse en courant : deux autres fuient au galop. Les trois derniers ont le corps entièrement velu et pointillé; ils ont des jambes de cheval par diîvant . — Levers : à gauche, Troïlos, Icmant une branche feuillue, amèiu'. deux chevaux; Polyxène dra])ée lui fait face, une cruche posée sur la tète; derrière elle, un édicule à fronton (fontainej (jui cache Achille en bo})lite grec agenouillé et suivi de l’oiseau volant, A droite, danse burles(|ue de deux hommes nus. barbus, aux cheveux longs, de chaque côté d’un cratère, orné de dessins géométriques, sur le(piel est j)osé un petit vase à une anse (cf. h‘s iC" 11, 12, 14, 27). — Zone inférieure : oiseau entre deux lions rugissant, la gueule ouverte (2), oiseau entrt' deux co(js, oiseau volant entre deux sphinx, oiseau, deux sirènes all'rontées.
2t). Ilydrie du Musée Lritanniqne (Vulcij (3). Sur le col, boutons de lotus; en haut de la })anse, godrons et grecque irrégulière. Dans le bas de la |»anse, guirlande de feuillages laïu'éolés (cf. n”® 14, 21), zone d’ornements en J ; ]»rès du jiied, arêtes noires terminées par une grenade; sur le ])ied, godrons. Sous cha([ue anse horizontal»', palmette orientale. Sur la panse, deux zones de figures. — Zone supérieure. Fact' : têt»' de Méduse archaïque, avec serjienls enroulés symétriquement autour du visage, entre deux sjihinx à tête de femme; sous chacun d’eux est posé un oiseau; dans le champ, deux ('nroulements suspendus en haut du cadre. Levers : oiseau d'eau, une jiatte le^■ée; autre oisi'au entre (h'ux coqs; dans le champ, ornement lloral et taches noires avec
i li [l’uch.stein , n“ tS; pl. 11,11" I ; pl. Di, n“ I ; ('atahifihl del Mns. Caiii/j/uiK, Sér. II, n" 2i. II est posé sur nnsnppoi t haut de terre cuite ipii ue lui appartient sans doute pas.]
(2) [Ces animaux (cf. les n"“ 30, 31') otl'rent (pielque ressemblance do style ave»' les lions à langue rouge que nous avons étudiés sur les vases corinthiens de décadence (p. 269 et suiv.). C’est une preuve que, dans la série dite cyrénéenne, ces vases-ci appartiennent plutôt à la dernière époque de fabrication; ils sont cependant d’un art plus archaïque que les vases d imitatiou corinthienne auxquels nous faisons allusion. Itemarquez encore (n"'* 14, 24, 29) les guirlandes de feuillages noirs qu'on retrouve sur les mêmes produits de la décadence corinthienne et sur certains vases de Nicosthènes. Ce diuos peut encore être raiiproché pour la couleur de la terre, la forme du vase, l’exécution des personnages, de (piebpics spécimens alti(pies dont nous parlerons plus loin (chap. xx, p. 336) et qui sont exposés au Louvre, dans la même vitrine. 1
(3) [l’nchstein, 11“ 19; pl. 10, n" 2; pl. 11, n" 3; Hawkins, ('aialofpie of vas. in /{rit. .dns., n" 122; Inghirami, Ibsï fittili, IV, pl. ;ïo2. 308.]
TYPE DES COLONIES GliECOUES D’AFRIQUE. 3o;i
cercle inci.sé an cenlri!. — Zone inférieure : file .serrée d’oiseaii.x, ressemblant à des dindons il).
RO. Ilydrie du Musée du Louvre (2), prov('nanl d’Italie. Couverte blanche elfacée. Lu liant de la panse, boulons de lotus renversés et grecque primitive; autre grecqiir sous la zone de figures; large bande de couleur noire sur la panse; en bas, zone de boutons de lotus séparés par des points noirs, arêtes rayonnantes; sur te pied, godroiis uoirs. A l’attacbe des anses borizontales, palmettes couchées; sous cbaque anse, ornement lloral avec deu.v eni’oulements. — Le même sujet est représenté de cha(|ue côté: mais il est très elfacé au revers, du coté de l’ansi' verticale (R). Pas do retoucbes rouges. — Deux lions rugissant, face à face, de cbaque côté d’un ornement floral à deux enroulements, semblable à celui des coupes (cf. les n"“ 7, 8, 10, 14, Ifii.
RI. Cratère du Musée du Louvre (4), jirovenaut d'Italie. La forme du vase et la disposition des anses ornéics d'une rosace peinte se rap[)rocbe des types en forme de mascaron de la }iériode classique. Sur b‘ rebord saillant, grecque primitive et zigzags inclinés, comme sur les vases chalcidiens (.Ri; sur b' col, grands boutons de lotus; en liant de la panse, godrons noirs et rouges; en bas, boulons de lotus, arêtes ravonnantes; sur le pied, godrons. Uetouclies rouges nombreusi's. — Face ; taureau, sous le(|uel est posé un oiseau, entre deux lions rugissant. lU'vers : largi' palmette orientale entre deux sphinx à tête de femme. — .Sous une anse, palmette orientale entre deux sirènes: sous l'autre, oiseau volant pri‘S d’un ornement lloral entre deux oiseaii.x jiosés.
R2. Cratère (?) de la Cidlection Castellani (6). Sur la panse grandes palmettes et fleurs de lotus, analogues à la décoration des vases chalcidiens; près du pied arêtes rayonnantes.
Il e-st facile (1(“ rccomiaîtrc (juc ces |Joleric.s ont clé fabriquccs soio rinfluencc clc inoclèles orientaux et tin’cn particulier riiulustric inctalli(jiie a exei'cc son iniluencc sur la fabrication des coupes. CiOimne on l’a remarqué (7), la mnlti|jlicité, la linesse et la rigidité même cbc'' oimements décèlent l’imitation de laMccliniqne du métal; les llenrs de lotus et les grenades paraissent travaillées an burin plutôt qu’au pinceau. I,,a division de l’intérieur de la coupe en deux segments, dont l’un
(1) [Comparez une amphore de style corinthien décadent avec une bande d’oiseaux analogues ; Gerhard, Auserl. Vasenb., pl. 1:27. Voy. ci-dessus la note 2. p. 304.]
(2) [Pnehstein, n“ 20; pl. 10, n“ 1 ; Calaloahi de! Mus. Crnup., Sér. .\V, 11° la.]
i3) [La planche de V Arch. Zeitung, 10, n“ I, l'eprodiiit inexactement cette disposition ; elle place l’anse verticale au-dessus du sujet conservé : c’est le contraire.)
(4) P’uchstein, 10 21; pl. 11, n" 2.)
(5) [V. plus haut, p. 277, note 3. |
(0) [Puehstein, n" 22.]
(7) [Puehstein, /. c., p. 223.]
TYPE DES COLONIES CIM]COUES D'AFRIQUE.
CS
I l)caii(‘<)ii|) plus cpie l’aiilrc, nous esl dcjà connue par les exem¬
plaires rhoeliens (p. 166) el paraît déi-iver d’une forme orientale, répandiK' dans le monde ^ree parle eommeree phénicien (1). Dans le plus Important monument de la série, dans la coupe d’Arcésilas (n“ 1), on saisil une iniluenee prol)ahlement plus immédiate, celle des monuments éi>yptiens. Dans la pesée du silphium en présence du roi de Cyrène, eommenl ne j)as reconnaître un souvenir de la composition bien connue du .lu^ement des âmes en présence d’Osiris, de la pesée des bonnes et des mauvaises aciions du défunt (2)? Plusieurs savants ont \oulu voir dans cette scène une intention de parodie et de caricature et l’on s’en fait un ari^nment poui’ démontrer que le vase ne doit pas être l’oiiivre d’un artiste de Dyrène (d). Nous ne saurions 3' voii’ antre chose (pi’iine exéeution naîAe, semblable à celle de beaucoup d’autiT's i‘eprésenlalions archaï- (pics : il est vrai qu’il est souxent diflicile de se sousti'aii-c à rinqxrcssion ^rolescpic ou enfantine (pie nous donnent les peintures de c(‘tte haute antiquité, mais l’idée de caricature flans l’art ne nous paraît pas être encore eoinpatible à cette é|KJ(pie a\ec les habitudes d’esprit des peintres tle xases : elle ne s’éveille rpie plus tard sous riulluence de la comédie i;recf[ue du v'' siècle et n’a|q)araît i>uère (pie sur les xascs à lifiiires rouges (4).
L(‘s ressemblancacs a\ec les fabritpies gri'ccpies du vU siècle cjuc nous axons précédemment étudiées montrent à ([uel jjoint les mêmes |)rocédés de décoi'ation s'étaient ré|)andns dans tous les centres d’industrie céramique. Les animaux affrontés, unis aux bandes de petits /.ig/.ags |)arallèlcs (lU 3i), font penser aux xases chalcidicns. L’hxflrie du Loux rc lU do) avec les dmix lions alfrontés de chaque eêité d’une palmcttc rap-
(1) I Voy. les e.xeinples des coupes en mêlai cités par M. l’iichslein, /. c., p. M. MilclûwÏQv, Ah fange (1er A'unsl, p. ITti, constate aussi cette ressemblance avec les produits rliodiens; mais il attribue cette disposition particulière à l'art « i)élasgi(jue » dont les pierres gravées des îles seraient les principaux représentants.]
p2j |(T. Puebstein, /. c., p. 217, noie 7, n<> 1 ; ibid., 1880, p. 185; Milcbhœfer, /. c., p. 175.] (5) [Cl. ^^elcker, AUe Denbrualer, III, p. 191; (J. Jahn, VaHenmimnl . zu Mimrhen, Einlell., p. cl; .Milcbbieler, l. c., j). I7i. Mais M,M. Briinn, Problème, p. 5i, el Klein, Eu/j/ironios. 2"'edit., p. 70, admettent, comme nous, la sincérité naïve de rauteur.|
(i) [L intention comique, s'il y en a une sur certains vases à figures noires archaïques, n'esl iiidiiiuée qu’avec beaucoup de discrétion. Voy. sur ce [loint l'article de M. Saglio au sujet d'une représentation de Polyjthème [Gazette arrhéidog'KjHe, 1887, pl. I).]
TYPE DES COLONIES CKECOUES D’AFHIOUE.
pelle, sons une (orme beaucoup moins ancienne, le lébès Bui*‘>on (p. ibtb: la lile fl’oiseaux passanl sur l’iiydrie de Londres (n" up) paraît un sou- \ etiir des vases du style géométricpie ; les animaux fantastiques cl certains sujets comme le cavalier avec l’oiseau volant (iL" b à 8). les tlanses biirlestjues d’hommes nus (n"" 9 à i3 , les scènes de banquets (u"" i4, 34i nous sont connus par les s|)éeimens corintliiens. On
iK' peut méconnaître non plus l’importance des rapprochements (pie M. Milchhœlei' a établis entre ces vases et les monuments crétois ou Spartiates (1). Toutefois, par la couleur de la terre, le style et la composition des sujets, c’est avec la fabrique rhodienne qu’ils offrent le plus de ressemblances; le lieu d’origine ne doit pas être éloigné de ce grand centre artistique et industriel.
La date de fabrication de ces vases a été fort controA ersée. On a, il est \ ral, comme point de rej>ère, le nom d’Arcésilas, roi de Cyrène ; mais il huit choisir entre quatre personnages de C(' nom. Si l’on adopte le premier, comme Boss (2), on remonte jiisfpi’aux premières années du \b siècle (olynqi. 4^), ce ([ui est une épocpie un peu tro|) reculée j)our l’ensemble de la série. Si l’on s’en tient au dernier, comme O. .lahn et Brunn (Li, on des(*end jiisipi’à l’olympiade 80 (46o av. .L-C.), ce cpii nous paraît inadmissible, (dette catégorie |)récède certainement riineiition de la peinture à figures rouges et la fabrication en a été arrêtée, comme celle des \ases chalcidiens et corinthiens, dès h's |)remières années tlu siècle, par le grand suecès de la nouvelle cérami(pi(‘ atti(pie. Nous pensons, a\ec ALM. Jxlein et Luchstein (4), qu’on peut admettre comme date approximative ly seconde moitié du m'‘ siècle, date' qui s’accorde avec celle (pie nous |3r()|)OS()ns pour la série sui\ante. L ne certaine négligence de stvie cl la transformation de la fornn' des \ases se font déjà sentir dans (pielques exemplaires (n"® 21, 28, 3o, 3i) cpii pourraient être des premières années du n^(5).
(1) \Â7ifànf/e fier Kiuist, p. 17ti-183.j
(2) jCf. U. .Jahn, Vnseiimmni l . zu Mütichen, E'nileil.^ p. cli, iioUi lOtiS.]
(3) [Cf. U. Jahii, L c. Ih'obleme, p. 3ii lES); L. von Urlichs, lleitriuje zar A'unst(/rs-
rhiclite, p. 29. L’idée que le coq n’a pu être connu des Grecs qn’après les guerres niédiqiifs ne nous paraît pas être un critérium assez sûr pour dater des inonuinents. i
(t) [Klein, Euph-ofiios, 2' édit., p. 73 ; Puchstein, .t?Wo Ze/G, 1881, [•. 2i9.
(3) I Voy. la chronologie établie par M. Puehsiein pour la série enlière, /. c., p. 247-218.
TYPK DES COJ.ÜNIES GRECQUES D’AFRlnUE.
II. Les vases récemment découverts à Nauci-atis, en Lgvptc, par M. I^elrie (i), rournissent d’intéressants rapprochements avec la classe pi'écédente. L’importance commerciale de celte ville est attestée |)ar Hérodote (2). « C’était autrefois h‘ seul marché de rÉgyjjte; il n’y en avait point d’aidre. » Sous le rè^nc d’Amasis (5^0 av. .L-C.), la cité di'vint un entrepôt hellénifjue. ouvert au commerce de tous les tirées (|ue favorisait le roi. Auparavant, dès le mi*' siècle, les jMilésiens avaient obtenu la fondation d’un entrepcM d(‘ commerce à l’embouchure du Nil ('I jouissaient d’une sorte de mono|)olc industriel (3j. Ils furent sans doute les jjremiers à prolitei- de la libéralité d’Amasis qui ouvrit Naucratis aux Grecs; ils y élevèreut un temple à leur divinité nationale, Apollon. .Mais, sous le rè^ne du même roi, neuf aidres villes grecques ('■labllrenl une sorte de com|jloir commun : Chios, Téos, Phocéc, Cla/.omène, Rhodes, Ilalicarnasse, Cnide, Phasélis, iMitvlène, et elles fondèrent un sanctuaire, sorte de panthéon grec qui recid le nom d’I lelléniou. On voyait aussi un temple de Jupiter construit par les l^ginètcs et un temple de Junon [)ar les Samiens (4). C’est surtout sur l’emplacement du temple d’Apollon .Milésicn et d’un sanctuaire secondaire d’.Aphi’odite qu’ont porté les fouilles des explorateurs anglais, hdles ont mis au jour uik' masse cousidérabh' de fragments de poterie.
Dans les coupes ([ue j'ai pu avoir entre les mains, je (listingue deux séries : celle où la terre est pins épaisse, la forme un peu lourde, la couverte blanche presque toujours visible, les inei- -^ions moins nombreuses et moins fines in”'' 1 . 8, 8, 1 i, 16. 27), parfois même absentes (n® 22) ; l’autre où la terre est très légère, la forme élégante et le jiied mince, les incisions Irès nombreuses i*t admirablement burinées in'*" 8, 12, 15, 19, 25), et (jtii représente la période de perfection dans cette fabrique.]
(1) [Th'n-d Mevto'n' of lhe E(jypt Exp/diatlon fund, par W. M. Flinders l’etric, Londres. 1886. Voyez surtout le chapitre rédigé par M. Eecil Smith, The painted poüenj af Xaukvdtis, p. 17 et siiiv. M. Pelrie avait annoncé ses découvertes dans un article du Jounud of hell. Siud., IS85, p. 202. I
(2) ill, I79.J
(3) [Curtius, Ilist. <irecqoe, trad. française, 1, p. 529. Yoy. surtout la dissertation de .M. Hirschfeld sur la fondation de Naucralis dans le /lheinisches Muséum, nouvelle série, t. xi.ii, pp. 2()!f et suiv. 11 a combattu les conclusions de MM. Petrie et Gardner sur l'époque à bupielle il convient d’attribuer l’ensemble des objets découverts i)ar l’exploration anglaise et pense (pie Naucratis n’a pas pu être ouverte aux Grecs dans la première moitié du vu’’ siècle : on ne doit pas, d’après lui, remonter idus haut que le règne d’.4masis, vers l’an 370. Voy. la réponse de M. Gardner, The Academy, Il mai 1887.]
(1) [Hérodote, 11, 178. j
TYPE DES COLONIES ORECOUES D'AFRIOUE.
rcjclés du sanctuaire à mesure que les prêtres se débarrassaient des ollraudes sans valeur; ils s’étaient accumulés par couches où l’on a trouvé les produits de presque toutes les fabriques depuis la période archaïque jusqu’à l’époque romaine. T.es types anciens de Bhodes, de àlilo, de (mrinthe, les peintures à ligures noires et rouges de l’épotpie classique, y sont largement rejirésentés (i). Parmi ces débris on remarque la présmice d’assez nombreuses poteries , recouvertes d’un engobe blanc, plus ou moins épais, depuis h* blanc transparent et friable, analogue à celui des coupes du type cyrénéen, jusqu’au blanc solide et luisant qui rappelle celui des lécythes attiques ou du type dit de Locres. On pourrait penser (pie ces fragments appartiennent, comme les antres, à des arlicles d’importation; mais la présence de deux inscri[)tions pci/itps sur la couverte blanche de deux tessons et qui mentionuent le nom de la divinité honorée à Naucratis même, nous conduit à admi'tire l’i'xistence d’une faliriquc locah'. Sur l’un on lit. . . 4)POai . . (a) et sur l’autre une dédicace complète : tzi Aopo'îiTzi 'zr^ h NauzpaTei (5). Il est dillicilc de supposer (pie les habitants de Naucratis aient fait faire ailleurs, dans un centre céramique voisin, des poteries [lortaiil des dédicaces peintes pour leurs divinités (4). f^a présence de nombreux fragments à couverte blanche nous autorise aussi à considérer cette technicjuc comme particulière à une fabricpie locale, installée à Naucratis même (5). Pour cette raison
(I) [11 est remarquable fju’on n'y a découvert aucun l'ragmeut du style géométrique des lies ui du üipylou ivoy. plus baut les chap. vu et vin), ce qui est un point de repère important, comme l’a remarqué .ïf. C. Smith (/. e., p. 18), pour la date de fabrication des vases du style géométrique. |
il’etrie, Le., pl. V. u" 37.]
(3) [Je u’ai pas vu cette inscription qui avait été provisoirement retirée du British .Muséum et envoyée à Cambridge. Elle n’est pas non plus dans l’ouvrage de .M. Petrie, car elle avait été envoyée ultérieurement de Naucratis. Je dois ces rcuseiguemeuts à .MM. .Murray et C. Smith.]
( il [Je ne tiens pas compte naturellement des nombreuses tiédicaces gravéex ([u’oii voit sur les fragments de Naucratis; elles peuvent avoir été placées par les dévots des temples sur des produits venus de l’étranger, j
(3) |M. G. Smith, /. c., p. ol, signale des ligures de nègres sur plusieurs fragments ipl. V, II®'* il, i-l) que l’on peut considérer comme des portraits d’indigènes, habitant la vallée du Nil. Un passage d’.\thénée (.\I, (il, p. iSOE) fournit des détails intéressants sur l’existence d’une importante fabrique de poteries (jui existait de son temps à Naucratis, c’est-à-dire dans la première moitié du m® siècle après notre ère. Après avoir énuméré les diverses sortes de coupes (‘Il usage chez les Grecs, il ajoute ce i|ui suit : « Des coiqies d'un genre dilférent se
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