‹ Les céramiques de la Grèce propreChapitre 84 sur 94 · i T,YPE D'ATHÈNES · texte numérisé non relu

i T,YPE D'ATHÈNES

geâtrc'S. Lo robord et remboucliure du col. les anses et tout le bas du vase en dessous du sujet principal sont recouverts de la couleur noire. Les retoucbes blancbes et rougeàlres sont placées par-dessus le noir. — Face : à droite, Hermès avec les attributs ordinaires, en tunique rouge et blanche, lève le bras gaucbe (HERMES); devant lui, le géant Tityos (TITVO^), barbu et nu, le corps pointillé d’incisions qui indi(iuent une apparence velue, est tombé sur un genou et lève le bras droit; il a la tête traversée d'une flèche. Sa mère Lè (AEi drapée, levant le bras droit, se met entre lui et son adversaire Apollon (APObONi casqué, l’épée au côté, vêtu d’une tunique blancbe, des talonnières ailées aux pieds, agenouillé dans l’attitude de la course rapide et tirant de l’arc; il est suivi de sa souir ( ARTEMIS ) casquée, l’épée au côté, vêtue du chiton court et collant et d’une tunique à étoiles blanches incisées, dans la même attitude et tirant de l’arc. A gauche, une femme drapée, sans inscription, qui est probablement Latone. — Revers : deux hommes nus tenant des couronnes et une lance dansent entre deux coqs.

3" Amphore trouvée à Cornelo (1). L’argile est jaunâtre; les retouches hlanches et rouges placées juir-dessus le noir; l’œil d('s hommc'S est incisé et rond, comme dans les vases corinthiens; l’artiste a donné k celui du mort une forme ovale, comme pour peindre les convulsions de l’agonie; les yeux des femmes sont ovales et peints. — Face : Ilpax./.-?,: barbu, vêtu d’une tunique blanche, la peau de lion nouée sur les épaules, frappe de l’épée et saisit par les cheveux l’Amazone ’Avrîpov.z/r, (jui s’affaisse. A droite, TeAagwv, équijié et armé, frappe de l’épée l’Amazone r'Ay.'ÿ/.r, qui tombe. A gauche, Toito;, vêtu d’une tunique noire, semée dt; croix incisées, l’épée au côté, perce de sa lance un guerrier barbu étendu à terre et mourant, qui s'appuie' sur son bouclier. Les AmazoïK's portent l’armure grecejue, la lance et le bouclier. — Revers : chasse du sanglie'i' de Lalydon : un chien (AOPAOé) est grimpé sur son dos; sous h‘ sanglier est étendu le corps de.Méléagre. A droite, jND.avuov harbu, vêtu d’une tuniqiu' blanche et d’une ]ieau de bête, l’épée au côté, jterce l’animal de sa lance. A gaucbe, Ka<;T(op en tuni(]ue rougt', l’épée au côté, l’attaque avec une fourche à deux dents; derrière lui, HyRas'Jç en tunique hlanche, l’épée au côté, tient une lance.

Ilydrie de Vulci (;2), au Cahinet des médailles de Paris. Peintures noires pâles sur tond rougeâtre; retouches de violet et de blanc. Sur le rebord du col, quadrillé semé de points noirs. En haut d(‘ la panse, godrons rouges et noirs ; près du })ied, arêtes rayonnantes. Zone inférieure de grandes palmettes orientales réunies par des entrelacs. Le sujet est encadré par les godrons du haut, à droite et à gauche par une bande de fleurs de lotus. Le revers est couvert de la couleur noire. — Noces d’IIercule et

terme U dans l’inscription qui nomme Apollon ; il faut certainement lire AE, (lè. La présence, do GC* peut servir à corriger certaines interprétations de vases où Ton a mal expliqué le rôle d’une femme placée près de Tityos et qu’Apollon perce aussi de ses flèches; cf. Annaity /. c.]

(1) [Holbig, liiilli'tiiiio finir Inst., LS.Si, pp. 1:2 1-12(3; Petersen, Anna/i, l.SSl, pp. 2t39-2S5; Monumnnti dell’ Inst., ISSi, pl. ix et x.]

(2j [De "Witte, Cab. Durand, n” ;3;32 ; Arch. ZnUutuj, 18(3(3, pl. ocix; Panofka, Annali, 1830, p. 301 -. Cor/ms inscr. ijrær., n" 7(312.1

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(rilébé. Le héros harlju (;’'3'I>1AS3 H;, couvert de la peau de lion, l’épée au côté, tient de la main droite éteiulue une couronne, de la main gauche sa massue. Devant lui un quadrige est conduit par lolaos (JOS'IOl] harhu et couvert d’une cuirasse; trois des chevaux sont noirs à crinière rouge et un hlanc; à côté inscription PEPKOS (Trép/.o:, tacheté de noir); près du cheval hlanc inscription ^OlqA (li. Trois déesses s’avancent au-devant du quadrige, voilées et vêtues de tuniques étroites, brodées de figures de sphinx, sirènes, etc.; entre les jambes des chevaux, inscription AGEA^AIA. La deuxième est H EBE ; la troisième HEPA, avec une tuuiciue ornée d’étoiles, tourne la tèl(* en arrii're. Le lambda h est chalcidien ou attique. ’loYsw; est une forme attique; de même ’.V0r,v7.fa. "llér, et "llpa. Il est fort probable que le vase est atti(|ue.

o" Hydrie du Musé(‘ du Louvre (Géré) (il). La couverte encore jaunâtre a une légère leinte rougeâtre; le noir est lustré par places. Les retouches blanches sont posées pardessus le noir; le sujet est })lacé dans un cadre rés(‘i’vé sur le devant du vase : tous ces détails indi«{uent la techuiqne attique. Le vernis noir l'ccouvre la zone inférieure; mais on a conservé les arêtes rayonnantes de la hase. Sur l'épaule du vase, au-dessus du sujet jiriiici})al. palmettes orientales avec longs enroulements en tlcnrs de lotus sur lesquels sont perchés deux coqs qui se font face; à droite et à gauche deux autres coqs; clans l(“ champ des rosaces et de chacpic côté, ju’ès du bord. d('ux boutons de lotus qui sortent du cadre. — Thésée, vêtu d’une tunique courte, perce de sou épée le Minotaure qui l’a saisi ]tar le cou. Inscriptions ; GESEVS et kVP05MI HOIOC i3). A droite, Ariane drapée et voilée et derrière elle .Minos barbu tenant une

lance (50ldlM). A gauche, deux femmes drapées. Dieu qu’il u’y ait ni y ni a, aucune lettre caractéristicpie, le vas(‘ paraît bien être attique.

6" Canthare de Yuici iL. au Musée de Berlin. Fond jaunâtre; à la hase, ornements en méandre et arêtes rayonnantes. — Face : départ d”A/i.').'X£'Jî tenant une lance, en présence de sa mère Wexi; et de Mevs/.sco: â droite. riâ-xpoxArj;, Ulysse appelé ’OY’jts'j.-, et jMsvscQs’j; (MENE$0EV5 et en dessous HOAl, orLl sont debout a gauche. — Revers ; combat d’ilercnle contre les Gentaures. Au centre. IlpaxA-?,; barbu, vêtu d’une luniqiu' com te et de la ])eau de lion, brandit une épée en courant contre un Gmitanre (jui tient une longue branche couverte de rameaux; près de lui inscription Axoo/o:. A gauche deux Gentaures accourent, I un élevant une grosse pierre dans ses mains, l’antre brandissant une longue branche feuillue; inscri]»tions ILxpaio: et VAaîoç. Le U a; le y mampie; + = f - Le vasi» n est ni clialcidii'ii

(1) [M. de Witte voudrait lire Wpuôv; j)ent-être est-ce plutôt ‘Apyr;., blanc.]

(2) \Monimxentl deU' Inst.. ISoK, pl. xv ; Roulez, Axinali, ISoS, p. EUi; ( nlaloghi de! Musco ('ampaxia, Série II, sal. ê, n" I ; de Witte, Jiludesuv 1rs rases peints, p. iS. M. Brnnn. Prahletne, p. 29 (lt3), range ce vase parmi les produits d’nn archaïsme affecté; mais nous ne saurions souscrire à celte opinion. Voy. p- -<sâ, note 1.1

i;T ri^a dernière lettre est mal formée et l’on ne peut pas la regarder comme nue tonne particnlière du LI

il i Gerhard, Eti'nsk. and Camp. Vasexib., pl. xm; Carpas inscr. gi\, n" 73S;t; Fnrtwfmgler, \ 'asensamm/anfi im Antlgaax'iam, n" lT;i7; Klein, Eap/nvnias, 2' édit., p. 7 i /'.]

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ni béotien; le dialecte prouve qu'il est attique et la présence du héros Ménesthé(‘, désigné tout particulièrement par le naïf patriotisme du peintre iM2v£<jO£'j;), confirme cette indication. Remarquez la forme qui se retrouve sur d’autres vases;

cf. Corpus inscr. gr., 7697, 7699, 8185, 8208. Pour les noms des centaures 'VAaîo:. IleToaio;, "A'î^o'Xoç, cf. ilnd., 8185.

in. 1 ^e.s vases que nous venons d’examiner représentent le dévelopj)ement de la fabrication atticpic, vers la fin du nY siècle, dans sa parlie la plus originale, sinon la plus féconde. Il paraît certain qu’en face de la pi’oduction si active des Corinthiens, les Attiques n’avaient pas encore réussi à eoncpiérir la première place et qu’ils devaient reconnaître la prééminence de leurs voisins en matièi’e cérami(pie. Nous en avons la preuve dans une série de vases, dont le Musée du l^ouvre possède une collection très complète et cpii })araissent d’une éjmque un peu plus récente cpie la plupart des précédents; ce genre de l'abrication s’étend probablement juseju’aux premières années du siècle. Nous y trouvons les caractères heureusemod coml^inés de l'inveidion attique avec la technique corinthienne. La forme de ram[diore y est jirédominante. Nous ne jmuNons |)as affirmer que les Atticpies l’aient inventée, pulscpie nous en trouvons de fort beaux exemplaires dans la fabricpie chalcidienne (chap. xMip; mais on peut dire ejue les céramistes d’Athènes en ont lait une production essentiellemeid nationale et lui ont donné son développement le plus harmonieux et le plus parfait. Aussi n’ont-ils pas voulu renoncer à leur forme de prédilection ([uand l’idée leur est venue d’imitei' les produits corintliiens, sans doute pour leur faii'c concurrence sur les marchés du monde ancien. Ils ont donc emprunté aux amphores massives des Corinthiens, dites amphores à colonnettes, leur genre de décoration, les palmettes orientales près de l’embouchiii'e, les godrons rouges et noirs en haut de la panse, les arêtes noires en rayons près du jbied, la division en plusieurs zones courant tout autour de la panse, sans cadre l’éservé, les frises d’animaux réels ou fantasticjues au-dessous du sujet principal ; mais ils ont appliqué tout ce système d’ornementation à l’amijhore attique et conservé les détails particuliers de leur technicpie (i). L’argile se rapproche, en général.

(1) |Cf. fiocschcke, Annati chU' Itisl., 1878, p. 309 et siiiv.l

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dti loii |aimatce et l)istre des vases coi’iiitliiens. ()ii coiitiaîl acliiel- IciiUMil un Irès grand iioinljre de ces \as('s; nous les di\’iscrons en vases a trois zones, \ases a den\ zones et \ases à une zone d’animaux, suivant le degré d’importance de la décoration corintliienm'. On les a appelées amphores e<j\j ptienncs ou / jjrrlæno-pliéiiiciejnies (i), pai’ce (pi’on les trouvait en Rtrnrie et qu’on y remarquait des ornements et des ani¬

maux d(‘ style oriental. Nous n avons pa.s de raisons de* h’iii* eonsi'rvei' ce nom et nous y voyons sim|jlement di's amphores attlf|ues, inlhiencées par le style corinthien (2). Bien ([ii’on n’en ait pas encori' trouvé en tfrèei* meme, nous ne crovon.s j)as (pi (dle.'^ .soient dt's produits d’uiu' lahricpie locah' d Italie, car les exc'inplaiia's h's plus soignés porltmt d(^s inscriptions en juir dialecte attiijiie. Vous lu* (nierons que les vases à inscriptions h's plus intéressants (d).

Amphnrrs à trois zones d'antmauj: — 1° Ampliore du Musée de Eerliii (Géré) ( t). Suc le col, pahueltes orientales avec entrelacs ; en liant de la panse, godroiis; à la base, arêtes rayonnantes. Le blanc placé par-dessus le noir a disparu prcsipie partout. — Zone supérieure. Face : naissance d”AbriVX(a. sortant sous la forme d’une jietite ligure armée de la tète de Zens (ABEV5), assis sur un trône et tenant le foudre. Derrière Zens, Jvileitliya (BFUElOYAi tient entre ses mains la tète du dieu pour le soulager; Hermès barbu avec le caducée (B E PM E5E I M I KÇVE UN 105) lève la main droite avec surprise; "IP^aerTo; barbu i B Ec()l A |5tO) s'enfuit elfrayé, tenant encore son marteau; derrièi'c lui. Ai.ovij'to; barbu et drapé. A droite, devant Zens, Ar,izr,Ty;p drapée, nn bomme appuyé sur un bâton (..YMEU..), ’Aypi.Tpi.'Tz drapée (A(|)..), enfin ’Att'jAZwv tenant l’arc. Gf. pour ce sujet, p. 332. — Devers ; trois couples de combattants portant faimure complète et la lance; trois inscriptions ipii no donnent pas de sens. — Zones

(1) [0. Jahn, Vasensmnml. zn München, Einleit., ]). cxr.Y : Dnnm, Problème, p. ;3() (120) ; Gerhard voulait y voir des imitations italiennes de vases grecs. Annnii, l<s;31, p. 2;î;5 ; de AVitte, /)escription des ant. du Cnbinet Durand, p. 11-12.]

(2| [Cf, Studnizcka, Jnhrbnch des dent, nrch . Inst., p. 00 et note 17. i

(3) [Comme spécimens de ces amphores à plusieurs zones, cf. Gerhard, Amei'lesene ]'asentnlder, pl. cxxvn ; Etrusk. and Campun. ]'asenbild., pl. x; Monunienli dell' Inst., 1, pl. xxvi, 10; Mus. Etrusc. Vatic., Il, pl. 32; 0. Jahu, Vasensammlunij zu .]lüncken, n"" 120, 127, loO, loi, 155, 150, 174, 175; Furtwaengler, \'asensa)nmlung ini Antiijuarium, u"’* 1707, 1709, 1710; Stephani, Die ]’asensa.mmtun;/ der kaiser/. Ermitage, 11“'* 10, cS5, 03, loi, 153; Hawkins, Catalogue of the greek and etrusc. t'uses in the Dritish .Muséum, n"* i2(S, 420.]

(4) [Monumenti deU' bist., IX, pl. 55; Annali, I.S73, j). 100 et suiv. (Kaibel) ; Arch. Zeitung, 1870, p. 108 et suiv; (Eôschcke); Furtwangler. Vasensamml. im .\ntiguarium, n" 1704; Jîhcinisrhes Muséum, 1881, p. 405 (Heydemanni; Klein, Euphismios, 2'“ édit., p. 73, h.\

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inférieures : 1" niscaii à tète (riionime entre deu.x sphin.x et deux coqs, lion, lionnes, oiseau volant, bélier, cygne; 2" grande palmette entre deux oiseaux à télé d’homme cl deux lionnes; lionne entre deux béliers; 3" taureau entre deux lions; deux lionnes allrontées entre deux béliers.

Pour >LM. kuibel el J^oe.schcke, la présence de la leLLre corinthienne B = e dans ABEV5 prouve que le peintre attique a copié sans bien le eoinprendre un original corinthien et (pie, pour plus th* sûreté, il a tait suivre la lelti’e B corinthienne dt‘ Te atti({ue. De même dans Epp-?;; aal K'je'Tvio; (pour Ki/lT/i'vio' ), il aurait copié le 9 coriuthieu et ajouté le V alticpie ( I ).

2“ Ampbore trouvée en tilrurie (2), au .Musée de Berlin. La décoration a été inexactement restaurée dans la })lancbe de Gerbard; la partie inférieure manque dans l’original. — (’diasse du sanglier de Lalydon sur la zone su])éri('ure ; le sanglier, mordu par un ebien grimpé sur son dos, lient renversé sous lui ’'Avx,a('.joç (^OA>|I^A); .Méléagre AOSAABdBS) attaque l'aiumal avec son épée; près de lui un chien bondissant; viennent ensuite Pélée (fEUEVSij et un autre homme, armés de trideuls. A droite du sanglier, un chien qui le mord; jirès de lui inscription peu nette ^OAIOI (cf. p. 32ti, n" 3); viennent ensuite Castor (SOT^AHj armé d'une courte épée, un homme tenant une épée et un trident, un autre homme qui b‘ve la main droite. Cf. le même sujet, p. 326, n" 3. — Uevers : quatre épbèlies cavaliers; sous un cheval inscription Hk^VlPO^; sous un autre ilPE^; sous un autre Ml ’. — Zone inférieure : trois band(‘s d’animaux; oiseaux à tête humaine, lionnes et bouquetins. Le lambda U et le gamma A soni altiques. Le dialecte indique une origine athénienne.

3“ Amjdiore de la collection Cam[)ana (Géré), au Louvre (3). Même décor que le 11" 1 ; au-d(‘ssous de la zone supérieur*', bande de points noirs. Zone supérieure : combat des Grecs contre les Amazones, reconnaissables à leurs tuniques asiatiipies, à leur chair el visage peints en blanc. A gauche, une Amazone, pressée par deux guerriers grecs, est tombée sur ses genoux; à droite, iiti gueri'ier grec nu, percé pai' deux Amazones, est tombé de même; au centre, un gueri ier grec el une Amazone combattent face à face. Inscriptions inintelligibles : ANONO, VTP, -t-VOI. — Revers : cinq éphi'bes cavaliers, dont le deuxième à droite sur un cheval blanc. — Zones inférieures ; 1° trois sirènes entre deux lionnes ; siri'iie entre deux sangliers et deux lionnes, oiseau ; 2" deux lionnes allrontées entre deux sangliers, sirène, biche entre deux lions rugissant, oiseau

(1) [El. les observations de Klein, Eaphronios, 2‘‘ édit., p. 7 i, note 2J.

(2) lEicrhard, litru^k. itnd (kampan. VasenhUder, pl. x; Corpus Insa . gr.,l'Mo ] Furlwangler. Vasrusamiuluiuj un Anhquarinm, n'’ 170o; Klein, lùipkronios, 2“ édit., p.7;î, d.\

(;f) ( (t/aldtjhi di l.\/nseo Caïupuua, sér. iv-vn, n” 1080. |

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entre deux sirènes ; 3” lioiniuetin entre deux lionnes, liélier et lionne affrontés, oiseau et bouquetin.

4" Amphore de la Collection (ïampana (Géré), an Louvre (1). Même ornementation. La terre est un peu plus pâle et se rapproche de la couleur des vases corinthiens. Les retouches blanches ont presque entièrement disparu. — Zone supérieure. Face : trois couples de combattants complètement équipés et ai'inés; un de ceux du groupe central est tombé sur un genon. Près des combattants, neuf inscriptions qui ne donnent }>as de sens intelligible, bien qu’elles soient nettes: )|Oï‘HO^I, lE$NT5o$, lopiT, ITVO, , 0^0^ +•, 0$TVF$o, .cpA. OTIOK, KN. .IN. — llt'vers : trois épbèbes cavaliers; deux retournent la tête en arrière; à gauche, derrière eux, trépied et grand lébès déposés par terre comme prix de la course. — Zones inférieures : 1° groupe de patinettes orientales entre deux sirènes; lionne, bouquetin entre deux lionnes, bélier; 2" bélier entre deux lionnes, bompietin, oiseau; bélier entre deux lionnes; 3° bouquetin entre deux lionnes, bouquetin, lionne; lionne entre deux bouquetins 1 2 1.

Amphores à deux zones d' animaux . — 1" Amjihore du Musée de Iferlin (Orvietoj (3), très endommagée et restaurée. Sur le col, ornementation de ligures, au lien des palmettes habituelles : deux oiseaux à tête humaine et à ailes recoipiillées de chaque côté d’une Heur de lotus; deux sphinx de chaque côté d’une palmette. — Zone supérieure. Face : on voit la partie antérieure d'un sanglier sur lequel est grimpé un chien blanc; sous le sanglier, un homme barbu est étendu. A gauche accourent Msléy-ypo; barbu, armé d’une épée, accompagné d’nn chien cjui bondit sur le sanglier, un autre homme barbu armé d’un trident, ])uis TeÀxg.ojv avec un épieu. A droite accourent Malavuov, la main droite levée, accompagné d’un chien, un homme ax'ec un bâton et Ilr,A£'j: imberbe avec une épée (cf. p. 320, n" 3). — Revers : une rosace entre deux cygnes, les ailes dé}doyées, et deux oiseaux à tête humaine. — Zones inférieures, incomplètes : 1" deux oiseaux à tête humaine, une lionne, un bélier et une lionne alfrontés; 2" bélier entre deux lionnes, une autre lionne affrontée avec un animal (jui manque.

2" Amphore de la Collection Campana (Cérél au Louvre (4). Décoration de palmettes orientales sur le col; la zone supérieure est sé|»arée des zones inférieures pai' une bande de palmettes orientales, opposées deux à deux et réunies par des entrelacs.

(1) [Cataloijki de! Museo Cuiii/jann, sér. iv-vii, n® 1102..

(2) [Signalons bi’ièvement les sujets des autres amphores à trois zones d’animaux du Musée du Louvre iCéréi : 1" Cutalojfhi de! Campana, lijid., n" 109. F. Trois couples de combattants avec inscriptions inintelligibles. R. Kw[j.oç burlesque de sept hommes nus dansant, avec inscriptions semblables. — 2" /éù/., n" 1121. F. Eombat de deux guerriers entre deux femmes drapées et doux épbèbes ; inscriptions du même genre. R. Dionysos assis près d’une vigne cl six monades en proie à l’ivresse bachique. — 3” Ihid., n" 1093. F. Trois couples de combattants ; inscriptions analogues. R. Môme sujet et inscriptions. — 4" /ôid., n“ 1122. F. Kwaoç de trois hommes et de deux femmes nues; inscriptions analogues. R. Même sujet et inscriptions.]

(3) [Furiwangler, Vasensamml. im Anlupiariam, n° 1700.]

{^)[Monumenti deli Inst., YI, pl. lvi, 3 et i; Roulez, Anna/i, LSül, p. 299-321; Culalof/lu drl Mus. Campana, sér. iv-vii, n" lOSI .'

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l*onr le reste, mémo technique, retouches hlanches et rougeâtres jiar-dessus la couleur noire; incisions dans le blanc; les yeux des hommes sont incisés, ronds avec deux petits traits liorizontaux de chaque côté, comme dans les vases corinthiens; les yeux des femmes sont peints sur le blanc et ovales. — Zone supérieure. Face ; au centre, /eus lAEV^), assis sur un trône à tète de cygne (OPONO^), les pieds sur un tabouret, v('tu d’une tunique et d’un himation, lient un sceptre de la main droite, le foudre dt‘ la main gauche. Devant lui, Athéné (le haut de la tète est refait, à la place où devait être l’inscription), qui vient de sortir de sa tête, est debout sur le même tabouret, drapée et tenant une couronne de la main droite élevée; derrière elle, Poséidon (PO^EI AON.!, drapé dans un himation qui laisse le corps demi-nu et tenant une lance, cause avec Amphitrite drapée (.Mch.- PIT.) ; Hermès nu, barbu (on distingue à la loupe les traces (les lettres HEPME^) tient une lance et indique aux précédents du bras droit étendu le

miracle qui vient de se produire; enfin, lléphaistos ( H E4>A . ), vêtu d’une tunique

courte, s’enfuit tenant un marteau à la main. Derrière /eus, à gauche, Eileithyia drapée (HlUEIOVE) lui }»rend la têle entre les deux mains, comme pour le soulager; derrière elle, s’avance i A lONV^O. i barbu, drapé et couronné de pampres ; Aphrodite drapée (AchPoAITEj cause avec Arès lAPE^*) revêtu de l’armure complète, tenant la lance et le bouclier; Léto drapée les suit fUETO) (cf. p. 329, n" 1). — Devers ; au centre, le (’enlaure Nessus (NE<'0^) emporte en croupe D('‘janire lAEIANIPAi qui étend les bras et retourne la tête pour implorer du secours; elle est vêtue d'une tunique longue et d'un court vêtement rouge collant au buste. A gauche. Hercule nu et barbu (.EPAKUE?) saisit la queue de cheval du Centaure et lui perce la croupe de sa large épée. Derrière lui. Athénée drapée ( AOENAIA) tient un sceptre; puis vient Hermès (...MEI) barbu, vêtu d’une tunique blanche et d’un court himation rougeâtre, tenant une lance, A droite de Nessus, femme drapée ; AEIPVUE), homme barbu, drapé, tenant un sceptre ou lance et causant avec une autre femme drapée; entre eux deux, inscription (OINEV$); derrière la femme, traces d'une inscription etfacée ; second couple, composé de deux femmes drapées causant. — Au-dessous de la bande centrale de palmcttes orientales, deux zones inférieures ; 1" course de onze épbèhes à (dieval galopant vers un trépied; deux des chevaux sont blancs; 2" bélier entre deux lionnes, boiujuetin entre deux lionnes; lionne et boiupietin. — ( tn remarquera la forme lAEV^ où l'on reconnaît la forim; primitive As'j;. Le ])eintrc a transcrit la prononciation réelle de la doulde consonne aC avec la métatbèse Z'î, de même qu’on écrit parfois èypz'josv pour (cf. Klein, Eiiphrouios, 2” édit., p. 74, note 2).

3" Amphore du Musée de Munich (1 ). Sur le col, deux sphinx alfronlés ; un bélier et une lionne. — Face ; près d'un autel (BOMO$) est étendu le corps nu, peint en blanc, de 'PponAo:. dont la tête est piquée au bout de la lance d”A-/i/.£'J: équipé et armé, suivi d’Athéné casquée, tenant une lance et une couronne, d’'Flpg^ç avec le pétase, les talonnières ailées et le caducée. Devant Achille, quatre guerriers équipés et armés, que des inscriptions désignent comme "Fx.Twp, Aivca;, Ar/iîvpfjêoç ; le nom du quatrième

(t) [(». .lahn, \ asensaiiniilunij zit MUnc/mi, 121; (ierhard, Ausericscue pl. 223;

l.uckcnbach, fi'n- kl. l'hilolufj. Siijiiil. A7. p. tiOS; Klein, Eiip/n-oHios, 2“ édit., p. 7;l,c.]

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Il Gst pas lisible. — Revers : deux sphinx aH'roiités entre deux oiseaux. — Zones inbuienres . 1 homme agenouillé entre deux lionnes, den.x hoiupietins, nue lionne, un oiseau à tète humaine ; 2" trois couples de lionne et bélier (1 ).

Amphores à une zone d animaux . — 1“ Amphore de la Collection Campana (Céré ), an Louvre (2). l’almettes orientales sur le col; en haut de la panse, godrons noirs et rouges; entre les deux zones, simple ligne brune; près du pied arêtes rayonnantes. La pièce a subi un coup de feu qui a fait tourner au rouge tous les noirs; on voit encore quelques retouches rougeâtres; il ne paraît pas y avoir eu de retouches blanches. — Zone supérieure. Face : à droite, Hermès barbu (HEPMISj avec les attributs et le costume ordinaire, retourne la tète et regarde les deux (lorgones ailées, courant à toutes jambes, vues de face, le masque hideu.x, les serpents sifilant autour de la tcte (NOIVIOAIO et [slOIOIVI ). A droite. Méduse ailée (NAOhtAOl) est tombée en avant, les deux mains contre le sol ; de son col décapité sort une tète humaine iChrysaor). — Revers : deux hommes barbus, coilfés de casques sans cimiers, armés de lances et de boucliers, marchent à la lile entre deux cavaliers barbus, coiffés de même. Sous les cavaliers CKIO . . . TV et NOMOTO. — Zone inférieure ; sjibinx affrontés t'utre deux lions; deux bouquetins (dont l’un sans cornesi entre deux liounes, bouquetin.

2“ Amphore de la Collection Campana (Céré). au Louvre (3). Même décor. Relie couleur noire mate; retouches rougeâtres, pas de blanc. — Zone supérieure. Face ; llmciile (HEPAKUE$), vêtu de la jieau de lion et d’une tunique courte, brandit l’épéc* haute et saisit par le casiiue une Amazone, tombée sur un genou, armée en hoplite grec; à gauche, combat d'un guerrier grec contre une Amazone tombée sur les genoux ; à droite, combat de deux hoplites armés, l'rès de ces groiqies ou lit des inscriptions qui ne donnent pas de sens : t>|l1]tAOA, NGOHOHN, KOAVOMt. — Revers; six hoplites armés, portant un liouclier rond, marclumt à la file. — Zone inférieure : deux sphinx affrontés entre deux lions rugissant et tournant la tète, bélier entre deux lionnes.

.‘f" Amphore de la collection Campana (Céré) au Louvre (4). Même décor. Il n’y a [tas

I) iSignalons brièvement les amphores à deux zones d’animaux du âlusée du Louvre iCéré), dont les inscriptions n’offrent pas de sens intelligible : 1“ Cataloghi de! Museo ('aiaparia, sér. iv-vii, n" 1123. F. Combat de trois guerriers grecs contre deux .Asiatiques et deux Amazones courant à la file; inscriptions. It. (Juatre éphèbes cavaliers; inscriptions. — 2” I/juL, n“ 1100. F. Combat de trois guerriers â la fde contre trois autres guerriers; inscriptions. H. Quatre éphèbes cavaliers ; inscriptions. — 3" F. ’frois couples de combattants ; inscriptions. It. Kwao; burlesque de quatre hommes et d’une femme entre deux sphinx. — F. Homme et femme apportant des couronnes de chaque côté d'un cratère, suivis d'une autre femme et de satyres ithyphalliques : inscriptions. R. Kwao; liurlesipie de cinq hommes et d'un jeune garçon; inscriptions,]

2i [Monumenti dell' Inst., VIII, pl. xxxiv, 2: Kluegmann, Auurt//, I.S(i6,p. tl3-ti!t; t'ataln- (jki (tel Mus. Campana, sér. iv-vii, n" 1108.1

(3) .Cataloghi d(d Museo Campana, sér. iv-vii, n“ lOOit.)

(t) [Cataloghi del Museo Campana, sér. iv-vii, n" lOTl.j

TYPE D’ATHENES

non plus traces de retoiiclies hianclies; la conleur rouyeàlre est appliquée avec discrétion. — Zone supérieure. Face : au centre Hercule, vêtu d'une tunique courte et de la peau de lion, Itrandil une épée et saisit par les cheveux une Amazone qui s’affaisse; le pied gauche d’IIercule est posé sur la cheville droite de son ennemie : celle-ci porte l’armure grecque, le casque à haut cimier, le bouclier rond; elle est vêtue d’une tunique sans manches, semée d’étoiles incisées; derrière elle, inscription NOII A PAIOCrO. A droite, un guerrier barbu, casqué, portant une cuirasse d’écailles et un bouclier éclumcré comme la pelta, brandit sa lance contre une Amazone agenouillée, casquée, vêtue d’un vêtement collant orné de (juadrillés incisés, qui tire de l’arc, le carquois au coté. A gauche, une Amazone casquée, vêtue d’une tunique collant(‘, agenouillée (derrière Hercule, en arrière-plan) retourne la tète et, tenant son houcli(‘r pour se protéger, brandit une lanc(‘ contre un giu'rric'r barbu, casqué, portant un boucli(‘r et des cnémides. Au-dessus d(‘ C(‘ groupe . . . lOAOV. Les casques des Amazones sont à cimier très élevé; ceux des guerriers grecs à cimier bas. — Revers : entre deux éphèbes cavaliers, groupe* d’un guerrier perçant de sa lance une Amazone casquée, portant le bouclier échancré, qui tombe sur un genou. De ce côté, aucum* retouche rougeâtre ni blanche. — Zone* inférieure : trois sirènes entre deux lionnes; cygnes affrontés.

On sera sans doute Frappé du grand nombre tle vases qui dans celte catégorie portent des inscriptions qui n’ont éN ideininent aucun sens. Ce lait joeut teiui* à deux causes. Dans ces produits (jui nous paraissent^ d’après le décor même, imitées de poteries étrangères à l’Attique, l’ouvrier d(*vait souvent avoii* de la peine à comprendre les inscriptions corinthiennes ou autres des modèles qu’il avait sous les yeux; nous avons saisi la preuve de ces hésitations sur quelques-uns des vases les plus soignés où les inscriptions sont lisibles (voy . |). 33o). 11 est possible que sur les autres le peintre ait remj)lacé ce qu’il ne savait pas lire par des signes conventionnels. En second Heu, la majorité de ces produits étant destinés à l’importation, on jugeait sans doute inutile de donner aux inscriptions un sens bien défini dont les étrangers ne se préoccupaient pas. Cet usage est devenu très commun sur la poterie grecque du v" siècle; on se contente même de simulacres d’inscriptions, figurées par des points noirs. C’est donc probablement à la fin du vF siècle que l’industrie attique commence son grand mouvement d’exportation qui ne Fera que croître et se développer plus tard.

Plats et cratères. — Une catégorie de vases attiques de style ancien, qui n’est encore représentée que par un très petit nombre d’exem-

TYPE D'ATHÈNES. ;!;P

plairos, pi‘(\sc*nte la lorine ci iinc assieth' ou coupe jjlale ipijiax). Les Altiques eu ont sans doute emprunté la Ibrine aux fabriques eorinfhiennes où elle est usitée (i) et ils y ont conservé les traits essentiels de la décoration orientale, imitée des coiq^cs asiatiques, la divisloîi en deux segments séparés j)ar une band(' horizontale, avec le segment inférieur beaucoup plus petit ([ue celui d’en haut (a). Dans la série des plats influencés par la technique corinthienne, je ne connais (pi’nn spécimen avec inscriptions attiques.

Plat ou piiiax, trouvé à Plialére (3); il (‘st pourvu de deux trous de suspension (4). Dans le segment supérieur, A-flUEV$ nu met une cnémid(' en prés(‘nce de sa mère OETI$, vêtue d’um' tunique rouge et d’un himation semé d’étoiles rouges et blanches, tenant d’uni' main une lance (‘t de l’autre un bouclii'r; derrière elle, NEOMTOUEMO^ (sic) sous les traits d’un jeune homme, vêtu d’une tunique noire et d’un himation rouge, tient uiu' lance; di'rrière Achille, PEhEVS harhu, vêtu d’une tunique hlanclie et d un himation rouge, tient une lance. — Le segment inférieur est orné d'une bande de palmettes orientales réunies par une tresse.

L’influence corinthienne se manifeste encore dans une série de grands cratères ronds sans anses (dinos), destinés à être placés sur un haut support de terre cuite. La couleur de la terre est bistre pâle et sans couverte ;q)|jarente, les ornements en [talmettes et les zones d’animaux rappcllent de très près la décoration corinthienne, mais on y lit des inscrijjtions en aljdiabet attirpie et la technique des couleurs apj)artient aussi aux procédés usités à Athènes. Nous en citerons un beau spécimen, eiK'ore peu connu, qui fait ])artie de la Collection Campana, au Lou\re :

Diuos du Musée du Louvre ( o), trouvé eu Italie. Diamètre de l’embouchure, 0™,30. Support absent. Terre bistre pâle, analogue aux poteries corinthieiuies. Sur le rebord

(1) jV- phis haut p. 5;ht.j

liJ) [La même dispo-sitioii se retrouve encore dans les pinax de Ithodes (p. DU, DUi, !2I9) et dans la plupart des coujies altriluiées à la labrique de Cyrène (voy. le cluqiitre lirecédent, p. 3()o); c’est un élément caractéristique du décor archaïque.]

i3) [Heydemann, Griechlsclte Vasenhilder, pl. vi, t; Collignon, Calnldf/ae des vases peints, n° 231. Cf. id., n“ 2D), plat analogue, sans inscriptions; d’autres trouvés en .Attique ont été publiés par Benndorf, Griech. u. Sicil. VasenbUd., pl. vu, viii, 2.|

( i) [Môme détail dans les i)lats de Corinthe, p. 239. |

(.3) [CalaliKjlii Campana, sér. Il, n“ 27.]

TYPE D’ATHÈNES

supérieur paliuelles orientales r(‘liées par des entrelacs; en liant de ta panse, godrons et tresse orientale ; entre les trois zones, cercles noirs jaunis ; sons la liase, ornement en dents de scie, comme dans les poteries corinthiennes. Tous les ])ei sonnages, hommes on femmes, sont peints en conlenr noire qui a tiré par endroits sur h> jaune brun à la cuisson; aucune trace de retouches blanches ni rouges. Style archaïque pur; incisions fines. — Zone supérieure : combat d’iïercule contre les Amazones. HEPAKUES barbu, couvert de la peau de lion et d’une tunique, le carquois dans le dos et le fourreau au côté, brandit une longue épée et saisit de la main gauche par son casque une Amazone APOMA^, vêtue d’une tunique courte semée de croi.v incisées, portant un bouclier écbancré et tombée sur le genou gauche; deux Amazones, portant un bouclier rond, accourent à son sei'ours et dardent leurs lances contre Hercule; derrière elles inscription tJ)l<PO?. En suivant vers la droite, on trouve un guerrier grec UVÇO^, casqué, nu, portant un bouclier échaucré et brandissant sa lance contre une Amazone AUAKE, (]ui lui fait face, costumée comme la première et brandissant sa lance; entre eux est étendu le coiqis d’une Amazone morte; la pose contournée du corps alfaissé sur lui-même, l’ovale allongé de I’omI moribond, rendent la, mort avec une vérité pleine de réalisme. Troisième grou})e : un guerrier nu, cpOPAX$, fait face à une Amazone KAUUIE, costumée comme les précédentes, mais coitlee d’une calotte ronde d’oii partent deux cornes ou appendices en forme d’oreilles d’àne ; derrière elle sont agenouillées deux Amazones, un énorme carquois au côté, <[ui tirent de l’arc. Quatrième groupe : une Amazone brandit sa lance et foule aux pieds un guerrier nu, sans casque, renversé j)ar terre, tenant encore son bouclier et son épée; entre les jambes de l’Amazone, inscription KEPES et en haut, près de sa tête, inscription elfacée 0U,ll05; un guerrier grec, vêtu d’une tunique, fait face <à l’Amazone et brandit contre (die une lance; derrière lui, inscription MNESAP-fOS (1). Cimjuième groupe : une Amazone KbEPTOUEME, coilfée d'un casque sans cimier, fait face à un guerri('r barbu et nu, portant un bouclier écbancré, AEIPTE$; entre eux est étendu le corps d'un guerrier mort. Sixième groupe ; un guerrier grec barbu, TEUAMON, saisit par la lunjue en la courbant avec force la tête d’uue Amazone agenouillée et à demi renversée, s’appuyant sur son bouclier rond, et la perc(‘ de sa lance; une Amazone ?OS3A3 fait face à Télamon (T brandit sa lance. Sei»tième groupe : un archer barbu asiatique est agenouillé et tire de l’arc; deux guerriers (2) s’élancent la lance haute contr<' un gueiTier asiatique, barbu, coille d’une calotte r(tnde surmontée d’une longue queue, qui saisit {)ar le cas([ue et pei’cc de soji épée un guerrier coille d’un casipu' à double cimier, renversé (d s’appuyant sur un bouclier 'rond, l’épée à la main; en haut, inscriptions AEIAObEOEi* et TO?XOcJ)UE; derrière la tête de rAsiati(jue, inscription effacée . . IIEA; une Amazone ^AIdA3/V\, coilfée d’un bonnet conique avec quadrillé incisé (imitant des mailles de métal), accourt à son secours, la lance haute, portant un grand bouclier écbancré. Huitième groupe ; un archer asiati(|uc est age-

■ I) [I.es trois dernières lettres sont écrites à rebours, 6o'jcTpoçr,ôôv.j

(21 [H semble qu'il y ait dans celle parlie des rostauralioiis ; la tôle du second guerrier à (“le rctaile en tète d’Amazom* ou d’Asiati(jue, (pii se comprend mal à cet endroit.)

TYPE D’ATHÈNES

iiouillé et lire de l’arc; deux guerriers grecs AMTEPEAS et EVœOPBOS (1), s’avancent, la lance hante, portant des boucliers ronds; deux antres guerriers, armés de même, leur font face, la lance haute ; derrière eux, inscription incomplète iDAThl ; sur le premier plan, un archer asiatique est agenouillé et tire de l’arc. Neuvième groupe : nu guerrier grec, barbu, saisit par le corps et va percer de son épée, en la foulant aux [lieds, une Amazone tombée qui s’appuie sur son bouclier rond; entre les jambes du guerrier, inscription incomplète ^lEV; au-dessus du casque de l’Amazone, Pl^TO'S; derrière elle, une Amazone et un guerrier accourent à son secours la lance haute; derrièi’e eux inscription UEON. — Deux zones inférieures : l” Six éphèbes cavaliers au galop, courant vers un but indiqué par une colonnetle dori<[ue, derrière laquelle se tient le juge du combat, homme drapé et imberbe, le bras droit lové ; viennent ensuite trois autres hommes semblables, alternant avec deux grands trépieds, trois trépieds ^’un à côté de l’autre, deux hommes dra[iés, dont un barbu, s’apimyanl sur une longue baguette et causant, trois dinoi (semblables à celui sur lequel est peint cette scène), trois autres trépieds côte à côte et, sous Tun d'eux, un quatrième dinos, enfin un homme drapé, imberbe, appuyé sur une baguette et regardant parti)’ les cavaliers, il'’ Zone d’animaux corinthiens, bou([uetin entre deux lionnes, trois groupes de lionne et bouquetin affrontés. — Comparez le sujet du n'’ 3. [i. 3:26; on y voit quelques-mis des noms qui sont défigairés ici pai’ les fautes d’orthographe fréquentes dans les insci’i[ilious de vases. L’adversaire d’ilei’cule est sans doute ’Avrîpogayvî ; il faut jieiit-être lire fiAaO-zo; et V'kv.'r/,ri pour les deux persounagcs qui suivent à droite; le nom de To^oçovr, est connu comme celui d’une Amazone (2); on reco)maît encore les noms féminisés ou légèrement ti’avestis de KAso-TOAsgo;, 'WjrrM, As'.vo^OÉvr,;, etc. Ceux de i\lvr,'7ap/o;, TsAo-g-wv, E’jcpopÇo:, Ascov sont régulièi’ement transcrits (3).

Toule la séiâe de vases ([iie nous venons d’étudier re|)résenle |

)Our

(1) [Cette dernière inscription n’a pas la netteté des antres; les lettres sont mal faites et tremblées ; on pourrait croire à une addition ou à une restauration moderne.]

(2) [Sur les noms des .Amazones, cf. Kluegmanp, Die Amazonen in der ait . Lilt. and kunst : Hocher, I.exiknn der (jr. u. rom. MythoL, p. 273].

(3) [Le Musée du Louvre possède un autre cratère analogue, sans inscriptions, qui représente Persée, l’épée au côté, courant à toutes jambes et poursuivi par deux Gorgones ailées, au masque hideux couronné de sei'pents et tirant la langue; à gaucho. Méduse décapitée fléchit les genoux et va tomber; le sang jaillit de son cou. Derrière elle se tiennent Hinerve sous les ti’aits d’une femme di’apée et voilée, sans attributs, et Hermès barbu avec les attributs ordinaires. Au revers, deux guerriers combattent à pied entre leurs chars a ([iiatre chevaux, placés chacun d’un côté et tenus par l'aurige ([ui retourne la tète pour regarder le combat. En dessous, large bande de grandes palmetles orientales et ([uatre zones inférieures d’animaux corinthiens; sous le fond, ornement en dents de scie. Le pied en tonne de colonnette élevée, à base ronde et terminée en haut par un large plateau creux pour recevoir la base du dinos, est orné de tores, de bandes de palmettos orientales et de cinq zones d’animaux corinthiens {(dataloyld del Masen C amijann , ser. Il, n“ 2,i; cf. aussi le n 26). 1

TVPR Ü’ATHKNES.

nous le (iéveloppeincnl de la céramique attique à la lin du vi' siècle cl dans les premières années du v“. La personnalité attique s’y dégage peu à peu, et non sans peine, de l’imitation des produits voisins. Les inscriplions y desiennenl de plus en plus usitées. Ouelques-uns doivent déjà être contemporains des belles poteries où l’artiste attique, enfin maître de ses procédés et jaloux de sa propre réputation, ne s’est plus con- (mité de désigner par des inscriptions le sujet et les personnages qu’il imaginait, mais où il a tenu à se faire connaître lui-mème. L’usage de la ■s\(p)atur<‘, que nous n’avons pu citer que comme une exception tout à fait rare dans les séries jirécédentes, va devenir presque une règle pour toute une classe de fabricants attiques. L’importance de ce fait est considérable, car il a jiermis de constituer un groupe nombreux de monuments où l’on peut étudier, en ([uelque sorte, les différentes écoles tle j.'einture céramique pendant la durée du v'‘ siècle, à z\thènes. Pour cette raison, cette catégorie mérite qu’on lui fasse une place à part et nous lui consacrerons un chapitre spécial.]

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