‹ Les céramiques de la Grèce propreChapitre 80 sur 94 · TYPE DPS COLONIES GRECQUES D’AFRIQUE · texte numérisé non relu

TYPE DPS COLONIES GRECQUES D’AFRIQUE

nous serions porté à admettre Naucratis, i)lutôt cjue Cyrène, comme lieu d’origine poui' l’ensemble des vases à couverte blanche de cette époque (i). t)n n’a eneore trouvé à Cyrène, dont l’enqjlacement exact est d’ailleurs incertain, aucun fragment de ce style; nous en connaissons, au contraire, plusieurs de Naucratis. Il est donc plus vraisemblable d’attribuer cette catégorie de vases à une labrique célèbre dans l’antiquité, à un centre commercial très important qui avait toutes facilités pour répandre ses produits jusqu’en Italie, où la plus grande jjartie des peintures du ty|)e dit cyrénéen ont été trouvées. On s expliipierait même, dans cette hypothèse, le sujet de la coupe d’Arcésilas t[ui a servi d’unirpie fondement à la dénomination du type cyrénéen : les deux colonies grecques de la côte septentrionale d’Alricpie devaient avoir des relations incessantes par le cabotage maritime qui sillonnait (•ontinuellement ces parages. Un peintre grec de Naucratis poinait facilement s’inspire)' d’une scène fréquente dans le pays voisin et qu’il connaissait sans doute pour l’avoir vue hii-mème. Le caractèi'e égyptien, qui est si sensible dans la composition, s’explique encore mieux dans une œuvi-e laite en pleine Kgvpte que dans un produit de la Cyrénaïque.

labriquent aussi à Naucratis, dans la pairie do notre commensal Athénée. Elles sont en forme de phiales, mais elles ont l'air d’être façonnées à la main, et non pas au tour; elles ont quatre anses, une base aplatie et large e' sont revôtues d’une rnuJenr qui leur donne l'aspert de coupes en argent. Il y a beaucou}) de potiers à Naucratis; de là vient que la porte de la ville qui est située près de leurs fabriques s’appelle ll’j/.r, -/.Epaaix-é. » Le .Musée Rritanidque possède une série de vases d’époque gréco-romaine, ornés de reliefs qui sont revêtus d'une légère couche d’argent; quelque.s-uns ont la forme de phiales; tous proviennent de la nécropole de Bolsena [Guide to t/te second case roorn Britis/i Muséum, II, LS7<S, p. :29, n®* ;2!2o- :23(l; Klnegmann, Annn/i, 1S71, pp. l-i7; Monunienti, i.x, pl. ilti). Il est curieux de constater que Naucratis est restée jusqu’à une époque aussi tardive un centre très important de céramique et que les ])Otiers usaient alors d’une technique qui donnait à leurs iiroduils une ressemblance complète avec les vases de métal. Serait-ce un souvenir dos traditions de la fabrication arebaïque? On se demande comment, à l’é|)oque d’Athénée, on pouvait fabriquer des poteries à la main, et non pas au tour? Les (juatre anses rappellent également les formes des plus anciennes céramiques. Quoi qu’il en soit, ce texte d’Athénée, si bien informé en tout ce qui touche Naucratis sa i)atrie, montre que cette cité disposait évidemment de ressources argileuses qui avaient pu lui permettre dès une haute antiquité de fabriquer elle-même ses poteries.]

(1) IM. G. Smith, /. c., p. 53, constate aussi qu’il y a de fortes présomptions en faveur de Naucratis; mais il pense qu'il est prudent de garder le nom de type cyrénéen, jusqu’à plus ample information.]

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