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produire, en tous cas presque toujours fort aléatoire. Voilà pourquoi on croit généralement que si la participation aux banques populaires peut être conseillée dans la campagne, ce ne saurait guère être en vue d'intérêts purement agricoles. Dans les pays, au Canada, par exemple, où les cultivateurs s'associent volontiers pour acheter des machines dont ils font usage en commun, on pourrait encore en tirer bon parti.
La banque populaire en Frauce est une caisse d’épargnes, à laquelle on peut venir emprunter ; et le moindre petit ouvrier
eut venir y verser une cinquantaine de rancs. La banque donne, disons 6 cb, et l’ouvrier qui déposera 50 francs aura un avantage matériel, quand même il n'aurait pas besoin d'emprunter.
Nous ne croyons pas qu'il soit facile d'établir ici des institutions financières de ce genre, hormis qu’on prenne pour modèles celles déjà existantes dans l’Île du Prince- Edouard ; celles-ci pourraient fonctionner avec avantage dans les cercles agricoles, et, à notre avis, elles préviendraient bien des maux. Qu'on y songe sérieusement.
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