TYPE DES COLONIES GRECQUES D’AFRIQUE
Oïl remarquera enfin tjne la paléographie des inscri|)lions de la eonjx' d Arcésilas s accorde en tons points, même pour la forme si |jailicnlière dn sioma I, avec l’alphabet des inscriptions i^oaivées à la poinle sur les fragments de Nancratis (i). Plusieurs des sujets représentés, les ligures ailées, les coqs affrontés, les scènes de banquet, sont analogues dans les deux séries; rornementatiou en zone de grenades se retrouve à Naucralis.
La paléographie des inscriptions gravées à la pointe, trouvées en grand nombre par l’exploration anglaise, a fourni à M. Ilirsehfeld nn jjoint de repère pour dater l’ensemble des objets découverts (a). Contrairement à ro[)inion des archéologues anglais cpii font remonter jnsqn’à la première moitié du \iC siècle la fondai ion de la Nancratis grecque, il s’c'sl attaché à démontrer, jiar une discussion serrée sur les textes d’Hérodote et de Strabon, ipie la ville grecque avee scs temples ne doit dater (pie du règne d’ Amasis et que par eonsé(|uenl les anti([nités de Naucratis ne peuvent être plus aneiennes ipie l’année d-o (3). 11 fait remarquer ([ue, d’a|)rès le style et la technique, rien n’oblige à remonter plus haut que le siècle pour la catégorie des xases archaïques Irouvés sur cet emjilacement, et nous partageons tout à fait cet avis (4).
^ oici qnehpies-uns des principaux exemplaires à couverte blanche (pii ont été découverts par l’exploration anglaise et ([ui sont exposés an British Muséum; nous reiiNovons au Mémoire de M. Petrie jiour les vases et l'ragments qui appartlenmmt à une antre techniijue.
(l i [Voy. le chapitre do M. E. Gardner sur les inscriptions de Nancratis dans le MétuDirc cité, p. oi (d sniv. pl. xxxv A, et le talilean des différentes formes de lettres inséré dans nn article Au Journal of heU . Studies, IScSii, p.
e2) \Die Gründunff von Naukralis dans le /Iheinisches Muséum, nouvelle série, t. XLII, pp. 209 et sniv. D’après cette élude, les lettres C A, H auraient appartenu à l’alphabet ionien dès la première moitié dn vi® siècle (voy. p. 221).]
(3) [M. Henzey (Catalogue des /igurhies nnlig. de ierre-ruili\ I, p. 120) aboutit à une conclusion semblable pour la date dn voyage d’Hérostratos, marchand grec de Nancratis, qui consacra dans le sanctuaire grec d’Aphrodite une statuette de la déesse, de style ancien, rapportée de Papbos, dans File de Chypre. I,a leçon dn texte d'Athénée (XV, p. 070.i) ferait remonter ce voyage à l’olymp. xxiii (038-0, Sîi av. .I.-C.), époque (pii paraît trop reculée. M. Henzey suppose que, dans le manuscrit original, la date étant marquée en lettres numérales, les copistes auront lu K, au lieu de N, ce qui donnerait la date beaucoup plus probable de l'olymp. lui (508-30,3 av. ,1.-C.).]
(il [Voy. le mémoire cité, p. 21 i.]
TYPE DES COl.üNlES (iMECOUES D’AEUIQUE.
1“ Coupe ;i (leux iiiis(*.s, endommagée (1). Terre bistre clair. Couverte blaiiclu' eu ]tarlie effacée. ID'touclies rouges, incisions nombreuses. — Dans l'intérieur, figiiia^s d'bommes barbus, ailés (2), courant et voltigeant sans ordre dans le champ; sorte de grand arbre dans le milieu; au milieu des personnages, oiseaux, Heurs (b* lotus. Pri's du bord, zone de Heurs de lotus et seconde zone de points noirs, terminés en haut et ('Il bas par deux })istils aigus (3). — A l’extérieur, sphinx ('t coqs atfrontés de cba(pie (■("'lté d’une palmette orientah' (4). Près du pii'd, aiV'tes rayonnantes.
2'' Fragment (5). Couverte blanc sale, solide; Hues incisions. Coub'ur noire mate, non lustrée. L’o'il est peint avec le globe blanc et la prunelle rouge. — Figure de nègre vu jusqu’à la ceinture, la tête tournée à droite, les deux bras écartés du corps.
3° Fragment ((1). Même couverte; pas d’incisions. — Tête de femme vue de prolil.
4" Fragment (7). .Même couverte ; incisions. Couleur noire tirant sur le jaune brun. Les yeux sont incisés et ovales. — Deux têtes de femmes, vues de profil, la second(' en arrière-plan; type archaïque, boucles symétriques de cheveux sur le front, pendant d'oreille.
5" P^ragment (8j. .Même couverte. — ■ Restes d’un lit de banquet re('ouvert d'une draperie ornée; jambes d'un personnage couché.
On voit, d’après les exemples de e('S deux séi’ies, que la peinture d(' ligures noires à l'ond blanc remonte à une antirjuité l'eculée et (|u’elle était probablement connue dès le milieu du vi"' siècle. Il est viaisemblable que ce genre de fabrication a cessé dans les ateliers pro\ ineiaux à l’époque des guerres médiques, au moment de l’apparition de la peinture à figures rouges rpii amena dans l’art céramique une révol id ion complète. Cependant la Iradition ne s’en perdit jitis complètement et les Attiques recueillirent précieusement cette technique pour lui donner un plus grand développcmenl . Oii a atiribué au grand artiste ÎN icosthènes, a 1 imenteur fécond de tant d innovations cnrienses, la oremière introduction de la céramicpie à fond blanc en Vttique (q). Il est curieux de
(1) jPelrie, I. c., pl. vm et ix.
(2) [Ce type est analogue à ceux des coupes précédentes, n°® 6, 7, S, IS.i
(3) [Notez la ressemblance de cet ornement avec les zones de grenades qui sont caractéristiques dans le type précédent.;
( i) [Comparez les vases précédents, n"* 13, 28, 31. i
(5) [t'etrie, !.. r., pl. v, n" 12.1
(6) [Jùid., pl. V, 11° 48.]
(7) [I/)id., pl. V, 11“ 3o. I
(8) [Comparez les sujets précédents, n"“ 13, 14, 2i, 20, 27. j
(9) [là. Loeschcke, Arch . Zciluntj, 1881, pp. 34, 3o. Heniarquez encore que Nicoslhènes ath'clionne la guirlande do t'euillages noirs placés à la base du col du vase (Cidiecfiun Dutiiil.